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Full text of "Traité de l'horlogerie, méchanique et pratique : approuvé par l'Academie royale des sciences"

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TRAITE 



LHORLOGERIE. 

MECHANIQUE ET PRATIQUE. 

APPROUVE 
PAR L'ACADEMIE ROYALE DES SCIENCES, 

Tur THIO U T l'aîné , Maîcre Horloger à Paris , demeurant Quay 

Pelletier , Horloger ordinaire de S. M. C- la Reine Douairière 

d'Efpagne , & de S. A. S- Monfeigneur le Duc d'Orléans. 

ArECFlGZJRES, 

TOME PREMIER. 




Chez 



A PARIS, 

CHARLES M O E T T E , rue de la vieille Bouderie , à Saint Alexis, 

F K A U L T Père , Quai de Gèvres , au Paradis. 

HYPPOLITE - LOUIS GUERIN, rus Saint Jacques , à 

Saint Thomas a Aquin. 
PlERFvE CLEiMENT , Quai de Gêvres , près du Pont Notre-Dame. 
P I E R R E-A N D R E' DEBATS, Grande Salle du Palais , vis -à-vis 

l'Efcalier delà Cour des Aydes , à Saint François. 
LOUIS D U PU IS,àla Fontaine d'Or , proche la Fontaine 

Saint Severin. 
CHARLES - ANTOINE J O M B E R T , rue Saint Jacques , près les 

Mathurins. 



M D C G X L I. 

"AF E C AFVKOBATION ET F R IF I LLG E D V ROT. 




SON ALTESSE SERENISSIME 
MON SEIGNEUR 

LE DUC D'ORLEANS, 

PREMIER PRINCE DU SANG, 



MONSEIGNEUR^ 




A reCpeâueufe reconnoîjfance que fat des hontes 
dont il a flâ a FOTRE ALTESSE SERENISSIME de 
me combler en m honorant an Brevet de fon Horloger ordmatre , 



a 1) 



E P I s T R E 

mdutorife à lui dédier le Traité d'Horlogerie Méchanîque 
& Pratique , que je prends U liberté de lui préfenter. Il efi 
qjrai , M0NSEIGNEZ^I{ , que c'eft un foihle té- 
moiniAze pour tant de grâces que je recois tous les jours de 
V. A. S. lorJquElle 'veut bien m'honorer de Jes ordres , maii 
j'ejpere que la nouveauté de l'Owurage pourra le lui faire agréer , 
& que s'il ejî ajfcz, heureux pour mériter Jon approbation , il 
en fera beaucoup mieux reçâ du Public , qui connaît parfaite- 
ment le profond fçanjoir & le jufle difcernement de V. A. S, 
dans tout ce qui concerne les Arts & les Sciences. D'autres 
aualitezj plus efjentie lie s fourniraient abondament dequoi exercer 
la plume de ceux qui y comme moi , ne font pas réduits a ne 
ff avoir manier que le Compas & la Lime ,& fi je ne m'étends 
pxis d'avantage y MONSEIGNEUR , fur vts Eminentes 
^Èrtus y ma fo/blejje & mon impuiffance en font la feule caufe , 
^ non mon z,cle. Vous me permettrez, du moins de donner ici 
des marqu^put;liques du très-profond refpeéî avec lequel je fuis ^ 

MONSEIGNEUR , 

DE VOTRE ALTESSE SE'RE^NISSIAiE, 



Le très-humble Se très-obéïflant ferviteur , 
T H I O U T l'ainé. 



Itiflltlllflliilllliii 

PRÉFACE. 

DE tous les Arts qui ont rapbrt aux Mathématiques , 
celui de l'Horlogerie eft un de ceux qui excite le 
plus la curiofité des Sçavans , parce qu'il efi; àts plus 
beaux & àts plus utiles. On a cependant fi peu travaillé 
a faire part au Public de fes produdions , qu'on ne peut 
en être entièrement fatisfait. 

Pour en avoir une connoifTance plus étendue, je me 
fuis propofé, dans cet Ouvrage , de donner ce qui pou- 
roit mériter l'attention des Curieux. J'avoue que ce n'efi: 
pas]une petite entreprile , par la quantité de matières dif- 
férentes , par fa difficulté , & par celle de manier égale- 
ment la plume ôc la Lime ; mais comme je me fuis flatte 
qu'on ne demanderoic à un Artifte que ce qui concerne 
ia Profellion , j'ai crû avoir allez de connoiflance dans 
cet Art pour en donner la plus grande & la plus inté« 
reflante partie- Il eft même fuffifant pour faire entendre 
cette matière de fiire fimplement l'explication de la con- 
flrudlion & des effets de chaque Pièce ; de faire obferver 
les avantages & les défauts qui peuvent en réfulter i de 
donner les noms & les termes de chacune de ces Pièces 
avec ceux de tous les Outils qui dépendent de l'Art \ de 
décrire la méthode qiie la plus grande partie des Maîtres 
pratiquent dans l'exécution de leurs ouvrages ; d'aprendre 
les vrais principes &: les règles de TArt dont ils fe fervent, 
fondés fur les loix de la Géométrie, de la Statique àcSiQs 
Méchaniques -, & enfin de rendre public les Ouvrages les 
plus ingénieux & les plus intéreflans qui font venus à ma 
connoilTance. 



P K E F A C E. 

Voilà en abrégé ce que j'ai crû néceflciire Se fuffifant 
pour un Traité d' Horlogerie Méchanique & Pratique. J'ef- 
père que ceux qui feront fans partialité &c de bonne foi, 
trouveront dequoi fe fatisfaire dans cet Ouvrage- Dans 
les différentes Pièces qui le compofent , je cite le nom 
des Auteurs, autant que je les ai connu ; le mérite que 
l'on reconnoîtra dans leurs productions , fera en même 
cems leur éloo;e. 

J'ai crû pouvoir mettre mon nom fur les Pièces de ma 
compodtion, même fur celles que j'ai feulement perfec- 
tionnées , en indiquant cependant ce qui étoit de moi , &c 
-ce qui n'en étoit point : Il m'a paru naturel que chacun 
marque Cqs Ouvrages à fon coin ■-, mais je ne crois pas qu'on 
puiiTe m'accufer de m'en être aproprié qui ne foient pas 
de moi, dans l'un ou l'autre des deux cas ci defliis mar- 
qués. Jeraporte fidèlement ce que j'ai trouvé dans diffe- 
rens Auteurs , qui m'a paru convenir à mon fujet, no- 
tamment pîufieurs bonnes Définitions que j'ai tiré du 
J^iêîionnaire des ^rts , qui trouveront ici leur vraie place. 

S'il arrivoit, ce que je ne prévois pas, que les oblerva- 
tions & les remarques que j'ai faites fur differens ouvrages 
vinfifcnt à déplaire aux Auteurs dont il feroic quefiion , 
je déclare & je les prie inflamment d être perfuadé que 
je n'ai rien avancé pour leur faire de la peine, ni encore 
moms pour ternir leur réputation ^jnais feulement parce 
,<jue j'ai crû être obligé de le faire pour concourir à la 
perfedion de l'Art. Si j'entre dans certains dérails qu'on 
pourra, peut-être, regarder comme inutils , c'eft que j'ai 
crû qu'il valoit mieux s'étendre un peu plus au long, que 
de pafler légèrement fur des Pièces qui m'ont paru méri- 
ter quelques attentions particulières ; je fuis même per- 
fuadé qu'il pourra encore y avoir quelques perfonnes, qui 
tiouverom que je ne me fuis pas aflez expliq^ué. 



PREFACE. 

Dans la defcriprion que j'ai faite des Cad ratures Je 
Répétition ,.j'ai crû qu ilécoit fuffifantde détailler la pre- 
mière, & de ne parler dans les fuivantes , eue des chan- 
ocmens ou Gorred;ions qui y ont été faits •■, j'en ai agi de 
même dans les Echapemens i c'eft pourquoi fi l'on trou- 
voit quelque difficulté pour concevoir la Méchanique de 
ces Machines j on aura recours à la première de ces def- 
criptions. 

Si l'on fe plaint de ce que j'ai raporté plufieurs Pièces 
qui ne font point en ufage , j'ai crû avoir plufieurs raifons 
pour le faire, i^. C'efl: pour que perfonne ne perde fon 
tems à les exécuter i ce tems pouvant être employé à des 
découvertes plus utiles. 2». Quoique ces Pièces ne foient 
pas bonnes dans leurs principes , elles ne laiflent pas d'être 
ingénieufes, &: peuvent procurer des idées pour en for- 
mer d'autres plus avantageufes. 3**. Pour faire cefler l'am- 
bition des Plagiaires, qui raportent fouvent des Mécha- 
niques abandonnées , qu'ils débitent comme nouvelles ^ 
pour s'acquérir une réputation qu'ils ne méritent point 
envers le Public , dont ils trompent ainfi la confianceo 
4**. Pour faire plaifîr à ceux qui iont de bonne foi , èc 
qui pouvant avoir les mêmes idées des Anciens , croiroienc 
donner comme nouveau , ce qu'ils ne connoifloienc pas, 
& qui a été abandonné. 5^ C'eft que Ci l'Art de l'Horlo- 
gerie eft parvenu à un fi Haut degré de perfedion , on 
ne peut l'attribuer qu'aux vices des premiers ouvrages qui 
ont contribué à la corre6iion des féconds r ainfi il étoit 
intéreilant de connoître la compofition de ces premiers 
pour en éviter les défauts dont ils font ordinairement 
accompagnés. 

Je ne prétens pas , cependant , que ce Recueil con- 
tienne toutes les différentes conftru6lions d'ouvrages 
éûm. on s'eft fervi dans l'Horlogerie i ce me feioit une 



PREFACE, 

témérité cic l'entreprendre , puifqu'Lin feul homme ne 
peut pas tout connoître. Il faudroic pour cela que tous 
les Horlogers & les Curieux de l'Art qui connoifTent 
celles dont je n'ai point fait mention, vouluflent les don- 
ner gratuitement i mais il y a trop de perfonnes qui pen- 
fent différemment , &c qui prétendent même fe faire hon- 
neur de cacher à la pofterité ce qu'ils ne tiennent fou- 
vent que du hazard. Il y a encore beaucoup de belles 
chofes perdues pour être tombées en mains de gens qui 
n'en connoifTent pas le mérite , ou qui n'ont pu en faire 
part au Public , faute d'occafion fovorable. Ainfi on ne 
trouvera donc dans ce Recueil , que celles qui ayant été 
les plus pratiquées, me font les mieux connues i & celles 
dont les perfonnes zélées pour l'Art , ont bien voulu me 
faire part. 

Si par erreur je fuis tombé dans quelques fautes , je 
fuis prêt à les corriger & à me retraiter , fitôt qu'on me 
les fera connoître h c'eft pourquoi je prie ceux qui liront 
ce Traité de vouloir bien me faire l'honneur de me com- 
muniquer leurs obfervations. 

J'-^i reçu trop tard une 'Détente de Réveil tres-îngénieufe , une 
Cadraîure de Pendule d'Equation , & un Globe Celejîe , 
nouveau, que je naipû inférer ici. Ces Ouvrages ont été in~ 
ventés par le S"". Jean - Baptifle Catin , du Fort du Plane en 
Franche-Comté i & le Globe que l'on trouvera dans le Re- 
cueil des Machines de l'Académie Royale des Sciences, 
a été imaginé par M. l'Abbé Outhier , O* exécuté par le 
S". Catin. 

AVERTISSEMENT. 

Il efi nécejjaire avant de lire l'Ouvrage , de corriger les 
principales fautes qui Je font glijjees dans l'ImpreJJion , elles font 
inarquées dans /'Errata, 

TABLE 



TABLE DES MATIERES 

CONTENUES EN CE TRAITE'. 

TOME PREMIER. 

Ti/f Arteaux , Tas , Enclumes , Bigornes , Ci faille s , Chaîu- 
•*- "-'■ meaux , Radoirs , Compas à coulijje , Scies , To«r5 , C^c. 

Pages 3c. 3 i. ^5^ 31. 
Tenailles a t'is & à boucles , Prejfe à river les Roues , Cui^ 
njreaux , différentes Limes , - 35 

EgaliJJoirs , Echantillon pour égaler les dents des roues de ren- 
contre , & differens autres petits Outils à l'ujage de l'Hor- 
logerie, 34 
Compas ordinaire , & dijferens autres Compas , 3 5 
Platte-forme pour égaler les roués de rencontre , avec les Outils 
qui en dépendent , 3 5 
Platte-forme pour prendre des grojfeurs de Pignons ou lagran^ 
deur des roués , le Pignon étant donné , tP* differens autres 
Outils fervans a l'Horlogerie, ^6 
Outil pour mettre les Refjorts de Adontre & de Pendule dans les 
Barillets y 37 
Adachine pour égaler une Fufée dans fa Cage fans la démonter , 
& autres Outils , 3 8 
Poupée d'un Tour en l'air , Machine pour polir des Aiarteaux 
de Répétition, des faces de pignons , 39 
addition a la Machine a fendre les roués fans platte forme , aQ 
Machine à, dojjîer pour fendre les pignons , 41 
Machine ordinaire pourjendre les roues & les pignons , ^5 
M^djine a fendre les roués par le S. Sully , 46 

b 



TABLE DES MATIERES 

Aïachine à fendre une infinité de nombres , & Table a cet 

f^frge> $ i jnfqiij compris 6 ^ 

JUachine à fendre & à égaler les roués de rencontre & les 

rochers de Pendule , 6< 

Jldachine à tailler' des Fufées à droite & a gauche , 66 

Adachine pour tailler des Fufées , 6 8 

Autre Machine pour tailler des Fufées , c^ 

Machine qui fert a plufieurs opérations d'Horlogerie , 75 

Autre Adachine pour trouver la longueur des Palettes d'un 

Balancier, y 6 

Autre Adachine pour trowver la longueur des Palettes ^ 77 
Adachine a engrenage emplojé a plufieurs ufages , 7 <> 

Autre Aiachine a engrenage ^ 80 

Machine à tailler les Limes , 81 

Adachine à fendre les Roués de rencontre enarbrés y. 8i 

Adachine pour polir les Rejforts de Cadran y 8j 

Adachine a faire les Engrenages de Montre > 87 

Explications de plufieurs Echapemens d'Horloges & de Mon~ 
très , 5> o 

Echapement a ancre pour les Pendules a Secondes j & démon- 
firation a, ce fujet , 5> i 

Démonf ration pour former l'ancre d'un Echapement a Rocher, 

P3 

Echapement a deux Pendules 3 99 

Echapement à Manivelle , 99 

Autre Echapement fur le même principe , 100 

Pendule circulaire , 100 

Echapement à deux Leviers , & règle pour tracer cet Echa- 
pement , 100 
Autre Echapement fur le même principe ^ i o i 
Echapement à Patte-de-Taupe , i o i 
Régulateur -^ 1 o » 



TABLE DES MATIERES. 

Echapement d'un compofe inutile y ,qi 

Echapement à une feule Palette , , q i 
Ichapement à deux Balanciers qui cuvent h attrc les Secondes , 

102, 

y^utre Echapement du S. J. B. Dutertre , 102, 

Echapement a repos pour les Pendules a Secondes» î 05 

Echapement du Sr Sully , , q , 

Régulateur de cet Echapement ^ 104 

Echapement a pirouette , 10c 

Echapement a une feule palette , 105 

Autre Echapement fur le même principe , \o6 

Autre Echapement a une palette , i o (» 

Echapement de Aïontre du S. Graham^ lOtT 

Echapement de Aiontre a deux repos y 108 

Echapement du S. tnderltn , 108 

Autre Echapement fur le même principe , 109 

Echapement du S. Ver go , I 09 

Echapement de Jldontre , i lo 

Echapement d'Allemagne , 1 1 o 

Palettes raportées , 1 1 o 

Echapement a repos pour les grojfes Horloges p iio 

Autre Echapement fur le même fujet , 1 1 r 

Autres Echapemens fur le même principe , i j i 

Autre Echapement fur le même principe , 1 1 ï 

Echapement fur le même principe , lit 

Echapement à repos avec des chevilles , 112. 

Echapement a repos , 1 1 z 

Echapement de grofjes Horloges , i i 2, 

Autre Echapement fur le même principe , i 12, 
Verge de Pendule qui corrige par elle-même l'imprejjion que le 

chaud tr le froid caufent aux métaux , 112. 
Confiruâion d'un Pendule pour avoir des iSrations égales au 

mouvement a refort , 115 



TABLE DES MATIERES. 

Sujpenjion d'un Pendule , 114 
Echapement avec des frottemens réduits t i \g 
Des irrégularités de Pendules j 1 ly 
De la Cycloïde , 1 2. o 
Démonjlration analogue aux ReJJorts fpiraux au on applique 
aux Alontres , 117 
JHémoire fur la figure des dents des Rpuës & des ailes des 
Pignons pour rendre les Horloges plus parfaites , np 
Sur la figure des dents des Roués & des ailes des Pignons ,150 
Sur la denture d'une Roué de champ ^ i-c^ 
Sur les Pignons qui mènent , i cj 
Sur une Vis fans-fin qui doit mener une Roue , 157 
Sur les Pis qui font menées , i f g 
De l'ufiage Aes Vis~fans-fin , i ^ jj 
Sur la grojfieur des Pignons , l < ^ 
Pour les Limes a Pignon, K^r 
Démonfiration de l'Echapement a Roue de rencontre , 1 s^ 
Sur le degré de la profiondeur de l'engrenage de la Roué de 
rencontre fur les Palettes , ic^ 
Sur la figure de la Denture de la Roué de rencontre , I64. 
Sur les degrés de l'ouverture des Palettes , i <j 5 
Sur la longueur des Palettes , ï66 
Ohfervations fur la figure de ta denture de la Roué de ren- 
contre , 170 
Defcription d'un Tour propre a, tourner les Calottes de Mon- 
tres 0" autres Pièces ovales. I 74 

TOME SECOND. 

De la conflruéîion des Horloges OH Pendules , 177 

Réveil a poids , I 8 i 

Horloge à poids qutfonne l'heure & la demie à 184 

pendule k fécondes allant quinz^e jours ^ lyg 



TABLE DES MATIERES. 
Ohferi)a.tion fur U confiruêlion dti Pendule KT de la Lentille ^ 

Adouvement de Pendule a reffort , 193 

Pendule à quart , i j, 5 

Cadrature d'une Pendule qui Jonne l'heure & la demie a'vec 

un Râteau <& un Limaçort , 2.00 

Femontoir de Pendule a poids ^ loi 

Second Remontoir de Pendule , 204, 

Troi/iéme Remontoir , 2.o<S" 

Remontoir appliqué à une Pendule qui agit par le mojen d'une 

porte , X07 

ïfpece de Thermomètre qui fait connaître l'impreiïion que le 

chaud & le froid font fur les méteaux , 108 

yéutre Remontair , z i o 

De la Fufee y 2. i i 

Fendule à reffort <& a fufee qui marque le quantième du mois, 

O* celui de la Lune , 2,1a. 

§luantiéme de mois pour la Pendule , 2, i ^ 

Méthode pour faire fonner les quarts k une Pendule ordinaire j 

Difpoftion de marteaux & de détentes pour faire fonner les 
quarts a une Pendule , 2, 1 7 

X)es Répétitions de Pendule ^ 1, i g 

Répétition à tout-ou-rien , xi% 

PJpetition à tout-our-rien & a demi quart ^ 2,14 

Cadrature de Répétitions d'une difpofition avantageufè , 2,2,6" 
Cadrature a trois parties ^ 12,7 

Tirage à l'Angloife , 2.30 

Cadrature Angloife , i j ï 

Cadrature de Pendule 3 2, 3 5 

Cadrature de Répétition qui Jonne Jes heures, tes quarts tS" les 
minutes de y en ^^ 2,3 x 



TABLE DES MATIERES. 

Pendule Angloije marquant & Jonnant plujieurs chofes , 157" 
Cadraîure de Pendule qui Jonne l'heure (jT les quarts par un 

Jeul rouage , 24O 

Autre Cadrature qui Junne l'heure & les quarts par un Jeul 

rouage y t^t 

Répétition de nouvelle conflru6lion , i 4 4 

Pendule d' Equation , 14(* 

Pendule d'Equation , 148 

Pendule qui marque la 'variation apparente du Soleil , 0*c. z 5 o 
Pendule d' Equation , z 5 i 

Pendule qut marque le lever O* le coucher du Soleil , &c. 2. 3 7 
Remarque fur le choix des différentes Pendules qui marquent 

l' h quation par elle-même , 2, 5 5> 

Détente pour faire fonner le tems-vrai avec un cercle d'Equa^ 

tion , i6 i 

Addition pour la Pendule a Secondes de la planche 13. z62. 
Explication d'un Chajfis de cuivre pour procurer aux Pendules 

a Secondes toute la jujlejje pojjible , 16J 

Ccnjlruéîion d'une Verge de Pendule qui corrige elle-même 

l'alongement O* le racourcijfement que caufent le chaud & 

le froid , i 6 8 

Defcription des Pendules d' Equation fans courut zyiS 

J\4aniere de tracer le cercle d'Equation, 177 

Seconde Pendule d'Equation fans courbe y 2.79 

Troiféme Pendule d' Equation fans courbe ^ 180 

Table a fon ufage , i 8 j 

Table des longueurs du Pendule j z 8 4- 

Table des Equations moyennes du Soleil prifes fur quatre 

années de fuite pour fer vir a tailler les courbes des Pendules 

d'Equation , 2-89 

Defcription d'une Cadrature qui marque le lever ^ le coucher 

du Soleil y les mois^ leurs quantièmes , ceux de la Lune , Ci^ 



TABLE DES MATIERES. 

l'heure qu'il efl dans les principaux lieux de la terre , tirée 

d'une des S f hères de l'Ohfernjatoire , 2.^- 

Cadrature d'une autre Sphère de l'ObJeruatoire ^ 2.98 

Cadrature de Pendule ancienne , • ,oq 

Cadrature d'une Pendule An^loije , sot 

Sonnerie qui Jonne l'heure (^ les quarts ^ar une Roué de 

compte, 301 

Cadrature de Aiontre a Répétition , 202, 

Jldowvement qui roule le long d'un plan incliné y 30 ^ 

Pendule à quart & à répétition , ^04 

Cadrature d'une Pendule , 6^c. jo< 

Niveau de nouvelle confiruflion , 2o< 

Pendule de nouvelle conjlruéiion , jo<» 

Conduite de Cadran de gyoffes Horloges , 308 

Autre Conduite fur le même principe , 308 

Troijiéme Conduite de Cadran de grojjes Horloges , 308 

Autre Conduite de Cadran ,. 305? 

Conduite d'un quantième de Lune y 305? 
Afarteaux difpofes à Jonner les heures O* les quarts par unfeul 

rouage , 310 

Pendule a, Secondes qui 'va un an , 310 

Horloge d'une nouvelle conflruflion , 3 i z 

Cadrature de Pendule qui fait Jonner l'heurg O* ks quarts f 

313 

Cadrature de quantième , 314 

Roué qui fait fa révolution dans une année ajïronomique > 3 1 5 
Aiontre qui marque le lever & le coucher du Soleil, le quan- 
tième du mois , &c. 5 i 5 
Autre Montre fur le même principe avec des char^emens ^ 3 la 
Defcription d'une Aiontre ordinaire, 32,5 
Ohfervation fur le calibre , ^2.7 
Obfervationfur le r effort 0* fur la fufée y ^1% 



TABLE DES MATIERES- 

Explication fur le rouage à' une Montre ^ Wtjr 

Ohfervation fur le Balancier ^ & Jnr le RfJJort fpiral , 3^0 

Ohfer'vation fur l'Echapement ^ 331 

Ohfervation fur les variations des Af antres , 332, 

Ohfer'vation fur la longueur des palettes , 335 

Ohfernjation fur l'huile que l'on met aux Montres , 334 

Ohfernjation fur la force motrice d'une Aiontre , 335 

h (flexions fur la puijfance réglante , 335 

ohfervation fur le Rejjort fpiral , 335 

ohfervation fur la grojjeur & la forme des pimons , 5 3 tf 

Jldéthode pour hien examiner les mouvemens da Adontres ,538 

Des Montres k fécondes , 3 5 <» 

Différentes Cadratures de Afontre à Répétition , 362. 

Cadratures a la Franc oife , 3^i 

Cadrature difpofée pour avoir les fécondes , ^(^^ 

Autre Cadrature difpofée pour les fécondes y ^6^ 

Qadrature Angloife , ^6j\. 

Addition a, cette Cadrature pour répeter le demi quart ou les 

minutes ^f 5 . f » 5 . 3^5 

Conjlruéîion d'un Kateau , 3 (j 5 
Cadrature pour répeter l'heure & Us quarts , t^ toutes les 

minutes d'un quart , 3(^5 

Cadrature à demi quM't a la Françoife , 3^<» 

Autre Cadrature , 367 

Cadrature ingénie ufe t ^6j 

Cttdrature d'une difpoftion bien différente , 3 ^ 91 

Cadrature à demi quart , 37» 

Cadrature différente , 370 

Cadrature qui répète les minutes de <^. en ^. 371 

Defcription de deux Montres à trois parties , 3 7 z 

Montre a trois parties, 375 

Montre Angloife a trois parties , 377 

Montre 



TABLE D E S M A T I E R H S. 
Alontre a quatre parties , ,-.* 

D'un Rouage de Répétition qui peut aujji Jeruir pour un Ré^ 
'veil,^ 381 

Réveil à deux Aîarteaux , '381 

Fujee de Montre qui remonte à droite (^ a gauche 3 385 
Détente qui fait Jonner un Réveil à la minute , 385 

Dijfer entes Détentes de Réveil , 384 

Dejcription d'une nouvelle Détente de Réveil. , 385 

Sonnerie à Cramailler , 586" 

^antiéme de mois appliqué dans le fond d'une Boëte de Alon- 
tre indépendant du Jl4ouvement , 387 
Autre G^ntiéme de Alontre indépendant du Afouvement ,388 
^antiéme de Adois &* de Lune indépendant du Adouve- 
ment , 388 
Remontoir de Alontre propre pour une perfonne incommodée , 

385, 
Quantième de Adois , 385? 

Pendule Angloife , 35)0 

Dejcription d'une groffe Horloge de nouvelle conjlruéîion , 

Remarques fur la conjlruéîion d'un Rouage à deux Roues pour 
les grojjes Horloges , 3^5 

Réveil qui peut fonner tous les 14 heures , (S^ n'être remonté 
^ue tous les 8 jours , 3^5 

Fin de la Table des Matières» 



TABLE ALPHABETIQUE 

DES MATIERES 

. CONTENUES EN CE TRAITE*. 



Lezoirs & EgalifToirs , 32 35 



jL\ Ancienneté du Pendule , 91 
Arbres liHes , 31 , 32 

Arbre propre à polir les fuféei , ^z 



B 

Bigorne, 
Boette à borax r 
Bruxelles , 
Burins , 

c 



30 

3-1' 



CAdrature de Répétition à tout- 
ou-rien , 2.11 

Cadrature de Répétition à tout-oa- 
rien , & à demi quart , 224, 

Cadrature ( autre ) de Répétition à 
tout-ou-rien , 225 

Cadrature de Répétition d'une dif- 
pofition nouvelle , 2.2.6 

Cadrature Angloife à Répétition , 

2.-'yO 

Cadrature Angloife qui fonne d'elle- 
même les heures , & en tirant le 
cordon elle répète les quarts & les 
heures après , 331 

Cadrature de Répétition à tirage , 
qui fonne les heures , les quarts & 
les minutes de 5 en 5 , 235 

Cadrature de Pendule qui fonne 
l'heure & les quarts par un feul 



rouage , & qui ell à Répétition , 

2^0 

Cadrature qui fonne d'elle-même 

l'heure & les quarts par un feul 

rouage , & qui efl à répétition , 

2.^ 
Cadrature de nouvelle conflrudion , 

Cadrature d'une Sphère de TObfer- 
vatoire , 279 

Cadratui-e qui marque le l«ver & le 
coucher du Soleil , les mois , leurs 
quantièmes & ceux de la Lune , 
& l'heure qu'il efl dans les prin- 
cipaux lieux de la terre ,, 297 

Cadrature de Montre dont le râteau 
efl différent des autres , 302 

Cadrature de Montre à Répéti- 
tion , 36^ 

Cadrature de Répétition à fécondes, 

364. 

Cadrature Angloife à quarts , demi- 
quarts , ou des minutes de 5 en 5 , 

364. 

Cadrature qui répète toutes les mi- 
nutes qui font après les quarts , 

Cadrature à demi-quart a la Fran- 

çoife , 366 

Cadrature de Montre d'une belle 

compofition , 367 

Cadrature ( autre ) de Montre à 



TABLE AL P H A B E T IQ^U E, 



Képetirion , 369 

Cadrature de Montre à demi-quarts, 

370 
Cadrature ( autre | de Montre, 370 
Cadrature qui répète les minutes 
de 5 en 5 , ^ 371 

Cadratures de deux Montres à trois 
parties , 37^ 

Cadrature ( autre ) de Montre à trois 
. parties , 375 

Cadrature d'une Pendule qui fonne 
l'heure & la demie , avec un Ka- 
teau & un limaçon , i 80 

Cadrature de Pendule à relTort qui 
fonne les heures & les quarts par 
un feul rouage , ^33 

Cadrature de Pendule ancienne, 300 
Cadrature d'une Pendule Angloife 
qui fonne l'heure & les quarts , & 
qui les répètent , 301 

Cadrature d'une Pendule à quarts 
& à répétition , 50^ 

Cadrature qui fait fonner l'heure & 
les quarts d'une pofition différente 
de celles qu'on a vu , 313 

Cadrature de quantièmes , 31^ 

Calibre ou Echantillon pour égaler 
les roués de rencontre , 52,3^ 
Calibre d'une Pendule à fécondes 
qui va un an fans remonter, 310 
Cercle d'Equation appliqué aux 
grolTes Korloges , 39 j 

Chalumeau , 20 

Cifaille , 50 

Compas, 30,55, 3^07' 38 
Conduite de Cadrans de grofles Hor- 
loges, _^ 308, 309 
Conduite de quantième de Lune , 

309 
Crochet pour faire faire l'effet des 

Cadratures de Répétitions , 3^ 

Cuivrots , 

Cycloide , 

D 



33 



D 



Emonftration qui fait voir com- 
bien l'ancre perd de force , ^z 



Démonftration pour former l'ancre 
d'un Echapement à Rochet , 

T-v' • ^3 jufqu'à 99 

Démonftration de . l'Echapement à 
Roué de rencontre , kJ, 

Dents ( Mémoire fur la figure des ) 
des Roues , & des ailes des Pignons, 

129 

Dents ( fur la figure des ) des Roués 
& des ailes des Pignons , i cq 

Denture ( fur la figure de la ) de la 
Roue de rencontre , 1 6^ , i 70 

Denture ( fur la ) d'une Roue de 
champ ,156. Sur les Pignons qui 
mènent ,157. Sur une Vis-fans- 
fin qui doit mener une Roue, 1 57. 
Sur les Vis qui font menées ,158, 
Sur la grofîéur des Pignons ,159 

Détente pour faire fonner le tems- 
vrai avec un cercle d'Equation , 

z6i 

Détente qui fait fonner les Réveils 
à la minute , 38} 

Différentes Détentes de Réveil , 3 8^ 

Détentes de Réveil , 385 

Difpofitions des Marteaux & des 
Détentes pour faire fonner à une 
Pendule le quart , la demie , les 
trois .quarts & l'heure fur deux 
timbres par la même fonnerie , 

E 

Explication de plufieurs Echape- 
mens d'Horloges & de Mon- 
tres , 89, 90 & fiùv. 
Echapement à ancre , 92 
Echapement à deux Pendules , 99 
Echapement fans bruit , 99 , 100 
Echapement à deux Leviers , & 
addition à cet Echapement , 

100 , 10 r 
Echapement ( R-egle pour tracer 1' ) 
à deux Leviers, 100 

Echapement à Pate-de-Taiipe , lor 
Echapement à une Palette , lor 
Echapement de Montre à deux ba- 
C ij 



TABLE ALPHABETIQ^UE. 



lanciers , , ^ °~ 

Echapement de Montre à deux ba- 
lanciers de M. Dutertre , 102 
Echapement de Pendule de M. 

Graham , 103 

Echapement à levier de M. Sully , 

103 

Echapement à pirouette , 105. A 
une Palette , 105 , 106 

Echapement de Montre à cylindre 
creux , 106 

Echapement de Montre avec des 
chevilles , 108 

Echapement à deux cylindres, 108 

Echapement de Montre à deux ro- 
chers , 109 

Echapement du S. Vergo , 109 

Echapement ancien d'Allemagne , 

IIO 

Echapemens differens pour les grofles 

i .orloges , IIO 

Echapement de Montre à crochet , 

1 10 
Echapement du S. Aman , 112 

Echapement à deux leviers pour les 
erolTes Horloges , 112 

Echapement ( autre ) fur le même 
principe , 112 

Echapement avec des frotemens ré- 
' duits , 116 

Echapement ( Obfervations fur 1' ) 
des Montres , 331 

Engrenage ( Sur le degré de la pro- 
fondeur de r ) de la Roue de ren- 
contre , & fur les Palettes , 1 6^ 



Flllieres doubles & fimples , 36 
Forets , 32 

Forets ( Guide ) 39 

Fraizes , 32 

Fulee ( de la ) i 1 1 

H 

H Orloges ( de la conftrudion des] 
ou Pendules , ijy 



Horloge à poids qui fonne l'heure & 
la demie , 1 84. 

Horloge de nouvelle conftruûion , 

\ '2 

Horloge ( Defcription d'une groflè ) 
de nouvelle conllrudion , 39Z 



L Evier pour égaler les fufées , 39 
Limes de différentes tailles , 

33 » 34 
Limes ( pour les ) à Pignons , 1 63 

MAchine pour égaler les fufées , 
3«.39 
Machine à polir , ^o 

Machine à doflier pour fendre les 
Pignons , à^z 

Machine ordinaire pour fendre les 
Roues & Pignons , ^3 

Machine à fendre du S. Sully , 4.6 

J^/jachine à fendre fans plate-fovme , 
53. Table à l'ulage de cette Ma- 
chine , 56 

Machine à fendre & à égaler les 
Roues de j-encontre & ks Ko- 
chets de Pendules , 65 

Machine à fendre & à égaler les 
Roués de rencontre & les Ro- 
chers de Pendules, 65 

Machine à tailler les Fufées à droite 
& à gauche , GG 

Machine pour tailler des Fufées , 68 

Machine ( autre ) pour tailler les 



Fufe 



es 



69 



Machine plus compofée pour tailler 
les Fufées , jo 

Machine qui fert à plufieurs opéra- 
tions d'Horlogerie , 73 

Machine ( autre ) pour la longueur 
des Palettes , 5:c. 76 

Machine ( autre ) pour le même 
ufage , 77 

Machine à engrenage, 75 



TABLE ALPHABETIQUE. 



Machine ( autre ) à engrenage , 80 
Machine à tailler les Limes , 81 
Machine à fcndi-e les Roués de ren- 

8 ■» 
contre , t> rr j 

Machine pour polir les ReUorts de 
Cadran , &c. 85 

Machine à faire les engrenages de 
Montres , ^ 87 

Machine ( addition à la ) à fendre 
les Roues de toutes fortes de nom- 
bre , 40 
Manière de tracer le Cercle d'Equa- 
tion , -77 
Marteaux , ^9 ' ,3° 
Méthode pour régler la force d'un 
Rellort de Montre , 3^8 
Méthode pour faire fonner les quarts 
à une Pendule ordinaire , ai 6 
Méthode pour examiner les mou- 
vemens des Montres , 338- 
Montre curieufe , 315 
Montre ordinaire ( defcription d'une) 

321 

Montres ( fur les variations des ) 532 

Montre Angloifeà trois parties , 377 

Montre à quatre parties , 379 

Montres , obfervations fur l'huile 

que l'on y met , 3 54. 

Montre ( réflexions fur la puilTance 

réglante d'une ) 335 

Montre ( Remontoir de ) propre 

pour une perfonne incommodée 

. d'un bras , 389 

Mouvement de Pendule à fécondes 

ali:int quinze jours, 188 

Mouvement de Pendule à RefTorts , 

& de la Sonnerie , 193,196 

Mouvement fur un plan incUné, 30^ 



Obfervations fur le Relîbrt & la Fu- 
fée , 27 

Obfervations fur le Balancier & fur le 
Kclfort fpiral, 330 

Obfervations fur la longueur des Pa- 
lettes , 3 3 ; 

Obfervations fur le Reflort fpiral , 

Obfervations fur la force motrice 
d'une Montre , _ 335 

Obfervations fur les pignons , den- 
tures & engrenages , 356 

Outils à river , ^^>33 

Outils pour placer les Roues de ren- 
contre , 3^ 

O ;nl propre à polir le bout des Vis, 

Outils pour mettre des RefTorts dans 
les Barillets, 37, 3^ 



N 
O 



N 

Iveaude nouvelle conftruftion, 

O 



Bfervations fur 
d'une Montre , 



le 



Calibre 
3^7 



P Alertes ( fur les degrés de l'ou- 
verture des ) 165 
Palettes ( fur la longueur des ) 166 
Pendule circulaire , 100 
Pendule ( pour corriger la dilatation 
d'un ) 1 1 2r 
Pendule , condruiftion de Pendule 
pour avoir des vibrations égales 
appliquables aux mouvemens à 
RelTort , 113; 
Pendule , manière de fufpendre un 
Pendule pour les fécondes , 11^ 
Pendules ( des irrégularités des) 117 
Pendule à quart , 198 
Pendule à poids qui eft remonté par 
la fonnerie, 2.01 
Pendule à RelTort &: à Fufée mar- 
quant les quantièmes de mois & 
de Lune , z\z 
Pendules ( Chapitre des Répétitions 
de) _ ai 8 
Pendule 'Angloife qui fonne les heu- 
res & les quarts fde plus elle mar- 
que les quantièmes de mois , de 
Lune , fes phafcs , les jours de la 
fenxaine, & les mois de l'année, 3 37 



TABLE ALPHABETTQ^UE. 



Pendule d'Equation , 2'\.6 

2.' Pendule d'Equation, _ 2-{S 

Pendule qui marque la variation 
apparente du Soleil , les quan- 
tièmes de mois , &c. 250 
f. Pendule d'Equation , 2.<^2. 
Pendule qui marque le lever & le 
coucher du Soleil, les quantièmes 
. de mois & de Lune , l'Equation 
du Soleil , les mois & les lignes 
du Zodiaque , -257 
Pendules ( remarques fur le choix 
des diflerentes ) qui marquent 
l'Equation par elles-mêmes , ^59 
Pendules à Secondes ( addition pour 
les ) 2^2. 
Pendule à Secondes ( remarque fur la) 

264. 
Pendules à Secondes , explication 
d'un Chaiîisde cuivre & d'acier, 
pour leur procurer toute la juUclTe 
pcfTible", ^ 267 

Pendule , "conflruftion d'une Verge 
de Pendule qui corrige d'elle-mê- 
me l'alongement & le racourcif- 
fement que caufent le chaud & le 
froid , ^68 

Pendules a Secondes ( plufieurs re- 
marques fur les ) :iy2 
Pendule d'Equation fans courbes , 

2y6 
Pendule 2. d'Equation fans courbes , 

279 
Pendule 3 . d'Equation fans courbes , 

a8o 

Pendule qui fonne l'heure , la demie. 

Si qui efl à Répétition , 305 

Pendule de nouvelle conftrudion , 

306 

Pendule Angloife qui fonne l'heure 

à chaque quart , &. qui répète les 

•quarts & les heures en tirant le 

cordon , 390 

Pendule , de fa cQnflruftion & de la 

lentille , 191 

Pince pour tourner les relîbrts fpi- 

raux , 32, 



Pincettes , 52 

Plate-forme pour égaler les Roues 
de rencontre, 35 

Plate-forme pour prendre des gran- 
deurs & grofleurs des Roues & 
Pignons, 3 6 

Q 

QUantiémede mois"pour la Pen- 
dule , ^ -214- 
Quantième de mois indépendant du 

mouvement appliaué dans le fond 

d'une Boette de Montre , 3 8/ 

Quantième de mois & de Lune aufli 

indépendant du mouvement , 388 
Quantième de mois, 389 

Quantième de Montre indépendant 

du mouvement , 388 

R 

RAcloir , 50 

Remontoir de Pendules , 204. 
Autre Remontoir , 206. Troifième 
Remontoir , 206 

Remontoir appliqué à une Pendule 
qui agit par le moyen d'nue porte, 

207 

Remontoir fur le principe de celui 

de M. Gaudi'on appliqué à un Ref- 

fort , 21(3 

RefTorts fpiraux , 127 

Réveil à poids , i8i 

Réveil de Montre à deux Marteaux , 

282 

Réveil qui peut fonner tous les 2^ 
heures , & n'être remonté que tous 
les 8 jours, 399 

Rouage , explication fur celui d'une 
Montre , 329 

Roue qui fait fon tour en 365 jours 
5 heures , 4.8 minutes , 5 8 fécon- 
des , &c. 3 1 ç 

Roue première d'un Rouage de Ré- 
pétition qui peut aufli faire l'effet 
d'un Réveil , 381 

Remarque fur la conflrudion d'un 



TABLE ALP 

Ivouage à deux Roues pour les 
groITes Horloges, 395 



HABET IQ^UE. 

& le froid font fur les méteaux^ 



SCies, 30 ,. 3r 

Sonnerie à Cramailler 386 

Sonnerie qui fonne l'heure & les 
quarrs par un feul rouage, 301 



208 



Tour à tourner, ,j ^ 

Teur ( Defcription d'un ) propre a 

tourner les calottes de Montres & 

autres nièces ovales , ,'5^ 

Tuyau dont on s'ell fervi pour reî 

medier à l'alongement 6c racour- 

Ollbinent du Pendule , 



^75. 



TAble des Equations moyennes 
du Soleil , prifes fur quatre 
années de fuite pour fervir à tail- 
ler les courbes des Pendules d'Equa- 
tion , -289 
Tables des longueurs du Pendule , 

2^ 

Tas ou Enclumes , 1,2 

Tenailles à couper , 32. A Vis, 33, 

3^. A Boucle, 53 , î^. 

Thermomettre ( Efpece de ) qui fait 

connoîtrerimprelfion que le chaud 



VErges de Marteaux difpofées 
pour formée l'heure & les. 
quarts, jj^ 

Verge de Pendule qui remédie elle- 
même à fa dillatation , 26r 

Vergede Pendules à Secondes qui 
paroit préférable , 27? 

Verge de Roués de rencontre à Pa- 
lette raportée , jjj^ 

Villebrequin , ,f 

Vis-fans-iin , leur ufage , 1 3 & 



Fia de la Tahle Al^hahetique des Matkres. 



«■«•*••«• ««■ -«e- «• * •'ï^- '^ T ■*ï^ ■^- '?' '''X'^ •?■ ■*!i^ 'T •■?' 'S5- ■■^ T *»- * 'SK' «• «• -ïr ■* -•*• 

CATALOGU E 

Df^ Auteurs qui font cités dans cet Ouvrage. 

A 

ALexandre ( R. P- ) 9^ » 3^ 5 Leutman , ^ 5^ 

Allard, ^40 M 

Aman , 112 , 240 , t x q 

Amiraud, 93 \ T Artinot ( Jcrome ) 297,298 

•D iVlMayct, ii,^ 

Bt-,. ,_ Mazurier , 3 9 

ErnouUi , ^^7 ^' ^ ,, ^ 

Bethune ( Chevalier de ) 100 /"N Ns-ea-Brai ( le Comte d ) 

Bidard , 379 Vy . . . , , b^'+ 

Boitilîandeau , -206 , 208 , 244 Outhier ( l'Abbe ) a la fin de la i're- 



¥ 



c 



CAmus, 1-9 R- 

Cadlni , ^70 T> Aillard, c^o,289 

Catin /à la fin de la Tréface. XV Regnauld a Chaalons, 66 , 112, 

■Q 113, 114., 116, 216, 217, 

D dT,ÏiÔA l'Abbé , ■" ' ' 8? R°^« d?û'êLdefo„d , .4^^ 

Dute.re(J.B.)|..o,,,o=,385 q^^;,,, , ..^Sé ) 

r 2^3 . 3Î! 

FArdoil, 5!>7°' 75 T 

faudrier ( M. de la ) 46, 173 _— u- . ,„ /- s. fit 

FlamanviUe ^ io8 T ' ^?/n^ i'm 206 ' 

' ^-^ JL 92 , 1 00 , 1 1 o , I I I > -2°" > 

VJ a07 ,210, 222 , 226 , Z2.J y 

C^ Audron, 201, 338 _^,j ^ 2-^6 , 250 , 262 , Z7X , 

IGraham, 103,106, 113 ^73, ^go , 305 , 308 , 512 , 

H 319 > 365 , 375 ' 385 ' 387, 

HAger ( D.P ) 3^5 388, 389. 

Hildeyard ( R. P. Thomas ) Je- Thiout ( Nicolas ) 3«9 

liiite, "^ Tompion, ^31 

Huyghens , 9 1 , z 00 , 1 20 y 

L XTAyringe, 4° 

LArfé( Louis) 306 V Vergo, 109,383 

Le Bon, 506,279 Vrayec , ^.^>t 
APPROBATION 



APPROBATION DE L'ACADEMIE. 

MESSIEURS de Mairan & de Foucliy qui avoient été nommes 
pour examiner un Traité d' Horlogerie Aiéchani^ue & Prainjne , com- 
■pofé par M. Thiout l'ainé , Maître Horloger à Paris , dans lequel il 
décrit dans un grand dérail & reprefente avec Figures les différentes con- 
flruftions d'Echapement , des Rouages & des Cadratures différentes qui 
ont été inventés & pratiqués par les meilleurs Maîtres , pour les Montres, 
Pendules & Horloges , parmi lefquels il y en a plufieurs de fa compofition, 
& dans lequel Traité il y a joint différentes règles pour les Echapcmens , 
la forme des dentures , & tous les Outils qui font en ufage dans l'Art ; ea 
ayant fait leur raport , la Compagnie a jugé que cet Ouvrage étoit faic 
avec beaucoup d'exaditude & de foin , & a crû qu'il feroic d'autaiK mieux 
reçu du Public , qu'il y a long-tems qu'on en fouhaite un pareil ,<Sc que 
non-feulement les Amateurs de l'Art , mais auffi plulieurs Maîtres pourroiit 
y puifer des connoiffances qui leurs feront utiles. En foi dequoi j'ai figné 
le prefenc Certificat. A Paris ce 7. Août 1740. FONTENELL E, 
Secrétaire perpétuelle de l'Académie Royale des Sciences. 

A V T K E APPROBATION. 

J'A Y lu par ordre de Monfeigneur le Chancelier un Manufcrit intitulé 
Traité de l'Horlogerie , dans lequel je n'ai rien trouvé qui ne puille être 
utile & a2;réable au Public. Les découvertes & les Ouvrages de l'Art de 
l'Horlogerie font honneur à l'efprit humain. Cet Ouvrage elt le Recueil le 
plus complet que nous ayons en ce genre ; on y verra juiqu'à quel point 
de perfedion cet Art a été porté. Fait à Paris ce 5. Novembre 174.0. 
^ "^ • PITOT. 



L 



PRIVILEGE D V ROY. 

O U I S par la grâce de Dieu , ' Roy de France & de Navarre : à nos 
,a^ Ames & féaux Confeillers les Gens tenans nos Cours de Parlement , 
Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel , Grand Conleil , Prévôt 
de Paris , Baillifs , Sénéchaux , leurs Lieutenans Civils , & autres nos Julli- 
ciers qu'il appartiendra : S a l u t. Notre bien Amé le Sieur Antoine 
Thiout, Maître Horloger à Paris , Horloger ordinaire de notre très- 
chere Tante la Reine Douairière d'tfpagne , & de notie très-cher Oncle 
le Duc d'Orléans , premier Prince de notre Sang , Nous ayant fait remon- 
trer qu'il fouhaiteroin faire imprimer 6c donner au Public un Manufcrit qui 
a pour Titre Traité cC Horlogerie , par ledit Sieur Thiout , s'il nous plaifoit 
lui accorder nos Lettres de Privilège fur ce néceflaires , offrant ^^our cet 
effet de le faire imprimer en bon papier & beaux caradeies , fuivant La 
Feuille imprimée 6c attachée pour Modèle fyu» le contrc-fcel des Prélentes, 



A CES CAUSES , voulant traiter favorablement ledit Expofant , nous lui 
avons permis & permettons par ces Préfentes de faire imprimer ledit 
Traité d'Horlogerie en un ou plufieurs Volumes , conjointement ou fé- 
parément , & autant de fois que bon lui femblera, & de le vendre, faire 
vendre & débiter par tout notre Royaume pendant le tems de d o u z k 
Années confécutives , à compter du jour de la date defdites Préfentes. 
Faifons défeniss à toutes fortes de perfonnes de quelque qualité & condi- 
tion qu'elles foient d'en introduire d'Impreffion Etrangère dans aucun lieu 
de notre obéïlfance ; comme aulfi à tous Imprimeurs , Libraires , & autres 
d'imprimer , faire imprimer & vendre , faire vendre , débiter ni contrefaire 
ledit Traité d'Horlogerie ci-delTus fpecifié , en tout ni en partie , ni d'en 
faire aucuns Extraits fous quelque prétexte que ce foit d'augmentation ou 
correftion , changement de Titre , même en feuilles féparées , ou autre- 
ment , fans la permiflîon exprelfe & par écrit dudit Expofant , ou de ceux 
qui auront droit de lui , à peine de confifcation des Exemplaires contre- 
faits , de trois mille livres d'amende contre chacun des Contrevenans , 
dont un tiers à Nous, un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris , l autre tiers audit 
Expofant , & de tous dépens , dommages & intérêt ; à la charge que ces 
Préfentes feront enregiftrées tout au long fur le Regiftre de la Commu- 
nauté des Libraires & Imprimeurs de Paris dans trois mois de la date 
d'icelle ; Que l'ImprefTion dudit Traité fera faite dans notre Royaume & 
non ailleurs : Et que l'Impétrant fe conformera en tout aux Réglemens de 
la Librairie , & notamment à celui du lo. Avril 1725. & qu'avant que 
de l'cxpofer en vente , le Manufcrit ou Imprimé qui aura fervi de copie 
à limprefTion dudit Livre fera remis dans le même état où l'Approbation 
y aura été donnée es mains de notre très-cher & féal Chevalier le Sieur 
Dagueiïeau Chancelier de France , Commandeur de nos Ordres , & qu'il 
en lera enfuite remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique , 
un dans celle de notre Château du Louvre , & un dans celle de notredit 
très-chere & féal Chevalier le Sieur Dagueffeau Chancelier de France , 
Commandeur de nos ,Ordres , le tout à peine de nullité des Préfentes , 
du contenu defquelles Vous mandons & enjoignons de faire joiiir ledit 
Sieur Expofant , ou fes ayans caufes , pleinement & paifiblement , fans 
fouftrir qu'il leur foit fait aucun trouble ou empêchemens. Voulons que 
la Copie defdites Préfentes qui fera imprimée tout au long au commen- 
cement ou à la fin dudit Livre foi foit ajoutée comme à l'Original. Com- 
mandons au premier notre Huifîier ou Sergent de faire pour l'exécution 
d'icelles tous Ades requis & nécelïaires , fans demander autre Permifiion , 
& nonobftant clameur de Haro , Charte Normande , & Lettres à ce con- 
traire : C A R tel ert; notre plaifir. D o]|n n é à Verfailles le treizième jour 
de Janvier l'an de grâce mxil fept cens quarante-un , &: de notre Règne le 
vingt-fixiéme. Par le Roy en fon Confcil , S A I N S O N. 

RegijtréfHr le Regiflre X de la Chambre Royale & Syndicale des Libraires & 
Imprimeurs de Paris _, TV" 46-7 fol, 4^9. conformément au Règlement de I725. 
^ui fait dèferifes Art. IT. k toutes perfonnes de quele^tte /qualité & condition qu'elles 
foient , autres cjue les Libraires & Imprimeurs , de vendre , débiter & faire afficher 
aucuns Livret pour les vendre en leurs noms , foit qu'ils s'en dtfent les Auteurs ou 
autrement , & à [^ charge de fournir à ladite Chambre Royale & Syndicale , 
huit Exemplaires , prefcrit par l'Article 108. du même Règlement. A Pans le 
% Alars 1 741. S A o G R A I N , Syndic. 

DEFINITIONS 



ADD ITIO N s ET CO R RE CTIO NS^ 

pour le Tome premier. 

M 'Etant aperçu de plufieurs omiflîons faites dans {'Errata de ce Livre i 
j'ai crû , pour la fatisfadion & pour l'urilité publique , devoir le fupri- 
mer & faire celui- ci. Il m'a en même - tems fourni l'occafion de faire quelques 
chan^emens^& d'ajourer pluficurs Notes qui m'ont paru nccefTaires pourl'incel- 
lif^encc de l'Ouvrage. La plijpart des Correilions ne font que des fautes de 
fonSitation. 

Page 2. ligne. I.ttfez d'un volant, p. ۥ l. i^. lifez Cocq. p. 9. /. 3 2. /</?c 
d'une rivure. p. 10. 1. 30. /;/if?. excurfion. />. I5. /. i.lifez. tait un angle aigu. 
/, 3. Itfez. efl: l'angle, p. 3 5. /. i 5- ''/^^ eft un compas pour. p. 44. /. 3. lifez. 
pignon. Pour. p. /St6.l.i0.lije\}\ y en a. p. 47. /.28. lifez. Planche 21. p. ^S.1.6: 




velopemens. p. éS. I.-7. Ufez. cmhoètemcnt. p. 73. /. 8. ajoutez 4°. de voir Ci 
la roue de rencontre eft égale- /. 34. lifez longueur, p. 77. /. tz.lifez lon- 
gueur. /. 24. lifez pointe du Tour. /. 27. Hfez pour connoître la longueur, p. 78. 
/. 4, lifez longueur. Il;td. k la fin de la page effacez on en trouvera , &c p. «4. 
/. \6. lifez archet, p. 50. /. 1 5. ///i^l'on a fait autrement , n'ont pas eu autant. 
p. 91. /. 38. lifez Horloges, p. 104./. 6. lifez arc. p. 107. l. 22. eff.ice\f^c ne 
fçache pas,&~f.///>î. on peut finir cette roue fur la machine à fendrc,en fe fervanc 
d'une fraize creufée comme une roue de champ , & en faifant tourner la plate- 
forme à la main , jufqu'à ce que l'Ahdade entre dans un autre point, p. lu. l. 3. 
///îî. des trois. /. 28. lijez Mayet de Morbier p. iiS.l. 30. je confcillcrois , 
ajoutez , dit M. Bernoulli. p. 1 52./. 24. lifez l'arc, p. \6o.l. 5 i.///f^du dia- 
mètre./'. itf5./'.35. //'/ifc pluscourtes. /. 3 8. /{/^î. plus longues, p. i6j. l.i3.Ufez 
palettes courtes, p. 17I./. 17. Z;/^?. longueur. 



Additio?is ér Corrections .^ pour le Tome fécond. 

Page I 8 J. ligne i. ///^^ l'une l'autre. /. 9. lifez pour le. p. 1 87. A 3. /(/f^ 78.' 
p. 188. /. 28. lifez\z roue de.;». 189. /. 6. ajontez fig. 3. />. 193./. 2- ''/^^ 
cftfuivie.p. I9^ /.14. ///>?. des longueurs. /). 197. 1.6. ///f^ de compte i. fig. 6. 
I.î^.lifez quand elle eft bien. p. 200. /. 23. lifezcoups. A la dernière dent , la; 
p. 201, /. 1 1. lifez mais il./.i}.';/f?. fix onces, ihid.hfeztwis onces, p loi.l. y. 
effacez quin'eft pas dumouvement.C^ <ïy'/«fî,,deftiné à remonter le poids.;7.:o3. 
effacez le dernier article , & ///f?,, l'autre partie R . de la pièce de précaution fert a 
lemonrer le poids. Au cas qu'il arrive accident à la pièce I K. ou au volant L.' 
alors la courbe G H. monte un peu plus haut ^ & l'extrémité R. retient une 
des chevilles de la roue F. Elle la quitte fitôt qu'elle defcendavec le poids i 
mais étant auflî tôt remontée , elle retient la cheville fuivante. Ainlî alternati- 
vement le poids eft remonté , & la Pendule continue d'aller malgré cet acci- 
dent, p. 204. /. 15. eff^acez C p. 2O5. /. 16. lifez mouvement. La fonneric. 
f-ioC. l. i^Jifex. la roue C. eft.f. lo-j.l.iQjifex. tige D. jufqu'à./?. 215. /• i2< 



^ucez. Srainfi des autres, p. tii'.l. 35. life^li ralonF./?. Z2J, /.13; llfez. Rlp<2 
rition. p. 214. /.y. ///fi furie. /. I7. f/.ia^de , de. /. 2 2. ///fc H I L. il tom- 
be fur le limaçon, f. zi 5. /. il.lifez porte le. l.lS. Ufez. la levée F. du marteaii 
des heures. p.Z26.l. i',.effacez.T> ,?< ^z ccjui. p. iij. l. 7,6.lifez. G C. qui. 
/. ^S. llfez. font fous le. ;'.2 2 8, /. 5. Ufez G C. p^h^l. /. 10. ///^î: chevilles 
fur la roue de cadran./. iL^z/fC quand la répétition cfttirée.^.Jj ^J.lS.lifez.DFG.' 
l. z^.lifez. détendu par. p. 238. /. 17. hfez. limaçon 4. p. 24I. /. 6. lifezen 
le tire. /. ïo.lifez.4. 5. p. 245. /. lO. Ufez. ramenez delfous le. /. 17. lifez.\e. 
levier D E. eft poulfc. p. 246. /. 2I. ^;wî?f?.la naidance que cet jafTembk- 
ge a di^tc le mouvement de la pendule , efl: par une roue de 80. qui n'eft pas 
ici reprélèntée. Cette roue engrenne dans un pignon de lo. que le pivot delà 
troiliéme roue du mouvement porte. Cette roue de 80. porte un canon qui en- 
tre à frottement dans le canon Hg. 3 . qui oblige toute la machine à faire avec lui 
une révolution en 60. minutes. La nailfance du mouvement particulier de la 
cadrarure ellpar larouë B. figure, ibid. efface\\3. feule communication , &c. 
p. 247. l.ié.tifeT^Ki, fi on avoit craint d'y apporter.^. 248.^.10. ///f <^rivé fur la 
plaque /7. 249./. 14. ///ê^éiliptique.;?. 251./. ll.eff'-icez. 12. /. 1 7. ///f;^ révolu- 
tion dans un an. /. 3 1. /i/^c le grand rateau^quand le mois fera fini, une des che^ 
villes. ;>. 2 5 5 . /. 3. Ufez. du demi cercle, p. 258./. 1 1 . ///f^ place fur réquere; 
p.ZéZ.l. 8.///f^fig.2. /.3Î. lifez.vcrge après K. le grand bras ell chargé du poids 
Q^p. 261. L 15. /{/f^deMairan.;?. 26'3. /. 33. liJeX^ ^^ rouage. Sur. p. Z66. 
par-tout 011 il y a 6. aucalcul d^ jilgcbre^lifez. ù.p.ijj^.l.^o.lifez. exemptcs.p.277,' 
/.4. Ufez. dont les chifrcs &: lesncms.p. 28I. /. ^o.lifez.èc des cadrans, pz^j: 
/. 15. lifez.t'^ fixe. /7. 299. /. 7. ///f^ comment. L'étoile, p. s oO. l. 2 1. liftz. prife 
au bras G. /. 27- Ufez. foient fonnez. /. 3 1. Ufez. deffous le bout. /. 34. levier Z ^ 
ajoutez. , qui n'eft pas rcpréfcnté./7. 306'. /. 33. Ufez. ce font les. p. 307. /. 55. U- 
fez. cordon T./. 37. ///>?. cordon N- ^. 3 12. 1. 17. eff.ice\^Ç\xt.l. 27. Ufez. après; 
Le fécond cliquet fe dégage auffi. p. 3 14. /. 1 3. Ufez. palette. /. 25, effacez il cft 
de S4 dents p. 5 1 ^.l.zj.Ufez d'une fcconde.p. 3 1 7./. i $.!ifez 7 3 ./.2 3 .iijezî.p. 318. 
l.iS-Ufez jour, il faut. ;'. 3 2 6./. 3 6. Ufez on goupille.p.3 2 9-^/'« dern.Ug.ajoAtez^ 
par heure, p. S^Q. l. zz. Ufez plus l'un que l'autre. /. 27. Ufez aiTez bien. Quand. 
p.^^l.l.zï.lifez parla nnchine. l.zz.eff^icez z^.:}0.sl.l.Z^.Ufez\c même outil 
le iiii: voir auffi.^. 334. /.15. /(/î'^iil y en auroit moins. /. 27. ///fî; parce que le 
froid./. 30. Ufez gn cft gêné.;?. 3 55./. 33. ///??. 388800. p. 538- '• 18. Ufez dé- 
monter ainfi. /. 21. ///f^_ avec le pignon qu'elle mené , ayant. /?. 339- '• 24.//- 
fez fi r,tvure. /. 27. Ufez le bout. /?. 3 4 1 . /. 1 4. Ufez du bout. /. 22. Ufez du bout. 
/ 3<r. Ufez juftc fur fon quarré , & qu'il appuyé fur le canon de la grande roiië 
fur laquelle.;?. 343. L 30. Ufez la pouffe, ibid. Ujez qu'il doit y en avoir plus.' 
/. 38. lifez'û faut être./?. 345. ^ 7. Ufez fe meuve. /. 10. Ufez.\ç trou. /. 22. Ufez. 
fi le râteau, p. 346. /. 22. Ufé{^ trou, p, 347. /. 6. Ufez trou. p. 348. /. 1 8. Ufez 
pane fera./. 24. lifezïc delfous. p. 3 50./. 22. Ufez cnarbrées fur leurs pignons. 
/. 2S.<2/w3fff-?- pignon de la roue de rencontre, p. 352. l. 2/1,. Ufez on l'approche. 
p. 3j4. Ug. dcrn. Ufzs'cchmffcxoii:. p. 3 s 5- /• lé.Ufez de marcjuer. /. ti. Ufez. 
en remettant, p. 3 57. /. i.ltfez a^%. 60. 56'. 57. 1 5. 

Pansl3.'I^f//?o;/ff^i? y^. Gaiiirovpoiir examiner les mouvemens des Montres l 
pag- 538- Tom. n. j'avoisfuprinié la defcription d'un Outil qu'il indique pour 
reUerrerle trou des canons dechauflées , pour les raifons que j'en ai marquées; 
page 355. même vol. Mais M. Gaudron ayant fouhaité que cet Outil fût connu 
ttu l'ublic , je le donne ici tel qu'il me l'a donné pour l'y inférer, 

y> Ayez un morceau de léton forgé au plus dur cju'ii foit polïïble ; qu'il aiç 
/ 



i» énvirori trois lignes en quarré fur un pouce &: demi de long : Taires-y und 
3> queue de trois à quatre lignes pour tenir dans l'ctau : percez un trou au rri- 
» vers du quarré environ au fiers de la longueur qui refte depuis la queue : fai- 
M tes en forte que le trou foit égal de grandeur de part & d'autre , & qu'il foie 
» de la groffeur ordinaire d'un canon de minutes: coupez cette pièce en deux 
»> au milieu du trou , avec la fcic k plus mince , en forte que chacune des par- 
" ties porte un demi cercle. Ayez quelque mauvaife roue à longue tige , donc 
V vous limerez la tige en deux écarilToirs pointus ; vous en introduirez un dans 
» le canon que vous voulez reflerrer. Vous mettrez dans l'ctau la partie qui 
" a une queue ; vous poferez votre canon dans le demi cercle ; vous le tiendrez 
» bien alfujcti dans cette fituation ; alors la vieille roue vous fervira à le tour- 
» ner fans celTe à mefure que vous fraperez fur le haut de l'autre partie , donc 
» vous aurez pofé le demi cercle fur votre canon. L'on fent bien qu'il ne faut 
» frapper qu'à petits coups , & proportionnez à la force du canon qu'il 
" faut reiferrcr , & aubefoinqu'il en a. L'on fent bien auffi qu'il ne s'agit pas 
" ici de reiïerrer un trou d'une exccfllve grandeur ; ce n'eft que pour le mettre 
f' dans fa jufte proportion pour qu'il n'y ait qu'un très-petit conduit de cire ; 
M c'eft auffi pour redifier les inégalités avec icfquelles un canon fe trouvera 
" tourner fur fa tige. Ayez pour cet effet des écarilToirs à cinq ou fix pans bien 
" proportionnés, & qui coupent net. Au refte , comme il s'agit ici que ces de- 
" mi cercles embraffent la circonférence du canon , il efl: à propos d'avoir trois 
" ou quatre de ces Outils dont les trous foient de grandeurs différentes. On le 
» peut aifément, puifque cet Outil eft très-facile & très prompt à faire. Il cpar- 
5> gne beaucoup de temps, furtout lorfqu'ii feroit quellion de refaire on canon 
» de minutes à une répétition. Au furplus félon les circonitances , ou la façon 
»î de pcnfer , on fe fervira de cet Outil, fi onle juge à propos. Mais quiconque 
•» s'en fervira avec intelligence s'en trouvera trts- bien. 

Page i6o. /. 19. ///«l'échapement. p. $61. l. l z. lifez. de cette, p. 563. /. I 8.' 
///Jî. figure 5. eff une autre, p. 364. /. l. life^i toutou-rien ^ K K, /. ^ylifez. 
comme le.p. 3^5. /. z. f;^<«C(?^ qui fait le toutou-rien , lifez.A eft le râteau des 
heures. /. S.ejf.icez. les pièces feparées font , lifez Jl faut voit le dcvclopemcnc 
des pièces. C K. eft le. /. 17. li/iz.çn raifon de la hauteur du limaçon. O &. eft 
la. ^. 367. /. i^.lifiz. fe meut. p. 3^9. /. lO.lifez dans celle. /. I5. lifez l'écha- 
pementou levée H. /. 32. li/ez. marteaux. Quand, p- 57I. /. 25. lifez enfcmble. 
Pour.^. 5 75-/. 31. lifez à être plus grand. /?. 376. /. 10. liiez ip:iï ce moyen elle, 
p. 384./. S. /i/'f'^cadran G. iîg. 8. ou. p. 389. /. z.lifeX marque. Quand la. ^. 392. 
I.i0.lifez\e\iti.l.i.6.lifezic\ixs àcMs.p . ■i,^7,.l.\\ .li (ez\\ a pour, p.'^çé.l.li.lifez. 
inégalités provenant, p. 400, à Lifa^ ajoutez , On peut auffi faire le cadran de 
leveil à l'ordinaire , c'eft-à dire ^ divifé en i 2. de avoir feulement une roue qui 
fafTe fon tour en 24. heures , comme aux quantièmes des mois. On difpofera 
le cadran pour faire fonnerle matin, comme ondifpofe un ijuantiéme pour le 
£àire changer la nuit, 




DEFINITIONS 

DES PRINCIPAUX TERMES 

D E L' A R T 

DE L'HORLOGERIE. 

ET DE CEUX 

DES MATHEMATIQUES 

RELATIFSACETART; 
IPour feriiir a l'intelligence de ce Traite, 

A 

CCELERATION , terme de Phyfique i il fe die des 
Mouvemens donc la vîtefTe s'augmente à chaque 
moment. Le Mouvement accélère eft contraire au 
Mouvement retarde. 

Acur. C'eft une qualité de fer que la nature ou 
l'art a rafîné de telle forte , qu'il eft de tous les Mé- 
taux celui qui eft le plus dur. Acier tiré eft une verge d'Acier 
paffé par une Filliere cannelée, qui la rend propre à faire des 
Pignons de difFerens nombres , fuivant la Filière par où il a paUe. 
Aiguille de Montre» C'eft la pièce qui marque les heures & les 
minutes. 

Tome L A 




^ DEFINITIONS DES TERMES 

Jile. Eft une des branches dûnVollanc de fonnerie j Aile fe dit 
aiiffi d'une dent d'un Pignon. 

/É/(zoir. Eft un Outil rond dont l'on fe fert pour arondir & 
polir les trous. 

Alidade. Règle mobile fur une Plate-forme pour divifer les 
Cadrans , &:c. La ligne de cette Règle qui pafle toujours par le 
centre de la graduation eft appelle Ligne fducielle , ou Lig-ac de 
foi. Qiiand on ajoute , par exemple , une portion de cercle au 
bas d'un Pendule pour coniioître les degrés de vibrations, le point 
de repos s'appelle Fiduciclle. Les Horlogers l'appellent ordinaire- 
ment Point perpendiculaire. L'Alidade eft aufli appellée ligne de 
foi quand elle eft fixe. 

Afigle. Efpace enfermé entre le concourt indirect de deux lignes 
qui fe joignent en un point j les Angles fe diftinguent par degrés 
fuivant le plus ou moins d'ouverture qu'ils ont. 

Angulaire. On appelle ainfi les Pièces qui ont la forme d'un 
Angle. 

Anneati. Figure ronde, &c. 
* -^ Aihre , Axe , Ttge & Verge font des termes fynonimes j on dît 
'Arbre de Barillet , l'Arbre de la féconde Roue , la tige de la Roue 
de minute, de la Roue de champ , &c. On appelle Arhre l'Axe 
qui a befoin de force pour fupporter un gros poids. 

Arc, Partie, de la circonférence d'un cercle moindre que la 
moitié. 

Archet. Eft une branche d'acier ou de baleine qui bande une 
corde à boyau ou un crin pour fervir à tourner, percer, &:c. 

AjjUtte. C'eft tout ce qui fupporte quelque chofe , comme 
TAfliette d'une Roue eft la partie fur laquelle elle eft rivée. 

Atnofphtre. C'eft l'air qui environne la terre, & quia un poids 
équivalant à environ 28 pouces de Mercure. Ces changemcns 
contribuent à rendre les Vibrations d'un Pendule ôc d'un Balan- 
cier de Montres irregulieres. 

Atome:. Sont des petites parties dont l'air eft rempli , & qui con- 
tribuent à fahr les pièces d'Horlogerie , principalement celles qui 
ne font pas bien enfermées. 

Axiome fe dit d'un fait certain , d'une vérité inconteftable. 



SERVANS A L'HORLOGEP.IE. 5 

B 

Ty Alancier. Cercle d'acier ou de cuivre qui efl: mû par l'ccha- 
.X) pement. C'eft lui qui faic les vibrations dans une Montre : 
un Bdancier a differens ufages , on l'applique à l'Arbre de la Ma- 
nivelle d'une grofle Horloge pour faciliter la remonte du poids > 
plus il elt grand , plus il a de force centrifuge. 

Barette. Pièce que l'on met dans un Barillet près du crochet 
du RelTort pour le maintenir joint contre la Virolle > on attache 
auiîî des Barettes aux Platines pour noyer les Roues. 

Barillet. Pièce qui a la forme d'un Tambotu- dans lequel on 
renferme le Reff:)rt des Montres & Pendules. 

Barillet double , celui qui a une Roue à chaque bout. Barillet 
tournant-, celui qui porte une Roue. Barillet fixe ^ celui qui a une 
Roue mobile à Ion centre. 

Bafcule dans une grolfe Horloge, eft un Levier dont un bout 
donne fur la Roue de cheville d'une Sonnerie , & l'autre tire un 
fil de fer ou de cuivre pour faire lever le Marteau du Timbre , 
on employé les Bajcules en differens ufages. Bafcula &: Leviers font 
fynonimes. 

Bâfe fe dit generallement de la partie inférieure d'une Pièce 
telle qu'elle foit , comme d'un cône , d'un cylindre. Le Rochec 
d'une Fufée de Montre efb fixe à la Bâ/e de la Fufée. 

Bâtarde fe dit d'une Lime dont la taille n'eft ni douce ni rude. 

Bâte. C'eft le cercle d'une Boëte de Montre qui a une Drageoire 
pour loger la fauiïe Plaque d'un Mouvement à laquelle on fait 
ia petite charnière. 

Bâti. On appelle Bâti le ChalTis d'une Machine à fendre les 
roues. 

Borax. Suc minerai qui découle des Mines & qui fe congelé 
de lui-même 5 le meilleur pour fouder eil: le jaune , on l'appelle 
Chryfocolla 5 il y a aulîî du Borax que l'on fait par artifice- Celui 
que l'on fait pafTer pour être de Venife , fe fait avec de l'Alun 
l& roche , denitre , ÔCc on fait calciner le Borax pour qu'il n'en- 
levé pas la foudure quand on le fait fécher trop vite. 

Brai. Pièce qui fe meut furie principe du Levier , & d'une 
Bafctde i on appelle Bras toutes les parties d'une pièce qui a un 
centre. Byas de Levier font les deux côtés d'une Bafcule } l'un 

Aij 



^ DEFINITIONS DES TERMES 

cft ordinairement plus grand que l'autre j les deux côtés d'un 
Fléau de Balance font appelles Bras j celle d'une Equierre s'ap- 
pelle Branche. 

Brunir. C'eft donner un poli aux Méteaux j ce qui fe fait|avec 
une Pierre fanguine , ou un Outil d'acier trempé & bien poli. 
On appelle Brunijj'oir les Outils qui fervent à brunir. 

Bruxelles. Eft un Outil fait en pince pour prendre de petites 
pièces. 

Burin. Outil d'acier trempé qui fert à graver 6c à couper fur le 
Tour les Métaux qu'on veut tourner. 



CAârature fe dit des pièces qui font placées fous le Cadranr 
des Ouvrages d'Horlogerie. 

Cadran. C'eft la Pièce des Montres êc Horloges 'fur laquelle 
font marquées les heures j on nomme aulTi Cadran dans les mêmes 
Horloges les Pièces qui marquent auffi toute autre chofe que les 
heures. 

Cadran Univerfel eft celui qui marque l'heure des principaux 
lieux de la terre. 

Cages font deux Platines avec leurs Pilliers , dans lefquelles 
font contenues les Rottës , Reflorts , Chaînes de Montre , Pen- 
dule , Sec 

Cage d'Horloge de chambre , de groffe Horloge , quoique faite 
différemment , n'en contiennent pas moins toute la Méchanique 
qui eft néccffiire. 

CAihre. C'eft le plan ou le deffin des Pièces qui compofcnt 
une Montre ou Horloge. 

Calibrer. C'eft mefurer avec un petit compas fait exprès les 
dents des Roues &c les aîles des Pignons pour voir lî elles font 
égales entre elles. 

Calotte. C'eft une efpece de Boëte qui renferme le Mouve- 
ment d'une Montre pour le garantir de la pouiTiere. 

Canal. On appelle de ce nom tout ce qui eft creufé pour y 
loger quelque chofe. 

Canon fe dit de tout ce qui eft creux interieu'rement. 

Carillon. Horloge qui fonne difFerens airs. 

Centre. C'eft proprement le Point qui dans un cercle eft égale- 



SERVANS A L'HORLOGERIE. 5 

ment éloigné de tous les points de la circonférence. Centre com- 
mun de pefanteur c9l le point d'un Levier , autour duquel deux 
poids attachés à ce Levier demeurent en équilibre. 

Centre de gravité. Le point ou un corps fufpendu feroif en 
équilibre de tous côtés. 

Centre de rnouzietneni. Le point autour duquel fe fait un mou- 
vement circulaire. 

Centre de mowvement rc'eiproq^ue efl la même chofe. 

Centre d'équilibre forcé ^ eftle pomt ou un corps placé entre deux 
Reflorts bandés , lefquels font un effort égal pour fe dilater eii 
directions oppofées &: eft par cela même retenu en équilibre , étant 
foUicité ou preffe de part & d'autre par deux forces égales & 
oppofées. Le Centre d'équilibre oifif eft le Point où un Corps fe 
trouve entre deux Reflorts lâches ou débandés , enfortc qu'il 
demeure en équilibre , ou plutôt en repos par cela feul qu'il n'eft 
point prefle ni d'un côté , ni de l'autre. Le centre d'Ofcillation 
d'un Pendule eft plus haut que celui de la Lentille , en raifon de- 
là pefanteur de la Verge. 

Centrifuge. Voyez Baluncier. 

Cercle. Figure ronde comprife fous une feule ligne qui a un 
Point au milieu appelle Centre. 

chaîne. Celle qui fert à la Fufée eft faite de petits Maillons 
à peu-près ovales > TOutil qui les fait coupe 6c perce chaque 
Maillon d'un coup de Marteau. 

Chalumeau. Eft un Tuyau courbé par le petit bout , dont on 
fe fert pour fonder à la Lampe. 

chanfrein. Se dit d'une pièce dont on abbat les quarts. Chan-^ 
freindre ou ébifeler un trou avec une Fraife , c'eft le faire en 
cône. 

champ. Roues dont les dentures font parallèles à leurs tiges- 
s'appellent Roues de Champs. Celle qui fait l'échapement qui a la 
même forme s'appelle Roué de Rencontre. 

chape. C'eft la monture d'une ou plufieurs Poulies- • 

chapeau. Eft une Pièce faite en cône dont la bâfe couvre J 
par exemple , une Roue que l'on veut ferrer fur vin des Arbres 
d'une Machine à fendre , le fommet du Chapeau entre dans u» 
petit trou fait au- bout d'une vis qui le fert fortement contre la 
Roue. 

chaperon. 'E^xm.Q Plaque ronde placée , par exemple, fur 4§, 



4 DEFINITIONS DES TERMES 

Pivot d'une Roue de cheville de Sonnerie des quarts , pour faire 
lever le Détentillon de la Sonnerie des hturesparle moyen d'une 
cheville, chaperon fe dit de plufieurs cercles qui fervent à diffe- 
rcns ufages. 

c/jauj]ée. Eft le Canon fur lequel l'Aiguille des minutes d'une 
Montre ell: placé. 

choc. Ell l'cfFort qu'un corps fait contre un autre en le ren- 
contrant. Voyez les Trmtés de Statique. 

chute. Terme dont on fe fert pour expliquer les effets d'un 
engrenage, chute ell fynonime avec choc 

Cilindrc. Ell un corps rond & d'égale grofleur. La corde d'une 
groiïe Horloge s'enveloppe fur un Cilindre de bois qu'on appelle 
£.ouleau. 

Cifatlle. Outil pour couper du cuivre, &c. 
Clavette. Efpecc de Coin pour arrêter les Tenons, Montants» 
Pilliers , êcc. d'une grolfe Horloge. 

clef\ ou Pas-d'Jjne. C'eft une Pièce qui tient une grande Roue 
jointe contre un des bouts d'im cilindre d'une Pendule à Secon- 
des , ou une Roue de Cadran contre fon canon pour qu'elle foit 
ferme à tourner. 

cliquet. Picce qui retient le Rochet & le Reflbrt bandé dans 
un Barillet de Pendule ou de Montre. 

Cccq. Eft un fupport à divers ufages. Le Cocq d'une Montre 
foutient bc couvre le Balancier. 

Cùur. Pièce de cette forme placée fur l'Arbre de la féconde 
Roue d'une grolTe Horloge pour faire dégager le Pied-de-Biche 
de la Détente de Sonnerie. 

Compas. Inftrument dont on fe fert pour tracer des cercles , 
pour divifer , &c. Compas droit fert pour couper des Plaques. 

Compas courbe. Sert pour mefurer un corps rond. Compas de rê- 
duâfion , celui qui ayant deux branches croifées, & mouvant fur 
un centre fixe , forme quatre jambes 5 les deux petites font op- 
pofées aux deux grandes i ce Compas fert pour réduire ou aug- 
menter , par exemple , les Pièces d'une Cadrature , & à plufieurs 
autres opérations. Compas de proportion , eft compofé de deux 
Branches plates & mobiles dans une charnière j par le moyen 
de deux lignes divifées à volonté en parties égales, on a par fon 
moyen \c% grofiTcurs des Pignons , la Roue étant donnée , ou la 
grandeur de la Roue fi le Pignon eft donné , & on a l'un & 



SERVANSA L'HORLOGERIE. 7 

l'autre par le moyen de ce Compas quand les deux points font 
donnés. Cet Outil donne aulFi divers ufages , comme de réfou- 
dre plufieurs Opérations Géométriques , Ailronomiques , &:c. 
de forte que tous ces ufages contiennent un Traité particulier. 
Compteur. Nom que les Horlogers en gros donnent à la dé- 
tente d'une Sonnerie qui entre dans les entailles de la Roue de 
compte. 

Conduites de Cadran Tringles qui portent des Molettes & qui 
engrennent les unes dans les autres à Angle droit , ou obtus , pour 
faire marquer l'heure au Cadran éloigné de l'Horloge 5 il y a des 
conduites faites avec des Genoux } elles font meilleures quand les 
tringles font placées à angle obtus. 

Cône- C'eft une figure faire en piramide , la Fufée d'une Mon- 
tre eft formée en Co/ie ., le grand diamètre elf la bâfe, & le petic 
en eft le fommet , un cilindre plus gros d'un bout que de l'autre 
a une forme Conique. 

Con'ucxe. Eft la rondeur &: la hauteur , par exemple , d'un 
criftal de Montre , ôc le concave eft le dedans 5 on dit que le 
criftal n'a pas allez de concavité quand il touche au canon de 
l'Aiguille des minutes i on pourroit dire aulîi de Convexité , ayanc 
égard à fon épaifleur. 

Corde-ja,fis jin. C'eft une Corde dont les deux bouts font cou- 
fus enfemble , & dans laquelle on renferme quatre poulies quand 
on l'appliqtie à une Pendule à Secondes. Cette Corde a la pro- 
priété de ne point faire perdre de temps au Mouvement quand 
on remonte le poiJs. 

Corps. C'eft tout ce qui a une étendue en longueur , largeur 
& profondeur. Corps flexible k Rcjfort ■, celui qui a changé de figure 
par le choc qu'il reçoit d'un autre corps , reprend de foi-méme 
fa première figure. Corps flexible fans Re^om , eft celui qtii conferve 
fa première figure. 

Cottlan d'un Tour , eft la Pièce qui fixe le fupport ; le Coulan 
d'une Machine à fendre fixe la Fraize. 

CouUjfe. Demi-cercle fous lequel le Râteau du Reiïort fpiral fe 
peut mouvoir. 

Courbe. C'eft tout ce qui n'eft pas en ligne droite, ou qui n'a 
pas une furface bien unie. La Courbe d'une Pendule d'Equation 
efl: une Pièce en fosme d'Eliipfe , qui rentre deux fois fur eile- 
niême. 



B DEFINITIONS DES TERMES 

Coujjln ou Cûttjfmct. Pièce rarraudée qui fait moitié de la Fil- 
liere double. 

Cramailler. Eft un Râteau denté en Rochet qu'on employé 
à certaine Méchanique , comme à des Cadratures de Répéti- 
tion. 

^rtifonnC' Lime bâtarde faite dans une Ville de ce nom. 

Craqtic. Terme pour dire qu'un RefTort commence à fe cafTer. 

Critique. Moment où les Limaçons d'une Répétition changent 
de fituation 5 s'ils ont quelques défauts & que l'on pouffe la Ré- 
pétition au moment du changement, la Répétition n)écompterai 
c'eft pourquoi une partie fe meut par fault pour éviter le mo- 
ment critique. 

Crochet. Il y a difFcrentes fortes de Crochets employés dans 
prefque toutes les Pièces compofées. 

Crotjce. Rayons qui maintiennent le centre d'une Roue. 

Cycloïde. Voyez le Traife des Ech^^^mens, 

D 

y^ Ef//<r/Vr"an R ocliet , c'eft lever le Cll^uef. On dit EncliSfage 
JLy quand on parle d'un Rochet , d'un Cliquet , & de foji 
Reffort qui agiflcnt enfemble. 

Délai. Ce terme a deux significations dans l'Horlogerie > dans 
les Rouages de Sonnerie c'ell le dernier Pignon , qui eft ainfî 
nommé parce qu'il fert à ralentir la vîteffe de la Sonnerie. On 
appelle auffi Délai l'efpace de tems qu'il y a depuis que la che- 
ville de la Roue d'Etoteau fe repofe fur le Detentillon jufqu'à 
ce que la Sonnerie parte. Cet intervalle eft dans toutes les Son- 
neries , excepté celles qui ont des Détentes à fouet. 

Dent. Se dit de différentes chofes. La même partie dans un 
l'ignon fe nomme Aile. 

Détente. Il y en a de plufieurs formes. Leurs ufages font de 
faire détendre les Sonneries. 

Détcn-tdlon. C'eft la partie qui eft élevée par les chevilles de la 
Roue de Minutes. 

Dire^ion. On dit Ugfte de Dire^ion , quand un corps fe meut 
ou fait effort pour fe mouvoir vers un certain côté. En gênerai 
teut^s lignes par lefqu^lles un corps agit , foie eu tirant , foit en 
çouffant , ôcc s'appellent lignes de Dire^ions. 

Dot^ 



SERVANS A L'HORLOGERIE. ^ 

XXoigt de la Pièce àcs quarts d'une Répétition , eft un bras 
pointu qui entre dans les chevilles pour régler le nombre des 

quarts. 

Dos-d'âne- Corps ayant deux furfaces inclinées l'une vers l'au- 
tre , & qui forment un angle. 

Do[]ier. Ce font les deux Plaques qui tiennent une Lime droite 
pour r€gler la profondeur d'ime denture. 

Drageotrc. Rainure qui tient , par exemple , le criftal d'une Mon- 
tre , le couvercle d'un Barillet , 2cc. 

Vrille. Outil qui porte un Foret pour percer certaine Pièce 
pefante> comme Boëte de Pendule de cuivre, ôcc 



T^Bifelery voyez Clanfreh. 
{t^j Equanjfoirs. Verge d'acier trempé à 4. 5. ou €. pans pout 
agrandir ou croître des trous. 
. Echapement. Voyez l'article des Echdpemcns. 
Ecrou. Pièce quarrée ou à pans percée ôc tarraudée , dans 
laquelle entre une vis j c'eft aulFi un Ecrou que l'on tourne pour 
haufler & baiffer la Lentille d'un Pendule. ] 

Ecroùir, C'ell forger du Leron pour le rendre dur ôc roide , 
parce que cela refferre les pores. 

Eflafi^uer. On dit eflanquer un Pignon pour dire le vuider. 
Egaler un Pignon, une denture de Roue, C'eft en rendre les 
Idents égales. 

Elapque. QLialké ou vertu d'un coi-ps qui fait refTort tel que 
principalement l'acier trempé. 

Elltpfi. Ovale ou ligne qui fe forme de la feétion d'un cône 
droit , par un plan non parallèle à fa bâfe. EUipfe eft à peu-près 
la forme d'une courbe de Pendule d'Equation. 

Enihnfe. Ccft une affiette qui fe referve fur l'Arbre d'une 
grande Roue en le forgeant. Alfutte & embafe , font fynoninies. 
Toutes les deux font pour retenir une Roue fixe fur fon Arbre^ 
par le moyen d'une Clavette ou d'une Rfijute. 

Emhichetage. Terme dont on fe fert pour déterminer la gran- 
deur de la Platine de delTus d'une Montre , afin qu'elle ne tou- 
ciie pas à la Boete quand on ouvre ou qu'on ferme le Mour 
yement. 



îo DEFINITIONS DES TERMES 

ËncM^ge. Voyez Décltcîer. 

Engnnntr. C'eft l'efFec de la dent d'une Roue qui entre dans 
l'aîle d'un Pignon. 

Epîeicle. Petit cercle qui fe meut dans un autre cercle excen- 
trique qui le fait mouvoir. 

Equation. C'ell la différence du temps vrai au temps moyen , 
ou la vyiation apparente du Soleil par rapport à l'heure égale 
de la Pendule. Voyez les Tables d' Equations qui font dans le Livre 
de la connoi^ance des Temps , ou celle qui eji dans ce Traité. 
' Eqiierre. Outil dont on fe fert pour mettre les ouvrages à an- 
gle droit. 

Equilibre. Se dit d'un poids qui en égale un autre. 

Effieu ou Axe , font fynonimes. Voyez Arbre. 

Etewper. Se dit quand on cliafle un quarré dans un trou pour 
l'équarir , &c. C'ell en général faire prendre à une Pièce la figure 
d'une autre > c'eft pourquoi on dit aulîi étemper une Roue de 
champ ou de rencontre lorfqu'on relevé le champ avec un tas 
d'acier. 

Etoile en matière d'Horlogerie i il y en a de plulîeurs nombre 
&: forme. L'Etoile d'un Limaçon de Répétition eft une Roue 
place divifée en douze , dont les dents fe terminent en pointes. 

Etoteau. Petite Cheville qui fe meut fur une Roue de Sonne- 
rie pour l'arrêter & faire le délai , ô: laquelle Roue on appelle 
Roué d'Etoteau. 

Strier. C'eft un efpece de Pont dont les pieds font parallèles. 

Excentrique. Cercle qui a un autre centre que celui oîi il eft 
renfermé. On fait marquer les Secondes fur un Cadran Excen- 
trique , quand on parle de la diftance qu'il y a entre les deux 
centres qui ne font point concentriques. On dit i^ Excentricité , &c. 

Excurjicn figniiie cours , ou courfe. 

Extrême. Terme de Géométrie. Il y a toujours deux Extrêmes 
dans les Expériences que l'on fait qui font le commencement Sc 
la fin j le miheu s'appelle moyen. 



77 iducielle. Voyez Alidade. 
Jl Ftgur, Forme extérieure d'une chofe mat^erielle. 

Filet , ou Pas de Fis , font tournés Jprallement autour d'un 
cilindre. 



SERVANS A L'HORLOGERIE. u 

Fillierc. Plaque d'acier trempé, où il y a des trous de pîuficurs 
groffeurs tarraudés pour faire des vis. 

Fixe. C'ell tout ce qui eft arrêté. Fixer un poids , une Roue , 
tic. c'ell les river ou arrêter autrement. 

Fleuron. Partie d'un ornement , ou le Fleuron d'une Aiguille , &:c. 

Foliot. Nom ancien de la Pièce qui tenoit lieu de celle que l'on 
nomme aujourd'hui Balancier. 

Force, fignifie ici piaff'ance , forces mowvafites , c'efi: la même 
cliofe que pu.'jjance j on ne peut augmenter la force mouvante 
qu'en lui donnant plus de vîtelTe. Ce que l'on gagne Cn temps 
on le perd en force , c'ell-là le principe de toute la Mécha- 
lîique. 

Forer. C'eft percer un trou avec un Forer. 

Fourchette. Pièce attachée à la Verge des Palettes d'un Echa-^ 
pement de Pendule. 

Frai/}. Lime ronde qui s'applique à la Machine à fendre les 
Roues i il y a des Frailes de plulieurs formes & figures. 

Frifer. En terme d'Horlogerie , c'ell ôter la petite pointe àzs, 
dents des Roues. 

Frottement. On ne fçauroit faire mouvoir une feule Pièce qu'il; 
n'y ait des frottemens. Toutes celles qui fe meuvent & qui font 
mouvoir fur le principe du levier ont moins de frottemens que 
celles qui fe meuvent par des plans inclinés. 

Fuseau. Dent d'une Lenterne d'une groiïe Horloge. 

Fuféc. Pièce d'une forme conique fur laquelle s'enveloppe une 
chaîne pour tirer le Mouvement d'une Montre, d'une Pendule, &:c. 

G 

G Aràe -Chaîne. C'efl l'arrêt du Crochet d'une Fufée pour em- 
pêcher que la Chaîne ne caffe. 
Cjeneration. Se dit de la formation des lignes courbes produites 
par le mouvement de quelques autres lignes , foit droites ou cour- 
bes. La Generatiort 'de la. Cyclotde , de la Spirale , &c. On n'a d'or- 
dinaire les lignes courbes que par des mouvemens compofés que 
l'on imagine dans d'autres lignes. 

Génératrice. On dit auflî Génération du Cône , du Cilindre,&c. 
c'eft-à-dire , la formation ou produdlion de ces corps par de cer-. 
tains mouvemens de lignes. 

Bij 



3z DEFINITIONS DES TERMES 

Genou. C'eft un Globe ferré entre deux Plaques concaves qui 
peut fervir auffi pour fufpendre une Horloge dans un Vaifleau > 
on s'en fert encore pour faire mouvoir les Aiguilles de Cadran 
de grofTes Horloges. 

Globe. Eft une boule ronde & égale de diamètre de tous côtés. 

Corge. Eft une efpcce de moulure concave. 

Goupille. Petite pointe en forme de clavette pour arrêter , par 
exemple , la Cage d'une Montre , & beaucoup d'autres Pièces. 

Coûte. Petite Plaque ronde convexe d'un côté Se un peu con- 
cave de l'autre ; on l'appelle quelque fois Goûte de Suif. 

Graduer. C'eft divifer un cercle en autaiu de parties que l'on a 
befoin. 

Crain-à'Orge. Fiî^ure d'un Angle pointu dont labâfe eft arron- 
die j il y a des fulpenfions de. Pendule à Grain-d'Orge , autre- 
ment dit à Couteau , Lime à Grain-d'Orge , ôcc 

Crattc-BofJJe. Outil dont les doreurs fe fervent pour éclaircir la 
dorure. 

Gra'vitc. Poids , impreffion que fait un corps pefant fur un plus 
lé"-er. On appelle en terme de Méchanique Centre de Gravité Is 
poids qui le divife en deux parties d'une égale pefanteur , en forte 
que fi ce centre étoit fufpenduil refteroit en équilibre. 

Guide. Eft un Outil qui fert à conduire un Foret pour peccer 
droit les Platines de Montres ôc de Pendules. 

H 

f 'TJ'Elice. C'eft la forme d'unie vis qui tourne autour d'un Ci- 
jlJl lindre. 

Hori'z,onta,lc. C'eft tout ce qui eft pofé de niveau j le Balancier 
d'une Montre eft horizontal , quand elle eft pofée fur une table, 
& quand elle eft accrochée , il eft vertical. 

Hyfomochion. Terme de Méchanique , point qui foutient le Le- 
vier , & fur lequel il fait fon effort quand on k baifle ou. quand 
on le levé* 



J 



Amhe. Moitié d'un Compas, &c. 

Jeu. Pour dire qu'une Pièce a la liberté qu'elle doit avoir. 
Incidence. Chute d'une ligne , d'un ray^on ou d'un corps fur 



SERVANS A L'HORLOGERIÇ. j;^ 

un autre L' Incidence d\me ligne oblique en fait my aigu." & l'au- 
tre obtus. _ ^ 

Incline. Inclinaifon d'une ligne droite à un plan , "' l'angle aigu 
de deux lignes droites tirées dans chaque plan par un même point 
de leurs iedions. On dit plan incliné celui qui n'eft pas pofe ho- 
rizontalement. On dit en Horlogerie plan incliné, ou talus, tou- 
tes fortes de parties plates dont la direclion ne tend pas au cen- 
tre de la Pièce mue. 

Index. Petite Aiguille fixe qui marque fur un cercle mobile les 
divifions qui y font gravées. 

Interfe^tion.Vo'mt où deux lignes fe coupent l'une l'autre. 

ifochrone fignifie égale. Les Vibrations du Pendule {Impie palTent 
pour être Ifochrones. 

L 

XAM E fe dit de plufieurs Plaques de Métal foibles &: longues. • 
On dit Lame d'un Reffort de Pendule, de Montre , êcc 

Lanterne. Eil: une petite Roue placée au centre d'une grande j 
elle tient lieu de Pignon dans les grodes Horloges. Les Lanternes 
font compofées de Fufeaux ronds cilindriques , montés & rivés- 
entre deux Plaques parallèles. Il feroit à fouhaiter que l'on pût 
exécuter les Lanternes en petit avec autant d'égalité & de faci- 
lité que l'on fait les pignons pour s'en fervir dans \es Montres i 
mais l'exécution en eft trop difficile , on doit former les Aîles 
des Pignons en général autant qu'il fera poffible fur la forme d'une 
Lanterne, quoi qu'en puilTe dire les Partifans du fentiment con- 
traire. 

Lardon, Pièce longue que l'on met à coulifle. La queue d''aron- 
de que l'on met au nez & au talion de potence de Montre , s'ap- 
pelle aufli Cou/ijfe ou Lardon. 

Lentille. En parlant du Pendule c'efl un corps pefant de figure 
ronde ôc lentigulaire , qui fe termine à angle aigu. On met des 
Lentilles aux Pendules à Secondes de toutes pefanteurs & diamè- 
tre. L'ordinaire elt d'environ trois ou quatre livres. On en a fait 
cjui pefoient jufqu'à cinquante; Leurs vrayes pefanteurs n'efl pas 
encore déterminée. 

Levée. Eft un petit Levier mobile placé fur la tige d'un Màr-^ 
teau de Répétition i on l'appelle aulîî Echapemcnt. 

Levier. Verge ou Barre qtie l'on fuppofe inflexible & fans 



14 DEFINITIONS DES TERMES 

pefanteur , érq.nt apuyée fur un point , de force qu'il foie , fi l'on 
veut , horizonral. Si d'un côcé de ce point l'on aplique le poids 
& de l'autre la puiflancc , il eft clair que fi le poids l'emporte 
fur lapuiflance, ou la puifiaiice fur le poids, ils Feront mouvoir 
le Levier. 

Liant. Qtiand on parle d'un Reflort qui efl: doux Se qui n'a 
point de frottement , on dit qu'il eil bien liant. 

Ligne çn. Géométrie , longueur fans largeur & fans épaiiïeur , 
qui va d'un point à un autre- Ligne de direction ell celle qui 
pafle par le centre d'un Levier & par le point ou il fait effort : 
on ne peut calculer la force des Leviers coudés qu'en faifant ou 
fuppofant une Ligne de diredlion du centre au point où il fait 
effort. Il faut voir là-deffus les Livres qui traitent des Méchani- 
ques. On dit Ligne des deux centres celle qui va d'un centre à 
l'autre. 

Limaçon* Eft: un cercle tourné fpiralement & divifé en douze 
degrés pour régler les coups de marteau d'une Répétition. Le 
Limaçon des quarts eft partagé en quatre degrés. 

Limbe. C'elt le bord d'une Roue plate. 

Lime. Voyez Lime dans le Traité des Outils. 

Loupe. Verre convexe , c'eft-à-dire , plus épais au milieu que 
vers les bords. Il grofiit les objets , on s'en fert pour découvrir 
ks petites parties des chofes qu'on travaille. 

Lunette. En Eîorlogerie c'cft le couvercle d'une Boëte de Mon- 
tre dans laquelle on met le Criftal. Il y a des Outils de Tours 
q^^u'on appelle auiïï Lunettes. 

M 

'JL^Achine. On appelle Machine un compofé de plufieurs 
U. VJL Pièces pour fcrvir à augmenter la force ou la puiflance , 
pour mouvoir ou pour arrêter un poids : l'arrêter , c'eft le met- 
tre en équilibre > le mouvoir c'elt l'emporter fur lui. On appelle 
ToidiS tout ce que l'on regarde comme devant être mû ou arrêté, 
force ou puijjance tout ce qui doit agir pour produire cet effet , 
& Machine , jtout ce qui donne à la force oti puiffance plus 
d'avantage pour a^ir qu'elle n'en a par elle-même. Comme le 
mouvement fe melure par le produit de la maffe & de la vîtefle 
des corps , & que deux corps dont les maffes font inégales ont 



SERVANS A L'HORLOGERIE. 15 

des mouvemens égaux , fi la vîrefle du plus petic récompenfe 
précifement la maJe , il s'enfuie que la mafle d'une petite force 
ne pouvant être augmentée , il n'y a que fa vîteffe qui puiiîe 
rêcre , ôc que c'ell-la le feul moyen de la rendre égale ou fupe- 
rieure à un poids qui auroit dû l'emporter par fa maffe. Toutes 
les Machines n'ont donc poi;r bue que de difpofer & de placer 
la puiiïance 6i le poids, en forte que dans leurs mouvemens qui 
font toujours oppofés , la vîteffe de la force foit plus grande que 
celle du poids que l'on fuppofe toujours plus grand par fa malTe: 
Ainfi dans le même temps que le poids ne parcourt qu'un petit 
efpace , la puiiTance ell obligée d'en parcourir un grand , & ce 
defavantage de la puiffancc a fait dire à tous les Méchaniciens , 
aite ce que l'ongaguc en force on le perd en efpace cr en tems. 

Il y a plufieurs Machines fimples telles que le Levier, le plan 
incliné, la R.ouë avec fon Arbre , 'la vis &Ia poulie. 

Les Machines compofées font faites des Machines hmples dif- 
féremment combinées enfemble. 

Toutes les Pièces d'Horlogerie font des Machines plus ou moins 
compofées. 

Maillon. Petite Pièce d'une forme ovale percée de deux trous 
pour faire des Chaînes de Montres. 

Main. Eil une Pièce que l'on employé quelque fois dans les 
Répétitions. Elle ell divifée en quatre doigts j quoique fon ufage 
foit fort bon on ne s'en fert à prefent que dans certain cas. 

Mandrin. Eli un Outil qui donne fa forme à un trou , dans 
lequel on le fait entrer. 

Mani'veUe. Eft un Levier placé au bout d'un Arbre à angle 
droit , l'autre bout de ce Levier porte un manche parallèle à l'Ar- 
bre , par lequel on fait tourner plufieurs chofes. 
Martenu. Outil. Voyez la Planche i . 
Marteau d'Horloge ^ celui qui frappe fur le Timbre. 
Uéchanlque. Art de compofer toutes fortes de Machines mou- 
vantes. On dit la Méchunique d'une Machine pour dire l'efFec 
des Pièces qui la compofent. La Méchanique de cette Machine 
ell {impie pour dire qu'il y a peu de Pièces , & que leurs effets 
font naturels , folides , 6: ont peu de frottemens. On appelle 
Méchanicien un Sçavant Géomètre qui fçait l'art & le calcul des 
forces mouvantes. 

Microfiope. Sorte de Lunette , qui groffifTant les objets extraor- 



itf DEFINITIONS DES TERMES 

dinairement , faic découvrir les moindres parties des plus petits 
corps de la nature. On s'en fert pour s'afltirer du poli & de la, 
forme cilindrique des pivots , &c. 

Mixte. Terme de Phyfique. Corps Mixte , c'eft-rà-dire , com- 
.-pofé de plufieurs autres fortes de, corps. Pendule mixte , celui 
<m.\ eft adapté à un Mouvement , & Pendule fmiple ell celui 
,qui eft feul. 

Mobile. Eft tout ce qui a du mouvement. 

Mobile k frottement. Eft une Pièce qui tient fur une Plaque avec 
-unContre-Reffort qui ne peut tourner qu'à force. Il y a plu- 
iîeurs Pièces qui fe meuvent fur ce principe , & qui font exécu- 
tées différemment. 

Mollette. Eft une petite Roue qu'on employé aux conduites 
des- Cadrans des grofles Horloges. 

Montant. Sont les barres de fer ou de cuivre qui font partie 
<le la Cage des grofles ôc des moyennes Horloges à poids , dans 
lefquelles roulent les Pivots des Roues. 

Montre. Machine ou petite Horloge portative qui marque 
l'heure , les minutes & its fécondes quand on veut. J'en ai raie 
-qui fonnent d'elles-mêmes l'heure, ôc 'les quarts , qui répètent 
l'heure à chaque quart d'elles-mêmes & qui font à Répétition à 
l'ordinaire > elles ont de plus la propriété que le Reflbrt eft re- 
monté à chaque fois que l'on pouile la répétition , elles mar- 
quent les fécondes concontriqtiement. Ces Montres s'appellent 
horloges à trois parties. L'Art de faire des Montres eft fi perfec- 
tionné , qu'on leur fait faire quantité d'effets furprenans & par 
des voyes èi des Méchaniques toutes différentes qui tendent 
jiéanmoins au même but i mais Igs unes font plus fimples & plj*s 
iblides que les autres. 

On a vu anciennement des Montres fi petites, qu'elles étoient 
renfermées dans des chatons de Bagues ôc des pendans d'oreilles 
de femme. 

Uortoife. Eft un trou long & quarré par les deux bouts , qui 
fert pour l'affcmblage des grofles Horloges , dans lefquelles mor- 
toifes on met des Clavettes- 

Moufle.. Sont plufieiirs Poulies qu^on employé 'pour lever aife- 
«lent des fardeaux i elles fervent dans l'Horlogerie pour multir 
plier le tems de la remonte d'une Pendule- 

Mouvements Tjcrme de Phyfique î adion par laquelle un corps 

efl 



SERVANS A ^HORLOGERIE. 17 

cfl: mû : Il y a quatre chofes à confiderer dan^ le mouvement 5 la 
niafle du corps qui ell: mu , l'efpace qu'il parcoure , le temps 
^u'il employé à le parcourir, Se le côté vers lequel il fe meut. 

Plus la malTe du corps mu eft grande , plus il faut de force 
pour le mouvoir. Le rapport de refpace que le corps parcoure 
au tems qu'il employé s'appelle TÎte\je. Pour mouvoir un corps 
plus vîte il faut plus de force que pour le mouvoir lentement. 

Il eft évident qu'il faut la même iorce pour mouvoir un corps 
avec deux degrés de vîtefle, que pour mouvoir le double de ce 
corps avec un degré , d'où il fuit que la force eft égale dans deux 
corps inégaux , li le plus petit va plus vîte à proportion de ce 
qu'il eft plus petit &; que dans deux corps qui vont également 
Vice j (î le plus lent eft plus grand à proportion de ce qu'il eft 
plus lent , la force eft encore égale. 

Le principe général eft donc que quelles que foient les mafîcs 
& les vîteffes de deux corps , fi le produit de la mafle de l'un 
par fa vîteffe eft égal au produit de l'autre , leurs forces font 
égales, &: ces forces s'appellent aulîi leurs quantités de moiivcmeHs. 

Si ces corps font tellement firués que leurs mouvemcns foient 
oppofés , alors comme leurs forces , ou quantités de mouvemens 
font égales , ils ne pourront agir l'un contre l'autre , ôC demeure- 
ront en équilibre. 

L'Equilibre fe fait donc entre deux corps , quelques inégaux 
<]u'ils foient, toutes les fois qu'il arrive que le grand ne pourroit 
fe mouvoir , fans obliger le petit à fe mouvoir d'une vîcelTe qui 
jécompenferoit la petitefTe de fa maffe. 

Le rapport qu'a le mouvement d'un corps au côté vers lequel 
îl fe fait , eft la détermination de ce mouvement ; ce qui fait qu'un 
corps va ou de haut en bas, ou de bas en haut , ou de droir à 
gauche , ôcc ôc fa détermination quand il rencontre un autre 
corps qui s'oppofe à fon paflage &; qu'il ne peut ébranler , il 
faut néceflairement que fa détermination change 6c qu'il en 
prenne une contraire : c'eft ce qui arrive en toute réfieclion 
quand un corps reçoit du mouvenient de deux forces qui ten- 
dent à lui donner des déterminations différentes. Comme il ne 
peut fuivre abfoiument ni l'un ni l'autre , il prend une ligne 
moyenne entre les deux déterminations , comme fi l'une des for- 
ces tend à lui faire décrire un côté d'un parallelograme , & l'autre 
force l'autre côté , le corps décrira la diagonale. Ce mouvemeuc 
Tome h C 



,8 DEFINITIONS DES TERMES 

s'appelle compofé , auquel on oppofe \ç. fimpU que l'on conçoit 
comme fait félon une feule détermination. 

Le mouvement compofé varie en une infinité de manières & 
fe fait tantôt par des lignes droites , tantôt par des courbes , & 
par une infinité de courbes différentes , félon que les mouvemens. 
(impies dont il eft compofé fe font par des lignes droites ou cour- 
bes , & font uniformes ou accélérés , ou retardés. 

Les corps qui fe rencontrent fe communiquent du mouve- 
ment fuivant de certaines proportions que les Philofophes tâchent 
. de découvrir > ce font ces proportions qu'on appelle Règle dtt 
mouvement^ ou Loix de la communie aticn du mowvcmcnt. 

Mouvement local. Eft le changement de place d'un corps d'un 
lieu à un autre par un flux continuel. 

Aloycn. Ce qui tient le milieu de quelque chofe. On employé 
la force moyenne en plufieurs occafions. Les Cadratures ancien- 
nes qui avoient des détentes à foiiet étoient fujettes à manejuer, 
fi la force moyenne des ReiTorts n'étoit pas bien proportionnée % 
ce qui étoit un mauvais principe. 

N 

A 7 ^t,' ^°V^^ Potence^ 
jj\ Niveau, Inftrument qui fert à tirer ou à déterminer des. 
lignes parfiitement horizontales. 

Nombre. Se dit de la quantité de dents donnée à chaque Roue 
d'une Horloge pour qu'elle falTe les révolutions qu'on demande. 
On dit Nombre rentrant quand le nombre du Pignon eft partie 
aliquote du nombre de la Roue dans laquelle il engrenne. 

o 

OBlit^ue. Ligne qui n'eft pas à plomb , qui ne fait pas des an- 
gles droits". Ligne oblique s'oppofe à ligne perpendiculaire. 
Toute ligne droite qui cif oblique fur une autre fait un angle 
obtus d'un côté &: un aigu de l'autre. La perpendictxlaire en taie 
deux droits égaux. 

obtus. Angle quia plus de po degrés. Tout Levier qui eft mu 
par un plan incliné dont la puiflance eft rentrante , eft appelle 
Talus , ou angle obtiis , 2c ceux qui font mus par une puiflance 



SERVANS A L'HORLOGERIE. i, 

fityanre font appelles ai^as ou plan incliné y,^^r: exemple, le plus 
grand bras de i'anchre d'un Echapement porte un Talus , & l'au- 
tre bras un PU» incliné j mais généralement parlant plan incliné 
& Talus font fynonimes. 

Oeil. Se dit du trou que l'on fait à chaque bout d'un Reflorc 
de Barillet , dont l'un tient au crochet de l'Arbre , & l'autre à 
celui de la ViroUe. 

Otbe. Corps fpherique qui eft contenu fous deux fuperficies 
l'une convexe, &: l'autre concave. 

Oreille d'un Cocq. Ce font les deux pieds qui portent à plat 
fur la Platine pour y être fixés avec deux vis. 

Ortogonale. Se dit d'une ligne qui tombe à angle droit fur une 
autre , & on dit ortogonallement pour dire à plomb à angle 
droit. 

OfcilUtion. On prend le point d'Ofcillation d'un Pendule, plus 
haut que le centre de la Lentille , à caufe de la pefanteur de la 
verge. Plus elle eft pefante , plus le centre d'Ofcillation monte- 

Ovale. Curviligne plus longue d'un côté que de l'autre par 
l'inégalité de ces deux principaux diamètres. Ovale efl la même 
chofe qii El lip/è. 

OxigonC' Se dit des triangles dont les trois angles font aigusJ 



PÂlette d'une Verge de Balancier. Ce font les parties de Le- 
vier qui engrennent dans la Roue de Rencontre. On dit im- 
|)roprement Largeur des Palettes , ce qui ell longueur, puifqu'eiles 
font formées du principe du Levier j ce font donc de petits Le- 
viers plus longs les uns que les autres , félon la diftance des dents 
de la Roue de Rencontre. 

Pane de Marteau , ell le côté le plus mince. 
Paradoxe. Veut dire fentiment contraire à l'opinion commune. 
Parallèle. Se dit des li2;nes é2;alement éloignées entre elles & 
qui ne fe toucheroient jamais quand on les prolongeroit à 
l'infini. 

Parallclograme. Figure Plane terminée par quatre lignes droites 
parallèles. 

Parallélépipède^ Corps folide enfermé par plufieurs faces pa- 
yalieies. 



Cij 



lo DEFINITIONS DES TERMES 

Parois. Se dit du côté d'un trou où le Pivot frotte. 

Pendant. Eft le Bouton d'une Boëte de Montre. 

Pcniillon 6c Fourchette font fynonimes. C'eft une Verge rivée 
avec la tige de l'Echapement pour communiquer le mouvemenc 
nu Pendule & le maintenir en vibration j ce qui a fans doute fait 
donner deux noms à cette Pièce , c'ert que le Pendillon porte- 
une broche qui entre dans une ouverture faite au plat de la 
,Ver>^e du Pendule , & Fourchette c'eft effeftivement une Four- 
chette qui tient lieu de la broche dans laquelle paffe la Verge 
du Pendule. 

Pendule. £(1 une Verge de difFereote longueur que l'on fufpenct 
aux Horloges pour régler leur mouvement. Elles ont des poids 
placés à un de leurs bouts qu'on appelle Lentille. Pendule fimple 
c'eil celui qui étant fufpendu , continue fes vibrations fans au- 
cun fecours étranger. J'en ai fait un qui alloit jufqu'à environ 
14 heures. Un tel Pendule doit avoir 3 pieds 8 lignes environ 
6 points 5 fes vibrations font d'une féconde. Avant l'ullige de nos 
Pendules à Secondes, le Pendule limpleétoit utile pour les obfer- 
vations. A prefent on s'en fert pour déterminer la vraye longueur 
du Pendule à Paris &; dans les difFcrens endroits du monde j ce 
qui a rapport à l'Affcronomie &: à la Géographie. 

Pendule mixte. C'ell celui qui elt maintenu en vibration par un 
Rouage. Ce Pendule n'ell pas toujours fur de battre les Secon- 
des avec la longueitr du fmiple. Il le faut quelquefois plus long 
ou plus court , félon la nature de fon échapement j ce qui dé- 
pend de la b.onneou mauvaife qualité du Rouage, de la pefau- 
teur de la Verge, de la Lentille , & de la force motrice. 

Pendule inflexible. Eft celui qui ell fixé fur la Verge de Palette 
de l'Echapement. 

PercuHion ou choc des corps. ImprefTion d'un corps qui frappe 
ou qui tombe fur un autre. Il y a un Traité de la percuffion des 
Corps par M. Mariotie , de l' Académie Royale des Sciences. Il fe vend 
rue S- Jacques à l'Image S. Paul. 

Permettre. Circuit, contour d'une figure, fommes de toutes les 
lignes c]ui la terminent. 

Peripherie. Se dit de la circonférence ou le tour d'un cercle, 
d'un ellipfe, Sec- ce que les Ouvriers en bois appellent Pour tour. 

rerpendicuUire. Ligne miroite tombante fur une autre ligne , £iit 
les angles droits de parc & d'autre. Une ligne droite ell perpen- 



SERVANS A L'HORLOGERIE. rj 

diculaire à une courbe quand elle tend à la tengeante menée par 
le point ou la droite tombe fur la courbe. Voyez Tingeunte. Lignt 
ferpenàickiaire à l'horizon, Plan perpendiculaire ^ celui qui eft ver- 
tical i Perpaidictiie , ce qui tombe à plomb. On appelle le Perpen- 
dicuU d'une Horlo2;e , pour dire le Pendule. 

Ferpcndicule. Filet qui tend en bas par le moyen d'un plomb 
que l'on y attache. 

PeJ^nteur- Qiiantité par laquelle une chofe pefante eft portée 
en bas. La pefrntmr abfolu'e d'un corps pefant dans un milieu li- 
quide , ell la force que ce corps a de defcendre lorfqu'il eft libre 
ôc qu'il ne touche à quoique. ce foit , qu'aux parties de ce milieu. 
Telle eft la pierre qui étant libre dans l'air ne touche qu'aux par- 
ties de l'air lorfqu'eîle defcend. On appelle pcfunteur rclatiz'e d'un 
cor pi la force qu'il a de fe mouvoir étant appliqué à quelque 
autre chofe qu'aux parties du milieu. Ainfi dans un corps qui 
eft fur un plan incliné , {xpcjanteur relative eft la force qu'il a de 
rouler fur ce plan. Il y a encore une Pefanteur ou gravité fpeci~ 
fique j c'eft celle qui procède de la dencité des matières ou de 
quelque autre caufe , par laquelle un corps pefe plus qu'un au- 
tre de pareil volume. Tel eft un pouce cube de plomb, qui pefe^ 
plus qu'un pouce cube de fer. 

Pétitions. Terme de Géométrie , fe dit des demandes claires &r 
intelligibles , dont l'exécution &: la pratique ne requièrent au- 
cunes démonftrations. 

Phnfc. Se dit de diverfes apparences ou afpeâ:s de la Lune , ^c, 

Piei-de Biche. Eft le bout d'une dérente qui eft brifée. 

Pignon. Petite Roue dentée placée au centre d'une grande 

pour multiplier plufieurs tours aux dernières Roues, & faire faire 

des révolutions terminées à certaines Roues j les dents des Pi-?- 

gnons s'appellent Ailes. 

Pillt(.rs. Les Pilliers font partie d'une Cage de Montre , &c. 
puifqtie c'eft par leur moyen qu'on éloigne les Platines à la di- 
llance que l'on veut pour contenir les Roues , 6cc. Faux Pilliers 
font ceux que la fauUe Plaque porte. 

Pincette. Outil en forme de petites Pinces, qui eft trés-nécef- 
faire à quantité d'ufages. 

Ptramide. Terme de Géométrie , corps folide qui finit en un 
feul point , & qui eft terminé par autant de furfaccs triangu- 
Jaires que fa bâfe a de côtés. Le point où aboutit la piramide 
^'appelle Sommet. 



Ai DEFINITIONS DES TERMES 

Pirouette. Ancien échapement de Montres , dont le Balancier 
faifoit plufleurs tours. 

Fivot. Eli: le bout des Arbres , des Tiges , &c. qui entre dans 
les trous des Platines pour y tourner librement. 

Planer. C'eft forger à petits coups une Platine jufqu'à ce qu'elle 
foit bien dure. 

Plaque. La Plaque d'une Pendule efl: celle fur laquelle on at- 
tache le Cadran d'un côté , & le mouvement de l'autre. La 
fdujfc Plaque ell une Platine de la grandeur du mouvement fur 
laquelle on ri^e des petits Pilliers pour donner la hauteur con- 
venable à la Cadrature. Les Montres ont de même leurs fiuffes 
plaques ; mais elles font un peu plus grandes que les Platines 
jdu Mouvement. 

P latte-forme. C'eft une Plaque ronde remplie de cercles dans 
îefquels (ont divifés les nombres dont on peut avoir befoin dans 
l'Horlogerie. Cette Platte - forme fert pour divifer les Roues. 
[Voyez les Machines a fendre. 

Platine. C'eft une des Plaques de la Cage d'une Montre, d'une 
pendule , &c. Voyez Ca^e. 

Plier. Se dit .d'un Reflbrt qif on enveloppe autour d'un Arbre 
pour le mettre dans le Barillet. 

Podomètre ou Compte-pas. C'eft tm Inftrument en forme de 
Montre qui fert à mefurer le chemin qu'on fait i il eft compofé 
d'une Roue de loo. &: d'inie autre de lOi. qui engrennent 
dans un Pignon de 6. Ce Pignon eft mû chaque pas que l'on fait 
par un cordon attaché att genou qui tire un efpece d'échape- 
ment qui fait fauter une Etoile enarbrée fur le Pignon i ce qui 
fait faire un degré du Cadran à une Aiguille , pendant qu'un 
autre en fait le tour & qui marque lOO pas , & l'autre Aiguille 
marque les centaines. On ajufte cette Machine aux Chaifes de 
fofte , &c. 

Poids. En Méchanique on appelle poids tout ce que l'on re- 
garde pour être mû ou foutemx , & l'on oppofe Tipuiffance qui eft 
ce qui doit agir pour mouvoir ou foutenir le poids. Dans toutes 
les Machines on fuppofe le poids plus grand que la puijfance , & l'on 
rend la puilTance égale ou fuperieure par l'augmentation de fa vî- 
teffe- Un Pendule eft hpuiffance réglante de l'Horloge, de même 
que le Balancier & fon Reflbrt fpiral le font de la Montre. Voyez 
Machine & Mouvement. On appelle par abus contre-poids le petit 



l 



SERVANS A L'HORLOGERIE. ij 

oids que l'on met à la corde d'une Horloge pour la retenir fur 
es pointes de la Poulie. 

Font. Se dit de toutes les Pièces qui font fixées , &: qui fer- 
vent à porter des Pièces qui ne pourroient pas avoir de centre fur 
Ja Platine. 

Fore. Tous les Métaux Se Minéraux , &c. font compofés de 
petites parties qu'on appelle Pores. L'or a fes Pores plus ferrés que 
l'acier j ce qi;i rend fon volume plus pefant. 

Portée. Se dit de l'afîiette d'un Pivot : quand elle a trop de 
diamettre, on dit qu'elle a trop de portée, èc par conféquent de 
frottement. Le pied d'un Cocq , d'un Tenon trop étroit n'a pas 
alfez de portée pour être folide. 

Pojkion des Pièces d'une Machine. C'eft un grand dé£xut que 
de ne pas donner une pofition avantageufe aux Pièces d'une Ca- 
drature. 

Potée. Etain calciné &: réduit en poudre très-fine pour donner 
le dernier poli à l'acier. Potée À'Emerie fe dit de la poudre que 
l'on trouve fous les Meules à tailler des pierres fines. 

Potence. C'eft un efpece de Cocq pofé perpendiculairement fur 
la Platine d'une Montre ou Pendule pour contenir la Verge du' 
Balancier , ôc pour foutenir la Roiië de Rencontre. Cojttre-po-- 
tence , Pièce qui foutient la Tige de la Roue de Rencontre d'une 
Montre. 

Poulie. Eft un cercle dont la circonférence eft faite en rainure 
pour contenir une corde- 

Poujfoir. C'eft le pendant ou le bouton d'une Montre à Ré^ 
pétition. 

Projetions. Termes de Méchanique & de Statique. La projec- 
tion d'un poids , c'eft le mouvement d'un poids jette par une puif- 
fance , ou la ligne que ce poids décrit par fon mouvement. La 
projection eft ou verticale , ou horizontale , ou compofée de la 
verticale , ou de l'horizontale : on peut concevoir la pefanteur 
comme, une caufe extérieure agiflant perpendiculairement de 
haut en bas fur la furface de la terre , & par conféquent agifTant- 
avec moins de force fur le corps qu'elle ne rencontre pas félon 
la ligne perpendiculaire , elle rencontre dans ctttc ligne les corps 
qui fe meuvent en l'air , foit verticalement , foit horizontale- 
ment , & par conféquent ce font ceux fur lefquels elle a le plus - 
de prife ôc qu'elle rabat le plus vite contre terre j d'où il fuiç 



14 DEFINITIONS DES TERMES 

que ceux qui fe meuvent feion une ligne qui foit précifement 
moyenne encre la verticale 6c l'horizontale , c'eft-à-dire , inclinée 
de 45 degrés à l'horjzon , font ceux que la pefanteur fait tom- 
ber le plus tard , tout le relie étant égal ; en un mot que la pro- 
jedion faite fur l'angle de 45 degrés ell celle qui a la plus grande 
portée horizontale. C'eft fur ce principe qu'elt fondé l'arc de ci- 
rer le Canon &c les Bombes. 

Froportion. Deux raifons égales font une proporcion. Il faut 
voir là-delTus les Livns de Géométrie. 

Puijfance. Terme de Méchanique fe die de ce qui doic agir pour 
îîiouvoir ou pour foutenir un poids. 

Ftilj^tion. Terme qui lignifie l'avantage d'un Levier pour en 
faire mouvoir un autre. Une Roue qui engrenne près du centre 
d'un Pignon , a moins de pulfation que fi elle agiflok fur un 
Pignon aun plus grand diamètre. 



IJeue-âe-Eat. Sorte de Limes qui n^ont point befoin de 
manche parce qu'elles ont une grande queue. 
^Tûcu'é daronde. Ell une petite coulilTe plate d'un côté , & ron- 
de de l'autre. On employé des Qtieuës d'arondes enplufieurs oc- 
cafions dans l'Horlogerie. On en met une au nez de la Potence 
4'une Montre pour faire l'Echapement. 

R 

T\ Acloir. Eft un Outil ainfi appelle, qui fert à efïàcer les traits 
J\ de la Lime fur une Plaque de cuivre. 

Rarefa6liûn. Adlion par laquelle les parties d'un corps s'éten- 
dent & occupent plus de place i ordinairement c'eft la chaleur 
qui produit cet effet. La Verge d'un Pendule eft allongée par 
le chaud , & racourcie par le froid. On a remarqué que les 
.Verges d'acier étoient moins fenfibles que celles de cuivre. 

Râteau. C'eft une portion de Roue dentée qu'on employé dif- 
féremment dans les ivlontres. C'eft un Râteau qui fait avancer 
6c retarder le mouvement. Dans les Répétitions anciennes c'eft 
tm Râteau qui faic compter les heures. On l'appelle auffi Cra- 
tnaillen 

Rayon 




SERVANS A L'HORLOGERIE. 25 

Rayon. C'efl une ligne droite tirée du centre d'un cercle juf- 
qu'à fa circonférence. 

Rectangle. Terme de Géométrie , fignifîe une figure qui a un 
ou plufieurs angles droits. Qiiatre lignes parallèles éloignées à 
telle dillance que l'on veut, forment un parallelograme reftano-lc. 

Recuire. C'eit rougir les Métaux pour les amolir & les rendre 
plus malléables. 

Recule. Se dit du mouvement d'un corps qui recule par le choc 
d'un autre. Recule d'échapement , ell: celui que les vibrations d'un 
Balancier donnent à la Roue de Rencontre pat fes Palettes. 

Reculer. Limes que l'on appelle ainfi à caufe qu'elles ne (ont 
pas taillées d'un côté. 

Refleffion. Qi.iand un corps en mouvement en rencontre un 
qu'il ne peut ébranler , & qui l'empêche de continuer fon mou- 
vement fur la même ligne , il faut néceflairemenc qu'il com- 
mence à fe n)ouvoir fur une autre ligne. Si fon mouvement, par 
exemple , étoit de haut en bas , il fera de bas en haut i s'il étoit 
de gauche à la droite , il fera de droite à la gauche. Ce change- 
ment de déterminaifon , ce détour s'appelle Réjleifion- Voyez 
Mouvement. 

Régule. Petit poids qu'on plaçoit fur le Foliot ou Balancier an- 
cien des Horloges pour le régler. 

Repers. C'efl: une marque que l'on fait aux dents des Roues & 
Pignons où elles engrennent. Les Roues de Sonnerie font ordi- 
nairement reperrées pour que la fuuation des Sonneries fe ren- 
contre toujours la même. Un Quarré bien ajufté a befoin d'un 
Repers pour être remis à fa vraye place , ôcc 

Répétition. C'efl: une Montre ou une Pendule dans lefquelles 
en poufl!ant le bouton de l'une , ou tirant le cordon de l'autre , 
répètent autant de fois que l'on veut l'heure qu'elles marquent. 

Refingle. Outil avec lequel on redrelTe les Boëtes boiïelées. 

ReJJort. Lame d'acier trempé longue & foible qui s'enveloppe 
autour d'un Arbre , étant dans un Barillet , pour tirer le mour 
vement d'une Montre ou Pendule. Il y a des Reflbrts dans 
l'Horlogerie de plufieurs formes , èc employés à divers ufages. 
RejJort Spiral, efl: une très-petite Lame tournée fpirallement que 
l'on applique au Balancier d'une Montre pour régler les vibrations, 

Jîiver. C'efl: refouler à coups de Marteau le Métal pour fixer 
deux ou plufieurs Pièces enfemble. 

Tome L D ^ 



iC DEFINITIONS DES TERMES 

Rochet. C'eft une Roue plate dont les denrs fe terminent eW 
pointes. Ces fortes de Roues font ordinairement en ufage pour 
les échapemens & pour bander les Reflorts , &:cr 

RofettC' C'eft un petit Cadran numéroté à volonté pour indi- 
quer feulement le côté qu'il faut tourner l'Aiguille pour retarder 
ou avancer le mouvement d'une Montre. 

Rouage. C'eft plufieurs Roues dentées qui engrennent dan» 
des Pignons & qui font mouvoir tout ce que l'on veut. 

Roue avec fon Arbre, eft une des Machines fimples , le poids 
eft appliqué à l'Arbre , & la puiflance à la Roue , & il eft vifible 
que la Roue & l'Arbre qui traverfent tournansenfemble , un tour 
que fait la Roue eft plus grand qu'un tour que fait l'Arbre , & 
cela par la même raifon que la cireonfcrence de la Roue eft 
plus grande que celle de TArbre , ou ce qui eft la même chofe,. 
le demi-diametre de la Roue plus grand que celui de l'Arbre, 
la puiflance fait donc plus de chemin que le poids, & a plus de 
vîtefte , dans cette même proportion du demi-diametre de lai 
Roue à celui de l'Arbre , & par conféquent la force eft augmen- 
tée j& une petite puiftànce peut foutenir ou élever un grand poids. 
Voyez Machine &, Mouvement. 

Rouleau. Corps de figure cilindrique dont on fe fert dans leS' 
Méchaniques j dans les grofles Horloges les Rouleaux font de 
bois , autour defquels s'enveloppe la corde qui élevé les poids. 
Rouleau fe dit de deax cercles placés excentriquement de l'un à 
l'autre pour que les deux circonférences forment un angle obtus 
fur lequel pofe le bout d'un Arbre pour diminuer les frottemens* 



rT Autoir. Eft une efpece de Cliquet qui fert à retenir l'Etoile 
a3 d'une Répétition. On l'appelle auffi valet de l'Etoile. 

.Stconde. C'eft la foixantiéme partie d'une minute d'heure & 
d'une minute de degré. 

Secle , haje ou pied à'eftal d'une Boëte de Pendule. 

Soudure. Métal compofé de deux tiers d'argent & un tiers de 
leton pour fouder avec du borax une afiiette de cuivre fur uri 
Arbre d'acier ou de leton avec une autre pièce de pareil MétaU 

Sourdine. Petit Bouton qui fort d'une Boëte de Montre à Ré- 
pétition , contre lequel on met le doigt pour fentir les coups que 
la Répétition frappe. 



SERVANS A L'HORLOGERIE. ^7 

SMtique. Science par laquelle on acquiert la connoifTance des 
{)oids, des centres de gravité , ôc de l'équilibre des corps natu- 
rels. Cette fcience confifte purement dans la théorie , OC efl: fort 
nécelTaire pour former un bon Horlpger. 

Superficie en Géométrie^ Stirface étendue en long & en large 
qui n'a point de profondeur. La fuperficie du plan incliné doit 
être dure 6c bien polie pour donner de la douceur aux frottemens. 

Surprife. Pièce mobile fous le limaçon des quarts d'une Répé- 
tition- Cette Pièce fert à prévenir le Râteau pour que la Répé- 
tition ne mécompte pas. 

Symétrie. Rapport de parité, foit de hauteur, de largeur ou de 
longueur des parties pour compofer un beau tout. 



TAlott. Partie de la Potence qui foutient la Verge de Ba- 
lancier. 

Talus. Eft un plan oblique formé au bout d'un Levier pour le 
mouvoir. 

Tambour- Se dit d'un cilindre fur lequel font placées des notes 
félon l'art de la mufique pour faire jouer un Carillon. 

Tangente. C'eft une ligne droite tirée fur la circonférence d'un 
cercle qu'elle touche en un point. 

Taraud. Outil dont on fe fert pour former les pas de vis dans 
un trou. 

Tenen. Sont des Pièces qui fervent à Tallemblage des Ouvrages 
d'Horlogerie. 

Terme- En Méchanique fe dit d'un point fixe , ou d'une Pièce 
qui fe meut , & qui revient toujours au même endroit. Une dé- 
tente de Sonnerie peut être appellée Terme. 

Tige^ Voyez Arbre. 

Tiers "point. On appelle ainiî les Limes qui font formées de 
trois angles. 

Tourne-à-gauche. Outil propre à tourner de gros Tarauds & 
EgalilToirs , &c. 

Tra'verfe. Ce terme porte avec foi fa fignification. C'eft une 
barre plus ou moins grofle qui eft placée horizontalement dans 
les Machines. 

Trempe. C'eft donner une qualité dure à l'acier en le jettant 



i8 DEFINITIONS DES TERMES, acc. 

tout rouge dans de l'eau froide : on lui donne enfuice le recuit, 
félon l'ufage que Ton veut faire de l'Outil que l'on trempe. 

Triangle. Figure çomprife fur trois lignes , & qui a par confé- 
quent trois angles. 

'TT'lhriition. Eft l'arc de cercle qui décrit un poids fufpendu 
Ir mis en mouvement» Le Balancier d'une Montre en mouve- 
ment fe dit auffi , mis en 'vibration. 

yiHehrec^uin. Outil propre à faire tourner des Egaliflbirs. 
■ Firolle. Eli un petit Canon que l'on met à un manche de lime i 
il y a des ViroUes fur les Arbres des grands ouvrages mal faits , 
pour en ôter le jeu , àcc- 

Fis. Eft un cilindre cannelé en ligne fpiral qui entre dans un 
écrou dont l'intérieur du trou eft formé de même. La dillance 
des filets de la Vis s'appelle pas. Plus la Vis eft grofle & les Pas 
ferrés , plus elle multiplie fa force. 

Fis-jans-fin. Elle fert à bander les Reflorts d'une Montre. On 
l'employé communément pour faire mouvoir des Roues len- 
tement. 

FoUnt. C'eft une Pièce de Leton placée fur la tige du dernier 
Pignon du Rouage d'une Sonnerie pour ralentir la diftance des 
coups. 

Fohme. Terme pour diftinguer la groffeur des Horloges. 




DESCRIPTION 




DESCRIPTION 

DES OUTILS 

S E R V A N S 

A L'HORLOGERIE. 



H f ;ig\P^^^ 



PLANCHE PREMIERE. 

FIGURE I. 

S T un gros Marteau pour fervir à forger les Pla- 
tines ôcles Roues fur un Tas ou petite Enclume. 

Fig. z. é" }' Reprefentenc les Tas ou Enclumes. 
Ces Tas font places fur de gros Billots , pour avoir 
plus de réfillance. Le Tas i- eft ordinairement 
poli de même que les Marteaux , qui font de diffé- 
rentes groffeurs , Si qui fervent tant à planer , qu'à une infinité 
d'autres occafions. ; 

Fig. 3 . Eft une Bigorne quarrée , ce qui la rend propre à dif- 
ferens ouvrages : il v en a de rondes. 

Le Tas 4. eft ambulant fur l'Etabli i il eft commode dans 
quantité d'occafions. 

Fig, 5. Eft une Bigorne ronde d'un côté & quarrée de l'autre : 
elle fe place à l'Etau qu'on trouvera à plufieurs Planches. 

Les Tas Fig. 6. 7.8. 5). lo- cjr 15- fe mettent auffi dans l'Etau i 
le befoin qui fe rencontre en travaillant indique leurs ufages. 



30 DESCRIPTION DES OVTILS 

Fig- 1 1. Eft un Tas pour étamper des Roues de Champ' & 
des Kouës de Rencontre de Pendule. On en a de plufîeurs gran- 
deurs- 

Fig. II. Eft un Crochet qui fe met à l'Etau avec le Tas 1 1 » 
& la Roue , pour empêcher que le Tas ne gliflTe de l'Etau. 

Fig. 1 4- c^ 15. Sont des Marteaux d'Etabli 5 il y en a de gros » 
il y en a de petits .& de différentes formes : les uns ont la tête 
plate , d'autres ronde ou demi-ronde , de même que les panes. 



PLANCHE II. 

F I G V R E I. 

EST un Tuyau qu'on appelle Chalumeau : il fert à foufler la 
lumière d'une lampe ou chandelle fur une pièce qu'on veut 
fonder ou tremper. 

Fig, 1. Eil une boëte dans laquelle on renferme le Borax 
broyé : on le fait tomber fur la foudure par le canon en raclant 
deflus ics crans. 

Fig. 3. Eft une grofle Cifaille qui fe met dans l'Etau pour 
couper le cuivre Se différentes chofes. Il y en a de beaucoup 
plus grolTes. 

Ftg. 4. Eft une Lame tranchante des deux côtés 5 les tran- 
chans ont la forme de celui d'une Cifaille : cet Outil porte un 
grand manche j on l'appelle Racloir : fou ufage eft de racler les 
Plaques Se Platines , pour efîacer les traits de la lime j ce qui fait 
beaucoup de diligence. 

Fig. 5. Eft un Compas droit à coulifTe , pour couper de 
grands cercles de cuivre. 

Fig. 6- Eft un Outil qu'on appelle Tourne-a-gauche : il fert à 
tourner de gros Tarauds de Filière & des Egalifloirs. 



PLANCHE III. 

FIGURE I. 

ES T une grande Scie pour fcier du cuivre , la Lame eft 
bandée par la vis 4. & le bout du manche 3 . dans lequel 
traverfe une pièce de fer taraudée où la vis 4. paffe j cette lame 
eft faite de reffort de Pendule. 



SERRANS A L'HORLOGERIE. jf 

Fig. 2. Eft une autre petite Scie à vuider des ornemens. 

Ftg. 5 . Eft un Vilebrequin dans lequel on place des £o-alif- 
foirs, comme la Fig. 6. pour croître les trous : on y met auflî 
des Fraizes de plufieurs formes. Cet Outil fait une grande dili- 



îrence. 



ça 



PLANCHE IV. 

F I G "V R E I. 

EST un grand Tour qui fe met à l'Etau par le côté A. qui 
eft garni de deux plaques de cuivre pour ne pas gâter la 
raille de'l'Etau. 

L'Ouvrage fe met entre les deux pointes B- C lefquelles ont 
plufieurs petits trous pour faire entrer les pointes ou pivots des 
pièces qu'on tourne. On change ces pointes de bout félon que 
l'ouvrage l'exige- La Poupée D. eft arrêtée par fa vis , &' fe meut 
à coulille. E. Eft le fupport qui haufte, bailfe , & tourne à vo- 
lonté. 

Fig. 7. Eft la pièce qui tient celle Fig. 6. 6c celle-ci tient le 
fupport E. Ces trois Pièces permettent par leurs conftrudions 
d'être placées à la volonté de l'Artifte. 

F/g. 8. Eft un'e Plaque percée de trous de différentes gran- 
deurs qu'on appelle Lunette j fa principale propriété eft pour 
tourner le bout des Arbres & des Pivots. 

Ftg. X . Eft uh petit Tour qui fe place à l'Etau par le bouc 
A. Les Poupées font fixes, il n'y a que les pointes de mobiles, 
le fupport eft fait fur le principe du grand Tour , Fig. i . 

Fig. 5. Eft un autre petit Tour, fans fupport , qui fe metde 
même à l'Etau , les pointes font mobiles. 

Fig. 4- (jr 5- Sont d'autres Pomtes à Lunette , & propres à 
rouler les Pivots. 



PLANCHE V. 

F J G 'V R F I. 1. ^. d ^ ■ 

REprefentent des Arbres liftes, tournés bien ronds , furlef- 
quels on tourne des Canons de Roues èc quantité de pièces. 
On a beaucoup de ces Arbres de différentes grofleurs &: gran- 
deurs , pour être aflortir 



.33. DESCRIPTION DES OVTîLS 

F'tg. 5. 7- 8. Sont des Arbres à vis qui ont des affiecces ron- 
des & droites , fur lefquels Arbres on ajoute différentes pièces 
pour les tourner y on les fait tenir par les Ecroux 4. &: ^ . 

Fig. 10. II. II. Sont des Forets j on en a une quantité de 
difFerentes groflcurs & grandeurs. 

Fig. \ ■},■ & 15- Sont des Fraizes propres à noyer des têtes de 
vis en cône & à d'autres ufages. 

Fig. \6. 15). lo. Sont d'autres Fraizes propres pour dreflfer le 
fond d'un Barillet , celui d'une Roue de Champ , Se pour ra- 
courcir des Pilliers de Cage , ^c 

Fig. 2 1 . Eft une efpece de Foret qu'on appelle anffi Fmizey 
pour creufer quarrément les bords d'un trou , pour y noyer , par 
exemple une tête de vis 5 il y en a de plufieurs grofleurs. 

Fig. I 7. Eli encore une Fraize qui fe place fur le Tour pour 
creufer la place d'un Crochet de Chaîne fur la Fufée. 

Fig. I 8. Eft un Arbre en forme de Pince , dans lequel on 
met le quatre de la Fufée pour la polir fur le Tour 5 fi la Fufée 
ne fe trouve pas "ronde, l'alFiette du Cuivrot A. fe meut excen- 
triquement en delTerant les deux vis. 

Fig. 22. Eli le modèle de plufieurs Alézoirs & Egaliflbirs 
pour croître & arondir les trous des Pivots ôc autres. 

Fig. 2 3 . Eft un Outil à river i il y en a de plufieurs gran- 
deurs &: de diftcrentes formes. 

Fig. 24. Eft un Outil pour chafler les Arbres lifiTes pour ne 
pas gâter leurs pointes. 

Ftg. 25. 26. é' 2^7 • Sont des Pincettes de différentes for- 
,ines j il y en a de toutes grofleurs & grandeurs. 

Fig. %î. & i-S>- Sont des Tenailles à couper. 

Fig. 30. Eft lin Calibre pour égaler les Pignons, & pour pren- 
dre leur groflcur. 

Fig. 5 I. Eft une Pince pour tourner les Spiraux j le dedans 
eft convexe d'un côté êc concave de l'autre. 

.Fig. 52. Eft une Pincette double, propre à placer les Spj- 
ïaux j on l'appelle Bruxelles. 

Fig. 33. ElVùn Arbre fur lequel on plie les Reflbrts de Mon- 
tre pour les mettre & pour les ôter des Barillets. 

Fig. 34. Eft un Pointeau. Les Horlogers ont encore quantité 
d'autres petits Outils très-néceflaires , comme des Qiiarrés à 
étampcr , des Poinçons ronds 6c plats, &c. qui ne font pas icire- 
prefciatés. . . 

PLANCHE 



SERFANS A L'HORLOGERIE. 33 

PLANCHE V L 

F I G ^ R E 1, & ^■^ 

SONT de? Tenailles à vis qui fervent à quantité d'Ouvra- 
ges 5 il y en a de plufieurs grandeurs. 

Ftg. 3. Eft une autre Tenaille à vis faite de bois j elle eft 
commode pour tenir des Pièces 'polies. 

Fig. 4. 5- G.(^ p. Sont des Tenailles à Boucle. A. A- Sont les 
Boucles que l'on tire pour ferrer la Pièce que l'on veut travailler. 

Fig. 7. ôi" 8. Sont des PrelTes à river les Roiiës , de même 
que la Fig. 10. 

Fig. I I . c^ I 2. . Sont des Cuivrots à vis. 

Ftg. 13. é" 14- Sont leurs plans > ces Cuivrots- font Bons 
pour mettre fur des tiges de Pignons & de Balanciers , mais on 
en a ordinairement quantité de fimples de routes grofleurs & 
erandeLU'S. 



PLANCHE VIL 

CE font des Limes de différentes tailles & formes qu'on ap^ 
pelle Limes d' Allemagne, Crapcne , à Tiers-J^eintyà charnière, à re- 
ciiter, ronde, demi ronde , k queii'é de Rat , k étirer , qtiarrelette , d'entrées, 
h arofidir , demi-ronde , taillée des deux cotés , à feuille de Sauge rudes 
(y- douces , à égaler, a Couteaux , dl' ^ Couteau a cfian^uer , à Roué 
de Rencontre, k Fruot ,k Crochet, &c. Toutes ces Limes <ont de 
plufieurs grandeurs, formes Se tailles , les unes ne font taillées que 
d'un côté , les autres le font partout j enfin on ne peut décrire 
tous leurs ufages ni leurs formes, il f.i-ut nécellairement une pra- 
tique confommée pour le favoir. 

PLANCHE V I I L 

F I G 'V R E i. X. (^ T,. 
ONT d'aittres Limes 3 la première efl à doffier ^ & t. 3, 



S 



font des Limes quarclettcs rudes. 
Fig. 4.- Eftun Egalezoirquarréi il y en a à y &i.z6. pans de 
Tome L E 



54 DESCRIPTION DES OVTlLS 

toutes grandeurs ôc grofleurs , il y a des Alizoirs ronds en mêmes 
quantités & grandeurs. 

Fig. y 6. & 7- Sont des formes de Limes de Cuivre rouge, 
jaune , d'étain Se d'acier de toutes grandeurs , mais qui ne iont 
point taillées , fur lefquelles on mec de l'Emeri , &: de la Potée 
d.'Etain pour polir i il y en a de pareilles formes laites d'acier 
bien trempé & poli qu'on appelle BrumÇjoirs. 

Fig. 8. Eli une Tenaille à Bjucle , dontfon manche eft percé 
peur y paflcr du tîl de laton propre à faire des Goupilles. 

Fig. c). Eit un Crochet propre à faire faire les effets d'une 
Cadrature de Montre à répétition j ce Crochet eft ' commode 
-pour pouffer le Râteau quand on veut égaler le Limaçon des heures. 

Ftg. 10. Eli une Tenaille à vis enmanchéc. 

Fig. II. 1 1 . û"" 13- Sont des Eurins pour le Tour. 

Fig. 1 4. Eff un double Crochet commode pour remettre les 
Pivots des Roues dans leurs trous , lorfqu'on remonte un Mou- 
vement de Pendule. 

Fig. 1 5. Eft un Canon quatre pour tourner les vis fins iin 
de Montre j il y en a de toutes grandeurs. 

Fig. 16. Eft un Outil propre à polir les botits des vis quand 
on a été obligé d'en limer après être finies- 

Fig. 17. Eit un Echantillon pour égaler les dents des Roues de 
Rencontre de Montre &: de Pendule. Un tel Outil bien fait & bien 
ajufté fur une grande Roue, par exemple de i 5. on en peut fa- 
cilement égaler une petite de même nombre , parce que l'angle 
étant parfiitement formé du rayon du Cercle de i 5- on n'a plus 
befoin d'y toucher pour toutes fortes de Roues de ce nombre. 

Fig. i 8. Eft un autre Echantillon à égaler des Roues de Ren- 
contre j mais quand il eft ajufté fur une grandeur, il ne l'eft pas 
pour une autre , il n'eft pas h commode que le premier. 

Fig. 10. Eft un Crochet pour remonter le Rouage d'une Ré- 
pétition de Montre. 

Fig. 20. Eft un Outil pour placer une Roue de Rencontre 
droite. 

Fig. 1 1 . Eft un autre Echantillon pour égaler des Rochets 
èc des Roues de Rencontre , le bout A. eft taillé en Lime. 



^m^ 



SEKFANS A L'HORLOGERIE. 35 



PLANCHE IX. 

FIGURE I. 

EST un Compas ordinaire qui porte 4. pointes , favoir la 
pointe à couper A- celle à tête B. fie deux autres à pointes 
pareilles à celle marquée' i i. L'Ecrou E- porte une Eguiile qui 
marque les degrés fur le Cadran i 2. ce qui facilite à faire une di- 
vifîon très-julte > le refte du Compas eft bien connu. ' 

Fig. 2.5.4. 5. 6. 7. c^ 10. Sont des Compas qui fervent à 
différentes chofes. Celui 4. eft pour prendre la hauteur des 
Cages d'un côté , êc l'autre' donne la hauteur des Tiges. Celui 
5. eft pour mettre des Balanciers droits ôc de pefanteur. A. eft 
un Support &: B. une Barette ôcune vis pour arrêter le Compas. 
Ftg. 6. fie 7. Sont des Compas d'épaifl'eur autrement dit Huit 

de Chijfre. ,,^çe-^p''' . ,. . 

Fig. 10. Eft pour/ prendre de certaines mefurcs comme la 
hauteur des Pilliers d'une Montre. 3. Eft un Compas à refTort i 
il Y en a où Ion ajoute des pointes faites dans la forme des 
Figures 8. fie 5). 



^ l aa&kM^ 



PLANCHE X. 

F I G "U R E I. 

ES T une Platte-forme pour égaler les Roues de Rencontre. 
■ Cette Roue eft placée au centre j elle eft fixée par le Cercle 
&. par l'Ecrou C. 

Fig. I G. Eft un Compas poitr placer la Roue de Ren- 
contre au centre. 

Fig. 2. Eft un Alidade qui entre fur le Pivot de la Roue de 
Rencontre , la Palette S- profil 12- donne contre les dents, 
TAlidade fe meut au point A. on l'écarté jufques fur un des 
points du Cercle de même nombre que la Roue , fie on con- 
duit l'Alidade de dent en dent i on cjioifit la plus foible pour y 
conduire la Branche r. enfuite on recommence le tour , fie on en 
ôte des dents qui empêchent le Bras A- r. d'approcher des points 
de la Platte-forme , par ce moyen la Roue eft parfaitementégale, 
êe en très-peu de tems. 

Eij 



3(f DESCRIPTION DES OVTILS 

Fig' i- 5' ^- & 1- Sont des Fillieres doubles, Iqs dévelope- 
mens de celle i='/^. 6. Sont E. D. & H. FF. Sont les Coufîinets. 
G. Eft le corps du Chalîîs démonté S: renverfé. 

Fig, 5 . (^ 4. Sont des Fillieres iîmplcs. 

Ftg. 8. Sont des Tarauds. 

Fig. i I . Eli une Equerre- 

Fig- 5). Eft une Alidade. 



PLANCHE XL 

F I G "V R E I. 

E^% Tun grand Compas pour prendre les hauteurs des Arbres 
/• des Roues. On préfente le pied dans la Cage à l'endroit où. 
l'on veut placer la Roue , le Relîort tendant à écarter les jam- 
bes contre les" Pfeth^is , on les arrête avec la vis C Les deux 
branches N- M. donnent la hauteur que doit avoir l'Arbre j ce 
Compas eft d'une grande commodité. 

Ftg' 3. Eft une Platte-forme fur laquelle eft tiré trois ou qua- 
tre rayons de chaque cercle , pour s'en fervir de cette forte. 
Quand on a , par exemple , un Pignon que l'on veut faire fervir 
avec une Roue de Cent , pour avoir la grandeur de cette Roue 
on prend le Compas E. La Jambe f. eft taire comme un Calibre 
à pignon que l'on ouvre & fern^e avec la vis ^. on prend avec 
ce Cahbre la diftance de deux dents du Pignon, c'clt-à-dire ,1a 
diftance de deux rayons , enfuite on porte la tête F- au centre 
de la Platte-forme , on ouvre le Compas jurqu'à ce que les deiix 
pointes />. foient juftes fur les rayons du cercle de Cent 5 cela 
donne la grandeur de la Roue , pour qu'elle ait rapport à en- 
gremier dans le Pignon que l'on vetit faire fervir. Cette méthode 
eft commode en bien des occafions. 

Fig- 4. Eft une groffe Fraife, fur l'Arbre de laquelle on met 
un Cuivrot pour placer l'Archet , & avec une Palette , comme 
les Arquebufiers en ont, que l'on met contre l'eftomac pour chan- 
fraindre un gros trou , percer , &:c. 

Fig. 5 . Eft une Lamé aflez foible tranchante des deux côtés , 
qu'on appelle Spatule Elle eft utile pour broyer de l'Emeri , ou 
plutôt pour s'aiïurer s'il n'y auroit point de grain capable de faire 
des traits ftir la Pièce que l'on poli , ou met l'Enieri ou Potée 
fur la Plaque Fig. 6. qui eft d'acier convexe Se poli.. 



SERVONS A L'HORLOGERIE. 37 

Fjg. 7. EU une efpece de Bigorne que l'on appelle Tillet i on 
le met àl'Etau. Lafuperlicie A. eft ronde , & propre pour redref-, 
fer , par exemple , des Boëces de Montre j il en faut de pluiîeurs 
formes & o;randeurs. 

Fig. S. Eft un Outil qui fert aufli à redreffer des Boëtcs j on 
l'appelle Refmgle j on la tient dans l'Etau par Z. & en frappant 
■v:ers le milieu , le bovxt Y. fait refîbrt ôc redrefle les bofles qui 
font dans la cavité de la Boëte. 

Fig- 5). Eft une Loupe qu'il ne faut pas oublier , parce qu'elle 
eu fort néceflaire pour découvrir de certains défauts que les 
yeux ne peuvent pas voir. 

Fig. 10. Eil un efpece de Compas fort commode pour re- 
boucher des trous de Pivots j on préfente une des pointes dans 
le trou que l'on veut reboucher , les deux autres pointes don- 
nent deux petits points , enfuite on grandit le trou , on le rebou- 
che , &: on rapporte les deux mêmes pointes dans les points qu'el- 
les ont fait. La troifiéme marque la vraye place du vieux trou » 
c'eft un Outil de l'invention du S"^ Beljean , A. eu le plan. 

Fig. I I . Eft un Arbre à polir des Balanciers fur le Tour. La 
partie B- efl: un Canon dans lequel pafle la Verge , l'afîiette i . 
eft aufîî percée , le Balancier s'applique contre , &: eft arrêté par 
l'afliette du Canon B. & deux vis i de forte qu'avec cet Outil on 
poli parfaitement le cercle d'un Balancier 



PLANCHE XI L 

F I G "V R E I. 

ES T un Outil pour mettre des RefTorts des Montres dans 
les Barillets. A- B- eft un Chalîis qui fe place fur l'Etau, dans 
lequel Chaflis eft placé un Arbre qui porte d'un côté la Mani- 
velle C avec un Rochet , un Cliquet &: fon RefTort. Du côté 
A. l'Arbre porte un Canon quarré dans lequel s'ajuftent plufieurs 
Arbres qui ont chacun leurs Crochets. D- E. eft une Barre plate 
qui fait charnière au bout E. elle eft maintenue dans une entaille 

F. & le bout D. porte un Crochet 5 on Voit que fi on préfente 
un RefTort à l'Arbre G. qu'en tournant la Manivelle, que le 
RefTort s'jenveloppe autour de l'Arbre , l'autre bout du RefTort 
eft retenu par le bout -de la Barre D. qui s'approche de l'Arbre 

G. autant que le RefTort l'y oblige j le RefTort étant ainfi enve- 



38 DESCRIPTION DES OVTlLS 

Joppé ou plié , on préfente le Barillet , on levé le Cliquet , & oIî 
laiiTe doucement retourner la Manivelle , enfuite on retire la 
Machine. 

/■/>. 5 . Eft une autre Machine fur le même principe pour 
mettre les Rcflbrts de Pendule dans leurs Barillets. A . elt le pro- 
fil , & B- le plan du côté que le Reflort s'enveloppe. X. eftune 
pièce qui fe meut à un de fes bouts parla vis N. & l'autre porte 
le Crochet 4- en tournant la Manivelle on enveloppe le Reflbrc 
autour de l'Arbre r. fon autre bout fera retenu par la Pièce X. 
& fon Crochet 4. cela étant il n'y a plus qu'à préfenter le Ba- 
rillet & lever le Cliquet Z. en laiffant retourner la Manivelle E. 
doucement jufqu'à ce que le Reflort fe développe dans le Ba- 
rillet , enfuite on démonte la vis N. pour retirer plus aifémcnt le 
Crochet. X- H- eft uneefpece de Pont qui maintient l'Arbre que 
le Rochet porte 5 cet Arbre eft creux , &: celui r. paffe quarré- 
ment au travers ou il eft retenu par la visôv par l'Ecrou K. 

Fi<T- 1- Eft une Plaque fur laquelle on met pktfieurs Arbres 
de Barillets avec leurs encliquetagcs pour bander les Reflbrts 
A. B. C. & les mettre en prefle plufieurs jours avant que d'éga- 
ler la Fufée j cette précaution eft néceflaire. 

Fig. 3. Eft un Outil qu'on appelle Guide-Foret. Qiiand on 
perce , par exemple , les trous d'une Platine on pafle la Broche 
A. au travers du Guide, la pointe donne dans le point que l'on 
veut percer , on arrête le Guide avec une Tenaille avis, ôc on 
met le Foret en place delà Broche A. On ne peut percer que fort 
droit par ce moyen. 

Fig. 4. Eft une forte de Compas qui a d fferentcs propriétés. 

PLANCHE XIII. 

F I Q "V R E l. 

ES T une Machine pour é2;aler une Fufée dans fa Cage flms 
la démonter j pour cet eflet on met la Cage fur trois griiFes 
Figure 1. le plan de ces trois griffes eft Figure 5. La Cage & ces 
griffes font vues de côté fur la Machine qui eft tenue dans l'Etau 
par le tenon A. La Barre B- C porte deux Poupées comme celles 
cUun Tour , mais elles font fixes & tournées différemment , com- 
me on le voit, les griffes portent une Broche D. qui paffe dans 
la tête de la Poupée , qui eft arrêtée avec une vis comme la pointe 



SERRANS A L'HORLOGERIE, 35, 

d'iin Tour j ce qui fait qu'on peuc tourner la Cage à fa commo- 
dité. La féconde Poupée C- tient auili une Broche parallèle à 
celle qui tient la grifte i fur cette Broche fe meut le Burin E. que 
l'on baiffe fur les tilets de la Fufée , de forte que le Barillet , la 
Chaine 6: la Fufée étant dans la Cage , & le lleûort bandé , on 
ajufbe le Levier 3. fur le quarré de la Fufée, & on place le poids 
F. dans un endroit où elle puifle faire équilibre avec le Reflbrt j 
c^la étant ainfi dilpofé , on tourne le Levier en examinant à 
chaque tour lî ie poids continué à faire équilibre avec le Rcffort > 
fi le poids l'empoite, il faut racourcir le Levier en le changeant 
de place i mais fi au contraire c'ell le lieffort avec le Bras &: le 
Burin qui ell: au bout , on enfonce les filets de la Fufée à l'en- 
droit ou elle ell trop grofie , on continue ainfi en tâtonnant juf- 
qu'à ce qu'il paroifle une équilibre raifonnable ; ce qui efb d'au- 
tant plus commode qu'il ne faut pas à tout moment démonter Ii 
Fufée , comme on cil obligé de fliire par la méthode ordinaire. 

F/g. 4. Eil une Planchette où font ajullées trois Griffes pour 
tenir des Mouvemens dans une fituation vertical , les deux 
GritFcs d'en bas font attachées fur la Plaque , & celle d'en haut 
A fe meut à coulice pour ferrer le Mouvement. Cet Outil elt 
de l'invention du S' Mazurier. 

F/g. 6- Elt un pareil Levier que celui qui tient à la Machine 
pour égaler les Fufées. On fe fert ordinairement de cet Outil 
leul , fans autre compofition i mais il faut démonter la Fufée 
bien des fois avant qu'elle foit égale i ce qui fait qu'on lui pafle 
fouvent des irrégularités qu'on ne feroit pas avec la Machine 
Fig. I. qui eft par conféquent plus parfaite & plus diligente- 
Un Horloger a prétendu avoir perfectionné ce Levier en met- 
tant le poids parallèle à la pince j tous ceux qui l'ont fait avant 
lui n'ont pas cru fe de.voir faire honneur de fi peu de chofes- 



PLANCHE XIV. 

F I G ZJ Ji E I. 

EST une Poupée qui s'ajoute à un grand Tour > ce qui forme 
un Tour qit'on appelle Tour m i'air. L'Arbre A- B. efi: tenu 
lolidement entre deux Poupées du côté A. & de celui B. Le coié 
B.ell: tm cône qui entre dans un trou de même figure > cet Arbre 
eft creux &: y entre quarrément, la Fraize C- que l'on ferre avec 



40 DESCRIPTION DES OVTILS 

vine vis r. Figure %. eft le développement. Avectm pareil Tour 
£c les Arbres qui s'y ajoutent'^ on tourne des Boëtes de Mon- 
tres , ôcc. 

Fig. 3. Eft une Machine que j'ai imaginé pour polir des Mar- 
teaux de Répétition 8c des Kcllorts de Cadran , le Marteau efl 
arrêté au centre des deux portions de cercle , la Plaque G. tient 
le Marteau ferré avec des vis , les portions de cercles ont plu- 
fieurs trous poiir placer les pointes du Tour. Si on veut , par 
exemple , polir la tête du Marteau r. s. on tient la Machine à 
l'endroit où font les pointes A. B. pour qit'elles fc rencontrent 
en ligne droite au plat du Marteau, ôc qu'elle cède aifémcnt par 
fon équilibre à l'irrégularité de la main. Si on veut polir la partie r. 
on place les pointes aux endroits C. D. de même qu'àE. F. quand 
on voudra poHr l'endroit S. On voit que parce moyen on peut 
mettre toutes les parties d'un cercle en équilibre fur le Tour, ôc 
les polir auffi plates & auffi aifément que l'on fait le quarré 
d'une Fufée fur le Tour 5 pour polir les deux côtés de la tête du 
Marreair, on le change de fituation. On poli les Relforts de Ca- 
drans avec une pareille Machine ajuilée exprès au contour dti 
Keflbrt. 

Vig. 4. Eft une Machine qu'on appelle Lcnteme h Carda» ; mais 
au lieu que fon ufage eft de fervir de fufpenfion aux BoufToUes , 
&c. Le Sf Allard en a fait une autre application en la dcfti- 
nant à dreffer & à polir des faces de Pignons j il ajoute au centre 
plufieurs Pièces d'acier dont les trous lont de grandeur à conte- 
nir les tiges de Pignons j on tient cette Machine d'une main & 
on tourne le Pignon de l'autre , au moyen de TEmeri & de la 
Potée on poli facilement & dans une grande perfcclion les faces 
des Pignons ôc en peu de rems. Qiioique cet Outil foit bien aifé, 
il a cependant fa difficulté quand la tige eft courte. Pour re- 
médier à cet inconvénient je fais tourner la Lanterne &. je tiens 
le Pignon à la main. 

La Figure marquée 5.fert d'addition à la Machine à fendre les 
Roues fans platte-forme qu'on trouvera à la Planche z 3 . Elle 
auroit dù^ être jointe à cette Planche j mais étant arrivée trop tard 
je n'ai pu la placer que fur celle-ci. Cette conftruiflion a été in- 
ventée par Mf Vayringe , Horloger de S- A. R- le Grand 
Duc de Tofcane. Il prétend fupprimer les différons Rochers que 
la Machine de la Planche 23. exige , il fe fert toujours delà 
iiiêmc vis monté fur un ChaiTis pareil jil donne à la grande Roue 

qui 



SERrANS A L'HORLOGERIE. 41 

(juifert de Pktte-forme 3 6o.au lieu dc4io. Voici (x dcfcription. 
La Vis-fans-tîn B. porte une Roue deChampC.de 60. dents. 
Cette Kouë engrenne dans Un pignon de i o. marciué D. ren- 
. fernié dans la Pièce coudée A. D. que l'on ne voit pas quand Je 
Cadran E. lig. 6. eft monté. Ce Cadran eft divifé en 60. parties 
comme celui d'une Montre ordinaire, il cil fixé horizontallement 
par deux vis fur le bout du Chalîîs , &: le Pignon D. pafTe au 
centre pour porter l'Aiguille F. Cette Aiguille ei\ de deux piecesi 
la partie F. ell: d'acier , ôc la partie G. de laiton 5 elles font en- 
chaflees l'une dans l'autre , de manière qu'elles tournent ferme 
comme une tête de Compas 5 la partie d'acier porte un bouton 
qui lui fert de Manivelle , il y a fous l'intérieur du Cadran une 
Platine H- qui fert à porter l'Index Y- il y a auffi une Platine 
marqué I. fur le derrière de la Roue de Champ qui doit tourner 
ferme , fur laquelle eft placé un bouton qui donne un coup 
contre le Reflbrt K- à chaque tour que la Roue fait. 

Monfieur Vavringe dit, que cette compofition donne les noml^re 
depuis I 5. jufqu'a i 15)600. parties, en avançant l'Aiguille d'une 
divifion à chaque fois que l'on aura fendu luie dent j par exemple, 
pour fendre une Roue de i 5 . il n'y a qu'à divifer Ife nombre de 
360. par celui de la Roue qui eft 15.1! viendra 24. au quotient i 
ce qui fait voir qu'il faut faire 24. tours jufte de la 'Roue de 
Champ à chaque dent que l'on veut fendre , on tourne cette 
Roue avec la Manivelle L. On commence à mettre le bouton 
contre le Reflbrt K. qui donne un coup à chaque révolution j cç 
qui fac'hte de compter les tours flms fe tromper. 

Mais fi on veut fendre une Roue donc il rclte des parties après 
k divifion , c'ell: alors que le Cadran horizontal fert ,,par exemple, 
pour une ,Rouë de 55). dents , il vient au quotient 6- rours de 
la Roué de Champ , mais il relire 6. lefquels il faut multiplici: 
par 6. qui font les révolutions que la Roue de Champ fait faire 
au Pignon de i o. ainfi je dis 6. fois 6. font 3 6. ce font 3 6. mi- 
nutes ou divifions qu'il faut ajouter aux 6. tours de Manivelle j 
ainfi pour fendre une Roue de 55). il faut faire 6. tours de Ma- 
nivelle &; 36. minutes. Je fuppofe donc, avant de commencer à 
fendre , que l'on ait mis le bouton contre le Relïbrt K. ce qu'il 
faut fairefà toutes les Roues que l'on fendra , de même il faut que 
l'Aiguille F- foit fur 60. minutes ; pour fendre la Roue 
de 55). il faut pofer /'/«^.-.v Y. & l'Aiguille G- fur les 36. mi- 
nutes excedentes deladivifion,comme elles font glacées au Gaaran. 
Tome L E 



41 DESCRIPTION DES OVTILS 

Figure 6. enfuire on fendra la première dent , & pour la féconde 
il faut faire les 6. tours de Manivelle, Se poufler avec le doio;t 
r Index Y. aux 36. minutes que marque l'Aiguille G. cela fait 
voir qu'il faut amener l'Aiguille F. avec fon bouton , à la place 
où étoit celle G. marqué par Y. pour ajouter les 36. minutes à 
la denc que l'on fend > & l'Eguille G. qui ne change pas fou ou- 
verture tant que la Kouë n'eil pas fendue , fe trouvera fur i i . 
minutes , qui font les 3 6. parties pour la dent à venir , ôc ainû 
de fuite. 

Il n'y a point de table de faire pour cette nouvelle méthode, 
on remarque feulement qu'il y a des nombres où il faut multi- 
plier la Platte-forme par elle-même , ôc divifer le produit par le 
nombre des dents de la Roue que l'on veut fendre , 6c encore 
divifer ce qu'il vient au quotient par 60. qui font les parties du 
Cadran. 



'U 



PLANCHE XV. 

Machine a dojjler pour fendre les Pignons, 

CEtte Machine confifte en un Chaflis A. B- C D. qui porte 
une efpece de Chape B- E. dans laquelle entre à frotte- 
ment le Couteau F. G. où la Lime eft tenue par des vis. Cette 
-Limeeft: pofée dii-ecVement au-deffus du Pignon K. dont un bout 
de la tige elf porté par l'érrier L & l'autre bout eft engagé dans 
l'extrémité de l'Arbre K. fixé au centre de la Plate-forme L.M. 
Le fécond Pivot de cette Platte-forme eft foutenu par une forte 
vis N. garnie d'un contre-Ecrou , l'Arbre K. eft foutenu par un 
montant P. qui peut fe fixer à la hauteur que l'on veut , de même 
que les féconds fupports Q. Q. qui fervent à foutenir la tige du 
Pignon 5 ces fupports font de même fixés par deux vis , la Platte- 
forme contient les nombres néceftlùres pour les Pignons. R. eft 
l'Alidade dont l'ufige eft femblable aux Machines à fendre les 
Roues i on voit qu'en mettant un Pignon fur la Machine., qu'il 
peut être fendu droit ôc égal , pourvu que le Chaflis ôcleDoflîer 
ibit bien jufte , & que la Lime foit parfaitement dans le centre 
du Pignon. 

Il eft certain que de toutes les Machines à fendre les Pignons, 
celle-ci eft préférable , parce que la Lime réfifte beaucoup plus 
■qu'une .Fraize, ôc qu'elle n'eft pas fi cherc. 



SERFANS A L'HORLOGERIE. 45 



PLANCHE XVI. 

Machine ordinaire pour fendre les Roues ^ les Tignons. 

CEtte Planche reprefentc toute la Machine de grandeur na- 
turelle i elle eftdifpofée comme pour fendre un Pignon. 

Pour la: comprendre plus aifément, il faut voir le plan &: profil 
Figure r. Planche i S. Ces deux Figures font réduites, c. c. c. c. 
eft le Chaiîls qui fe démonte par le moyen de deux Ecrous qui 
paroiflent .à chaque bout. Ce ChalFis elt fixé à l'Etau par le te- 
non X. il renferme l'Arbre D. fur lequel eft attaché la Plattc- 
forme a. b. Ce gros Arbre eft percé pour en contenir quarré- 
ment plufieurs autres petits , qui font fixés avec la vis "VJT". Le 
colet de cet Arbre D. eft en cône &: tourne dans un trou de 
même forme fait à latraverfe'j l'autre bout eft mobile & retenu 
par le bout de la. vis Z. arrêtée par un Contre-Ecrou. 

On voit p^ar cette difpofition que le Pignon G. l'Arbre D. & 
la Platte-forme tournent folidement eufemble &: très-jufte , fi le 
tout eft bien fait. . 

Pour fixera volonté la Platte-forme, on fe fert de l'Alidade E» • 
Figure I . Elle eft mieux vue dans la Planche 16. Cette Alilade 
eft fixée à un Tenon qui tient au Chaflîs , elle porte une vis dont- 
le bout pointu entre dans les points de la Platte-forme qui a plu- 
fieurs cercles divifés des nombres que l'on a ordinairement beioin. 
Sur la traverfe C. 4. Figure v. Planche i 8. eft ajufté le coulant 
A. qui fe trouve d'une autre conftru6tion que celui qui eft mar- 
qué dans les autres J/_^«rfi. Ce Coulant doit avoir deux Poupées 
& deux vis pointues, comme il paroît dans la Flanche 17. Entre 
ces deux vis eft placée la Pièce M. qui fe meut librem<;nt com- 
me ime charnière bien faite entre les pointes i. 1. ?Unche 17, 
Cette Pièce coudée contient encore la double Pièce H. Entre les 
deux vis pointues 3. 4.. Les deux vis 5.6. contiennent l'Arbre 
qui porte un Pignon Fig. p. ôc la Eraize N. le Pignon engrcnne 
dans la Roue I. qui eft tourné avec la Manivelle K. Cet aflem- 
blage fe meut comme deux Charnières fur une même ligne. 

Quand on veut fendre un Pignon, on met le petit Arbre T» 
Flanche 117:. dans le gros Canon D. de la Platte-forme, & on 
met fur la traverfe du Chaffis la Pièce H, H^ Planche 16 > donc 
iiegrofîl eft, à. côté Figun z.. Cette. Pièce, étant arrêtée par deux- 



44 DESCRIPTION DES OUTILÎ 

vis , on ajoute la Poupée L- pour maintenir le Pignon G. CeU 
étant ainii difpofé , on approche tout l'alFemblage par le moyen 
de la vis N- N- ôc on fend le Pignon, pour régler la profondeur 
des Allés, on ajoute l'Equerre contournée I. K. Planche i G. contre 
laquelle gliiTe la Charnière qui porte laFraize , qui eil: mal figurée 
dans cette Planche. Qtiand une dent ell fendue on change l'Ali- 
dade d'un point pour en fendre, un autre , &c. car on fuppofe que 
l'on fçait que pour fendre un Pignon de 1 4. l'on prend le trait 
ou cercle divifé en 14- 

Qtiand on veut fendre des Roues plattes., on ôte l'Abre T. 
Flanche 17. Pour en mettre d'autres en place avec des Ecrous, 
on ôte aullî la Pièce H- H. Planche i 6. la Poupée L- l'Equerre 
I. K. & la double Charnière H. Planche 17. enluite on met un 
autre .Arbre pareil à celui 7.. 8. Figure f. qui engrenne dans la 
Roue D. Dans cette diminution on approche le Coulant A- pour 
que la Fraize fende la Roue , lorfqu'on appuyé delfus & qu'on, 
tourne la Manivelle E. pour régler la profondeur de la denture. 
Cela fe fait par le moyen de la vis N. N. Planche i 6. Qiiand 
on fend une Roue de Champ c'eft la vis Q^ C^ qui règle la pro- 
fondeur de la denture.' 



RECAPITULATION 

!>£$ P/eces de la Afachine qui font vues dans la Planche 16. 
C. C C cil le Chaflîs. D. eft le gros Arbre qui porte la 



c 



Platte-forme. Cet Arbre contient celui 4. Se plufieurs au- 
tres de différentes formes & groffeurs- M. elt le Coulant qui 
pojte deux petites Poupées avec des vis. O. P. eft une Pièce de 
la première Charnière. P. R. S eft la féconde. T. R. eft l'Arbre 
qui porte la Fraize V- N. N. eft la Vis qui fait mouvoir les 
Charnières- I. K. eft une Equerre pour régler la profondeur des 
Allés des Pignons. H. H. eft un Tenon fur lequel eft placée .à 
Coulice la Poupée L. pour fuporter les Pignons. H. Figure z.fA. 
le pcofil. E. eft l'Ahdade. X. C eft un Tenon de la même Pièce 
que le Chaflîs. X. eft une Vis que l'on deffere quand on veut 
tcanfporter l'Alidade fur un autre cercle. 



SERRANS A L'HORLOGERIE. 45 



P I. E C E S 

Q^UI PAROIS SENT AU PLAN, 
PLANCHE XVIII. 
F I G U R E i. 

CC- Eft le Chaffis. D. eft la Vis qui porte une Manivelle 
pour faire avancer ou reculer le Couianr. A. B. eft la Piatre- 
forme- E. l'Alidade. Y. la Vis qui la ferre dans fon Tenon- E. 

F. deux Vis de Poupée du couianr. H. eft une Roue qui ei>- 
grenne dans un Arbre qui porte les Fraizes , l'Arbre eft mis en 
place de la féconde Charnière pour fendre des Roues plates. 

G. G. font deux Vis qui contiennent la féconde Charnière- N. N. 
font deux autres Vis qui tiennent l'Arbre qui porte la Fraize P. 
I. eft le Pignon. O- eft une Roue qui engrenne dedans pour faire 
tourner la Manivelle- 4. eft le Pignon que l'on fend. T. eft la 
Pièce qui tient au Chaihs poiu- porter la Poupée Q; S. S. R. font 
trois Vis. V. eft i'Equerre contournée qui règle la profondeur des 
Ailes des Pignons. 



PROFIL 

PLANCHE XVIII. 

FIGURE i. 

Ce C C Eft le Challis qui eft tenu dans l'Etau par le Tenon 
X. A.B. eft la Platte-forme. D. le gros Arbre, lequel eft 
percé pour placer quarrément d'autres Arbres qui font ferrés par 
la vis W- 4- eft une Plaque ronde pour garantir l'Arbre d'être 
gâté par la limaille. Z. elfc une Vis avccYon Ecrou , pour fup- 
porter l'Arbre delà Platte-forme. A- eft le coulant qui porte les 
charnières. Figure g. n. m. m. eft la Vis qui règle la profondeur 
des Roues de Champs, h. 0. Sont les Roues qui font tourner 
l'Arbre qui porte les Fraizes. /. f. Eft le plan de la Fraize & du 
Pignon de l'Arbre, q. r. Eft la Poupée qui tient le Pignon, t. t. 
Eft lefupport, G. le Pignon à fendre. Les 5. trous qui paroiflenc 
entre /. m. font pour faVe incliner la Fraise comme pour fendre 
Une Roue de vis-fans-lin. 



4tf DESCRIPTION DES OVTlLS 

DEVELOPPEMENT 

DELAPLANCHEXVII. • 

A. Eft le coulant du Chaflîs fur lequel font mûës les char- 
nières. B. eft une Vis pour fixer le coulant après la rraverfe 
du Chaflîs. C. M. D. E. eft une pièce de la charnière avec l'Arbre, 
ja Roue ôc la Manivelle qui fait tourner TArbre. qui porte la 
Fraize. H. I. K. eft une autre pièce qu'on ajoute quand on veut 
fendre des Pignons. Cette aflemblage eft tenu avec le bout des . 
•Vis 3 . 4- 5- 6. N. Fig. p. p. y. 8. eft l'Arbre qui porte les Eraizes.- 
R. R. R. font trois Arbres dont il y en'Meux qui en contiennent 
d'autres plus petits, comme R. f. f. f. Sont les Ecrous.T, eft un 
Arbre fait exprès pour fendre les Pignons.. 



MACHINE 

A FENDRE LES ROUES, 

Innjentee par le S*" S IJ L L Y , & perfeêîionnée par^ 
M'deUFAVDKlERE, Confiiller au Parlement. 

PLANCHE XI X. 

LA Platte-forme P. eft enfermée dans un Chaffis A- B. Ce 
La Pièce d'en bas B. C. fe peut démonter lorfque l'on 'veut 
retourner la Platte-forme qui eft divifée des deux côtés. Ces deux: 
pièces qui forment le bâti font foutenuës par deux traverfes D-,. 
E. que quatre colonnes de cuivre tiennent élevées à une certaine- 
hauteur. 

La Roue F. qui fait mouvoir la Fraize eft fourenuë par fon 
Arbre qui traverfe les deux montans G. H. dans lefquels elle 
peut tourner librement lorfqu'on la fait tourner avec la Mani- 
velle L Les montans G- H. font fixés fur le Tour K. L- qui eft 
mobile de bas en haut autour de deux vis telles que M. pratiqué 
dans un fécond Tour M- N. Ce Tour peut fe mouvoir autour 
du point N. le long des Arcs O. R. où on le peut fixer à Pin— 
ciinaifon qiie fon veut ,. en ferrant. l'Ecrou N. & deux vis , telles. 



SERRANS A L'HORLOGERIE. 47 

•que Q; de manière que le premier Tour K.L. & le fécond Tour 
M. N. tournant enfemble peuvent s'incliner plus ou moins j ce 
■que l'on pratique lorfquè l'on veut railler des Roues de Ren- 
contre. Outre ce mouvement, cet afleniblage peut encore s'ap- 
procher ou s'éloigner du centre de la Roue ou de la Platte-forme, 
en faifant tourner la Vis S. Les Coiu-bes O- R. fur quoi roulent 
<ces deux Tours , font aiTemblées à deux Couliires telles que 
V- que l'on afllijetti à l'endroit néceiïaire par les vis. T. eft un 
Ecrou qui tient aux Couliffes qui fe promènent le long de cette 
■vis , Se qui fait avancer ou reculer ce compofé ; car la vis ell fixée à 
d'endroit S. par un coler , Se fon autre extrémité eft rivée &. en- 
tretenue par un RelTort placé à la traverfe qui fupporte les Arcs. 
■L'Arbre de la Fraize X- tourne furies deux points K. L. il porte 
le Pignon Y. dans lequel engrenne la Roue F. On règle l'abba- 
tage de ce Tour parla Vis Z. qui porte fur une Pièce que l'on 
ne peut voirdans cette Figure , mais qui eft attachée au Tour M. 
du côté G. Il faut obfervcr que le Toiu- M. demeure confta- 
ment à l'endroit où il fe trouve fixé , Se qu'il n'y a que le Tour 
K. L- qui puiflc s'abaifier ou s'élever par le moyen du Levier "W- 
qui tient à ce Tour. La Vis Zr. fe fixe aufiî par l'abbatage du 
.petit Levier 4. qui porte une Vis placée horiiontallement , 6c qui 
.aflujetti la première dans fon Ecrou. 

Je réferve à la defcription de la Planche 22. des Developpe- 
'tnem à expliquer la Machine Tig. i. dont les Vis M. K. L. font 
-ajuftées aux endroits où ouïes voit placées- Je dirai dans ce même 
■article , la façon dont il faut aiïlijetir la Roue à fendre fur l'Ar- . 
bre de la Platte-forme. Cette Roue reprefentée par le chiffre 5- 
planctei. ell: affermie ' fur fon centre par la Pièce 6. qui eft 
fixée à l'extrémité 7. du Coc<] 7. 8. 9. Ce Cocq fait charnière 
autour des deux Vis 8. io.pLi»che 20. de manière qu'en tour- 
nant la Vis I I-. pour faire monter l'extrémité 5). l'autre extré- 
mité 7. defcendj en appuyant fortement fur le Chapeau qui re- 
tient la Roue fur fon Arbre. Une Alidade ou /fidex iz.fl^inche 
3.0. qui tient fur le milieu du Tour K. vers le point N. fert a 
diriger la Fraife au centre. Cette Pièce , fur la longueur de la- 
quelle eft tracée une ligne qui répond dans le plan vertical du 
centre, eft mobile autour d'une Vis, & porte fur l'épaiffeur de 
la Fraize. La grande Vis i 5. flanche 2 i. fert à affermir le Cocq 
7. 8. pour lui ôter le jeu & lereffort que pourroient faire les vis 
lorfque l'on a afllijetti la Roue fur fon centre. La Vis 1 6- n'eft 



4S DESCRIPTION DES OVTILS 

qu'une Vis d'aflemblage du bâti. La Vis i 7. P/ajuhe i c). Se 20. 
retient l'Alidade 18. 1 5). compofécide deux Pièces principales. 
La première, eft le bras i 8. La féconde, eft une Lame de Laiton 
15J. lï. qui eft pareillement retenue au-defliis de la traverfe D. 
Le bras 18. lo. Planche 15). qui eft coudé à l'endroit 20. porte 
une S. à rcxtrêmité ftipericure. 22. eft une Fourchette recour- 
bée , mobile autour de la Goupille 2 2 . qui la retient par la par- 
tie S. La partie 23. porte ftir une tige 2 5. cette tige porte & 
appuyé fur la Lame de Laiton 15). 2 i . de manière que le Kef- 
fort 24. qui tient à l'endroit 20. &: qui arboute par fon autre 
bout contre une cheville de la Fourchette , tend à faire baifter 
l'extrémité 2 3 . ce qui ne peut arriver fans que la tige 25. ne 
communique la force du Reflbrt à la Pièce 15?. 21. car la Four- 
chette ne peut couler le long de la tige , étant retenue à l'en- 
droit 23. La force de ce Reflbrt eft tranfmife à l'extrémité 15). 
de la pointe 26. qui retient la Platte-forme , pendant que l'on 
fend une dent. Le Proiil de cette Alidade fe verra mieux dans 
la planche zz.Fi(rure 2. 

La petite Auge 28. Planche 15). eft pour recevoir la limaille 
quand on fend la Roue j on en joint une féconde de même figure 
qui n'eft que pofée fur J a traverfe A. au-deflous de la Roue F- 
èi qui anticipe un peu fur le bord de la première 



EXPLICATION i:>\J PLAN 
D E C E T T E M A C H I N E. 

PLANCHEXX. 

MM. Eft le premier Tour qui peut s'incliner plus ou moins 
étant mobile autour du point N- On fixe ce Tour à l'en- 
droit néceftaire par le moyen des Vis Q- Q. qui traverfent dans 
les A.rcs O- R. B. B- font des Vis qui retiennent le fécond Tour 
K. H. Fi. G. dans le premier , & autour defquels il peut fe mou- 
voir. C. G. eft un Arbre horizontal qui tourne librement dans 
les montans Fi. H. &.qui porte les Roues F. E. La première F. 
qui engrenne dans le Pignon Y. eft pour faire tourner la Fraize 
X. d'un mouvement médiocre , & la féconde Roue E. fert pour 
avoir un mouvement plus prompt en plaçant un Pignon fur 
l'Arbre L. L. dans lequel eL^puifle engrenner. On donnera dans 

la 



SERFJNS A L'HORLOGERAE. 45, 

îa Pliinche 2 1. la manière de fixer ces Fraizes fur l'Arbre. 

A. 1 1. Planche 20. ell: l'Alidade qui fort à diriger la Fraize vers 
le centre 5 • de la Kouë à tendre j elle ell mobile autour de la 
Vis A. 

K-G. Sont des Vis qui foutiennent l'ArbreL. L. de la Fraize 
&: du Pignon. Z. eft une Vis qui dét(?rmine l'abbatao-e du Tour 
mobile H. Fi. en l'élevant par le bras W. Le petit Levier 4. elt 
pour afTujettir & fixer la Vis Z- 

5 •■ Eft la Roue à fendre , qui eft retenue par la Pièce mar- 
quée 6. Cette Pièce qui eft faite en manière de fourchette pafle 
deflous le Pont 25). ou elle eft fixée par une Vis , &; retenue par 
l'autre bout 30. par un efpece de 7. d'acier , deflous lequel les 
txanches de la Fourchette s'engagent , de façon que quand on 
veut retirer la Roue 5- de deflus fon Arbre , on ne fait que 
defterrer la Vis 29. ô: tirer à foi la Pièce d. après l'avoir déga- 
gée de deflous la Pièce faite en forme de T. èc on la tire da 
deflous la Roue avec beaucoup de facilité. 

7. 5?. Eft le Cocq fur lequel eft fixé le Pont 25?. & où s'en- 
gage la Pièce 6. Ce Cocq. fait charnière furies deux Vis 8. 10. 
de forte qu'en élevant l'extrémité p. au moyen de la Vis i j. 
l'autre extrémité 7. s'abailFe , 6c affiijetti , par la Pièce 6. la Roue 
5 ' fur fon A rbre. 

i(î.-Eft une Vis d'afl"emblage qui retient l'Equerre dans 
laquelle la Vis 1 5 . eft placée , qui atFermicle Cocq. Cette EquerrG 
eft ûxée fur la traverfe D. D. 

La Vis I 7. tient fur la même traverfe D- l'Alidade. La Pièce 
13. eft le plan de la Fourchette qui porte fur la tige 1 5. Cette 
Fourchette étant pouflée par le Reflbrt 24. voyez pUnéi 5?. com- 
munique la force du Reflort à la Lame 21. & par conféquent à 
la pointe 26. qui entre fucceflivemenc dans les divilîons de la 
Platte-forme lorfque l'on s'en fert. 



PROFIL 

SUR LA LONGUEUR DE LA MACHINE. 
PLANCHE XXI. 

AB. Eft la dernière Pièce du Tour folidement afll^mblée aux 
traverles portées par les Colonnes. 
CD. eft une pareille Pièce à la première 5 mais elle fe peut 
Tome 1. Q ^ 



50 DESC RIPTION D ES OVTlLS 

démonter quand on veut pour retourner la Platte-forme j ce qui 
fe fait en démontant l'Ecrou I. qui iaille tomber les collets , en- 
tre lefquels l'extrémité D. ell allujetti > l'autre extrémité C. eft 
retenu par im Verou C E. que porte cette Pièce > ce Verou fe 
fixe par les Vis E. L. fon extrémité C entre à queuë-d'aronde 
dans le montant 26. de manière que quand on veut retourner 
la Platte-forme , on commence par ôter l'Ecrou 1. enfuite on 
lâche les deux Vis L- E. & l'on tire le Veroti par fon Bouton F. 
de F. vers E. On élevé un peu l'extrémité D. pour le dégager. de 
deflous le petit fupport i o. dans lequel il entre à cliquet ,■ après 
quoi l'autre Vis Y. &: A- étant deflerrée , on déplace facile- 
ment la Platte-forme P. pour la retournera car la Vis yE. n'eft 
que pour recevoir la pointe delà Vis de la Platte-forme, S: la 
féconde Vis Y- fert à l'affermir dans fon Ecrou. 

S- V. Eli la Vis qui fert à avancer &: à reculer du centre 5, 
les Tours M. K. de même que les Arcs R. ôc toutes les Pièces 
qui en dépendent. 

M- Eft le premier Tour mdbile autour du point N. & qui fe 
fixe par la Vis Q- Le fécond Tour K. compris dans le premier 
ToLxr M. a fon centre au point 2 4, Le centre K. eft celui de la 
Fraize & du Pignon. Le centre H- eft celui des Roues marquées 
F. E. dans la vingtième Planche > il fert à faire mouvoir 
le Pignon , ôc par conféquent la Fraize. La Vis G. eft pour fixer 
l'Arbre du Pignon. O. X. eft l'Alidade qui fert à centrer la 
Fraize, c'eft-à-dire , à diriger fon taillant ou fon épaifleur vers 
le centre de la Roue 5. 

W. Eft le Levier qui fert à élever & à abaiftèr le Tour K. autour 
du centre 24. Le petit Levier 4. eft pour ferrer la Vis Z. dans fon 
Ecrou, ce qui fe fait en l'abbatant. La Vis Z. porte fur le fup- 
port 2 I. mobile au point 23. dans une Chape 22. qui eft fixée 
au Tour M. La Pièce 2 i . f e fixe à la Chape par une Vis , donc 
oia voit le bout au point xx. Cette Pièce eft encore tenue par un 
Rcftbrt 27. 

6. -j. 8. 9. Marque le profil de la Pièce 6. qui retient la 
Roue y ôc celui du Cocq 7. 5?- qui fait ch.ïrniere au .point 8. 

25». & 30. Eft la Vis fie la Pièce qu'on appelle T. qui retient 
le profil 6. La Vis 11. fert à élever le Cocq. La Vis i 5 . eft pour 
l'affermir jôc enfin la Vis 16. fert à affembler l'Equerre 8. 31. 
y:2. • au bâti de la Machine. 



SERrJNS A L'HORLOGERIE. 51 



EX PLI CA TIO N 

DE LA PLANCHE XXIL 

AE. C D. Eli le profil fur la largeur ; ce font des Arcs dans 
lefqueis font mobiles les Tours luivans les Courbures E. C- 
F- B. ou F. A. E. D. Le centre des Tours ert au point G. on 
les fixe comme on l'a déjà dit par le moyen des Vis E. F. La 
Pièce A. B. C D. tient aux Couliflcs H- 1. par les Confolcs K. L. 
On arrête ces Couliffes pareillement par les Vis T. T. 
■ L'Ecrou M- retient les Colets que porte la Pièce N. qui fc dé- 
monte quand on veut , foit pour retourner la Platte-forme, foit 
pour autre chofe= . 

La Figure 2. eft le profil de l'Alidade de la Platte-formc , qui 
cfl: retenu au bâti de la Machine par la Vis A. autour de la- 
quelle elle fe peut mouvoir. La Partie E. C. qui eft dclTus 
la traverfe. D. porte la tige E. mobile dans la Fourchette F. 
G. Fi. &: dans la partie C où elle eft prife j la Fourchette eft 
auffi mobile au point G. La Cheville F. qui tient cette Four- 
chette étant pouflee en haut par le RciTort K. tend à faire 
baiffer l'extrémité H. fuivant l'Arc H- h. la Tige E. communi- 
que donc la force du KefTort K. à la Lame L. M. qui porte la 
pointe N- Cette Lame qui n'efl: retenue qu'au point L. dcfllis 
la Pièce D. elt obligée de fléchir 6c d'obéir à la force du Ref- 
fort j cette pointe retient alors la Platte-forme par fes divifions 
avec toute la force dont le Reflbrt K. efl: capable. Il eil évident 
que quand on change de divifion en élevant un peuPAlidade , 
que l'on contraint le Reffort K. qui enfuite étant mis en liberté, 
appuie de toute fa force contre la Cheville F. Se par conféquent 
contre la Tige E. car la Fourchette H- ne peut pas couler le. 
long de cette Tige. 

La Vis p. fert à fixer plus ou moins la monture qtii porte la. 
pr/inte N. Cette monture tient à la Lame M. par une féconde 
Vis R. On aiTujettila Fraize Q. fur l'Arbre du Pignon G. par le 
moyen d'une féconde Pièce S. qui porte une pointe T- qui entre, 
dans un trou fait à la Fraize à l'endroit V. après quoi on affujetti 
îc tout cnfemble par FEcrou X. Il fautremarquer que la Pièce S- 
doit entrer quarrément dans une partie de l'Arbre. 

La Roue à fendre Y. fe place en cette forte. On a plufieurs 
"Arbres d'acier 3.tei que Z. qui entrent dans, le Canon W"- de la. 

Gij 



5t DESC RIPTION DES OVTILS 

Plarte-forme. L'Arbre d'acier porte deux pointes 4. 5. qui entrent 
dans la petite ouverture diamétralement oppofée ; pratiquée à la 
partie fupericure du Canon W- à l'endroit 6. 7. de manière que 
les deux pointes 4. &. 5. étauc engagées -dans les ouvertures 6. 7. 
l'Arbre Z. ne peut tourner que quand le Canon \/. tourne. On 
place enfuite la Roue Y. à l'endroit Z. on l'aiHijetti par Le 
Chapeau jE. fait en Ecrou : c'eft ïlir ce Chapeau que porte la 
Pièce 6. dont on a parlé dans les r/^^c^f^ précédentes. L'Affiette 
5). du Canon W- le fixe au centre de la Flatte-forme , par le 
moyen de trois Vis telles que i o. de forte que quand on change 
la Platte-formc de côté , il faut démonter cette Pièce pour la 
remonter enfuite du côté que l'on veut opérer. 

Voici comme on employé les Vis dans cette Macliine. La 
Pièce I I . eft fuppofée un des côtés du Tour -qui eft traverfé par 
la Vis 1 1. qui fert à recevoir le Pivot de l'Arbre du Pignon O- 
Cette Vis traverfé un Tenon i 3. placé dans une Mortoife pra- 
tiquée à la Pièce i i . Ce Tenon porte une féconde Vis i 4. dans 
laquelle eft enfilé le Colet i y 6c defliis ce Colet -e!!: l'Ecrou 
j6. fait du même pas que la Vis 14. de manière qu''en ferrant 
cet Ecrou on fait monter la Vis , qui tirant à foi le Tenon, re- 
rient fortement la Vis I ?.. contre les côtés de la Pièce i i- qu'elle 
traverfé i on [évite par-là le balotage des Vis dans leurs Ecroux. 
La Figure ï 7. eft un des Baifins qui reçoit la limaille à mefure 
que l'on fend la Roue. 

De cette conftruction il rëfulte plufieurs avantages, i ^. La 
manière d'employer les Vis .pour éviter le jeu dans leurs Ecrous , 
fi petit qu'il foit , cil toujours nuifiblc fur la denture. 

2**. La manière de diriger la Fraize au centre eft d'une utilité 
infinie » puifque par ce moyen, on ne fçauroit faire de denture 
qu'elle ne foit droite. 

5". La manière d'alfujettir la Roue à fendre fur fon centre 
eft très-bien employée 5 les Vis fur lefquels eft porté le Cocq 
étant aulFi bien retenues qu'elles le font ne fçauroient faire refibrt. 

4'. L'Alidade de la Platte-forme, quoiqu'elle paroiffe compo- 
fée , doit être confidcrée comme une Pièce bien conftruite , ayaitt 
lui RciTort qui agit avec beaucoup de douceur j ce qui donne le 
moyen de changer cette Alidade plus facilement que d'autres , 
qui font leur Reflort directement. 

La plus grande partie des perfections que l'on recomioîtra diins 
îa pratique de cette Machine , lui ont été données par M^ de la 
l'audrierc à qui elle appartient. 



SERFANS A L'HORLOGERIE. 53 

MACHINE A FENDRE 

UNE INFINITE'DE NOMBRE, 

Inventée p^r Pierre F A RDO I L , Adahre Horloger 

a Paris. 

PLANCHEXXIir. 
FIGURE I. 

LE Tour ou Charnière A- B. ne diffère point de ceux que 
j'ai décric dans les Machines précédentes i il peut coule r le 
long de rétricr auquel il ell adapté j il ell garni de fa Fraize, du 
Pignon & de la Roue qui la fait mouvoir. Tout l'art de cette 
Machine confille dans l'application des Pièces C D- & de la Vis- 
fans-Hn E. qui engrenne dans la Roue dentée F. de 410. que 
l'on fubllituë à la place de la Platte-forme j on aflujetti la Roue 
à fendre fur un Arbre vertical par le moyen d'un Ecrou, comme 
on l'a vu ci-devant. 

Les Pièces C D. qui font tourner la Vis-fans-fin E. font placées 
flir une Plaque G» Ô D. fixée à la Machine- L'Arbre de la Vis 
qui la traverfe v peut tourner librement j fon autre extrémité eft: ^ 
loutenu par un Tenon H. Q- Lf»^^'^*- «-y^- e„^^^.^i*^^*.-^j<f.^. 

La plaque G. C. D- détachée & reprefentée dans la féconde 
Figureiii^oxic un Levier L K. mobile au point K. Ce Levier pouffé 
par un RefTort 4. s'applique contre la Cheville I. il porte un 
Terme L. qui lui eft fermement attaché ; il eft difpofé en plan 
incliné comme il eft taillé, car il eft coupé lui-même dans lemilieu 
de fon épaifteur , de manière qu'il y a un Bifeau deflus , & un 
autre deflous j c'eft à l'endroit G. que p.-bfte l'Arbre de la Vis- 
fans-fin qui eft quarrée au forti de la Plaque 5 il eft aflez long pour 
pouvoir y placer toutes les Pièces. Le bouc de ce quarré porte 
une Vis pour retenir tout l'aflcmblage. La première Pièce que 
l'on place eft le Rochec M. doue le nombre dedenc eft arbitraire. 
Il porte un Canon percé d'un trou quarré propre à recevoir le 
bouc de la Vis-fans-fin 5 ce Rochec eft resienu par le Cliquet O- 
Ft^. 2. garni de fon Reflorc Un fécond Rochec N- dencé en 
raifon du nombre que l'on veut fendre eft joint contre le Ro- 
chec M. & fixés enfemble par une Cheville qui paffeau point P. Q^ 



54 DESCRIPTION DES OVTILS^ 

Sitr le même Canon du premier Rochet font placées deux Ali- a,^, 
dadcs R. S. T. VlZK première R. S. porte un Colct R. X.'"^iïî^'||^^_^ 
s'emboëte dans une ouverture T. Y. faite à la féconde Alidade. ^/^ 
On afTujetti l'une 6c l'autre par le moyen d'une Plaque ronde Z. 
qui entre dans une gorge pratiquée en T. Y. Trois Vis qui tra- 
verfent cette Plaque £c qui fe fixent à la première Alidade R. X. 
fervent à. cet ufage. La féconde Alidade poite un Cliquet 'W- 
qui fert à faire tourner le Rochet lorfqti'il engrenne j ce qui fe 
fait en poullant, l'Alidade avec la Manivelle qui eft adapté 5 car 
ces deux Alidades peuvent totirner indépendemment du Canon 
fur lequel elles font placées. Les Rochets qui tiennent à la Vis 
font retenus par le Cliquet O. de la Plaque C- D. Z"/^. 1. pour 
cet effet, il eft dans une fituation oppofé au. Cliquet 'W- de ma- 
nière que les deux Alidades tenant enfemble y fi 017 les tire à 
foi les Rochets ne bougent point i mais 11 l'on poufle la Mani- 
velle à droite , les Rochets feront néceflairement entraînés , parce 
que le Cliquet O. par fa difpofition, ne fçauroit les en empêcher. 
L'ufage de cette Machine étant pour fendre des Roues de nom- 
bre extraordinaire , j'ai dit que le Rochet N. devoit fe changer, 
bi qu'il devoit être de nombre difterent , fans pour cela être d'un 
plus grand ni plus petit diamettre. Je donnerai ci-après une règle 
générale pour trouver des Rochets en raifon des nombres don- 
nés 5 mais pour faire voir la manière dont on fe fert des Ali- 
dades , je vais pofer un exemple. 

L'on veut fendre une Roue de 4-5)0. & l'on a troirvé qu'il 
falloit un Rochet de 49- dents , dont il ne falloit prendre que 
41. dents. On place la première Alidade S. fous le Terme L- 6c 
avec la féconde Alidade V- on compte 41. dentsfur le Rochet ; 
enfuite on fixe les deux Alidades dans cette fitnation en ferrant 
forten>ent les trois Vis de la Plaque Z. qui alTajcttiffent l'Alidade 
•R. S. avec l'Alidade T- V- Enfuite on tourne la Manivelle juf- 
qu'àccquele terme L- arrête l'extrémité V- de. l'Alidade à Ma- 
nivelle i les Rochets M- N. entraînés par ce mouvement feront 
tourner la Vis E. enfemble la Roue dentée F. 6c la Roue à fen- 
dre qu'elle porte , la Machine ainfi arrêtée au terme L. on fend 
avec le Tour A. B- à l'ordinaire l'endroit de la Roue qui fe pré- 
fente, ôc pour recommencer, on retire à foi l'Alidade V- jufqu'à 
ce que le delTous du terme L- arrête l'autre Alidade S. les Ro- 
chers ne bougent point dans ce mouvement, on prendra fur le 
/econd Rochet N.. 42.- dents, enfuite repouffant comme lapre- 



SERRANS A VHORLOGEKÎE. 55 

miere fois l'Alidade , la Roue à fendre avancera de la quantité 
qu'elle le doit faire , pour être fendue j ainfi de fuite juiqu'à ce 
que la Roue ait fait un tour entier. Le Levier I. K. fe peut reti- 
rer en arrière lorfque l'on veut faire paflTer les Alidades,enretirauc 
avec le doigt le petit Tenon S. Fig. 1. 

REGLE GENERALE. 

^our trouver les Rpchets en raifon des nombres que l'on veuf 

Aonner a une Kouè\ 

ON a donné à la Roue qui fert de Plattc-forme 410. parce que 
ce nombre renferme plus de parties aliquores > il faut divifer 
ce nombre & celui de la Roue que l'on veut fendre par un Di- 
vifeur commun, prendre le quotient de la Roue pour Rochet , 
-êc le quotient de la grande Roue ou Piatte-forme pour le nombre 
des dents du Rochet qu'il faudra faire pafler à chaque denc que 
l'on fendra. 

EXEMPLE. 

Soit donné le nombre 245;. qu'il faut fendre avec une Plattc- 
forme divifée en 420. telle qu'elle efl à cette Machine. Il faut di- 
vifer 420. & 245). par 3. -qui eft le feul Divifeur convenable aux 
-Jeux nombres, les quotients feront 140. &: 83- 

On prendra donc un Rochet de 8 3 . &; à chaque dent qu'on 
voudra fendre on fera palfer 140. dents de ce Rochet , c'ell-à- 
dire , qu'on fera d'abord faire une révolution entière qui eft de 
8 3. dents , & qu'on en fera encore pafler 5 7. ce qui fera les 1 40. 
dents, lefquelles 57. dents prifes après la révolution , feront dé- 
terminées par l'ouverture des Alidades : ces opérations fe font 
par les deux mouvemens fuivans- 

On retire premièrement le terme L. en arrière afin de faire 
pafler les Alidades -i enfuite on abandonne ce terme , qui étant 
poufle par le ReflTort 4. revient dans fon premier état. 

L'Alidade S. fe place fous le terme L- Fig- 2. & pouflant avec 
la Manivelle la féconde Alidade jufqu'à ce que fon extrémité V- 
foit arrêté , on fend la partie de la Roue qui fe préfente a la 
Fraize. Pour faire une féconde fente , on retire encore le terme 
pour laifler faire la révolution , &: on le laifle enfuite retomber 
pour fixer la divifion de 5 7 . ainfi de fuite pour chaque divifioii 
de la Roue* 



5' 



DESCKIPTIONDES OVTILS 



TABLE 

A L'USAGE DE CETTE MACHINE. 

LA première Colonne marque les nombres à fendre. La fé- 
conde , les Rochers. La trojfiéme , les rours dos Rochers , 
Se la quatrième , les parties de tours du Rocher. 

•;. EXEMPLE. 

Si on veut fendre une Roue de 420. il faut tourner un tour 
jufte de l'Alidade pour chaque dent. Si on vouloit fendre la 
moitié de ce nombre qui eft 210. il faudroit tourner deux toursî 
pour chaque dent. 

Si on a une Roue à fendre en i 02. il faut prendre un Rochet 
de 17. tourner 4. rours entiers, 6: rétrograder pour augmenter 
les 4. tours de 2. dents qui font deux i 7^'. Les Alidades que l'on 
a aju-ftées pour cela avant de commencer la Roue , font qu'on 
ne peut s'y méprendre. 

ui "U T R E EXEMPLE. 

Si on veut fendre une Roue en 40 5. on prend un Rochet de: 
17. on tourne un tour, 6i un 2 7^ du Rochet pour chaque dent 
à fendre. 

Mais fi la Roue à fendre excedoit le nombre de 420. pour lors 
il n'y auroit plus de tour entier à faire faire aux Alidades. Ce fera 
toujours moins des dents du Rochet. Par exemple , on veut fendre 
une Roue de 430. on trouvera dans la féconde Colonne un Ro- 
chet de 43. il faudra difpofer les Alidades de manière qu'elles 
faffent un tour moins une dent. Autre exemple. Oxi veut une 
Roue de 800. il faut prendre un Rochet de 40. tourner un tour 
moins i5>. dents, c'ell- à-dire , faire un demi-tour, & une dent 
de plus. Qi-iand on connoît la Machine cela efl: plus aife qu'il 
41c paroît. 

L'Auteur de cette Machine n'en a donné que l'idée au S'' En- 
derlin , qui l'a exécuté le premier s mais la Table qu'il a fait poux 
fonufage particulier n'étoit qu'environ le quart de celle-ci , ôc elle 
étoit fi confufe que perfonne n'a pu la déchiffrer. 

Nombre. 



57 



Nombre 


, 


Nombre 






à 


Rochet, , T ou R. s. Parties. 


à 


Rochet, 


Tours. Parties. 


fendre. 






fendre. 






I02 


17 


4 tours 2 dents. 


1 48 


37 


2 tour 3 I dents. 


104 


z6 


4 • . I 


150 


5 


i . . 4 


105 


î I 


4 • • 


152 


38 


2 . . itj 


I 06 


53 


3 • • 51 


153 


51 


i . . 38 


108 


5) 


3 . . 8 


M4 


1 1 


1 . . 8 


I 1 


I I 


3 . . ^ 


M5 


31 


2.-22 


I I I 


37 


3 • • i^ 


156 


13 


2 . . ^ 


I I 2 


28 


3 ..21 


158 


.79 


2.-52 


114 


i5> 


3 . . 13 


I 55) 


53 


2 . . 34 


^M 


^3 


3 . • M 


I 60 


8 


2 . . ^ 


116 


25> 


3 . . 18 


161 


M 


2 • . 14 


117 


3P 


3 . • 13 


162 


?-7 


2 . . I (j 


118 


5^ 


3 • • 33 


I 64 


41 


2 • . 2 3 


I 20 


I 2 


3.-6 


165 


1 1 


2 . . ^ 


22 2 


61 


3 . . 27 


166 


83 


2 . . 44 


IM 


41 


3 . . 17 


168 


14 


2 . . 7 


124 


31 


3 ..12 


170 


17 


2 . . 8 


^M 


M 


} • ' 9 


171 


57 


2.-26 


ii6 


2 I 


3 • • 7 


172 


43 


2 . . IC, 


12S 


3^ 


3 • • :9 


174 


ip 


2 . . I 2 


lie, 


43 


3 . . II 


175 


35 


2 - - 14 


130 


13 


3 • • 3 


176 


44 


2 - . 17 


i3i 


I I 


3 . . 2 


177 


5i? 


2.-22 


M4 


67 


y ' • 9 


178 


85) 


2.-32 


135 


9 


3 . . I 


180 


18 


1 . . ' 6 


136 


34 


3 • • 3 


182 


iJi 


2 . . 28 


138 


^3 


3 . . I 


1S5 


61 


2 - - 18 


140 




3 tours 


1S4 


46 


2 - - 13 


141 


47 


2 . . 4(j 


185 


37 


2 - . 1 


142 


71 


2.-68 


186 


31 


2.-8 


144 


I 2 


2 . . II 


.1S8 


47 


2 - . I I 


145 


^9 


2 . . 2^ - 


185) 


9 


2 . - 2 


146 


75 


2 . . 46 


1 fjo 


19 


2 - . 4 


147 


2 I 


2 . . 18 


15)2 


3i 


1 . . 6 



Tome I. 



H 



58 



Nombre 


1 




Nombre 






à 


Rocher. ' 


rouRS. Parties. 


à 1 


Hochet. 


rouRS. Parties. 


fendre. 






fendre. 






15)4 


01 


z tours I G dents. 


Z38 


119 


I tour 9 I 


i5?5 


35 


i . . 6 


Z40 


4 




• 3 


I 5?(j 


7 


z . . I 


Z4Z 


I z I 




• 89 


15)8 


35 


1 . . 4 


Z43 


81 




• 55 


zoo 


I 


z . • I 


Z44 


61 




• 44 


lOl 


67 


z . . 6 


145 45 




•35 


iOi 


I I 


z . . 8 


Z46 


41 




• 15 


204 


^7 


z . . I 


148 


61 




• 45 


105 


41 


z . . z 


Z49 


85 




• 57 


io6 


103 


z . . 4 


Z50 


•^5 




• 17 


X07 


69 


z • . z 


z^z 


z I 




• 14 


108 


51 


z . . I 


M4 


IZ7 




• 83 


1 1 




z tours 


M5 


17 




• 1 1 


z I 1 


H 


I . . 51 


Z56 


64 




• 41 


ii3 


71 


I . . 69 


m8 


45 




• ^7 


Z14 


I 07 


I . . 103 


zéo 


15 




• 8 


Z15 


43 


I . . 41 


z6i 


§7 




• 55 


Z16 


36 


I ♦. • 34 


z6z 


151 




•75 


Z17 


31 


I . . z5) 


Z64 


z 2 




• M 


Z18 


1 05) 


I . . lOI 


z6^ 


53 




• 51 


Z15} 


7 5 


I . . 67 


z66 


135 




•77 


z zo 


I I 


I . . 10 


Z67 


89 




• 51 


z z z 


37 


I . . 35 


z68 


67 




• 38 


ZZ4 


5^ 


I . . 49 


Z70 


5) 




• 5 


ZZ5 


1 5 


I . . 13 


Z7Z 


68 




• 57 


zz6 


I 13 


I . . 97 


i ^^3 


51 




• 45 


zz8 


38 


I . . 3z 


1 ^'^''" 


n7 




• 75 


Z30 


i ^3 


I . . 19 


i ^75 


n 




• i5 


231 


1 '' 


I . . 9 


Z76 


M 




. 1 z 


Ml 


58 


I . . 54 


278 


155 




• 71 


M4 


! 35^ 


I . . 31 


279 


53 




• 47 


M5 


47 


I . . 37 


z8o 


14 




• 7 


Z36 


55> 


I . . 46 


h ' 


47 




• M 


137 


■ 75> 


^i . . 61 


1 184 


71 




.34 



59 



Nombre 

2^ 


Rocher. .Tours. Parties. 


Nombre 
à 


Rocher. 


Tours. Parties. 


fendre. 


19 




fendre. 

33^ 




I t 




Z85 


I tour 5) 


83 


our 2x 


286 


143 


I . . ^7 


333 


I I 1 






. z9 


288 


24 






1 1 


354 


167 






■ 43 


25?o 


^9 






• n 


335 


67 






• 17 


2C)I 


97 






43 


33^ 


28 






7 


Z5?2 


73 






3i 


338 


I 6ç) 






• 41 


25)4 


2 I 






• 9 


339 


113 






^7 


^95 


59 






M 


340 


17 






4 


25)6 


74 






51 


342 


57 






M 


25)7 


95> 






41 


3 44 


86 






19 


2558 


145? 






61 


345 


M 






5 


300 


5 






2 


346 


173 






37 


302 


151 






59 


348 


i9 






6 


305 


10 I 






39 


35" 


5 






I 


304 


76 






19 


351 


117 






^3 


305 


6i 






M 


35^ 


88 






17 


306 


51 






19 


354 


59 






1 1 


308 


I I 






4 


355 


71 






M 


305) 


103 






37 


356 


8 5) 






16 


310 


31 






1 1 


3 57 


115? 






2 r 


312 


16 






• 9 


358 


179 






31 


314 


M7 






53 


360 


6 


I' 




I 


31 5 


2 I 






7 


362 


181 






i9 


316 


79 






26 


365 


I 2 I 






^9 


318 


53 






17 


364 


91 






14 


320 


16 






• 5 


3^5 


73 






I I 


3ii 


107 






33 


366 


61 






9 


322 


161 






• 49 


368 


9i 






M 


314 


,^7 






8 


365) 


123 


j , 




17 


3M 


65 






• 19 


370 


37 






5 


326 


163 






47 


37^ 


31 






4 


3^7 


1 05) I 




• 31 


3 74 


187 






^3 


328 


82 I 




• i3 


375 


M 






3 


530 


II I . . 3 1 


37^ 


94 


'■ • '■ 1 



Hij 



6G 



Nombre 






Nombre | 




à 


Rocher. 


Tours. Parties. 


à 


Rocher. 


Tours. Parties. 


tendre. 






fendre. 




I T. m. I dent. 


63 


I tour 7 


124 


I 06 


380 


38 


I . . 4 


125 


85 


I 


- I 


38. 


1^7 




• 13 


126 


71 




. - I 


381 


191 




• ^9 


428 


107 






1 


384 


3^ 




• 3 


425) 


L43. 






3 


3.85 


77 




• 7 


430 


43 






I 


386 


153 




• 17 


43^ 


72- 






r 


387 


125) 




. I I 


434 


31 






I 


388 


97 




. 8 


43 5 


87 






3 


390 


I 3 I 


I 


436 


I 05? 






4 


3i>^ 


5^8 




• 7 


438 


73 






3- 


35)3 


I 31 




• 9 


440 


2 2 






I 


3 5^4 


15)7 




. . 13 


441 


2 I 






I 


35?5 


I I 




. • I 


442 


2 2 I 






11 


'■,96 


66 




. . 4 


444 


3 7 






2 


35^8 


15)5) 




..II 


445 


89 






5 


399 


I 3 3 




• • 7 


446 


223. 






13 


400 


20 




. . I 


447 


149. 






9 


402 


^7 




• • 3 


448 


I I 1 






7 


404 


101 




• • 4 


45" 


M 






I 


405 


^7 




. . I 


452 


113 






8 


406 


2.03 




• • 7 


45 3 


M^ 






.11 


408 


34 




, . I 


454 


227 






^7 


410 


41 




• . I 


455 


91 






• 7 


41 I 


M7 




• • 3 


456 


38 






• 3 


412 


104 




. . I 


458 


125, 






• 15» 


414 


69 




. • I 


455? 


M3 






13 


4M 


83 




. . I 


460 


2-3 






2. 


416 


104 




. . I 


46 2 


77 






• 7 


417 


135? 




I 


464 


I 16 






. 1 1 


418 


205) 




. . I 


4^5 


9} 






• 9 


420 




l tour 


466 


M 3 






^3 


422 


2 I I 


I T. m. I dent. 


46 S 


78 




. 8 


423 141 I T. m. I 


469 


67 




• • 7 



61 



Nombre 

k 
fendre. 



470 
4.72 

474 

47 5 
476 

477 
478 

480 

482 

4S3 

484 

485 

486 

488 

485? 

45)0 

45)2 

45^4 

45^5 
45)6 

45>8 

<oo 
501 
502 
S04 

^°5 
506 

507 
508 
510 
^12 

5 ' 3 
514 



Rocher. 



47 

M7 
118 

79 

IIC) 

M5? 

8 

241 

I 2 I 

97 
81 

I 2 2- 

163 

4i? 

41 

247 

33 
124 

83 

M" 
167 

251 

6 

I 01 

2-5 3 
I 65) 

127 

17 
128 

171 

M7 



Tours. Parties. 



T. m. 5 deiKs. 

17 

13 

5> 

ri 

14 

2^ 
I 

3 I 

I (5 

I 3 

I r 

17 

2-3 

7 
<? 

37 

1 f)- 

13 
4 

^-7 
41 

I 

17 
43 

2 2 

3 

13 

3 I 
47 



Nombre 

à 
fendre. 



51 5 
516 

518 

5 20 

522 

5^4 

5M 
526 

528 

530 
531 
53^ 
534 
535 

537 
538 
540 

54i 

543 

544 

545 
546 

548 
545? 
550 
5 5^ 
554 
555 
55^ 
558 
560 
561 



Rocher. Tours. Parti 



ES. 



103 
43 

.M5> 

173 

87 

1 3 I 

3 5 

2 <j 3 

44 

53 

177 

I 3 3 

107 

134 
175) 

265) 

9 

271 

î 81 
136 
105) 

9J- 

137 
183 

55 
46 

^77 
37 

I 39 
93 
28 

I 87 



moins 15) 
8 
4P 
33 
5 
17 
26 

7 
53 

5> 
II 

37 
28 

li? 
^3 
ip 
35) 

59 

2 

61 

41 

3 I 

^5 
2 I 

3i 

43 

13 
II 

67 
9 

34 

7 

47 



C-L 







1 


Nombre | 




Nombre 


1 


à 


Rocher. Tours, 


Parties. 


à 


Rocher. Tours. Parties. 


fendre. 


281 iT.n 


1.71 


fendre. 






5(Î2 


608 


151 l 


moins 47 








605) 


203 I 


. . 63 


564 


47 I . . . 


Iz 


61 


G\ I 




19 


565 


113 r . . . 


2^ 


612 


51 I 




\G 


566 


Z83 I. . . 


73 


615 


41 I 




I 3 


567 


180 I . . . 


45> 


61 8 


103 I 




33 


; 568 


141 I . . . 


37 


(S20 


31 I 




I 


' 570 


15? I . . . 


5 


6zl 


207 I 




67 


57^ 


143 I . • . 


38 


624 


104 I 




34 


. 573 


I 5? I !.. . 


51 


625 


125 I 




41 


574 


2S7 I.. . . 


77 


627 


205) I 




65 


575 


115 I . . . 


3î 


628 


1^7 I 




• 5^ 


576 


48 I . . . 


13 


630 


3 I 




I 


578 


Z.85) I . • . 


75> 


632 


158 ] 




• 53 


5 75 


15)3 I . . . 


53 


633 


211 ] 


• 


• 7^ 


580 


5.8 I . . . 


16 


635 


I 27 1 




• 45 


58Z 


SI I • • • 


^7 


636 


53 




. i8 


584 


146 I . . . 


4ï 


635? 


21 3 




• 73 


585 


35, I . . . 


1 1 


640 


3i 




• I I 


586 


Z5)3 I . . . 


83 


642 


107 




• 37 


588 


7 I . .. . 


2 


644 


I G\ 




• 56 


5^0 


59 I • • • 


17 


^45 


43 




' 15 


55?' 


15)7 I . . . 


57 


648 


54 




. 15, 


s^^ 


148 I . . . 


43 


650 


65 




• ^3 


5i>4 


5)5? I . . . 


i9 


651 


31 




• I I 


595 


115) I . . 


• 35 


652 


163 




• 58 


55>6 


145) I • . 


• 44 


654 


I 05) 




• 39 


55^7 


15)5) I . . 


• 55 


655 


13 I 




• 47 


598 


i^P I . . 


. 85, 


656 


I 64 




• 55> 


600 


10 I . • 


• 3 


657 


2 ip 




• 19 


60 3 


201 I . . 


. 61 


GGo 


I I 




■ 4 


<j04 


151 I . . 


. 4^ 


663 


2 2 I 




. 81 


60 5 


III I . . 


• 37 


664 


166 




. 6 I 


606 


I 1 I . . 


• 31 


665 


I 33 




• 49 



<?J 



Nombre 






Nombre ) ( 


à 


Hochet. 


Tours. Parti esi 


à 


Rochec. Tours. Partieî. I 


fendre. 


I II 




fendre. 


181 1 


T. m. 76 


I T. m. 41 


724 


668 


167 


I . . 62 


7M 


145 ï 


. . 61 


GG^ 


223 






• 83 


7z6 


IZI I 


• • 51 


670 


67 






• M 


728 


26 I 


I ï 


671 


56 






• z I 


7^5 


243 I 


. . 103 


(>is 


45 






• 17 


730 


75 ï 


• • 31 


G-jG 


I 65) 






. 64 


73i 


6 I I 


. . 16 


678 


113 






• 43 


735 


7 I 


• • 3 


680 


34 






• I 3 


738 


I 23 I 


• • 55 


681 


227 






• 87 


740 


37 ï 


• . 16 


684 


57 






2 2 


741 


247 I 


. . 1 07 


685 


I 37 






53 


74a 


53 ï 


. . 13 


G'i% 


172 






67 


744 


61 I 


• • ^7 


G^o 


^3 






5> 


745 


145) I 


. . 65 


Gç)r 


173 






68 


748 


187 I 


. . 82 


695 


M I 






5>i 


750 


i) I 


11 


65)5 


I 19 






5 5 


753. 


25 I I 


..III 


Gs)G 


58 






^3 


755 


I 51 I 


. . 67 


700 


35 






14 


75<î 


63 I 


. . 28 


702 


117 






47 


75i> 


M3 I 


. . 113 


704 


176 






71 


760 


38 I 


• • »7 


705 


47 






li? 


76z 


127 I 


• • 57 


707 


I I 






41 


764 


15)1 I 


. . 86 


708 


I 18 






48 


765 


51 1 


. . 23 


710 


71 






i5> 


768 


64 I 


• • ^9 


711 


237 






91 


770 


I I I 


5 


7ii 


178 






7 3 


77-1 


257 1 


. . 117 


714 


51 






2 r 


77» 


15)3 I 


. . 88 


715 


143 






5i> 


774 


I25) I 


• • ^9 


716 


17^ 






64 


775 


M5 I 


• • 71 


717 


^35? 






99 


776 


15)4 I 


. . 85) 


7ZO 


I 2 






5 


777 


37 I 


. . 17 


71 I 


103 






45 


780 


13 ï 


■ " 1 


7^3 


241 


I . • loi 1 


785 


M7 ^ 



/?4 



Nombre 
à 

fendre. 

78^ 


t 

Rocher. 


Tour 


s. Parties. 
m. 6 I 


1 31 


iT. 


7S8 

7^9 

790 

79^ 


^97 
' 79 

66 






123 

37 
31 


79S 

79^ 
75)8 

800 


5 3 
^99 
133 

40 


\ 




^•5 

94- ■ , 
63 
• I 9 



La pliipart des Nombres qui ne fe trouvent point dans cette 
Table , peuvent fe trouver par la même iliethode ci-devant 
■<?xpliqué j mais on ne les y a pas placés , parce que les Rocliets 
deviennent trop fort j 5c par confequent la denture trop fine, 
ce qui fait qu'on ne peut y parvenir que difficilement : il £iut 
yoir une addition à cette machine Planche i 4. 




MACHINE 



SEKrANS A L'HORLOGERIE. 6^ 



iBi 



M AC H I N E 

A fendre & à égaler les Roués de Rencontre & les Rocheti 

de Pendules. 

PLANCHE XXIV, 

F I G "U R E \. 

AB. Eft une Roue dont la denture eft faite en forme de man- 
tonec , &: qu'on appelle Rochei. Ce Rochet ferc de Flatte- 
forme. On peut le changer fuivant le nombre que l'on veut don- 
ner à la Roue de Rencontre. Ce Rochet ell fixé à chaque dent 
par deux Pièces. La première eit le RefTort E qui tend à le 
taire tourner i &: la féconde ell: TEtrier F qui a une bran^ 
che G H Figure z. qui le tient , de manière que le Rochet eft 
folidement arrêté.^ La traverfe I K de b Cage eft percée dans 
fon milieu d'tme ouverture , dans laquelle entre l'Arbre du Ro- 
chet j un Tenon L qui eft dans le même fens que l'ouverture , 
fert à porter l'Echantillon dont on parlera dans la fuite. Sur k- 
traverfe I K font deux Pièces à coulilîé. La première M eft un 
Montant que l'on peut fixer au moven des Vis i. 2. &: qui porte 
le fupport N que l'on peut auifi fixer par la Vis 3. dont l'ufage 
eft de retenir le Pivot fuperietir de l'Arbre du Rochet i le Pivot 
inférieur entre dans le milieu d'une Vis placée au-deffous de la 
Machine. La féconde Pièce O P que l'on peut pareillement avan- 
cer plus ou moins de l'Arbre au moyen de la Vis Q^, porte une 
traverfe O R Figure z . qui porte le Tour S T Figtr/e 5 • ^ 4> 
garnie à l'ordinaire d'iuie Roue dentée qui engrenne dans le 
Pignon, dont l'Arbre porte la Fraize- Ce Tour eft mobile à la. 
traverfe par les deux Vis 4. 5. autour defqtielles il fait char- 
nière. La traverfe O R s'incline plus ou moins fur le Dolîier P 
contre lequel elle eft appliquée i ô: comme cette traverfe tourne 
autour d'un Pivot , on l'a fixée à l'inclinaifon nécclTaire par le 
moyen de l'Ecrou 7. La partie X. eft pour foutenir la Vis 8. fig.^. 
du Tour qui fert à régler le chemin que doit faire la Fraize , 
pour vérifier l'égalité de la Roue quand elle eft fendue. Je me fert 
d'un grand Levier que j'appellerai Echafitillon. Il eft compofé 
d'une efpece de. Toux Y Z à coulifte ka le Tenon L , & qui fe 
Tome l X 



ce DESCRIPTION DES OUTILS 

peut fixer. Les Poupées de ce Tour portent àas Vis , autour dcf- 
quelles on fait mouvoir la rraverfe 6. 5). c'ell-à-dire , que l'on 
peut l'élever &: la baifler lorfque l'on échantillonne la dejiture 
de la Roue. Cette traverfe foutient l'Arbre a. b. A ion extrémi- 
té a- eft la Palette r. qui eft toujours chaflée par un Reflctrt C 
du côté des dents. L'autre extrémité de cet Arbre porte une 
Aieuille b. d. qui paria longueur marque fenliblement l'inégalité 
de la denture , en s'éloignant plus ou moins de la Pointe e. fixée 
fur la Pièce ^. h. fermement attachée fur la traverfe 6. 5?. de 
forte que la pointe de la dent , la Palette r. & la Pointe c fe 
trouvent fur le même rayon qui partiroit du centre de la Roue. 
Lorfque l'on échantillone une Roue , après avoir prefenré la face 
d'une des dents , on abbat toute la Machine pour lailler palier 
une féconde dent, on relevé enfuire l'Echantillon, & la Palette r. 
en «'appliquant contre la dent, fait connoître par le mouvement 
de l'extrémité de l'Aiguille l'égahté ou l'mégalité de la denture 5 
au moyen de cette Machine on eft afTuré de la perfeclion de la 
Roue. Là Machine fert également pour les Rochers. 

Le Talon i o. fert à régler l'abbatage de l'Echantillon, ens'ap- 
puyant fur le Tenon L. La Manivelle i i.eft pour faire tourner 
la Roue 12. La Vis i 3. F/g. i. fert à régler le mouvement de 
l'Etrier F. Le Tenon 1 4. eft pour fixer la Machine dans l'Erau, 
lorfque l'on fend la Roue , & le Tenon i 5 . eft auili pour la fixer 
lorfque l'on l'échantillonne. 

MACHINE 

rf4 tailler clés Fufées à droite & à gauche avec la même Vis , 
Par leS' REGNAVLT , de Chaalons. 

PLANCHE XXV. 

LE S Pièces cr Zi x marquent le Chafiîs qui porte les Pièces 
depuis ^. jufqu'enV. -.V. Eft un Arbre que l'on peut ta- 
rauder à droite ou à gauche 5 cela ne fliit rien quoique celui-ci 
le foit à gauche , 6: dans le fens que font taillées les Fufées à 
l'ordinaire. Cet Arbre eft fixé fur la Pièce x. par ces deux Te- 
nons g. g. qui font la même Pièce que x. en le faifant entrer 
par g. on pafle enfuite une Pièce en forme de Canon taraudée 
en dediins 7 fur le même pas que la Vis. On place fur la même 



SERFANS A L'HORLOGERIE. c-j 

Vis une aurre Pièce taraudée X qui 1ère à déterminer le nom- 
bre de tours que l'on veut mettre fur la Fufée. On paife l'Arbre 
dans le Tenon g- & après avoir placé la Manivelle T ddlus en 
nu dont le bouteft quarré , on le rixe par le moyen de TEcrou n. 
A Ja Pièce 7. clt jointe celle/, ou périt bras par la Cheville Z 
qui tait charnière avec elle. Et comme cette Pièce/, eft fixée 
au ChaiTis par une autre Cheville au point K , ce point lui fert 
de centre lorfque l'on tourne l'Arbre- Par le moyen de la Ma- 
nivelle la vis fait avancer ou vers g. ou vers X. La Pièce y. ne 
peut tourner avec la Vis &: fe promené feulement deflus. Ce 
mouvement d'aller 6c de venir elt répété fur le grand bras r. par 
le moyen de la traverfe a. a. que l'on fixe fur l'un & fur l'autre 
bras par les Chevilles b. que l'on met dans les trous dont on a 
befoin à proportion des hauteurs de Fufée- Ce grand bras e. a 
vers fon milieu un emboëttement L percé quarrément dans le- 
quel palTe la Pièce L , dont une partie de la longueur eft Jimée 
quarré 5 elle remplit l'emboëttemcnt L- L'autre partie eft taraudée 
& pafiée dans un Ecrou N j elle fert à faire avancer ou reculer 
la îiece L , qui , à l'autre extrémité , porte une tête fendue , dans 
laquelle on fixe à charnière la Pièce H par la Cheville I , laquelle 
Pièce H porte à l'autre bout l'Echope G qui pafle au travers de 
latête de cette Pièce où elle eft fixée par la Vis 7. L'Arbre z.. V. 
porte une allonge ou ailiette C percée en Canon, laquelle entre 
dans l'Arbre , &: y eft fixée par une Cheville à l'endroit ;:.. C'eft 
deflus cette afliette que l'on fait porter la bâfe de la Fufée A , 
dont la tige entre dans le Canon B du taiîeau ou affiette. Cette 
Fufée eft fixée à cet endroit par l'autre Vis D pour y être 
taillée- 
Tout étant ainfî difpofé, il faut confiderer deux mouvemens 
differens au grand bras c Par exemple , fi on le fixe au Chaflis 
par une de fes extrémités Se par la Cheville R , & que l'on tourne- 
la Manivelle T , tellement que la Pièce y. avance vers g. &C 
qu'alors on baiflle la Barre H qui porte l'Echope G jufqu'a ce 
qu'elle touche la fuperficie de la Fufée A , cette Fufée fe taillera 
dans le fens cjue la Vis de l'Arbre z. V eft taraudée ^ qui eil à 
gauche. Si au contraire on ôte la Cheville K qui fervoit à fixer- 
le grand Bras e , &: que l'on donne à ce grand Bras pour centre 
de mouvement le Point P , en v plaçant la Vis p. dont l'alîîette 
O arrête le grand bras 5 alors fi vous tournez la Manivelle dans 
le même fens que vous avez fait ci-devant , le haut du grand 



6t DESCRIPTION DES OUTILS 

Eras e. ira versW, au lieu qu'auparavant il alloit vers di li Pièce 
H par confequenc ira aulFi dans un fens contraire à celui qu'il 
avoiq auparavant. Ainfi on ne taillera la Fufée que lorfque l'on 
tournera la Manivelle de l'autre côté. Il faut obferver de re- 
tourner le bec de l'Echope G de l'autre côté quand on veut tail- 
ler à droite. La portion de cercle Q_0 cft pour contenir le grand 
Bras parle bout , ScpalTe dans un enT^iotement fait à la Pièce S 



7 

rei 



li tient au Chalîis. On vo't que le bout fuperieur du Bras f . eft 
éndu en Fourche dans laquelle paiTe la Barre d. pour lui fervir 
de guide , lorfque l'on^ôté la Vis p. & remis la Cheville R. pour 
tailler à gauche. 

JI faut aulfi que la Pièce F foir fendue afin de ferv'r d'appui 
à la Pièce Fi lorfqu'on la fait defcendre pour que l'Echope tou- 
che à la Fufée. 



M A C H I NE 

POUR TAILLER DES PUS E^ ES. 

PLANCHE XXVI. 

CETTE Machine eft compofée d'tme Equerre A B C E>. 
La longue Branche B C D porte un Tenon qui fert à fixer 
rOutil dans i'Etau E. La Partie C D eft moins épailfe &: moins 
large que la partie C B j ce qiri f^ait que la Poupée G peut s'ap- 
procher ou s'éloigner de la première , toutes deux fe peuvent 
fixer par les vis H ¥{■ La Poupée F &; le petit côté B A de 
l'Equerre portent l'Arbre I K £\it en vis dans ix partie K L feule- 
ment. Cet Arbre tourne librement fur lui-même au moven de 
la Manivelle M fans que- la Poupée F change de place > mais 
l'Ecrou N peut avancer & reculer dans la diitance K L fuivant 
k fens dont on tourne la Manivelle : c'eft à l'Ecrou N que tient 
la Pièce O P par le moyen d'une Cheville- Cette Pièce qixi eft 
ouverte fuivant fa longueur dans le milieu de fa largeur , eft en- 
chafTée dans les deux Pièces Q^ R où elle fe peut mouvoir autour 
des deux Chevilles 2.3. qui la traverfent, de manière que les deux 
Pièces Q^R font à l'égard de la Pièce O P ce qu'une Chape eft 
à l'égard d'une Poulie , de forte qu'elle roule autour des deux 
Chevilles ; ce qui règle le nombre des filets fur la Fufée S qui 
fient par une tige à une petite Tenaille I pratiquée à l'extrémité 



SERFANS A L'HORLOGERIE, g9 

de l'Arbre K L I , de façon qu'elle tourne avec l'Arbre. L'autre 
bout de cette même Fulée eit foutenu par la pointe de la Vis T 
t]ui traverfela Poupée G , dans laquelle elle ell taraudée. Un fé- 
cond Ecrou 4. fert à tenir cette vis. La Pièce B qui ell unie À 
celle A B efb percée de deux rangées de trous R 3 . qui corref- 
pondent <à deux pareilles Q,2- fait à la Chape Q. Cette Chape 
tient au quarré V dans lequel on aiTujetti par une vis la traverfe 
qui porte le quarré Z dans lequel pafle le Burin 5 . 6. Ce Burin 
eit foutenu par le RefTort Y 5. V qui fléchit lorfque l'on appuyé 
fur l'extrémité a. du Levier a. h. mobile au point b. C'eft par le 
moyen de ce Levier que l'on fait approcher le Burin 6. de la 
Fufée S qui taille le nombre de tours que l'on fouhaite i ce qui. 
fe lait en cette forte- 

L'on monte la Fufée que l'on veut tailler , premièrement dans 
la petite Tenaille I où elle eft aftermie , enfuite on foutient l'au- 
tre bout par la Vis T , le nombre de tours étant déterminée , ou 
élevé ou on abaifle les Chevilles 2.3. jufqu'à ce que l'on trouve 
que la Fufée faffe , par exeinp'e , fept tours ôc demie. 



AUTRE MACHINE 

POUR TAILLER DES FUSFES, 

PLANCHEXXVII. 

FIGURE I. 

EST un Tour qui porte à fon extrémité B deux Roues den- 
• tées C D , lefquelles engrennent l'une dans l'autre. La Roue 
fuperieure C eft fixée fur l'Arbre E F. A l'endroit E ell une Te- 
naille dans laquelle efb failî l'axe de la Fufée G que l'on veut tail- 
ler. L'autre bout de la Fufée eft retenu par une Coulilïe Fi A. La 
Fufée G 6c l'A rbr« E F ne faiilint qu'ime feule Pièce , tournent 
enfemble au moyen de la Manivelle. 

La Roitë D mife en mouvement par la première Roue C fait 
tourner la Vis I K qui eft fixée à fon centre. L'Ecrou L peut fui- 
vre fa longueur. Cet Ecrou porte le Levier M N qui lui elt afiem- 
blé en M par une forte Charnière. C'eft ce Levier qui elt en- 
traîné par l'Ecrou qui porte le Burin P qui taille la Fufee. 



70 DESCRIPTION DES OVTILS 

Ce Burin tient au Levier par une petite vis. Les pas de la Fufee 
font déterminés par le nombre des Roues , c'eft-à-dire , que fi on 
veut des pas ferrés , il faudra donner à la Roue D plus de dents, 
& Ç\ au contraire on veut tenir les pas fort éloignés , il en faut 
moins jainfi l'ufage de cette Machine demande que l'on ait plu- 
Heurs Roues : on pourra marquer fur ces Roues le nombre des 
pas qu'elles font faire j avec la hauteur de la Fufée on marquera 
auffi la largeur des Couteaux j on évitera par ce moyen l'embarras 
de chercher. La Poupée B fe peut démonter au moven de quatre 
vis qui retiennent l'endroio ou ell: enfermée l'Arbre. La Vis V 
garnie d'un contre-Ecrou ell pour fixer la grande Vis. 

* Fig. 1. Planche 27. La féconde Machine eft plus compofée 
que les deux précédentes > elle confifte en une monture de Tour 
formée de trois Poupées ABC fixée fur la barre du Tour. La 
première Poupée A porte une Vis D qui foutient la Fufée du côté 
de fa petite bafe. Les deux autres Poupées B C portent l'Arbre E F. 
A l'extrémité E eftalTujetti la Fufée, & à l'autre bout eft une Ma- 
nivelle qur fert à faire tourner l'Arbre , & par conféquent la Fufée, 
puifqu'elle y eft fermement attachée. 

La Partie F G de cet Arbre eft faite en vis qui fait mouvoir 
l'Ecrou brifé Fi , dont on voit le Profil dans la Figure 3. qui peut 
fe ferrer plus ou moins par le moyen d'une forte Vis. Sur cet 
Ecrou eft adaptée la Pièce I K par l'extrémité I. Son autre extré- 
mité K tient au 111 par une Cheville à la Poupée C Cette Pièce 
qui eft fendue fuivant L\ longueur porte un grain L pour recevoir 
l'extrémité de la Vis M qui eft le point d'appui de la Pièce NOP 
mobile dans les Poupées A B- C'eft dans cette Pièce qu'eft en- 
chaffée celle I K. Son ouverture répond à l'ouverture N O faite 
à la partie mobile N O P. Le chemin que cette Pièce fait eft dé- 
terminé par l'éloignement du point d'appui M du centre I,c'eft- 
à-dire , que plus elle en fera éloignée , moins fa partie fuperieure O 
fera de chemin , &: au contraire plus on defcendra le grain L ou 
la Vis M vers le centre I, plus l'autre extrémité O décrira de 
grands Arcs , par conféquent plus auili la Pièce mobile O P fera 
de chemin j c'eft ce qui donne les difFérens pas des Fufées. 

Le point d'appui M fe change parle moyen d'une Vis Q_qui 
fait monter &: defcendre la double Equerre R, enfemble-la Vis 
M &. le Grain L Figure 3. dans lequel elle entre. Le parallelifme 
de cette double Equerre eft entretenu par le fécond Arbre S 

* Cette Machine , Ti^. z. eft de Pierre F A R D O I L , Maître Horloger à Paris. 



SEKFANS A L'HORLOGERIE. yi 

vertical , le long duquel elle peut aifemenc couler, & porte une 
Index T qui indique fur les^Tiges angulaires tracées fur la Pou- 
pée C , les hauteurs de différentes Fufées , depuis la plus petite 
jufqu'à la plus grande qui puilTe être employés dans les Montres, 
de manière qu'ayant luie Fufée à tailler, en ayant pris la hau- 
teur avec un Compas ordinaire , & cherchant comme fur un Com- 
pas de proportion la divifion à laquelle elle répond en pofant une 
jambe du Compas fur une ligne , & l'autre fur l'autre , &: faifant 
dcfcendre oti monter le centre au degré marqué, on a le point 
d'appui pour les tours que la Fufée de cette grandeur exige. Le 
fécond Tour qui eft à la partie inférieure de la double Equerre 
eft pour changer la Cheville M afin d'approcher le plus près 
qu'il efb pofîible du centre I lorfque l'on a de plus grande Fufée 
à tailler. 

La Pièce mobile OP porte un Arbre V X mobile fur deux pointsj 
il porte deux Bras Y Z. Le Burin qui taille la Fufée eft afllijetti au 
premier Bras Y par le moyen de deitx Vis. Le fécond Bras Z 
Frotte le long d'une Courbe "W" taillé fuivant la figure de la Fu- 
fée , de forte qu'elle fert à régler l'enfoncement du Couteau fur 
la fuperficie de la Fufée. Le Bras 7. Fig. 4. que l'on abbat avec 
la main, fert à faire porter le Burin Y fur la Fufée pendant que 
l'autre Bras Z frotte dans la concavité de la Courbe "W qui eft 
jointe autour par une efpece de Tenaille 5). Les deux Bras Y Z 
font affermis par une traverfe 10. contre laquelle donne un Ar- 
boutant i i . qui contient le Couteau dans iine même direction ;■ 
c'eft- à-dire , qu'il ne peut vaciller d'aucun côté , arboutant auflî 
contre le montant V- La Fufée fe fixe à l'extrémité E fur un Man- 
drin d'acier i 2. de figure Eliptique , &. qui porte deux Chevilles.' 
Le Mandrin a un Canon taillé à pan qui entre dans un trou de 
même figure pratiqué dans l'épaiffeur de l'Arbre. On monte pre- 
mièrement la Fufée dans une Plaque i 3- qui a deux Coches dans 
lefquelles s'engagent les Chevilles du Mandrin i 2. Cette Plaque 
porte un grain que l'on ferre par une Vis 3 par ce moyen la Fu- 
fée fe trouve parfaitement unie à l'Arbre. 

Les doubles Ecrous 14. fervent a la vis qui retient la Pièce 
dans laquelle la partie K eft chevillée. On a mis deux vis aux 
extrémités des Poupées A B parce que ces Poupées font fendues, 
& l'on place dans ces ouvertures des Couffinets i 5- qui portent 
deffus de petites Lames de cuivre , fur lefquelles fe fait la prelFion 
des vis. On conferve par-là la Pièce mobile O P en empêchant 
que les bouts de ces même Vis ne la rayent. 



7z DESCRIPTION DES OUTILS 

Il faut ici remarquer que les premiers tours de la Fufée doivent 
être un peu plus éloignés les uns des autres que les tours 
fuivans qui font à même dillance j car les diamettrcs étant plus 
grands , il eft néceflaire de réferver une certaine épaifleur dans 
les premiers pas. Pour faire que la Machine produife d'elle-même 
cet effet , on élevé d'une fort petite quantité la Pièce mobile en- 
lui donnant une certaine inclinaifon , de manière qu'elle ne foit 
pas tout- à-fait paralleleà l'Arbre E G. Pour cet effet on place def- 
lous cette Pièce, dans l'ouverture de la Poiipée A , de petites Lames 
de cuivre qui lui donnent une inclinaifon prefque infenfible 5 ce 
qui fait que cette Pièce changeant de centre , les premiers pas. 
font toujours un peu plus écartés que ceux qui les fuivent. Il eft 
évident que cette Machine ell préférable à tous égards aux deux 
précédentes, parce que , 1°. On a la commodité de trouver tout 
d'un coup le centre qui convient à une Fufée au moyen du 
Compas de proportion , tracé fiu- la Poupée C=. 

2°. Le centre ou point d'appui de la Pièce mobile eft fans^ 
équivoque , puifque l'on entretient le parallelifme de l'Equerre 
qui porte la Cheville M. 

3°. La Pièce mobile étant auffi folide qu'elle eft, ne peut flé- 
chir en aucun fens j c'eil: ordinairement cette Pièce qui fatigue 
le plus , fupportant tout l'effort employé fur le Burin pour vain- 
cre la réfiliance du métail. Ainfi il eft important que cette Pièce 
fcit faite au mieux j le moindre petit jeu dans ces fortes de Ma- 
chines devenant très-fenfibles fur la Fufée. 

4°. Le Burin ne fçauroit fe déranger j outre qu'il eft retenu 
fur fa tranche par deux Vis , il eft encore entretenu dans fa di- 
reclion par un arcboutant. 

5°. La manière d'incliner la pièce mobile eft très-ingénieufe- 
ment imaginée , puifque par-là on a les pas de la Fufée de la fo;c.e: 
qu'il convient qu'elle foit toujours en diminuant en tirant du 
côté de la partie bafle. 

Il faut auffi confiderer l'Ecroix Fi & ^ Fig. 3 . comme une des- 
Pièces la plus effentielle qui fait rcffort par fes extrémités que l'oa 
rend à la juftcffe que l'on veut , fans autre frottement que celui 
de la Vis dans fon Ecrou. 

MACHINE 



SERFANS A VHOKLOGEHIE. 



73 



MACHINE 

§luj fert à flufieurs opérations d'Horlogerie , inventée par 
Pierre F ARDOIL , Maître Horloger k Paris. 

PLANCHE XXVIII. 

LES propriétés de cette Machine font , i'. De trouver les 
degrés d'ouiverture des Palettes d'une Verge de Balancier de 
Montre, i °- De donner la longueur des mêmes Palettes. 5°. De ^ 
déterminer l'inclinaifon de la denture de la Roue de Rencontre. i^-' J-t***'-.''' ^ 

La première Figure reprefente la Machine en entier, dont on A^^ ^^v^'fcf.- 
détache les parties fuivant la nature de l'opération : Par exemple, *"^ J ' ^ 

la F/gure 1 . qui efl pour trouver les degrés d'ouvertures des Pa- 
lettes , eft compofée d'un Tour E F garni de fes pointes. Voyez 
la Fig. 1. èc z. bis. P [anche 25). Sur la Poupée F eft fixée une 
Plaque de cuivre G H qui porte un Râteau I qui engrenne dans 
le Pignon G. Au centre de ce Pignon eft attachée une Aiguille 
qui marque les degrés fur un cercle -divifé depuis 80. juTqu'à 
I 20. Au centre ^du Râteau i. eft une féconde Aiguille K- Son 
extrémité -L doit être affez pefmte pour emporter l'autre partie K- 
Cette Aiguille eft mobile fur la pointe du Tour. Une féconde 
Pièce M qui peut fe mouvoir fuivant la largeur du Tour , ferc 
de terme à une des Palettes du Balancier , pendant que l'Aiguille 
K s applique contre la féconde Palette pour en donner l'ouver- 
ture j ce qui fe fait en cette forte. 

On place le Balancier entre ces deux pointes du Tour Fig. 1. 
PUnche iç). enfuite on fixe le Balancier en prefenrant la pointe m 
vis^-vis d'une des Palettes. Le Cocq 2. qui paroît dans les Dc- 
'veloppemens,Fig.z.bis. Planche 25). tend auifi à s'apliquer contre l'au- 
tre Palette. L'extrémité K de l'Aiguille ,Fig. 2. Planche 28. étant 
arrête , on tait tourner par le moyen de la première Aiguille le 
Pignon G jufqu'à ce que la pointe I que porte le Râteau , fe 
trouve vis-à-vis de la pointe K de la féconde Aiguille i pour lors 
la première Aiguille du Pignon G donne fur le Cadran le degré 
d ouverture demandé. La Ftg. 4. que l'on fixe fur la Poupée E fert 
a trouver la langtur des mêmes Palettes par rapport à la dillance 
des dents de la Roue de Rencontre. Cette Pièce eft compofée 
du Levier coudé N O P mobile au pomt O. Etant affujettie 
Tome l. j^ 



74 DESCRIPTION DES OVTILS 

à la Poupée , fon extiêmité N tend, à s'approcher .fort près du 
centre des pointes du Tour , par le moyen d'un RefTort placé 
au-defTous de cette Pièce- Son autre extrémité P eft faite comme 
un Outil à égaler les Roues de Rencontre , avec lequel on prend 
la diftance de deux dents de la Roue de Rencontre pour la- 
quelle on fait la Verge de Palette. Sur la Pièce qui porte ce Le- 
vier coudé , on fait faire aux deux extrémités le mouvement 
contraire par la Vis Q^ qui tend [à contraindre le RefTort , & par 
conféquent à faire éloigner l'extrémité N des pointes du Tour y. 
pendant que l'autre extrémité P tend à s'approcher. C'eft à cettc- 
extrcmité P que l'on échantillonne la Roué de Rencontre , en 
prenant l'ouverture d'une de Tes dents, enfuite le Balancier étant 
entre les deux pointes du Tour , on prefente l'extrémité N aux 
Palettes , & l'on connoît par-là fi elles font de la longueur re- 
<]uife 3 car il faut qu'elles puifTent pafler entre le bout N fans 
cependant qu'elles y palTent trop librement , mais avec im léger 
frottement. 

La partie Fig. 5. eft pour connoître l'inclinaifon de la den- 
ture de la Roue de Rencontre j elle fe fixe encore fur la même 
Poupée E. Elle confifte en un quart de cercle R denté , autour 
duquel engrenne im Pignon qui marque fur un Cadran S fixé à 
l'Alidade S T, pendant que cette même Alidade marque par fa 
ligne de foi les degrés fur le quart de cercle divifé en 5?o. Cette 
Alidade porte à fa Charnière T une Couliffe que l'on fait tom- 
ber fur le champ delà Roue de Rencontre pour connoître l'in- 
clinaifon que fes dents doivent avoir 5 ce qui fe fait en cette ma- 
nière. On place la Roue de Rencontre entre les deux pointes , on 
alTujetti une dent dans un terme que l'on ne peut voir ici , mais 
qui fe découvrira dans la Planche fuivante aux Développemens de 
cette Pièce Fig. ^ ■ La denture ainfi arrêtée , on fait tourner l'Ali- 
dade que l'on place au degré que l'on veut 5 on aies petites par- 
ties de degré fur le Cadran S 5 le degré une fois arrêté , on fait 
tomber la Couliffe T Ftg. 5. Planche z8. fur le champ de la 
dent , & on marque un trait qui donne l'inclinaifon de la dent. 
On répète cette opération fans cependant changer l'Alidade au- 
tant de fois qu'il y a de dents. 

La quatrième Pièce Fig. 3. P-lanche 2 S. eft pour voir, comme 
on l'a déjà dit, l'égalité d e cette denture. On applique cettePiece 
fur la première Fig. i. à l'endroit H. On laifTela Roue de Ren- 
contre V entre les pointes. La Partie X Y eft compofée de deux 



SERRANS A L'HORLOGERIE. 75 

mouvemens j elle fe meut toute entière horizontalement , & le 
Levier V Y Z peut s'élever &: s'abaifler. L'extrémité Z fait mou- 
voir un fécond Levier Z 4. qui eil toujours élevé en enhaut par 
un Reflbrr. Ce fécond Levier, que Ton peut appeller Aiguille , 
parcourt l'Arc 4. 5. du SeCteur 4. y 6. que l'on peut élever 6c 
abaifler avec l'Aiguille le long de fa tige par le moyen de la Vis 7. 
L'extrémité fj. de la Pièce X ne change point de fituation, c'ell- 
à-dire , quil fe trouve toujours fucceflîvement appliqué contre les 
faces des dents de la Roue de Rencontre, de même que l'extrémité 
V du Levier Y Z 5 mais pour peu qu'il y ait d'inégalité dans la den- 
ture , le bout 4. de l'Aiguille fe fait feafiblement appercevoir. 
Voici comme on reconnoît ces inégalités. 

Après avoir placé la Roue de Rencontre dans les pointes du 
Tour, on engage les extrémités 5?. V dans l'intervale d'une dent, 
après quoi on élevé ou on abaifle par ce moyen la Vis 7. le Sec- 
teur 4. 5. 6.jufqu'à ce que la pointe 3. réponde à la pointe 4. 
de l'Aiguille > ce qui étant fait , on dégage cette dent pour en 
remplacer une autre 5 cela fe fait en pouflant par le Conducteur X 
toute la Partie V p. Y Z. On engage de nouveau une autre denc 
en tirant à foi la même Pièce j alors pour peu que cette dent dif- 
fère de la première , l'extrémité varie , & fe détourne confiderable- 
ment de la pointe 3. par-là on reconnoît i'imperfedion de la 
denture. On obferveraque l'extrémité Z de l'Aiguille 4. ell: alTez 
large pour permettre au Levier Z Y de mouvoir lorfque l'on dé- 
gage la dent (ans pour cela que les autres extrémités V <;. fepuilîenc 
déranger. 



EXPLICATION 

Des Dévelop^emens de cette Machine. 
PLANCHE XXIX. 

T I G ^ R E 2. * 

ES T la première partie qui porte l'Aiguille B. Le Râteau C 
eft le Pignon qui fait mouvoir la petite Aiguille àts divi- 
fions D. E eft la même Plaque détachée du Tour. Les Pièces 
font auffi détachées & pofées deffous leurs profils marqués des 
mêmes lettres en Italique, z. Eft le petit Cocq qui s'applique 

Kij 



-j6 DESC KIPTION D ES OVTILS 

conrre une des Palccces , pendant que le terme M retient. F F 
Fif^. 3 • eft le grand Levier qui fait mouvoir l'Aiguille G qui mar- 
que les inégalités des dents. 

H Eft une Vis qui fert à haufTerS: baifler le Sedleur. I eft le 
Secleur avec fes pointes- K eft le Conducteur avec la Vis L qui 
tient le grand Levier. N eft le RelTort qui fert à entrereiiir fernae 
toutes ces Pièces contre la Partie O qui les porte. 

P P Fig. %• eft le Tour garni de fes pointes avec le tennewqui 
peut couler fuivant la largeur de ce Tour. Q^R eft une Pièce 
qui fert à l'inclinaifon des dents de la Roue de Rencontre. Reft 
le cercleporté par l'Alidade- Cette Pièce traverfée , l'on voit le 
petit Tenon S qui fert à fixer la Roue de Rencontre , lorfque 
l'on veut marquer fur fon champ l'inclinaifon de fa denture. S R 
eft l'Alidade vue de difterens fens. 

T V Fi:^- 4- eft la Pièce qui fert à terminer la longueur des 
Palettes- L'extrémité X eft pour échantillonner la Roue de Ren- 
contre. La Pièce renverfée Z fait Reflbrt pour faire agir cette 
Pièce d'un fens contraire. 

6. 6. Fig. 2- his eft un petit Pont qui empêche que l'Aiguille B 
ne tombe. 

Cette Machine eft très-ingenieufement imaginée ielle eft très- 
ntilc & très-précife dans fes opérations. 

AUTRE MACHINE, 

Pour trowver la longueur des Palettes d'un Balancier , ^ar 
' rapport à l'ouverture des dents de la Roué de Rencontre. 

PLANCHE XXX. 

LA première Figure A B eft un Tour que l'on fixe dans un 
Etau G. Ce Tour eft garni à l'ordinaire de deux pointes en- 
tre lefquellés on place le Balancier D. Les pointes s'aiîujertiiîent 
par les Vis E E. Sur ce Tour eft appliquée une Pièce F G H qui 
fait charnière aux deux points G H- Le côté F G fe peut appro- 
cher de la Poupée A par le moyen de la Vis I , & peut aulTi s'en 
éloigner à une petite diftance , ayant un Reftort L M qui fe voit 
à la partie fuperieure de la rUnche où le Tour eft développé. 
Cette Pièce eft jointe fur le Tour j elle arboute contre le coté 
F G de la Pièce F Fi- L'extrémité F correfpond à une Pointe N 



SEKl^ANS A L'HORLOGERIE. 77 

fixée fur i epailTeur de la Poupée , de mojiierc que ces deux poin- 
tes ( qui peuvent s'approcher fort près l'une de l'autre ) font de 
niveau fur la traverfe G H qui fait charnière. Sur cette Pièce eft 
folidement attachée un Bras O P. L'extrémité P qui eft courbée 
répond au centre des pointes du Tour , ou ce qui eft de même, 
au point du Balancier. Les deux Montans F G , la Pointe N , & 
le fécond Montant O P , font faits avec une telle proportion , 
qu'ayant mis le Balancier entre les deux pointes 5 de forte que 
l'une des Palettes fe trouve vis-à-vis de l'extrémité P , & ayant 
pris avec les autres Pointes F N l'intervalc des dents de la Roue 
de Rencontre , &: faifant tourner le Balancier ,1e Montant O P 
donne à l'endroit P la lon^ur de la Palette j c'eil-à-dire , qu'après 
avoir mis les extrémités F N à la dillance qu'elles doivent être , 
il la Palette ne paflé pas entre la Pointe P ôc la Tige du Balan- 
cier , c'eil une marque qu'elle ell: trop longue ,& qu'au contraire 
il la Palette paffe à une urop grande dirtancede P , c'ertauiTi une 
marque qu'elle eft trop courte > de manière que poiu- être bien 
il faut qu'elle pafTe avec un très-petit frottement. 

Cette Machine eft reprefentée de grandeur naturelle 5 ain/î il 
fera facile de la conftruire par la façon dont elle eft détaillée. Les 
Pièces, quoique détachées, font marquées des mêmes lettres. Les 
lignes poncluées marquent les endroits ou chaque chofe doivent 
êtres placés. La Figure R reprefente un petit Cube de bois enchaf- 
fée dans l'épaifleur des Poupées dans, lefquels paflent les pointes at^ 
Tour : c'eft fur ces Cubes que portent les Vis LE. 



AUTRE MACHINE, 

Pour connoître ivu'otnum des Palettes, 
PLANCHE XXX. 

F I G.V R E !.. 

CETTE Machine eft compofée de deux cfpeces d'Equerres-.: 
de cuivre A B C , D E F, jointes- enferable par un de leur 
côté. La première ABC qui eft entaillée eft fort large i elle porte 
des pointes G H entre lefquelles on place le Balancier I qui peut, 
tourner fur fes Pivots. La féconde Equerre D E F qui n'a pour 
largeur que l'épaifleur du cuivre , porte un Levier K LM mobila 



78 DESCRIPTION DES OVTILS 

au point L- Son excrêmité intérieure eft une pointe K qui ré- 
pond à une féconde pointe P fixée à l'Equerre. Ce Levier elt pouf- 
lé par une VisQ^fic tenu par un RelTort K. L'extrémité fuperieure 
M donne la long^ur de la Palette , de même cjue dans la Machine 
précédente. Après avoir pris avec les pointes inférieures K P les 
diftances des dents de la Roue de Rencontre, les differens pro- 
fils que i l'on voit dans le haut de la Flanche donnent le moyen de 
conitruire ce Tour- 

L'Outil Fig. 3 . que l'on appelle en terme d'Horlogerie Calibre 
■ou Echafjtillon., eft pour vérifier une Roue de Rencontre en me- 
furant la diftance des dents l'une après l'autre. Il eft formé de 
deux Pièces a b c ^ dbg unis enfemble au point b en manière de 
Cifeau. La première Pièce abc tient au manche , ôc la féconde 
^ ^ ^ eft mobile. L'extrémité g peut s'approcher ou s'éloigner de 
la première au moyen de la Vis h, de forte qu'ayant pris la diftan- 
ce d'une dent à l'autre depuis le point c jufqu'au point g , ôc 
vérifiant les autres avec cette diftance, on voit fi les dents font 
éc^ales. L'Outil qui paroît emmanché eft de grandeur naturelle. 
La Figure qui eft au-defllis n'eft que pour faire voir fa conftruc- 
tion avec plus d'intelligence , à moins que l'on ne voulût s'en fer- 
vir pour de très-grandes Roues de Rencontre- 

L'Echapement dans les Pendules & dans les Montres étant 
une partie des plus effentielle , on ne fçauroit prendre trop de 
précaution à le former. Ainfi tout c€ qui tend à fa perfection 
doit être regardé comme chofe utile & nécelïàire. Il y a encore 
plufieurs autres Machines pour ce même fujet , que je n'ai pas 
trouvé néceflaire de rapporter , parce qu'elles m'ont paru infé- 
rieures à celles que l'on vient d'expliquer. Qît^iKt=»e^:5cerar:ee- 
peoda at-jciicQJC— imc eï ap gès. 






L 



SERFANS A L'HORLOGERIE. 7, 

MACHINE A ENGRENAGE» 

Employée à plujïenrs ufages. 
PLANCHE XXXI. 

F I G "V R E i. 1. é- l- 
A Machine fixée dans l'Ecau A eft compofée de deux Tours 



B Cpoféel'un fur l'autre. Le premier Tour B e(l joint au 
fécond par deux Vis D D , autour defquelles ce Tour fait 
charnière. Il peut s'éloigner ou s'approcher du Tour G au moyen 
de la Vis Equi les unis enfemble j cous deux font garnis de poin- 
tes F F qui font ferrés encre des petits Tenons qui leurs donnent 
la liberté de couler. On arrête ces mêmes tiges par \cs Vis G G 
qui ferrent des Cocqs H H Fig. 1 . &: 3 . qui fervent à les fixer. 

Ayant mis dans le Tour B la Roue L & dans le Tour C un 
Pignon M , on fait engrenner l'un & l'autre par le moyen de la 
Vis E qui approche ôc éloigne le Tour B, on connoîr par-là fi 
l'engrenage elt bon, &: on le tranfporte fur la Platine de la manière 
fuivante. 

On prend le Compas Fig. 6. avec lequel on prend exactement 
la diftance des pointes F F que l'on rapporte fur la Platine pour 
faire le Cahbre. 

Le fécond ufage de cette Machine eft de polir un Pignon avec 
fa Roue , quand le Pignon eft trop près de la Roue , èi qu'on ne 
veut pas le dériver ^on le £iit engrenner beaucoup , &: on met 
de la Potée d'Emeri en tournant la Rou^ avec un Archet, & le 
Pignon fe poli dans les principaux endroits qu'il a befoin- 

La Fig. 4. eft une addition à ce Tour qui fert à voir fi' 
les Palettes du Balancier font bien faites par rapport aux dents 
de la Roue de Rencontre. On applique fur le Tour B une Pièce 
d'acier R qui porte deux trous, l'vm fait a un morceau de cuivre S, 
ôc l'autre à une Vis T- Une féconde Pièce V X Y Z fe place dans 
la diftance S T où elle fait charnière au moyen des Pivots V X. 
C'eftdans l'intervale Y Z quefe place le Balancier qui peut tour- 
ner fur lui-même, on met enfuite la Roue de Rencontre 3. avec 
la Roue 5. qui engrennedans fon Pignon i entre les deux pointes 
<iu Tour , on prefente les Palettes du Balancier, Se l'on voit fi elles 



^o DESCRIPTION DES OUTILS 

font bien ou mal faites. La Vis W eft pour haufler ou barfTer la 
Pièce V Y- La féconde Vis 7. qui tient à un coude fert à appro- 
cher ou à éloigner plus ou moins le Balancier de fon engrenage. 
Cette Machine qui eft pour les .petits ouvrages eft de grandeur 
naturelle. Les Profils & les Développemens font fuffifans pour 
donner toute Pintelligence que demande fon exécvition. Les 
Ecrous marquées s>- fo"^ pour affermir les Vis dans leurs Ecrous. 



AUTRE MACHINE 

AENGRENAGE. 
PLANCHE XXXI î. 

^ I G V R E I. 

AB, C D , Sont deux Tours pofés de même que les précédens 
l'un fur l'autre i ils font charnière autour d.QS Vis E F. Le 
premier Tour A B a deux Poupées fixes. A B eft une Equerre 
ou Poupée coulante G H I qui le fixe par le moyen de la Vis H. 

Le fécond Tour C D n'a qu'une Poupée fixe C & une Poupée 
m-obile D M N- Les Poupées mobiles font percées aux endroits 
D G pour recevoir un des Pivots de la Roue K & du Pignon P. 
Les autres Pivots font reçûspar les pointes Q^R. Ces pointes cou- 
lent entre des TenoiTS & fe .fixent par des Cocqs S S que l'on 
peut ferrer avec des Vis comme celles T. La -Branche C Fig. 2. 
porte à (x partie inférieure une portion de cercle V X Y , au- 
tour de laquelle roule la Branche A que l'on petit tenir fermée 
par la Vis Z Fig. i . L'extrémité V eft fliite en Vis , qui entre dans 
un Ecroii qui fert à raprochcr les Branches l'une de l'atitre j ce- 
qui fait un engrenage avec plus de précifion. 

Lorfqi.ie l'on a des tiges d'une grande longueur , l'on met l'un 
des Pivots dans la Poupée fixe B plus épai-ue que les autres , & 
qui répond à l'extrémité de la tige coulante ^ , de manière que 
le trou fait à la Poupée B oc celui qui eft à l'extrémité W^ font 
parallèles aux deux autres Poupées. Cette Machine que l'on aiïli- 
jctti dans uu Etau peut fervir aux mêmes ufages que la pré- 
cédente. 

MACHINE 



SERFJNS A L'HORLOGERIE. s^ 




MACHINE 

A TAILLERIES LIMES. 

P L A N C H E X X X I 1 .1. 

A , Eft un fore ChaHls folidemenc attaché par quatre Vis 
fur un Etabli. 

B B , Eft un fécond ChafTis affemblé à rainure dans le grand, de 
manière qu'il peut-fe mouvoir- en ligne droite d'un bout à l'autre. 
Ce font les quatre Tenons x xx x Fig. i. qui entrent dans là 
CoulifTe. Ce Chaffis en renferme un troifiéme Fig. 3. H n'y eft 
foutenu que par les deux Pivots H H. C'eftfur ce dernier Cka/ïïs 
que l'on pofe la Lime que l'on veut tailler , laquelle eft retenue 
par des Barettes telle que G. La Lime eft pofée fur un litd'Etain 
renfermé .dans la Partie H H ., afin que la taille ne fe gâte pas 
lorfque l'on retourne la lime quand elle eft taillée d'un coté. 
8. 8. Eft une Vis retenue par un Colet au Tenon D 7. Son au- 
tre bout eft taraudé-dans le Bras D du Chaiïïs B B-Ea même Vis 
porte la^ Roue M fur laquelle on met des Chevilles à volonté, 
ou plutôt on change de Roue félon la taille dont on veut faire 
la Lmie i la même Vis porte une Manivelle O. 

Enfîn.yK'.eft un Arbre mobile dans deux Tencms qui élèvent 
ks Marteaux 1 .1 qui ont chacun leurs Palettes fixées fur leurs 
Canons. Ils s'élèvent &: tombent quand ils font pris par les Che- 
villes que portent la Roue , en tournant la Manivelle à droite ; 
il en réfulte deux mouvemens. Le premier , eft d'élever un des 
Marteaux qui retombe fin- le Cifeau T Planche 34. ^le fécond, 
de faire avancer le ChaiHs BB, Fig. i. PUmhe 3 3.. & par con- 
féquent la Lime. 

Le Cifeau Planche 34. eft tenu par ime Charnière 5. 3.poufte 
parla Vis 4. & élevé parle RelTort 6. lorfque l'on détWne 
cette Vis. 

Qiiand on a taillé la Lime d'un côté , on change finclinaifou 
du Cifeau T qui croife la taille , enfuite on pouffe l'Arbre rK , 
P4a»che 33. contre le ReiTort N , on l'arrête dans cette fituation, 
pour lors la Palette L eft prife par les Chevilles de la Roue M, 
& le fécond Marteau frappe fur le Cifeau. 
On voit par cette Méchanique que fi on ne met qu'une Che- 
Tome i. . JL 



U DESCRIPTION DES OVTILS 

ville fur la Roue , que la diftaiice des tailles fera égale aux pas 
de la Visj fi on en met deux , qu'elle fera moitié plus fine. S'il 
V en a i o ou i 2. la taille fera i o ou 12 fois plus fine ou ferré. 
Cette Machine travaille f.ms perdre de tems , c'efl-à-dire, qu'en 
tournant la Manivelle à droite ou à gauche la lime fe taille tou- 
jours , & la taille fera parfaitement égale. Le troifiéme Chaflis 
étant mobile fur fes deux extrémités , il obéît à l'effort i &: pour 
que le coup foit plus affuré , on ajoute un Tas en dos-d'ânc S Q^ 
fous le Cifeau. 

Si les Marteaux ne frappoient pas afTez fort, on peut en met- 
t;edc proportionnés aux limes que l'on veut tailler : c'ell à l'ex- 
périence de l'Artifte à fe procurer dans fon travail toutes les 
chofes nécclîaires pour parvenir au but qu'il fe propofe. 



MACHINE 

A fendre les Roues de Rencontre enarhrè ,^ar Pierre FARDOILy 
Alaître Horloger a Paris. 

o 

PLANCHE XXXV. 

ON fçait combien il eft important d'avoir une Roue de 
Rencontre égale , & combien il y a de difficulté à y parve- 
nir feulement à un point fatisfaifant j car de prétendre avoir une 
Roue de Rencontre afiez égale pour qu'il ne puilTe s'y trouver 
de différence , quand elle ell mife fur la Machine PUnche 28. 
c'cfl ce qu'on ne peut raifonnablement efperer. 

Pour approcher le plus qu'il eft polhble , l'Auteur a imaginé 
cet Outil f}g. I . qui eft tenu dans l'Etau A quand on fend la 
Roue. Il fdut confidcrer cette Machine comme étant faite fur le 
principe de la Machine ordinaire à fendre les Roues. Au heu 
d'une Platte- forme c'eft un Rochet de i 5. qui eft fixé par le 
terme B B mobile au point C C par deux Vis à pointes. LeRef-- 
fort DD appuyé fur les dents du Rochet pour l'alfermir contre, 
le terme. Les raifons qu'on a eu de fe fervir d'un Rochet au lieu 
d'une Platte-forme , c'eft qu'il paroît plus aifé à égaler un Rochet) 
que les divifions d'une Platte-forme 3&: comme on ne fait que très- 
rarement des Roues de Montre que du nombre de 1 ^ • ou 13. 
on a deux Rochers qui s'ajoutent également fur l'Arbre fans 
difficulté l'un au défaut de l'autre. 



SERFANS A L'HORLOGERIE. sy 

Pour l'inrclligence de la conftruclion de cette Machine, il fau 
faire attention qu'elle ne diffère nullement en principe des Ma- 
chines a fendre , c'elt la conftruclion du Chalîis qui fait la plus 
grande différence i &: avant d'expliquer les effets, il faut voir les 
Dcvcloppemens à la Planche 3 6 . 

Fig. I . eft le ChaiTis fur quoi font affemblées toutes les Pièces. 
Jig-. 2. eft le Profil. Et Fig. 3. eft le Plan de deffus. Sur la tra- 
verfe F G Fig. i- & }• font affemblées à couliffe routes les 
Pièces qui compofent la charnière. Ces Pièces enfemble , vues 
par derrière, font à la Fig. z. Planche 3 5. 

Le plan ou corps fur quoi font affemblées à couliffe toutes ces 
Pièces , eft la Figure 4. Planche 36. 5. eft le Profil. Sur la/'/j. 4. 
eft placé au centre la portion de Roue marquée 6. La F /g. 7. 
eft le Profil. Cette portion de Roue & fa traverfe H H peuvent 
tourner fur le Plan Fig- 4. pour incliner les dents de la Roue de 
Rencontre au degré que l'on veut , comme , par exemple, 2 5. 
c'eft l'Aiguille i . Fig. 6. qui les marquent. Cette portion de Roue 
G'àL-j. eft tenue jointe fortement contre fon plan par le moyea 
de la Calote 8. 6c 9. &; un Ecrou 10. & 10. 

Cette Calotte 8. &: 51. quoiqu'elle foit placée quarrément fur 
la Figure marqué 7. néanmoins pour plus de folidité , on a mis 
deux Vis qui ferre le quarré , pour éviter aucim balotage , ôc 
crainte que la traverfe H H Ftg. 6- ne puiffent aucunement 
s'ébranler en travaillant , on a mis la Vis i i . dans l'ouverture K 
taraudé dans la Figure 4. de forte que cette Vis augmente en- 
core la foUdité de cet affemblage , en ferrant la circonférence 
de la Calopte 8. contre le Plan Fig. 4. maintenant on voit que 
la traverfe H H doit être folide contre fon Plan Fig. 4. & qu'en 
dcfferrant les Vis qui la tiennent qu'on peut la mouvoir. Les deux 
bouts H H portent chacun un trou fait en cône , dans lefquels 
entre le bout des Vis L L du Tour qui porte la Fraize. La Mani- 
velle, une Roue, ôc un Pignon Fig. i 2. en font le Plan. 

Comme cette Méchanique eft bien connue , je n'en dirai rien 
de plus. Qiioique la Pièce Fig 4. paroiffe bien affurée quand elle 
eft montée fur la traverfe F G ferré avec la Vis M, &: qu'on aie 
mis les deux qviares à pan pour plus de folidité & de jufteffe , on 
a jugé à propos d'augmenter encore cette folidité en ajoutant 
la Pièce i 3 . fur la même traverfe avec la Vis N & un Ecrou. 

Les dents qui paroiflent à la portion de Roue Fig- 6. font fen- 
dues fur le cercle de 7 2 . pour tracer les degrés du grand cercle 

Lij 



8a description des ovriLs 

* 

de -5. en 5. parce que 5. fois 71. valent 360. 

La Fig, 3 . rUfiche 3 5 . eft le derrière de la Machine dégarnia 
d'une grande partie des Pièces qui la compofent. F G eft la trar 
verfe lur laquelle ell: montée la Fig^ 1. p eft une queue pour 
tenir la Machine dans l'Etau , 6c cette Machine eil montée fur un 
pied q pour la tenir fur l'Etabli., 

Il s'agit prefentement de faire voir comme on ajoiite la Roue 
de Rencontre fur l'Arbre du Rochet Fig. 17. Planche 36. car 
cette Machine n'eil uniquement que pour fendre ô; égaler les- 
Roues de Rencontre de Montre. 

L'Arbre Fig. 14. ell creux pour contenir celui i 5. 6c celui i 5. 
à fon tour eft creux pour contenir la tige ôc le Pignon de la Roue.. 
Lorfqu'on veut mettre la Roue au centre de l'Arbre 15. on le 
fait chauffer pour appliquer fur fon aflîette de la Cire d'Efpagne^, 
ôcfur le champ on applique la Roue defllis , enfuite on met l'Arbre 
&: la Roue fur le Tour , on le fait échauffer de nouveau &; avec- 
un Archetî '-. , & un Outil comme le bout d'un manche de lime 
on met aifément la Roue & l'Arbre rond , enfuite on met l'Ar- 
bre I 5. dans celui 14. qui elt indépendant de fon Canon, l'af- 
fîette porte une raintire faite comme la Fig. i 6. dans laqttelle- 
entre l'aflictte de l'Arbre i 5-. &. les. trois. Crochets r s t io, 
tournent par-dcffus },de forte que cet Arbre 15. fait corps avec, 
celui 1 4. 6c fi on met pour lors l'Arbre i 4. fur le Tour, on trou- 
vera que la Roue , le Rochet 6c les deux Arbres toiu-nent auffi. 
ronds que s'ils éto';ent d'une Pièce j ce qui eft très-eflentielle. 

Il s'agit encore, d'une méthode qui n'eft pas moins de confé- 
quence pour centrer l'Arbre 14. fur la Machine. M"^ Fardoii 
l'avoit centré par un cône, à l'endroit e qui entroit dans un.trou.ii 
jiiais cette manière étoit défettuettfe 6c fujette à erreur. J'ai chan- 
ge cette méthode pour centrer la Rpuc par fon tigeron, comme 
elle eft reprefenrée Fig. i 8. Cette Pièce s'ajoute dans la Four- 
chette V Fig. X.. de forte que la Roue 6c. l'Aj-bre tournent par- 
faitement rond. 

Il y a encore une renrarque à faire qui ne doit pas être négli- 
?c 5 c'eft qu'en fendant la P>.ouë on la rend quelquefois lorr 
inégale en apptiyant plus à une dent qu'à une autre , ce qui les fait;, 
plier j de forte que ccr inconvénient rend fouvent inutile toutes 
ï&s précautions que l'on a prifes- 

Pour AowQ s'afTurer de la juftefTe de la Roue avant de l'ôter de: 
ôÊlîhs la Machine , je me fers di;^ Levier Fig. i^- Le botjç .^- 



gec 



SERVONS A L'HORLOGEKÎE. 8j, 

dbnne dans les dents de la Roue , &: l'Aigivillc^. Je la fais ré^ 
pondre à la pointe Z. Il y a un Rellort qui ponde toujours la. 
Palette x contre une des dents de la Roue i de lorre qu'en chan- 
o:eant le Rochet d'une dent , je change auffi cette Palette , Sc je: 
vois fl l'Aiguille répond à la pointe Z. Si elle n'y répond pas , on. 
l'y fait venir aifément on redrelïaiit la pointe de la dent quand, 
la Roue a fait le tour £c que l'Aiguille j fe, rapporte à toutes les. 
d^ents au terme Z 5 on peut , ce me femble , conclure que la Roue. 
eft parfaitement égale , parce que la moindre inégalité fe découvre, 
fcniiblement par la raifon du petit Levier x au grand jf.- E eft. le 
Profil de ce Levier qui eft monté entre les deux pointes & & au. 
point ^ "Vi?^. Cette Pièce 20. dont le Profil eft z i. eft. montée Se. 
retenue dans la traverfc G Fi^. 3. parla Cheville qui latraverfe.. 
On voit cette Pièce montée à la Fig. 3 . Planche 35-^ ^"^fi f<-ir 
la Ftg. I. de la même PUtiche. Cette Machine , à, laquelle j'ai, 
fait des additions bien néceflaires , eft la première qui n'a pas été. 
cachée. Auparavant il n'y avoit qu'im Anglois à Paris qui avoir, 
une Machine à cette ufage ,. dont fon principal ,foin éroit de la 
cacher. Elles font à prefent plus communes : cependant je n'en; 
connois point qui ayent une Aiguille.pour vérifier la Roue quand 
elle eft fendue, comme il y en a. une à celle-ci. 

Cette Machine avoit encore d'autres praprietés- , comme de:- 
pouvoir polir la Roue fans l'ôter de. fa place , d'avoir un OutiL 
léparé potir centrerla Roue , & un autre pour centrer la Fraize:. 
mais attendu le peu d'utilité de ces additions j.&l'embarras qu'elles* 
caufoient , je les. ai. frippriméas.. 



«a 



MACHINE 

Four -polir les ReJJorts de Cadran y. &c 

PLANCHE X X X V LL. 

ON fçait la difficulté qu'il y a de polir &: de dreJlex parfaite— 
ment à la main certaines Pièces courbes ..comme dln Reffort 
de Cadran, un Marteau de Répétition, ode &: combien ces fortes* 
de Pièces demandent, de tems & d'adrefte pour y- parvenir jc'elb 
ce qui m'a obligé de cJiercher quelque Machine qui pût , en* 
abrégeant le. tems j augmenter la pcjfcction.<ie.rO.Li.vr2ge-u Une^- 



U DESCRIPTION DES OUTILS 

Roue de Lapidaire peut être rrcs-propre pour ce fujet 5 mais la 
place qu'elle exige ne peut caufer que des difficultés qui font 
perdre l'envie de s'en fervir 5 d'ailleurs il m'a paru qu'tme feule 
Roue ne feroit pas fufiifanre , parce qu'étant obligé de l'imbiber 
■d'Emeri pour commencer àdrelferla Pièce, &: qu'enfuite il faut 
de la Potée pour achever le poli , Il on applique cette Potée fur 
la Roue qui a fervi à l'Emeri , on coureroit rifque de ne pas 
réullir à caufe qu'il y en peut refter 5 il faudroit donc au moins 
deux Roues , une pour l'Emeri , ôc l'autre pour la Potée j on 
pourroit même ajouter un troifiéme faite d'Etain pour donner le 
brun à la Pièce que l'on poli. Ces confiderations m'ont fait naître 
l'idée de faire mouvoir avec une Manivelle les Outils que l'on 
meut à la main. A la vérité cela n'a pas paru fi diligent qu'une 
o-rande Roue , mais beaucoup plus facile , en ce que la Machine 
elf fort petite, très-fmiple , à qu'elle a l'avantage que l'on peut 
changer de Polilïoir facilement. Jai pris une vieille Cage de Pen- 
dule A A Fig. I. j'ai placé entre les Platines &: fur deux Rou- 
leaux B C Fig. 1- la Coulifle H p au milieu de la Cage. J'ai placé 
la Roue D qui porte 6 Chevilles d'un côté, Se autant de l'autre i 
il y a encore dans la Cage un Arbre qui porte le Bras K qui eft 
levé par les Chevilles. Le Pivot de cet Arbre porte quarremcnt 
le fécond Bras L Frg. i. Ce Bras ei\ pour retirer la Coulifle Hp 
par la Cheville r. Qiiand on tourne la Manivelle , la Cheville S 
entraîne la Coulifle H p par le moyen du Bras G. Qtiand la Che- 
ville eft au bout &: qu'elle échappe , une autre Cheville fliit le- 
ver le Bras K qui fait revenir la CoulilTe par le moyen du Bras L 
&L de la Cheville r. Celui-ci étant échapé , l'autre recommence, 
& ainfi fuccelFivement } ce qui forme une efpece d'Echapemenr 
qui fait aller 6c venir la CouliflTe i 1 . fois dans un tour de Mani- 
velle. Au-deflx)us de la CoulilTe j'ai conflruit un fupport mobile 
pour donner les pans inclinés que l'ouvrage demande. Le Tenon 
M eft fixe , au travers duquel pafle la Vis N- Le fupport I ell 
mobile. On le comprendra en regardant le Plan Fig. 3. On 
place un Reflbrt de Cadran fur la Fig. 4. &: on joint cette Pla- 
que contre le fuport L 

Si la fâée ne porte pas jufte fur la Coulifl"e , on l'y fait venir 
facilement par le moyen de la Vis N. Dans cet état on tient la 
monture du ReflTortavec la main, & de l'autre on tourne la Ma- 
nivelle i on ajoute des Poliffbirs de cuivre rouge , d'acier, d'étain, 
&c. Sur la CouliiTe on met l'Emeri , &C ce que l'on veut , & par 



SERFANS A L'HORLO G E RI E. 87 

ce moyen on dreflc très-vif un Reflorc &: en peu de tems , & ou 
lui donne un très-beau poli. 

' Le Refîbrt W contient le fupport joint contre la Vis , la Ma- 
chine eft tenue à l'Etau par le 1 enon Z- 



MACHINE 

A faire les Engrenages de Montres , in'ventce p^iy 
M" l'Abbé DENDELOT. 

PLANCHE XXXVII L 

Quoique cette Machine tende au même but que celle de 
la PUtuhc 31. fa condrudion différente me paroît d'im 
ufage plus par£iir. 

Fig. I. Reprefente toute la Machine] montée > elle contient 
deux Roues entre les quatre Pointes A B C D. Ces Pointes oti 
Coulifles font placées en rainure fur deux efpeces de Poupées 
marquées E F. Ces deux Poupées fe prefentent toujours l'une à 
l'autre parallèlement j elles font montées fur la traverfe G H- 
La Fig. 6. les reprefentent feparées. Fig, 2. eft le Profil du tout. 
Fig. ^ . Reprefente le derrière de la Machine , & la Fig- 4- eft 
la Poupée marquée E- Cette Poupée s'éloigne ou s'approche de 
fa femblable marquée F par le moyen de la Vis K- Ce qui fait 
engrenner la Roue dans le Pignon à volonté , enfuite on fixe la 
Poupée E par le moyen de la Vis L j pour lors les deux pointes 
A C donnent la vraie dillance des deux centres fur la Platine- 

Il réfulte de cet avantage que les deux centres des Rouè's 
étant bien placés , les dentures reftent de la longueur qu'elles 
ctoient quand on a formé la groiTeur du Pignon j ce qui fait qu'il 
conferve la jufte proportion qu'on lui a donné. 

Cette Poupée Ftg. 4. eft compofée des Pièces M N- Le Profil 
de la Pièce M eft la Fig- 3. La Vis K eft taraudée dans le bout 
de la traverfe H Fig. i . Le bout de cette Vis entre dans un Te- 
non que la Pièce N porte 5 elle eft goupillé par le bout. Le Plan de 
derrière de la Pièce N eft » ;? Fig. 5 . Celui de devant , c'eft-à- 
dire , qui eft mobile &i toujours parallèle à la Poupée F, eft la 
Fig. 7. qui fe place fur la traverfe h g. 

O & P font le plan ôc profil d'une des Coulifles 3 elles font tou- 



tS DESCRIPTION DES CUTILS 

«es les quatre femblables. Ces quatre CoulifTes font maintenues 
fur leurs plans par des rainures, & ont chacune une Vis comme 
celle r s F/g. Ô. & ces Coulifles font fixées chacune avec une 
autre Vis comme celle ^. 

Ji feroit à fouhaiter que les Horlogers ne faffent point d'en- 
grenage qu'avec une femblable Machine j cela procureroit €n 
gênerai beaucoup plus de fidélité aux Ouvrages. 




TRAITE 




TRAITE 



D E 



L'H O R L O G E R 1 E. 



fe^EBM^l:g?g5îg^&';^g^^ig: J^iJaS^e S Bgg^ 



Tsm^gPi 



EXPLICATION 

De plu/ieurs Echapemens d'Horloges & de Afontres. 

PLANCHE XXXIX. 

E Rouage d'un mouvement tend toujours à tour- 
ner, £c tourneroit même avec beaucoup de rapidité 
quand il eil tiré par un poids ou par un RefTort , 
s'il n'étoir retenu 6: réglé parce qu'on appelle Echa'- 
pemcTit. Voici ce que c'elt. 

La dernière Roue de ce Rouage a toujours fa 
denture différente des autres. Ses dents font ordinairement en 
pointes inclinées. Les imes font formées autour d'une Roue plate 
qu'on appelle Rochct , & les autres font formées fiu* un des co- 
tés d'un cercle fait en couronne , qu'on appelle Roue ie Rencontre ^ 
telle que la Roue K -, Planche 39. hig. i- 

Les Roues de Rencontre font ordinairement d'un nombrç 

impair. Les Palettes BC étant ouvertes de 70. degrés ou environ 

pour les Pendules , on place la ver2;e vis-à-vis le centre de la 

Roue de Rencontre A- Dans cette difpofuion on confidere tous 

Toms L M 




5,0 TRAITE' 

les Echapemens qui font faits avec des dents en pointes pour avoir 
quatre actions principales. La première , une dent de la Roue 
frappant i par exemple , la Palette B,elle l'oblige de tourner juf- 
qu'à ce que la pointe de la dent arrive au bout de ladite Palette: 
ce qui fait qu'elles fe quittent, &c'eft ce qu'on appelle cchaper} 
c'eft pour lors la féconde adion. La troifieme , la Palette G re- 
venant au centre de la Roue , elle reçoit l'impulfion de la pre- 
mière dent qui fe prefente 5 la vibration achevée , le Balancier 
s'en retourne , y étant obligé par la dent qtii poulie la Palette 
jufqu'à ce qu'elle échape auifi : c'eft la quatrième acl:ion. La Pa- 
lette B fe reprefentant , elle reçoit i'impulfion d'une autre dent , 
& ainfi fuccelîivement , tant que le Rouage cft tiré par la force 
motrice qui eft le poids ou le Reflbrt. 

Cet Echapement eft le plus ancien qu'on connoifTe. Il eft ft 
fimpleSc fi natui;^! , que tous ceux que l'on a r ". fai?^ autrement 
n'ont pas eu o^fuccès. On remarque même que toutes les diffé- 
rentes comportions dont l'on s'eft fervi réulfiffent d'autant moins, 
qu'elles s'éloignent de la ligne de direction qui eft le principe de 
ce premier Echapement > ce qu'il faut bien remarquer. 

Si nos Anciens ont parfaitement bien réiilîi dans une partie It 
jntereffante , il n'en a pas été de même pour la force réglante qui 
fait encore partie de l'Echapement 5 ils n'avoienrque le Balancier 
D E pour Régulateur qu'ils appelloicnt Foi/ot , par le moyen des 
deux poids F G qu'ils appcUoient Régules. Ils faifoient retarder &L 
avancer l'Horloge, parce qu'en plaçant les poids fur D E, l'Horloge 
retardoit beaucoup, £c au contraire elleavançoit en les approchant 
du centre i 'ainfi on parvenoit à régler l'Horloge à peu-près en 
plaçant les Régules , comme l'expérience l'indiquoit : toute la per- 
fection qu'on a pu donner à ce Régulateur eft d'avoir fufpendu 
le Foliotai les Régules avec lui fil H. Dans cet état on s'en eft fer- 
vi plufieurs fiecles , jufqu'au tems qu'on a inventé le Pendule &: 
le Reftort fpiral. M*^^ Raillard, M^ Horloger de Paris , remarque 
exactement le tems de tous ces changemens dans l'Hiftoire Gé- 
nérale de l'Horlogerie à lat]uelle il travaille , & qu'il efpere bien- 
tôt donner. 

Les défauts de cet ancien Régulateur font qu'il n'a que fort 
peu d'adion fur les inégalités de la force motrice lorfque c'eft 
un Reflort, & fur celle du -Rouage. La poufliere &: les change- 
mens continuels qui arrivent à l'huile appliquée aux parties fré- 
tantes de l'Horloge, lui caufoieiu tant d'irrégularités, qu'on en 



D E L'H RL'O G E R I E. 



m- 



.ivoit fore peu de fervice : cependant on ne laifToit pas de Te 
ployer à toutes les Pièces d'Horlogerie que l'on faifoit , jufqu'à 
Faire des Montres très-petites avec des Balanciers fur le même 
principe. 

Ce fut environ en i (Î74. que les premières Pendules & les 
Montres avec un Reflort fpiral ont paru à Paris , dont rilkiftre 
M*^ Huyghens , de l'Académie Royale des Sciences, apafiepour 
^tre l'Auteur. Ces deux découvertes ont donnés une perfe<!:tion 
confiderable à l'Horlogerie. On a fupprimé le Folior ^our y fub- 
llituer le Pendule ,& on a ajouté im Reflort fpiral au Balancier 
des Montres dont on parlera en fon lieu. 

Flanche 35). Ftg- z. Ell le même Echapement que celui qui 
vient d'être expliqué. Le Pendtde A efl: fufpendu par le fil B qui 
tient au Cocq C fixé à l'Horloge. La communication qu'il a avec 
l'Echapement eft par la Fourchette E qui eft fendue pour con- 
tenir le plat de la Verge du Pendule. Qiiand on met le Pendule 
en mouvement , les Palettes F G échapent alternativement, conv 
me il a été dit de la Fig. i . L'impuîfion qu'elles reçoivent des 
dents de la Roue de Rencontre maintient le Pendule en vibra- 
tion. Cette addition du Régulateur au premier Echapement a 
des avantages confiderables j plus le Pendule eft long , plus il a 
d'aclion pour corriger les inégalités quelconques , fans qu'il foit 
befoin d'augmenter la force motrice > au contraire , le Rouage 
acquiert de la force , en ce qu'il faut moins de Roues. 

Plufieurs Sçavans ont voulu eflTayer â rendre les vibrations en- 
core plus parfaites , en y appliquant tine Cycloïde formée avec 
beaucoup d'art. Quoique leur Traité prouve une grande capacité , 
la Cycloïde n'a pas été fui vie j c'étoir deux Lames de laiton qui 
formoient deux portons de cercle renverfé 5 dans le milieu étoit 
fufpendu le Pendule par un fil , qui joignoit les courbes d'un cô- 
té , &; de l'autre , quand le Pendule écoit en vibration , plus elles 
étoient grandes, plus le fil enveloppoit. la partie cycloïdal : on 
avoit en vùë par ce moyen de rendre les grandes vibrations égales 
aux petites. L'art de faire la Cycloïde confifte à former les cour- 
bes d'une infinité de petites portions de cercles difFcrences i ceux 
qui en feront curieux en trouveront la méthode dans Monfieur 
Huyghens, & dans d'autres Auteurs? recement dans le Traité G enc^ 
rd des Horloge. s , par le R. P. Alexandre, /«/î^. 101. 

Depuis CCS découvertes on a imaginé plufieurs autres Echape- 
mens très-iingénieux , tant pour la Montre que pour la Pendule. 

Mij 



5,x r R A 1 T K 

Je vais expliquer tous ceux dont j'ai connoiiîance , flms obferver 
l'ordre de leur ancienneté , & fans négliger même les moindres. 

Flanche 35?. Fig. 3. Eft un Echapement à Ancre &: à Rochet 
qu'pn a imaginé exprès peur les Pendules à. Secondes , parce 
ou'on a trouvé que l'Echapcment à Roue de Rencontre donnoic 
de trop grand arc de vibrations , & qu'elles a'étoient pas fi 
JLiftcs. 

Qiioi qu'un Echapement bien fait avec une Ancre aille par- 
faitement bien , il ne peut pas aller fi long-tems fans être ne- 
toyé, que ceux qui font fiit fur le principe du Levier , parce 
qu'il a plus de frottement , fur tout quand on veut que l'Aiguile 
des Secondes échape à diftance égale , & qu'elle recule peu. J'ai 
formé une petite démonlf ration , que je crois fuffifante pottr le 
prouver. J'ai pris lui Ancre de cette qualité, j'en ai tracé la Fig. 4. 
du centre, je tire la ligne de direction A pafTant au point où la 
dent dir Rocher frappe , je prolonge la partie frottante de la Pa- 
lette qui donne la ligne C D du point d'jnterfection , je forme. 
l'Arc O 5 5. Je trouve que la partie frottante de l'Ancre elt éloigné 
de la ligne de dirce^'ion de 5 <; degrés , par conféquent qti'elle. 
perd 5 5 degrés de force , oi^ ce qui elf la même chofe , que la 
Palette a 5 5 lois plus de frottement que n'en a une Palette for- 
mée de la ligne de diredion. 

Four mefurer l'autre partie de l'Ancre , foit la hgne de direc-^ 
t:on E pa0ant au point de la courbe ou la pointe du Rochet tou~ 
che , foit la tengente F 60, fi du point d'interfeclion je lorme 
FArc H , je trouverai la tangente éloignée de la ligne direclioa 
de 60 degrés, & qu'il ne relie à cette partie d'Ancre que 30 de- 
grés de force quand elle reçoit le choc d'Echapement , par con- 
lécuent les deux côtés de FAncre n'ont que 6 5 degrés de force, 
de ] 80 qu'ils auroient , s'ils étoient fait fur le principe du Levier. 
On a remarqué qu'u.n Ancre ainfi formé ne varioit pas fenfible- 
ment en doublant le poids 5 que fi les faces de l'Ancre avoir , par 
exemple ^ degrés d'inclinaifon de chaque côté , la Pendule avan- 
ceroit de plufieurs minutes de fon poids naturel à celui qui fe- 
roit doublé , fie au contraire elle retarderoit fi les faces étoienr 
plus inclinées 5 de-là vient qu'il n'eft prefque pas poiFible de pou- 
voir faire deux Pendules avec cet Echapement qui marchent 
écalement lorfqit'on double le poids. 

pour continuer la defcription de cet Echapement Fig. 3 . fur 
.la Verge de FAncre eft fondé une Alllette pour y river la Four- 



D E VH OKLOGEKIE. 03 

cîiette clans laquelle pafTe le Pendule. L'ufage de cette Four- 
chette eil de maintenir le Pendule en vibration en lui communi- 
quant le mouvement qu elle reçoit par i'Ecliapement : on lui don- 
ne ordinairement une longueur arbitraire , environ fix pouces, 
pour un Pendule de trois pieds. Le Rochet eft reprefenté comme 
étant vu dans la Cage étant retourné , ou ce Rochet tourne à 
gauche. La face de PAncre A vient, par exemple, dechaper, 
celle B baiiTant reçoit l'impul£on de la dent qui avance fur l'extré- 
mité de fa Palette en raifon que la vibration s'achève , la dent 
arrivant au bout de la Palette B , elle échape à fon tour, & celle 
A fe préfente pour recevoir de fon côté le choc de la dent , &; 
ainfi fucceinvement. 

Quoique cet Echapement perde beaucoup de force, & que les 
frotcemens en foient augmentés en même railon , cependant oa 
s'en eft toujours fervi avec allez de fuccès. 

Les S'' Amiraïui & Stolberg ont une méthode de tracer cec 
Ancre, il décrive fur le papier un cercle divifé en 3c. parties, 
far lequel ils forment les dents du Rochet >ils prennent le quarc 
du diamettre de ce cercle ou Rochet qu'ils placent fur im des 
rayons éloigné du centre autant cju'il le faut pour que le cercle 
C B pafiTe jufte fur les deux pointes des dents du Rochet E F.^ 
La même ouverture du Compas étant portée perpendiculairement 
au point H, ils forment la face de l'Ancre E reportant le Com- 
pas au point C , on a l'Arc F A de l'autre partie de l'Ancre j 
par cette règle ils allurent qu'ils ont un Echapement qui fe fait 
en parties égales , Se dont PAiguille des Secondes recule peu. 
Cette régie n'a cependant pas toute l'exactitude qu'on a befoin. 

DEMONSTRATION 

DU SIEUR ENDERLIN^. 

Pour former l'Ancre d'un Echapement à Rochet^, 
PLANCHE XL. 

« T L faut fuppofer , diiil , que tout Pendule qui a été appliqué 
" JLaux Fiorloges ait été fait avec un Echapement qui puiffe 
" le faire avancer avec l'addition d!une plus grande force, comme 



5)4 TRAITE' 

" c'étoit l'ordinaire en tout tems. Il y a des perfonnes qui ont re- 
" marqué que les faces de l'Ancre pourroient erre des courbes 
»' à peu-près comme des développemens d'un cercle qu'on pour- 
" roir redifier après. Cela paroît vrai-femblable , mais non pas 
" félon leurs idées j car elles prétendent , i ". Qiie ces courbes 
" doivent être produites par un til entortillé à l'entour d'un Cy- 
" lindre , au bout duquel fil fera un crayon attaché qiti décriroit 
"la courbe en fe développant, i". Qtie l'Ancre doit avoir fur 
" chacune de fes faces une portion femblable de cette cotu-be 
•' produite parle développement de c# fil. 3°. Qtie ces courbes 
" ainfi conitruites feront par conféquent des bras de Levier réci- 
" proquement égaux. 4°. Qii'il n'efl pas encore démontré quel 
» doit être l'Arc qu'un Pendule à Seconde doit parcourir pour 
» avoir la plus grande juftefle , &; que cet Arc doit être au moins 
" de dix degrés. 

» Il me paroît que les trois premiers articles ne peuvent pas exifler 
» comme je crois le pouvoir faire voir. Et le quatrième ne lert à rien, 
"puifque de la manière dont on défigne cet Echapement, on n'a 
» aucune règle pour déterminer les grandeurs d'Arcs , foit pour 
» les degrés de l'Echapement , ou bien pour les degrés de la gran- 
» deurs de la vibration totale au de-là de l'Echapement : ainfi on 
» ne peut limer les faces de l'Ancre qu'au hazard , comme on a 
" tettjours fait jufqu'ici fans avoir eu de règle. 
» Pour faire voir que les faces de l'Ancre ne petivent être des 
^> courbes produites par le bout d'un fil qui fe dévelope fur un cer- 
» cle,je commencerai parle fvftême gênerai que toutes Machines 
>y fe doivent mouvoir avec vîtefle égale pour avoir tout l'a'^antage 
» que l'on peut tirer d'elle j car en ce cas la force fera égale de- 
» puis le commencement de l'aclion jufqu'à la fin , parce qite les 
» parties touchantes fe rencontreront fur des bras de Leviers 
» toujours réciproques. Je fuppofe donc deux centres pofés en 
» A JB fig- I. Planche 40. le rayon A 60 de la Roue C 60 D 
>» pendant qu'il parcoure ime fixiéme partie où 60 degrés d'un 
« grand cercle doit faire mouvoir ixn Levier qui a B pour centre 
» javec la même vîteffe égale , un chemin aulTi de 60 degrés , 
« de forte que pendant que le rayon A éo vers B iroit jufqit'en 
» <; , il faut qu'un Levier B 6 o vers A aille jufqu'au point , de 
» façon que pendant que l'un parcoure des efpaces de 5 en 5 
» degrés , l'autre fe trouve aulh fur les fiens en même tems & 
M avec la même vîcefTe , par le moyen de la courbe 60 à 60 jcar 



DE L'H R L O G BRI E, 95 

»je fuppofequele rayon A 6 o ait parcouru lo degrés,!] fe trou- 
» veraau point du cIiiiTre 40 vers ù 5 ii faut donc que Je Levier 
» courbe fe trouve auffi reculé de lo degrés pour que fon rayon 
•) au point 60 foit au point 40 en Cj alors le point d de la courbe 
» fe trouvera au point 40 en h où le bout du rayon A 60 letou- 
" cliera , & ainfi de même dans toutes les autres parties de divi- 
wfion- Four trouver la forme de cette courbe, je tire des Arcs 
«parallèles du centre B par toutes les divifions , depuis 60 juf- 
" qu'en 5 du cercle C 60 D , 6c du même centre B , je tire des^ 
» rayons en commençant , par les divifions de l'Arc 60. F , juf- 
- qti'à l'endroit où ces rayons doivent couper leurs Arcs de cercle 
» corr^fpondant fuivant les chemins parcourus de part & d'autre, 
» A prefent pour marquer les pointes par lefqtielles la courbe 
" doit prendre fon chemin , je dis que les diitances ou chemins 
" parcourus doivent être égaux d'tin côté au chemin parcouru de 
" l'autre 5 car fi le rayon A 60 vers B fe trouve en ^ 40 , il faut 
» que le rayon B 60 vers A fe trouve en c 40 j ainfi le chemin 
» parcouru du rayon B 60 fera g e fur l'Arc g e d ^o i> ; ainfi je 
»» prends la diilance g e que je porte de b 40 en d où eil le point 
"de la courbe que le rayon A 60 doit toucher ayant parcouru 
» 20 degrés , ou bien la diftance /7/que je porte de / ro au 
" point K > ainfi de toutes les autres divifions que l'on pourroit 
"augmenter tant que l'on veut, même de degrés en degrés, au 
»»heude 5 en 5 pour avoir la courbe plus exacte i d'ailleurs cette 
» courbe eft proprement produite par le développement d'un cer- 
» cle fur un autre j ainfi comme j'ai fuppofé d'abord que les deux 
» Leviers de Fun &: de l'autre centre A & B doivent parcourir 
» des Arcs égaux en même tems , pour cette raifon il faut que 
»»je confidere auffi deux Roues ou Poulies de même grandeur 
» qui ayent A &: Bpour centre , Se qui fe touchent au point m. 
» de façon que quand je ferai faire un tour à l'un > il tauc que 
» l'autre le fafle de même. 

" A prefent que le cercle F^ I K ferve pour bafe , & le cercle 
" E G F pour cercle générateur , lequel ayant une pointe ou 
" crayon au point w, décrira une courbe en roulant de m contre 
» H fur Fi I K j ainfi ctttQ courbe décrite avec le rayon A m fera 
" la même que la courbe 60 a k 60 , avec la différence que cette 
" dernière fera produite par le Levier oit rayon A f» prolongé 
" jufqu'au point 60 vers B- 
» Il me femble que Fon concevra aifément par-tout ce que je 



5>^ TRAITE 

" viens de dire que cette courbe doit être telle que je lai dé- 
" crite par ma première Figure , & ainii bien difi-erente d'une 
" autre qui feroit produite par le développement d'une lifi;ne 
" droite , ou d'un fil à l'entour du cercle H i K , contraire au pre- 
'- mier article ci-defFus mentionné. 

" Jufqu'à prefent je n'ai parlé de la courbe que pour un coté 
" de l'Ancre qui ei\ celui de fe mouvoir de A contre L , tandis 
»' que la Roue fe meut de C contre B, ou de B contre D 5 mais 
«' voyons maintenant quel doit être la courbe de l'autre cc»té de 
"l'Ancre pour fe mouvoir de A contre M , tandis que la Roue 
« continue toujours fon même chemin de C -en B. Pour cet effet, 
" je trace -des Arcs de cercle parallèles avec des rayons comme 
« ci-devant , &i pour marquer les points de la courbe je prends 
" également , par exemple , la dillance ^ p que je porte du point 
'^ de divifion 40 vers » jufqu'^n où la courbe doit paiTer, & 
» ainfi de tous ks autres. 

" On voit par la Fig. 1 • que la féconde courbe eft beaucoup 
" plus -droite que l'autre , cependant femblable en ce qu'elle pro- 
" duit le même effet jc'ell; ce que la développée de la ligne ou fil 
» ne feroit pas, ce qui eft contraire au fécond & troilléme article 
« ci-defTus. 

" Maintenant pour fçavoir fi cette courbe eft formé comme elle 
" doit être, il fa-ut tracer la Rou'ë de Rochet dans fajulte gran- 
" deur femblable à l'Arc C 60 D Fig. i. &: la divifer<;n 60 par- 
"ties égales , dont on voit une portion a b Fig. z. au-defliis de 
" cet Arc a b. Je pofe auffi le centre de l'Ancre C en même di- 
" fiance comme A B Fig. i . ayant donc coupé un morceau de 
» cuivre mince ou papier exactement , 6c fuivanr les courbes des 
" deux côtés ci-devant , 6c marqué atifll delTus le centre B que je 
" perce avec un petit foret , &: que je pofe enfuite fur le centre c 
i' Fig. 1. il fe trouvera que fi la courbe touche le point de di- 
" vifion de la Roue en , que l'autre courbe d fe trouvera fur le 
M point de divifion d , ainfi de même de tous les autres points , 
" comme c fgh ou / k , de forte qu'avec la même courbe on fera 
*> une Ancre qui embrafle plus ou moins de dents 5 l'Echapement 
p fera toujours également jufi:e , &: la quantité du mouvement 
» fera toujours de 6 degrés d'un Echapement à l'autre , fuivanc 
« l'angle c. 0. k- q. r. ou c Id. mp. Les points de rencontre ne fe 
*> retrouveroient pas de même , fi les courbes étoient produites 
*> par le -développement d'un fil , & on auroit plus de difficulté à 

les 



D E L'H ORLOGEKIE. 97 

"les pofer de façon pour être fuie d'une certaine quantité de de- 
" grés d'Ech.ipement. Tout ce que j'ai dit jufqu'à prcfcnt ne re- 
»' garde que les parties des faces de l'Ancre fur Iclquels les dents 
" agiflent d'un Echapement à l'autre , c'eft-à-dire , de c jufqu'en » 
» ou de / en y", fans que le Pendule ait aucun branle de pms au 
»' dc-!à de 6 degrés 5 il faut voir à prefent ce qui arrivera, le 
» poids ou force motrice étant augmenté. 

" Four faire décrire au Pendule un Arc de i o. à i i. degrés , 
" c'eft-à-dire , 5 ou 6 degrés d'augmentation de branle au-delà de 
" l'Echapement j mais auparavant de faire ou d'ajouter cette 
» augmentation de poids, je fuppofe que le Pendule ait été réglé 
" fur un autre avec un poids qui ne feroit que fuffifant pour en- 
» tretenir le Pendule en mouvement d'un Echapement à l'autre , 
» ou tant foit peu au de-là pourvu qu'il ne s'arrête point , 6c qu'elle 
" aille de même que celle qui a fervi de règle 5 cela étant ainfi , 
»' on peut augmenter la force motrice jufqu'a ce que le Pendule 
" augmente fon branle de 6 degrés au de-là de l'Echapement > 
" ce qu'il ne pourra faire qu'à grande peine avec la continuation 
" de la courbe de e en a , ou de L en h- Voyez Figure 3 . Et cela 
"feroit une accélération confiderable fur ce Pendule par rapport 
»> au grand recule du Rochet qui feroit également de 6 de- 
» grés , & qui s'oppofera d'autant plus à la grandeur de l'Arc , que 
» le Pendule devroit parcourir > que ce Recule fera plus grand, 
» parce que ce même Recule ne fe peut £iire qu'en remontant 
" tant foit peu le poids moteur, qui réfifte par la pefanteur , & 
» empêche le Pendule de parcourir d'auili grands Arcs qu'il feroic 
» fans cet obftacle. 

" Pour aller d'un extrême à l'autre , je fuppofe maintenant que 
» les points f 6c L qui font les commencemens de l'Echapement, 
«je tire du centre c les Arcs du cercle e g L d , 6c que l'Ancre 
" enfuite foit tormé fuivant cela , il arrivera qu'il n'y aura point 
» de recule du tout au Rochet j ainfi le Pendule ne trouvant point 
» de réfillance après fon Echapement aura prefque toute la liber- 
" té de parcourir des Arcs d'autant plus grands , qu'il aura reçu 
» de force par le poids moteur fur les faces de l'Ancre de c en w, 
" & de L en / j ainfi ces Arcs de vibration étant trop grands , 
" fe feront par conféquent en plus de tems- Ces deux extrémités 
» ainfi trouvés, il eft évident qu'il y ait une courbe à^ & W qui 
" puifle produire l'effet que l'en demande. 

-»» Si je voulois employer la développée dont il a été parlé , Sc 
Tome L N 



5?S TRAITE 

» que le cercle m fz K L d me ferve pour bâfe , j'aurois une courbe 
" qui pafîeroit à peu-près par les points h e n donc la partie h e 
» me donnera à la vérité moins de recule que la portion de la 
" courbe a e j ainfi il femble que^f foit un grand avantage parce 
" qu'il approche plus du vrai i mais il y a outre ce que j'ai déjà 
» dit , deux raifons qui me font rejetter la coitrbe du fil. 
»' La première , c'eft qj.i'il faut toujours avoir également recours à 
"l'expérience. La féconde, que la développée ci-deflus rendroic 
" l'efpace e n plus courbe & plus bofllië i ce qui diminueroit fur 
" cette partie la liberté de l'action 5c la force motrice , ôcc 
» Avant donc que de venir à l'expérience , je recule les Par- 
" tics a e b h -^.w hazard contre/ &i , enfuite j'ajoute de la pe- 
» fauteur au poids moteur pour faire décrire au Pendule des Arcs 
» de ^ degrés , & lî je trouve que ce Pendule avance avec ce 
" poids , je recule les faces davantage , mais feulement depuis 
» les points d'attouchemensf 6: L j car ces points doivent toujours 
« relier conftans , je recommence cette expérience tant de fois 
» jufc|u'à ce que le Pendule fe trouve règle , enfuite j'augmente 
"encore ce poids pour faire décrire au Pendule un Arc de 1 1. 
« degrés , & s'il fe trouve encore accéléré , je recule également 
» les faces, mais avec cette précaution que le recule des faces 
» ne revient plus jufqu'au point e L , mais jufqu'aux points où le 
w dernier attouchement des dents du Rochet s'eft fait avec le poids 
» moyen , parce que ces parties ont déjà fliit décrire au Pendule 
» des Arcs de grandeur nécefl'aire pour être réglé avec ce poids 
>' moven. 

» On peut faire ces expériences avec l'augmentation de plufieurs 
" poids pour être plus fùre de fon fait. 

» Il fciutauffi prendre garde qu'en limant ou reculant ces faces, 
" que ce foit même proportion fur chaque bras de l'Ancre, afin 
» que l'Aiguille des Secondes falTe fon mouvement de recrograda- 
^»f tion égale fur chaque Seconde. 

" L'Ancre peut embralTer 4 à 6 dents du Rochet , S: plus il 
« embraile , plus on eft obligé de linier des faces en arrière , & la 
» même chofe arriveroit fi on éloignoit le centre de l'Ancre trop 
" du Rochet. 

» Si on vouloir donner plus de 6 degrés d'Echapemenr , comme, 
.".par exemple, 8, il faudroit auffi que les deux cercles H I K Se 
» F G E Fig. 1 . foient proportionnés fuivant cela pour produire 
^'la couxbe néceflaire , éc ilferoic l'une à l'autre comme 45 eftà 



DE L'H K LOG E Kl E. ^^ 

• ^o, ou ce qui eft la mêmechofe,)! faut que tandis que le Rochet 
». C 60 D parcoure^, que le cercle M 6 o L parcoure ^^. de degrés. 
» La pefanteur du poids moteur peut être telle que les Arcs de 
» vibrations parcourent environ le double des degrés des Arcs de 
•» l'Echapement , c'elt- à-dire , que fi l'Echapement fait mouvoir 
M le Pendule de 6 degrés , que le poids le fr.fle aller jufqu a 
w I o ou I 2 , je fçais par l'expérience que Acs Ecliapemens taits 
w fur ces principes font très-juftes , même avec des Pendules à 
» Reflbrr où la force motrice eft très-inégale , par où on peut voir 
•» que les différens changemens des frottemens du Rouage ne 
»> pourront produire aucun changement fur les tems des vibrations 
" du Pendule ,puifque ces changemens ne font autre chofequedc 
" diminuer ou augmenter tant foit peu l'aCtion de la force du Ro- 
" cher , qui n'ell pas à beaucoup près fi conlîderable que l'aug- 
" mentation ou diminution du double du poids moteur. 

La fig. y Flanche 35?. Eli un Echapement du S^ Jean-Baptiftc 
Dutertre Maître Horloger à Paris. Ceil un Rochet qui engrenne 
<ians deux Palettes. Chaque Palette porte une portion de Roué 
qui engrenne l'une dans l'autre > ce qui fait que quand une Pa- 
lette échape, l'autre fe prefente pour retenir le Rochet, & rece- 
voir fon action. Au centre de chaque Palette eft fixé un Pendule, 
lorfque l'un vibre d'un côté , l'autre Pendule va de l'autre } de 
forte que leurs vibrations ne peuvent jamais aller du même cô:é. 
L'Auteur a prétendu que l'ufage de cet Echapement pourroic 
ctre fort juite dans un VaifTeau. 

Fig. 6. PU?iche 39. Eli: un Echapement qui a été exécuté à 
Rome. Le Rouage du mouvement eltcompofé comme celui d'une 
Sonnerie. Le Pivot du dernier Pignon porte quarrément le Cha- 
peron A fur lequel ell placée une Cheville qui entre dans le bout 
<lu Levier B qui fait charnière en C , & qui fe meut dans le j>etic 
Cocq D , de forte que le Chaperon A tournant toujours du même 
côté fait le même effet qu'imc Manivelle , qui oblige le Pendillon 
G à aller du côté E & F 5 il porte une Cheville qui entre dans 
une ouverture longue fait au plat du Pendule pour le maintenir 
en vibration. On a emplové cet Echapement à des Horloges de 
nuit , parce qu'on prétend qu'il fait peu de bruit. Ces Horloge^ 
de nuit ne font autre chofe qu'un Cadran ordinaire , qui ell: niQ+- 
bile derrière une Plaque. Les chiffres des heures font perces a 
jour. Il y en paroît trois par une ouverture faite à la Plaque , 
dont le milieu eft fixé par un Index. On met une Lampe der- 

Nij 



100 



TRAITE' 



riere le Cadran qui ne peut donner de la lumière que par les 
chiffres percés- 

Fig. 7. Planche 3 5).Efl:un Echapement furie même principe, 
inventé par M"^ l'Abbé Soumillc Sa différence confille au ren^ 
voi A qui doit être mobile. Sur un Couteau B eft le Chaperon 
qui porte la Cheville qui entre dans le Bras D qui donne le mou- 
vement à la Roue D A 8c réciproquement au Pendule C- Cette 
méthode de renvoyer la fufpenfîon du Pendule eft appliquable 
aux autres Echapcmens. 

Fig. 8. Eil un Régulateur qui eft fur le principe des Volans 
de Sonnerie , la Roué de Champ fait tourner le Pignon qui eft 
réglé par le Pendule oblique A- Plus il tourne vite, plus il s'étend 
à l'aide du Reffort B , de forte que ce Régulateur fe règle prefque 
feul. Mr Huyghens eft l'Auteur de cette invention. 

PLANCHE XLI. 

Fig. 5». Eft un Echapement à deux Leviers pour les Pendules 
 Secondes, imaginé par Monfieur le Chevalier de Bethune. De- 
puis que je l'ai appliqué le premier en 1 7 17. la plupart des Hor- 
logers qui en ont eu connoiflance l'ont adopté. A B font deux 
Leviers qui ont chacun leurs tiges , qui fe meuvent librement 
dans la Cage fur leurs Pivots. Le Levier B, porte la Fourchette 
qui communique fon mouvement au Pendule , en échapant. Celui 
A retient le Rochet , la dent l'obligeant de mouvoir , il échape 
à fon tour , & le Rochet eft retenu par le Levier B qui eft mu 
par le Bras C pour qu'il joigne la dent du Rochet pour le rete- 
nir , de forte que quand un des Leviers baiffe , l'autre levé la 
queue. D eft une pefanreur qui fait que le Bras C eft toujours 
joint .à la VisE. L'ufige de cette Vis eft très-commode pour ou- 
vrir & fermer l'Echapement j elle doit être de l'aiton. 

Reée four tracer cet Echapement. 

rUnche 41. Je prends le tiers du diamettre du Rochet que 
j'ajoute à fa circonférence pour tracer l'Arc FB, enfuite je pro- 
longe les rayons des dents fur lefquels je forme les Leviers en 
plaçant celui A à trois dents &: demi de la ligne perpendiculaire 
B, je donne la longueur convenable au Levier B pour éch.iper 
de la dent G ôcr , ôc je donne la même longueur au Levier A, 



BEL' HORLOGE RIE. loi 

Ear ce moyen j'ai les coudes des Leviers , 6c la longueur de leurs 
ras qui répondent parfaitement à l'expérience. 

/"/ç. I o. Elt le même Echapement avec un petit changement. 
Sur la tige du Levier A ell placé la Fourchette. Par ce moyen le 
Levier 13 ell toujours joint contre celui A , & l'Equilibre D de la 
F^g- 5?. fe trouve fupprimé. 

lig. I I . Ell une autre addition pour diminuer le frottement 
de la Vis fur le bras du Levier A par le moyen d'un Rouleau ôc 
d'une Lame qui le touche- 

Fig- 1 1. Eit un compofé inutile , puifque l'on peut faire un 
Echapement plus lîmple fur le même principe. Le centre A de la 
bafcule D C porte la Fourchette. Les extrémités D C ont des 
Vis qui pouflent chacune une Lame pour toucher les Rouleaux 
des Leviers B G. r i Sont des pefanteurs qui obligent les Rou- 
leaux de joindre contre les Lames. Cet Echapement peut être 
employé dans des cas qui fe rencontrent dans la conftruclion d'ua 
mouvement. 

Fig. I 3. Eft un autre Echapement fur le même principe qu'on 
appelle rate- de-Taupe. Ce font deux portions de Roues qui en- 
grenne l'une dans l'autre. Celle A elt fixée avec la Palette , & 
l'autre eft mobile fous la Palette B pour que la Vis C puifle la. 
fliire mouvoir pour ouvrir ou fermer l'Echapement. Cet Echape- 
ment doit être préféré pour les courtes Pendules , parce que la 
vibration étant plus grande , le mouvement des Leviers a plus 
d'égalité , ôc moins de frottement que s'il étoic (împle , comme 
les Fig. ^. é" 10' 

F/g. 14. Eft un Régulateur. Sur les croifés du Balancier fonc 
deux Boules A B qui vont du centre à la circonférence pour 
augmenter les vibrations. 

Ftg. I 5. Eft un Echapement qui n'eft- bon que pour faire voir 
que l'on ne peut faire un Echapement fur le principe du Levier 
fans augmenter la Aléchanique au moins d'un mobile. C'eft deux 
Rochers qui font mus par la même Roue , & qui tournent par con- 
féquenr du même co:é. Qiiand une Paletpe échape , l'autre reçoit 
l'action du Rocher qui lui eft deftinée- Il faudroit , potfc- que cet 
Echapement fut à peu-près jufte, qu'il ne fut pas queftion d'ine- 
galite dans les Roues &. Pignons. 

Fig. 1 6. Eft un Echapement du S^ Jean-Baptifte Dutertre, qui 
n'a qu'une feule Palette, dont la Tige porte la Fourchette. Les 
deux Rochets font fixés fur le même Arbre , quand la Palette 



101 1 I\ A 1 T R 

échapc du petit Rochet , le grand qu'on peut appcller Rochit 
d' arrêt appuyé fur la Tige de la Palette , bi laifle la vibration aflez 
libre. La Palette revenant joindre le petit Rochet , la Tige ou 
Cilindre qui efl entaillé jufqu'au centre, laiffe paiTer le Rochet d'ar- 
rêt , & la vibration acquiert une nouvelle force , de forte qu'en, 
deux vibrations il n'v en a qu'une d'accélérée j ce qui fait croire, 
que la moitié des vibrations étant indépendante du Rotiage , & 
de fes inégalités , qu'elles feroient moitié plus juftes que les autres i 
mais l'expérience ne le confirme pas- 

lig. I y. Eil un Echapement à deux Balanciers. A & B font 
deux cercles qui fe meuvent avec les Palettes fixées fur leurs 
Arbres- Les deux petites portions de Râteaux engrennent l'une 
dans l'autrej&les deux grandes engrennent<lans des Pignons placées 
au centre àts cercles de Balancier. L'Echapement fe faifant avec 
les deux bras de Leviers à l'ordinaire des aurres , oblige chaque 
Balancier à tourner plufieurs tours ,& toujours en fens contraire- 
On peut donner à chaque cercle fon Reflbrt Spiral , & les difpo- 
fer de manière qu'ils ne feroient qu'une vibration par Seconde. 

PLANCHE XLIL 

Tig. 1 S. Eft un Echapement à deux Balanciers à l'ufage des 
Montres , imaginé par le S^ Jean-Eaprille Dutertre. Ces deux Ba- 
lanciers qui eiigrennent l'un dans l'autre font fur la Platine de 
deflus , de même que le double Rochet. Ces trois Pièces font 
foutenuës chacune par un Cocq. Sur les croifées des Balanciers 
font placées les Paletres DE, &: les tiges des Balanciers ont cha- 
cune des entailles pour lailîér paiTer les pointes du grand Rochet. 
Voici comme il agit. Qtiand la pointe i rencontre l'entaille de 
la Kge du Balancier elle pdfle , la dent 3 du petit Rochet frappe 
la Palette D , & fait vibrer les Balanciers > la grande pointe 4 elt 
retenue fur la tige du Balancier A , l'entaille fe prefentant au re- 
tour de la vibration , elle paffe , &: la dent 5 va frapper fur la 
Palette E j étant échappé , la pointe 5 eft retenue par la tige du 
Balancier' B, &: ainfi fucceirivement. Sous l'un des Balanciers eft 
placé un Reilort Spiral à l'ordinaire- Cet Echapement ne peut 
vibrer fans RelTort Spiral, &; il faut le confiderer comme double 
&. partagé en detix tems. 

Les propriétés de cet Echapement font tels que les fecouftes ne 
dérangent pas fcnfiblement les vibrations. La preiîîon que les 



DE L'H O RLO G E R I E. 103 

dents du Rocliet d'arrêt font fur les Cylindres , corrige l'impiilfion 
que le Balancier reçoit par le Rouage 5 ce qui fait que la force 
motrice étant doublée, les vibrations n'en font pas beaucoup dé- 
rangées- 
F/g. 15?. Efl un Echapement à repos pour les Pendules à Se- 
condes , exécutée par le Sieur Graham , Horloger de Londres. 
La règle que j'ai trouvé &: qui me paroît afTez convenable pour le 
former, ell d'éloigner le centre de l'Ancre de la circonférence 
du diamettre du Rochet , comme la Figure le préfente. Il faut 
placer fon centre fur la ligne perpendiculaire , enfuire divifcr le 
Rochet en 3 o parties en commençant par ladite ligne perpen- 
diculaire , èc prendre les dems qui conviennent le m.ieux fur un 
Arc décrit du centre de l'Ancre pour former les Palettes ,& faire 
que l'Aiguille des Secondes ne recule point. Voici comme cet 
Echapement agit. La partie A vient, par exemple , d'échaper , 
celle B reçoit lur la partie, circulaire le- choc de la dent du Ro- 
chet , la vibration fe faifant ^ la Palette ^'enfonce beaucou-p dans 
la denture , qui eil aflez profonde pour que l'Ancre ne touche 
pas le fond. La vibration revenant , le Rochet relie toujours im- 
mobile , &: n'a d'aclion que lorfque le plan incliné fe préfente à 
la pointe de la dent ;. pour lors la dent agiffitnte oblige l'Ancre 
de s'écarter , & en échapant , la dent C frape fur la face circu- 
laire de la Palette A , &: eft retenue jufqu'à ce que fon plan in- 
cliné fe préfente y pour lors la dent du Rochet ceire d'être fixe,. 
en fuivant l'incliné de la Palette , ce qui oblio;e l'Ancre de s'écar- 
ter de 1 autre cote. 

Cet Echapement a la propriété d'agir avec fort peu de force 
motrice de n'être pas fufceptible des changemens qui arrivent 
par la fuite j ce qui fait qu'il eft plus conlVant que lesantres^^ à 
conferver fa juftelle. L'Aiguille des Secondes relte fixe fur cha- 
que divifion , ne la quittant que pour fiuterfur un autre. Je crois 
cet Echapement préférable aux autres , tant pour fa folidité que 
pour fa lîmphcité: cependant il faut convenir qu'il a plus de frot-- 
tement que celui à deux Leviers , parce que les Palettes ne font 
pas formées d'une ligne de direction 5 mais comme ces fortes de 
Pendules font peu de vibration , cette augmentation de frotte- 
ment ne peut caufer de variations fenfibles- 

. ^^^ Ffg. 20. Eft le profil de l'Echapement du Sieur Snllv employée 

à (es Pendules à Leviers. Cet Echapement eft compofé de deux 
cercles d'a^arei y s fixés fuj la tige de la Roue de Champ. Ces 



104 TRAITE' 

deux cercles ont chacun une tranche obHquc , fur laquelle l'ac- 
tion delà puiflance agit. Ces tranches font inclinées l'une d'un 
côté , & l'autre d'un fens contraire pour faire l'aller & le revenir 
•de la vibration. La tige de l'Echapement porte la Roue de Champ 
qui engremie dans un Pignon iîxé à l'Arbre du Balancier i ce qui 
lui fait parcourir de grands Arcs. Voici comme il agit. 

En comniençant à donner la première vibration au Balancier A , 
la dent q rencontrant l'entaille incliné du cercle r agit en faifant 
augmenter la vibration. Cette dent ayant échapé, celle/ tombe 
fur la partie circulaire du cercle horizontale S , &. refte ainfi re- 
tenue jufqu'au retour du Balancier qu'elle rencontre le plan in- 
cliné j pour lors elle agit à accélérer le retour. La même dent i 
échapant , tombe fur une autre partie circulaire du cercle r jiif- 
qu'au deuxième retour qu'elle rencontre de même fon plan in- 
cliné pour fortir > ainfi les deux cercles s r fervent fucceffivemenc 
de repos au Rochct , &c de Palette propre à former 1' Echape- 
jiicnt , & à maintenir les vibrations. 

Un Maître Horloger a prétendu avoir perfectionné cet Echa- 
pement en faifant la pointe des dents en crochet , poiu* qu'il n'y 
ait que l'extrcmité qui frotte fur les cercles s r. On ti'ouveroit 
le même avantage en plaçant les cercles un peu plus bas que le 
centre du Rochet , & en donnant aux dents l'inclinaifon qu'ont or- 
dinairement celle des Roues de Rencontre i il en réfulteroit même 
un avantage, qui eft que les cercles pouvant être plus épais , les 
plans inclinés en fcroient plus longs , donneroient plus de chalTe 
aux vibrations , & acquerreroient certainement plus d'action de 
la puiffance : ce qui eil très-nécelTaire à cet Echapement , qui a 
pour principal défaut de manquer de force. Il eil donc évident 
que la prétendue perfeétion c[ue l'on a ventée tombe d'elle- 
même. 

Le Régulateur de l'Echapement Fig. z i . eft d'une forme iîn- 
guliere. Le Sieur Sully l'Auteur , en a été fi épris , qu'il ne comptoic 
pas moins que de trouver les longitudes par fon moyen. 

Voici les qualités qu'il lui donnoit. i ". De remédier parfaite- 
ment aux variations provenantes de la dilatation & retrecillemenc 
des Métaux caufée par le chaud & par le froid. 2*'. Les variations 
caufécs par l'inégalité de la pefanteur des corps en divers endroits 
du globe terreftre. 3°. De conferver un parfait Ifochronifme aux 
Arcs des vibrations de divers grandeurs , & de quelque caufe que 
cette diverfité puilfe provenir. 4**. Qtie l'Horloge fufpendu dans 

un 



D E VHO RLO G E RîE, 105 

Tnn Vaiiïeau dévoie maintenir une juftefTe aiifTi grande & auflî con- 
ilante que celle d'une Pendule à Seconde fur terre. 

Ce Régulateur eft compofé d'un Levier T z,&: d'une courbe 
C S fixée après la tige du Balancier. Le Sieur Sully prétendoic 
qu'il falloit beaucoup de Géométrie pour tracer cette courbe, & 
que fans cela l'Horloge ne pouvoir ecre bien réglée. 

Pour éviter les frottemens , le Balancier A elt pofé fur deux 
grands Rouleaux I H d'un côté , & fur deux petits Rouleaux de 
l'autre jquineparoiiTent pas. Le fil S S eft attaché au centre de la 
courbe par un bour,&: de l'autre à la petite portion de cerclej^, atta- 
ché fur le Levier qui fe meut aufii fur deux Rouleaux r r pour di- 
minuer les frottemens. Cette compofition ell: vue fur la Platine 
de derrière, qui a une ouverture circulaire /f pour voir le jeu 
des pièces. Qtiand le Balancier ell en mouvement , le fil ou chaîne 
S S efb tangente aux deux côtés de la courbe , ôcpar ce moyen 
fait hauiïer le Levier z.. Sa pefanteur accélérant , le retour du 
Balancier Toblige à vibrer de l'autre côté. L'Aiguille O marque 
fur le demi cercle K L les degrés de vibration. L'Ecrou numéro- 
té n eft pour faire un équilibre avec la Courbe & le Balancier, 
6c t'Ecrou T du Levier fert à augmenter ou diminuer la pefan- 
teur du Levier pour pouvoir régler THorloge. Le nombre d'ex- 
périences que l'Auteur a fait n'ont apparemment pas réùfil félon 
qu'il fe l'etoit promis , puifqu'il a abandonné de lui-même ce 
nouveau Régulateur. En effet , ilne fe trouve pas avoir tant 
d'adion fur le Balancier que le RefTort Spiral , & il dl bien éloigné 
d'avoir autant de propriétés. 

Fig. 2 2. Eft un Echapement ancien connu fous le nom d'Echa- 
jement aftroiktte , qu'on a employé à quelque Montre. La Roue de 
Rencontre A eft placée où eft ordinairement la Roue de Champ, 6c 
la Roue de Champ D eft en place de la Roue de Rencontre. Cette 
Roue engrenne dans un Pignon F fixé à la tige du Balancier , ôc 
fa tige porte deux Palettes B C qui font l'Echapement avec la 
Roue de Rencontre à l'ordinaire, de forte qu'on eft maître de 
faire faire plufieurs tours au Balancier E , cela dépend du diamet- 
trc du Pignon F. G eft le fpiral placé à l'ordinaire. 

PLANCHEXLIII. 

Tig. 2 2. Eft un Echapement à une feule Palette , annoncé 
dans la règle artificielle du tems , fage 271. Il eft compofé du 
Tome L O 



io<? TRAITE 

Levier K , d'un Arbre N qui porte l'équilibre Q^, & le Rouleau 
M- Qiiand la Palette K eft mue par le Hochet , fon bras O qui 
porte une Vis avec fon alliette appuie fur le Rouleau M, ce qui 
l'oblige de baifler j il fe relevé quand la vibration revient j & lorf- 
oiie la Palette K échape , le demi cercle r préfente fa rondeur à 
la dent dti Rochet pour le rettnir , pendant que la Vi-bration 
s'achève librement. QLiand elle revient , le demi cercle r dégage 
le Rochet pour le laiiFcr fraper fur la Palette K , de forte qu'il 
paroît que la moitié des vibrations font indépendantes du Rouage 
mais c'elt ce que l'expérience ne prouve point. 

F/g. X}- Eil un Echapement que j'ai compofé fur le même 
■principe. La tranche cyhndrique A préfente fa convexité aux 
dents du Rochet pour les retenir lorfque la Palette B eft echa- 
pée , & la vibration revenant , la tranche cylindrique permet au 
Rochet de tourner , &. la Palette B fe préfente pour recevoir le 
choc d'Echapement. Le Pendillon C porte une Cheville qui tra- 
verfe le Pendule par une fente qiti y eft ù.kc pour le maintenir 
en vibration. 

Fig. 24. Eft: im atitre Echapement à une Palette. Le Crochet 
A retient le Rochet pendant que la vibration fe £iit. Il doit être 
aulTi libre que l'Ancre à repos de l'Echapement des Pendules du 
Sietir Graham. 

F/g. 1 5 . Eft l'Echapement des Montres du Sieur Graham qui 
eft à deux repos. Le Rouage ai'a point de Roue de Champ. E eft 
la forme de la Roue de Rencontre qui eft placée verticalement 
comme les autres. F eft- fon prohl. La verge du Balancier G a 
un Cylindre creux qui fert de Palettes, & dont le profil A B CD 
eft reprefenté quatre fois pour faire mieux voir les quatre actions 
principales de l'Echapement. Voici comme il agit. 

La Roue E tournant , le demi cercle A préfente, je fuppofe , 
fa convexité pour le retenir i c'eft fa première action. Le fpiral 
ramenant le Balancier , la dent entf-e dans le Cylindre creux com- 
me B le fait voir j c'eft la féconde aftion. Il faut remarquer que 
les dents entrant ou fortant du Cylindre , accélèrent beaucoup 
les vibrations d'un côté & de l'autre, parce que les pointes font 
rentrantes, & le derrière de la dent eft plus hîut ; ce qui forme 
un talus qui augmente le retour du Balancier. La dent frapant 
dans la convexité c , pour la troifiéme aciion , elle y refte pen- 
dant l'aller &c le retour du Balancier , & quand elle fe trouve dé- 
gagée J elle fort du Cylindre D en augmentant le retour de la 



DE V HORLOGERIE. 1C7 

Yibration ; c'eil: la quarriéme aclion. Une autre deflP'recom- 
mence fur le demi cercle A , &: ainfi fucceilivemeur. 

Comme la forme particulière de cet Echapement pourroit pa- 
roîcre difficile à exécuter, on fera peut-être bien aife qu'on en dife 
quelque chofe. 

On doit commencer. par faire la Roue , on réferve autour de 
fa circonférence un petit rebord, conmie la Figure le fait voir, 
enfuite on creufe la Roue pour donner une élévation aux dents. 
Cette hauteur fert peur éviter les battemens &i contre-battemens 
du Balancier. Au moyen d'une entaille particulière que l'on fait 
au demi cercle , fi les dents n'avoient pas cette élévation , cette 
enta,ille fe rencontreroit au même endroit où les pointes des dents 
açiflent. Cette Roue étant ainfi contournée , on la fend tout en- 
arbre fur la Machine avec une Fraize quarrée qui doit avoir une 
Julie épailîeur pour que la denture ait deux tiers de vuide , &; un 
de plain j c'eft-à-dire , fi la Roue eft de 13. on prendra deux 
rayons du cercle de 55?. pour l'épaifléur delà Fraize , on arondis 
un des quaros de cette Fraize pour qu'elle n'afïbiblifle pas le der- 
rière des dents, on prend enfuite une autre Fraize d'une forme 
inclinée , & propre à donner la petite inclinaifon de la circonfé- 
rence de chaque dent qui ont tme forme rentrante , comme on 
le voit à fa P/^//rf.-Je>-HC fçztchcpits-qL^etrpiiilïè-aehercri^e-Telle 
de-Jes-det its fur la Machmcj c'cll p oui quoi on fera les C rochets 
.à-la Xime, ne demandant d'ailleurs d'au t i-e exaclitude que ce qu e 
Ia_piJ opreté -ejeige- 

Les deux Palettes du Balancier font parallèles , & formées d'uA 
demi cercle qu'on appelle Cylmdrc creux, pour exécuter cette 
Verge de Balancier on fait un Canon d'acier dont le trou doic 
avoir un peu plus de diamettre que les dents n'ont de lons;uLUr , 
ou , ce qui eft la même chofe, autant de diamettre que la diiiance 
d'un des ravons du cercle de 35). Au point de la grandeur de la 
Roue qui donne par conféquent un tiers , au bout de ce Canon 
d'acier on ajoure deux autres Canons de cuivre rouge > l'un eil 
pour river le cercle du Balancier, placer la ViroIie,&:c. Au cen- 
tre des deux petits Canons on y ajoute à frottement, des Tigerons 
pour £iire les Pivots 5 mais avant de les placer on paffe un Arbre 
lilTe au travers des Canons pour les tourner, & on donne à celui 
d'acier , pour diamettre , un peu moins de deux tiers du vuide 
de la Roue , après cela on l'entaille jufqu'au centre , plutô: moins 
que plus j pour former les Palettes fur ce demi cercle , on y f.iic 




L'v.. ^,.1 ^^<r,^i^^--<^' ^'^'^î^-^'y-^,^ ,5,^ ,«^ 



i/ 



^ . /' 



,o8 TRAITE' 

m 
Une entaille à peu-près d'un tiers pour éviter les contre-batte- 

mens , comme on a dit , enfuite on trempe ce Canon, & on le. 

remonte. Comme il y a ditTérentes méthodes pour parvenir au 

même but , chacun fuivra celle qu'il croira la meilleure. 

La Cheville r placée au bas du Cylindre eft pour prévenir le» 
renverfcmens. Je ne connais point d'Echapement de Montre qui 
renferme tant de propriétés que celui-ci. 

i^. Il efl: auifi iimple que celui à Roue de Rencontre, i^. Il 
eft moins fufceptible des fecoulTes. 5°. Il n'eil point fujet au con- 
tre-battement , au renverfement , ni à l'acrochement , quand 
même les trous s'agrandiroient. 4°. Il n'ell pas beaucoup fufcep- 
tible des inégalités de la force motrice ni de celles du Rouage. 
5°. Les engrenages des dernières Roues font plus conftans que 
ceux des Roues de Champ. 6°. La Montre fe règle plus facile- 
ment fur toutes les pofitions. 7°. Enfin cet Echapement n'efl pas 
fi fujet à fe déranger que les autres qui engrennent par la fuite- 
plus à inie Palette qu'à l'autre.- 

II me paroîc que tant d'avantages réunis feroient encore plus^^ 
admirables , fi la traînée des dents qui fe fait fur la convexité du 
Cylindre dans la concavité , quand la dent entre & fort , qui' 
font quatre frottemens de difïerentes natures , n'obligeoient pas- 
de nétoyer ces fortes de Montres plusfouvent que nous ne faifons, 
celles à Roue de Rencontre. 

Fig. 16. Eft un Echapement à deux repos de Mr Flamenville, 
qui a fait l'attention de beaucoup d'Horlogers d'Angleterre, où 
il a été exécuté pendant trois ou quatre ans. Cet Echapement a, 
plufieurs qualités de celui de Mi^ Graham , on l'a appliqué à des- 
Montres que l'on x eftimé n'avoir variées que de quelques Se- 
condes dans un mois. Son défaut eft d'être trop fufceptible de- 
variatio-nslorfque l'huile devient épailTe. Cet Echapement eit for- 
mé d'une Verge qui porte deux Cylindres A B fur lefquels on 
forme les Palettes en les entaillant jufqu'au centre parallèle. Qj.iand 
la Palette A , par exemple , a échappée , celle B préfente fa ron- 
deur à la dent qui appuie delTus , pendant que l'aller & le retour 
de la vibration fe fait à l'aide du Reflort Spiral. Lorfqu'elle eft- 
revenue , la Coupe ou Palette fe préfente pour donner prife à 
la dent qui agit par ce moyen à accélérer le retour de la vi- 
bration , pendant que le Cylindi'e A retient la Roue de Rencon- 
tre , Se ainfi de fuite. 

Ifg' 2 7- Eft un Echapement du S^^ Enderlin.- La Roue d'Ecim.- 



DE L' HORLOGERIE. rop 

pement à des Chevilles autant d'un coté que de l'autre. La 
Vero-e du Balancier porte un demi cercle A , dont les extrémi- 
tés B C font terminées en plan incliné. Qiiand la Roue tourne > 
une Cheville, par exemple, frappe la partie du cercle horizon- 
tal B , elle y refte en repos jufqu'au retour du Balancier où le 
plan incline fe préfenre , pour lors la Cheville oblige le retour 
du Balancier, & la partie C fe préfente pour retenir laRouë , ôc 
fait à fon tour les mêmes effets. 

Fig. z8. Eli un autre Echapement du même Auteur. Il ne 
diffère du dernier qu'en ce qu'au lieu de Cheville à la Roue de 
Rencontre il a formé -deux Rochets joints fur la même tige ^ 
comme la F l'Eure p le fait voir. QLiand. l'un des Rochets adonné 
fon choc , l'autre eft retenu par le demi cercle de pareille forme 
que ci-devant. On a appliqué ces Echapemens à des Montres 
avec un petit changement j aur lieu de donner mi talus aux Pa- 
htzes , on l'a donné aux dents de la Roue. Cet Eehapemenc 
branle beaucoup, & paroît fafceptible de la falleté: Il ell d'une 
nature à ne pouvoir être réglé fur. différentes pofitions. Si on 
fuppofe k Montre pofée fur fon Cadran , le pivot d'en bas dur 
Balancier portera la pefanteur du cercle, & celle de l'action da 
Rouage. Si au contraire la Montre eil fur fon plat , le. Pivot qui 
entre dans le Cocq ne portera que très-légerement , parce que 
le Balancier fe trouvera élevé par l'aétion. &: la prelîîon de la 
Roue de Rencontre. Dans cette pofition la Montre doit nécef- 
fairement faire un effet différent que quand elle eft pofée fur 
fon Cadran 5 d'ailleurs k principe fur lequel la Roue communi- 
oue l'action au Balancier eft bien différent de l'Echapement ordi-- 
naire : c'eil à quoi il faut principalement faire attention 5. pour 
mieux comprendre le ridicule de cet Echapement , &; je fçais de 
TAuteur qu'il ne l'a donné que pour tel. Le Sr Sully rapporte un 
pareil Echapement de Mr Tompion dans fa Règle artificielle du 
rems , féconde édition, page 145. mais il ne dit pas qu'il ait été 
fuivi. 

Fig.zf). Eil un Echapement inventé par le SrVergo. La Roue 
qui doit former l'Echapement engrenne dans, une autre de pa- 
reil nombre j elles portent routes deux la même quantité de 
Chevilles convenables pour la longueur du Pendule que l'on 
fouhaite. C ell la Pièce qui échape i elle eft fixée fur la tige qui 
porte la Fourchette. Qii-andk R.ouë A tourne elle fait aufîî tour- 
aex celle E qiù renvoyé l'Echapement C da côfé A- Les. Che«- 



iio TRAITE^ 

villes de la R,ouë A renvoyenc la Pièce du coté B , Se ainfi de 
fuite. L'Auceur a fait des Montres fur ce principe qui branle fort 
bien. Cet Echapement peut être meilleur pour des Pendules. 

Fig. 30. Eli un Echapement de Montre , dont la moitié des 
vibrations paroi (Tent indépendantes du Rouage pendant qu'elles 
fe font. Le Crochet B retient le Rochet j le Jiaiancier ramenant 
la Palette A , le Crochet s'éloigne pour lailler le Rochet libre à 
frapper la Palette j & ainfi de fuite. Cette forte d'Echapement ne 
fçauroit aller fans Spiral. 

Fig. 31. Elt un ancien Echapement d'Allemagne compofé de 
deux Roues qui engrennenc l'une dans l'autre , & qui portent 
chacime une Palette. Qiiand le Rochet tourne , il en rencontre 
une qu'il entraîne avec lui , par ce moyen les deux Roues tour- 
nent , & les deux Balanciers fe croifent. Qiiand la dent ell échap- 
pée , la Palette onpofée fe préfente pour retenir le Rochet , à fon 
tourelle fait croiferles Balanciers de l'autre côté, de forte qu'ils 
vibrent toujours d'un fens contraire. Cet Echapement étoit bon 
quand on ne connoilfoit pas le Pendule & le Redort Spiral. Il y 
a apparence qu'il a été mis au rang des inventions peu utiles , 
faute d'en fçavoir faire une meillerure application. 

Fig. 31. Eft une Verge difpofé à faire des Palettes rapportées 
pour qu'on puitfe les tremper fort dures. Cette Verge a été pra- 
tiquée pour l'ufige des groifes Horloges. Elle a été faite de dif- 
férentes façons qui tendent au même but. 

PLANCHE XLIV. 

F/g. 3 3. Efl: un Echapement que j'ai compofé pour les grofles 
Horloges. Celui qu'on employé ordinairement efl fait avec une 
Roue "de Rencontre. Qiioiqu'il foit le plus naturel , il n'eft ce- 
pendant pas la meilleur pour ces Horloges , parce que le choc 
étant très-fort , l'Echapement en ell plutôt dérangé par la nature 
des frottemens qui tendent à l'éloigner de fa diredion i les Pa- 
lettes recevant ordinairement le choc des denrs de la Roue, avant 
qu'elles arrivent au centre , elles en font plutôt creufées , parce 
que le choc d'un corps fur un plan oblique elt plutôt creufé que 
s'il fe préfentoit en ligne droite pour recevoir le même choc. On 
remarque que les trous des Pivots de la Roue de Rencontre fe 
grandiilént toujours du côté qu'elle ellpoullée j ce qui caufe par 
ia fuite ua arrêt inévitable. 



DE V HORLOGERIE.. m 

La Roue de Renconcre frappant fur des Leviers courts , le 
Fendulc acquiert de grandes vibrations qui font fcnfiblement di- 
minuées par l'irrégularité qiii arrive au Rouage par répaiffiflémenc 
de l'huile qui ôte la liberté des parties frottantes, &Lc. UnEcha- 
pement qui peut fe faire fur de grands Leviers diminue les vibra- 
tions j elles en font plus égales 6c plus confiantes- Il faut moins de 
force pour les entretenir. Les parties frottantes en font plus du- 
rables. Le Pendule peut être plus long, la Lentille pluspefante, 
& par ce mOvcn les inégalités quelconques font bien corrigées. 

L'Echapemcnt à deux Leviers a cette qualité i mais fon appli- 
cation n'elf pas convenable pour des Horloges dont les frotte- 
mens font très-forts ; les Palettes ne pouvant recevoir le choc 
qu'obliquement , elles fe creufent aifément- 

Cet Echapement ell compofé de la Roue C à double dent , & 
des deux Leviers D E , F G qui font mobiles fur deux tiges pla- 
cées à angle droit de l'Arbre K L qui eft la fituation la plus com- 
mode , ayant égard à la conftruction de l'Horloge. G elt un Rou- 
leau qui eft toujours joint contre l'aihette de la Vis F par le moven 
du poids H. L'ufage du Rouleau &: delà Vis font pour ouvrir ou 
fermer l'Echapement. L'Arbre du Levier GE porte la Fourchette, 
qui n'eft pas ici reprefentée. 

Qiiand on met le Pendule en vibration , le Crochet D , par 
exemple , vient d'échaper , le côté E reçoit fur la partie droite 
le choc de la Roue j la vibration fe faifant , la denture eft afl'ez 
profonde pour que le Crochet ne la touche pas ; à fon retour la 
dentrencontrant le plan incliné, elle accélère la vibration & obli- 
ge le Levier coudé E de s'écarter j le Rouleau G par ce moyen 
poulie le Levier F D pour qu'il approche de la dent pour la re- 
tenir lorfque celle E a échappée i de forte que l'impulfion du 
choc le £tit toujours fur une partie droite , par ce moven il eft 
évident que l'Echapement doit être plus durable, étant d'ailleurs 
d'une nature à ne pouvoir fe déranger par l'agrandiftement des 
trous. 

fig. 34. Eft le même Echapement que j'ai fimplitié, 

Fig. 3 5. Eft encore le même Echapement avec un changenrent 
qui doit lui faire donner la. préférence fur les deux autres , par 
la facilité &; fimplicité du Rochet , qui donne par fa conftruclion 
l'avantage d'avoir les dents courtes fans que les pointes des angles 
des bras puilTent caufer quelque inconvénient lorfqu'on met le 
Pendule en vibration. La forme des Crochets ds l'Ancre, dont 



ut T Px A I T E' 

l'un eft plus bas que l'autre, eft nécefîaire pour que cette con- 
ftrukftion fafîe Echapement. 

Fig. 3(3. Eft un Echapement fur le principe de< trois autres j 
mais fa difpofuion n'eft pas avantageufe pour la liberté de la vi- 
bration. 

Fig. 3 7- Eft une Roue platte qui porte deux rangées de Che- 
villes qui renvoyent alternativement de coté ô: d'autre la figure 
triangulaire- A eft l'Echapement qui porte la Fourchette. 

Fig. 3 8. Eft un Echapement à repos de M' Amant qui eft corn- 
pofé d une Roue platte, d'une rangé de Chevilles & de l'Arbre. 
La Cheville I quittant la Palette A , celle B reçoit le choc de " 
TEchapement. La vibration augmentant , la même Palette B 
avance retenant toujours la Roue , de forte qu'elle eft comme 
immobile s ce qui fait que l'Aiguille des Secondes ne recitle point. 
La vibration revenant, la Cheville oblige de faire écarter le Cro- 
chet par le moyen du Plan incliné j la Cheville échapant , elle 
tombe fur la partie droite de l'autre Crochet où elle fait les mêmes 
effets. 

Planche 39. Fig. 35). Eft xm Echapement qui eft appliqué à 
une grofte Horloge faite à Liège parle R. P. Thomas Hildeyard, 
Jefuite. Cet Echapement eft compofé àes deux Leviers B C pla- 
cés des deux côtés du Rochet A. Ils fe communiquent leurs 
mouvemens par la Fourchette & le Bras E. Le Levier B porte en- 
core la Fourchette D qui fait vibrer le Pendule F fufpendu ati 
point G. Cet Echapement fe fait de la même manière que ceux 
à deux Leviers ci-devant expliqués. 

Planche 39. Ftg. 40. Eft un Echapement fur le même prin- 
cipe , inventés par les Sieurs Maillet de Morlser , &: Bellefontaine 
en Franche-Comté. A B font les deux Leviers qui portent cha- 
cui^n Bras C D. Ils fe communiquent leurs mouvemens par la 
traverfe CD qui eft mobile des deux côtés. Ces fortes d'Echape- 
mens agiflcnt de la même manière que ceux à deux Leviers. 

PLANCHE X L V. 

Fig. 1. Eft une compofit ion pour corriger l'erreur caufée par 
la dilatation de la Verge d'un Pendule qui bat les Secondes par 
la dilatation même. Cette méthode me fut commiuiiquée dans 
une Lettre par le Sr Regnatild Horloger à Chaalons. Qiielques 
mois après l'avoir reçue , M"' de Mairan m'ayanc demandé de kii 

faire 



DE L'HO RLOG E Kl E. nj 

faire quelques Pendules pour les Aftronomesde faintPetesbouro-,nie 
propofa d'y ajouter une concre-verge femblable à celle dont il 
s'agit i & fur ce que je lui dis que j'en avois 'connoifljtnce , il me 
fit voir le delFein qvi'il avoir fait là-defllis dans fes manufcrics , à 
l'occafion d'une idée du S"" Graliam qui étoit inférée dans les 
Tra»fac7ions Philofophiques de 1728. Cette idée confide à rem- 
plir la Lentille jufqu'à environ moitié de Mercure 5 mais cette 
conftrucbion n'ayant pas aflez de rapport au fait dont il s'agit 
elle donna occafion à Mr de Mairan d'imaginer une contre-verge 
à peu-près telle que le S^ Regnault l'a décrit ci-après. Ce n'ell pas Ix 
première fois que d'habiles gens fe font rencontrés dans la même 
idée. 

Le plan vertical A efl: un mur dans lequel eft fcellée une barre 
de fer B au point E vis-à-vis le centre d'ofcillation. Cette barre de 
fer porte par fon bout fuperieurla Verge du Pendule à l'endroit 
G. Le Rellort F fufpenfeur de la Verge du Pendule pafle entre 
deux Lames d'acier jointes enfemble dans la tête du Cocq qui 
déterminent le centre du mouvement. Il eft aifé de voir que lorf- 
que le Pendule allonge par la dilatation, la barre qui fait le même 
effet élevé le Pendule de la même quantité. On trouvera dans la 
fuite différentes idées fur ce fujet. 

Fig- 1- 3. d* 4' Sont la conllruction d'un Pendule pour avoir 
des vibrations d'un tems égal aux Pendules à Keflort. Cette in- 
vention du S' Regnauld confifte à faire le Pendule dedeux pièces, 
la partie inférieure A portée par un RelTort plié en forme d'he- 
lifîe , &. l'autre partie B à l'ordinaire. On peut enfermer le tout 
à l'endroit où la Fourchette l'embrafle , comme on le voit repre- 
fenté par la Fig. it La Fig. 4. fait voir l'intérieur avec fon Ref- 
fort. La Fig. 3. reprefente les deux parties dont le Pendule eft 
compofé. Voici ce que l'Auteur rapporte fur cette invention. 
» On fçait que les corps mus en ronds tendent à s'éloigner du 
» centre de leurs mouvemens , à proportion de la force qu'ils 
» reçoivent j d'où il fuit que la Lentille de ce Pendule s'allonge 
» en raifon de l'aclion qui la f.m vibrer , & forme des vibrations 
"d'une durée égale , par ce plus ou moins d'allongement. Toute 
» la difficulté dans l'exécution eft de donner ime pefinreur à la 
» Lentille proportionnée à la force du Reftbrt. Voici une Mécha- 
» nique dont on peut fe fervir. 

» Il faut placer une petite Pendule à poids près d'une autre à 
* Seconde, y fufpendre le Pendule qu'on veut examiner , ôc après 
Tome L P 



J14 TRAITE' 

» l'avoir mis en mouvement , compter combien il fait de vibra- 
» rions pendant que celui des Secondes en fait i oo', enfuite char- 
« crer la petite Pendule d'un poids double de celui qui y étoit ,. 
>' ôc s'il arrive qite le même nombre de vibrations du petit Pen- 
»» dule réponde encore à i oo de celui des Secondes, le poids de 
» la Lentille eft environ de la force duRcffort. S'il en fait plus, 
» il faut mettre dans la Lentille quelques grains de plomb ; s'il en 
» fait moins , en ôter &: répeter les obfervations jufqu'à ce que 
»> l'on ait trouvé un parfait rapport de nombre de battement entre 
» les deux Pendules avec le poids limple & double. 

C'eft par les inégalités des vibrations , fur tout dans les Pen- 
dules à Redort que le S4^egnault Horloger à Chaalon , a imaginé 
ce moyen qu'il fubllituë à la place de la Cycloïde qu'il prétend 
ne valoir que lorfque l'on voudroit faire marcher également deux 
Pendules de même calibre &c de même nombre , & les Pendules 
de même longueur ; c'eft le cas où il trouve la propriété de la 
Cycloïde qui donneroit à la vibration de l'une à l'égard de l'autre 
une durée égale , qui fans elle , feroit détruit par un engrenage 
plus ou moins fort des Palettes à une Pendule qu'à l'autre i mais 
comme on avoit deflein de procurer au même Pendule une ju- 
ftefle parfaite dans les grandes & petites vibrations , en fe fer- 
vant de la Cycloïde , le peu de fruit qu'on en a retiré l'a fait 
abandonner tout-à-fait- 

Manière de Jîtfpendre un Pendule pour les Secondes , qui 
entretient long-tems (es 'vibrations tendant a leur donner 
. plus d'égalité , & peut être réglé fans les interrompre , par 
le même Ad" Regnauld. 

Fig. 5 . A B reprefente de plat deux Pièces dont les fommets 
font les cordes de deux portions de cercle foutenus par deux 
rayons chacune. Celle A eft fliite en forme de Fourchette , ainfi 
que la F g- 6. la reprefente de profil , & foutient le Pendule par 
les Chevilles G G , Fig. j. aux deux points H 1 Fig. 6. L'autre 
Pièce B eft telle qu'on la voit dans le profil Fig. 8. En palTanc 
dans la fente M F /g. 6. faite aux côtés de la Pièce D qui eft la 
partie fupericure de la Verge d'un Pendule qui bat les Secondes, 
on a taraudé en Vis la partie qui excède le point de fufpenfion 
pour faire monter ôc defcendre , fuivant le befoin , une petite Len- 



DE L'HO RLO G E RI E. 115 

tille ou Régulateur percée 6c taraudée dans fon épa'ffeur afin de 
pouvoir par fon moyen achever de régler la Pendule. On peu: le 
taire monter & defcendre en le tournant par les dents marquées 
à fon plan Fig- 9- & toujours parallèlement à la Cheville G G 
Fig. 7. fans interrompre fes vibrations. Il e/l clair par la Fi^. r. 
<iue ce Pendule une fois mis en mouvement l'entretient très-long- 
tems i puifqu'alors la Cheville C Fig. 6. qui le porte ne fouff-Ve 
aucun frottement , &: qu'ils font reportés fur les Pivots F G F/g, 
7^8. des Pièces A B Ftg. 5. qui étant un peu au large dans 
les trous de la barre de fer qui les portent , que l'on a jugé inu- 
tile de reprefenter ici , roulent dedans fans frotter par le peu de 
hiouvement qu'ils ont à faire , par conféquent la Pendule peut aller 
avec moins de poids. 

Cette façon de fufpendre un Pendule a une autre propriété. 
C'ell qu'étant en repos , ces Pivots C C F/g. 6. font placés juge- 
ment au milieu de la corde qui les foutient , & dans cet endroit 
le plus près du centre doivent être décrit les Arcs. Si on met le Pen- 
dule en mouvement, les Pivots C C font en roulant couler fous 
eux les deux cordes , & en quittant le point de la perpend'culaire 
au centre , font forcés de monter , entraînant avec eux le Pen- 
dule &:la Lentille. On doit inférer de-là qu'il faut pour cet effet 
une quantité de force pour faire monter jufqu'à un certain point, 
èi que pour aller plus loin il en faudroic encore davantage : ou 
veut dire par-là que fi le Pendule étoit à l'ordinaire , & que la 
Lentille , par l'impulfion de la Fourchette, fe fut éloigné de deux 
pouces de la ligne de direAion avec une force double, elle pour- 
roit aller jufqu'à quatre en fuppofant une flexibilité parfaite au 
RelTort fuperieur , puifque cet éloignement n'eil autre chofe 
qu'un Levier. Cela n'arriveroit point dans celle-ci , puifque l'excès 
de force qui pourroit faire décrire à la Lentille une portio 1 de 
cercle plus grande eft employée à la faire monter, par confé- 
quent les vibrations tendent à un Ifocronifme plus parfait. 






Pij 



ti6 TRAIT £' 

ECHAPEMENT 

AVE C DES FROTTEMENS REDUITS 

■par le Sieur Regnauld. 
PLANCHE XLV. 

F I G 'V R E 41. 

A A , Sont deux Rouleaux d'une forme lenticulaire portés par 
les Branches B B qui ell une efpece d'Ancre de deux 
pièces , lefquelles fe fixent enfcmble par le moyen des poids ôc 
d'une Vis , comme on le voit par le profil Fig. 11. Il y a dans la 
tête de cette Pièce lui trou quarré G , dans lequel pafle ime Verge 
de Balancier à l'ordinaire. La Fig. i 2. eft une Tige fur laquelle 
eft enarbré obliquement le Cercle H , de façon que l'efpace B C 
eft moitié de l'Arc que doit décrire la Lentille^ Lorfque le cercle 
H tourne entre les Rouleaux A A en les touchant au point D , 
il les force d'aller tantôt d'un côté , tantôt de l'autre > Se comme 
les bouts de l'Ancre roulent fur le cercle oblique, les frottemens 
font reportés fur leurs Pivors qtii font très-minces. L'Arbre qui 
porte le plan H doit couper à angle droit la Verge du Balancier, 
& être placé à la hauteur & vis-à-vis les Pivots des Rouleaux qui 
tombent perpendiculairement delîus. 

Il faut obferver, dit Mr R^egnauld , que le Pendule appliqué à 
cette Machine employé deux Secondes par vibration , afin de 
gagner du tems , c'eft ce qu'il a pratiqué dans celui qu'il a con- 
Ih uic , & qui fait fon effet à merveille. 

Fig. 4z. Eft une forte d'Echa,pement qtie je nomme circulaire, 
puifque les deux Pendules tournent toujours du même côté. La 
communication qu'ils ont avec le Rouage eft par la Cheville A 
qui entre dans une ouverture faite au Chaperon qui tient au Pignon 
B. Les lettres E F font deux Reflforts qui aident les Pendules à s'é- 
carter à peu-près en raifon de leur vîtefle. C eft la pointe du cône 
fur quoi les deux Pendules font en équilibre. 



D E VH O KL OG E K 1 E. 



ï I 



DES IRREGULARITES 

DES PENDULES^ 
Par le Sieur ENDERLIN. 

» T 'Examen des caufcs de l'irrégularité des Pendules eft devenu 
» I ^nne chofe fort intéreffance-Plufieurs perfonnes en ont fait des 
•• remarques dont il y en a de très-belles : mais comme cette matière 
» femble n'être pas entièrement épuifée , j'ai crû qu'il me reftoit 
" lieu d'offrir ce que mes expériences Se les réflexions que j'ai pu faire 
" m'ont apprifes là-delTus. Pour l'intelligence des chofes que je me 
" propofe d'examiner, il ell; néccflaire de confiderer, i ^. Le Pendu- 
«• le comme feul & indépendant de l'Horloge. i°. Comme y étanc 
» joint ôc dont il ne fait alors qu'une partie. 
« Le Pendule féparé de l'Horloge ell fimple ou compofé. 
>' Le Pendule fimple ne fubfille qu'en idée j c'eftun poids fans 
» étendue fufpendu au bout d'une ligne fans pefanteur , dont la: 
»' direction naturelle eft perpendiculaire à l'horizon , & la pro- 
" propriété la plus lenûble de ce Pendule , ell que le bout de la 
»' ligne où eft le poids étant écarté par quelque force étrangère, hors 
" de fon ailîette naturelle , pendant que l'autre bout de la ligne de- 
"'meure fixe, la ligne faifant par ce moyen un angle aigu quelconque 
» avec la perpendiculaire fufdite , &: la force étrangère la quirtanc 
» dans cette fitiiation ,1e Pendule commencera incontinent à faire 
» des vibrations de côté & d'autre de fa direélion perpendiculaire 
» en des tems à peu-près égaux j le poids parcourant en même 
" tems des Arcs de cercle dont les grandeurs diminueront à cha- 
« que vibration jufqu'à ce que le Pendule fe remette en repos dans 
» fa première fituation & direftion perpendiculaire. 
" Le Pendule compofé , ou mixte , eil celui dont la lisine de 
»» fufpenfion a de la pefanteur , laquelle on peut confiderer comme 
" plufieurs petits poids attachés les uns aux autres , & dont le poids 
» au bas de cette ligne a de 1 étendue 3 6: pouvant être ainfi coi> 
« fideré comme un amas de plufieurs poids qui étant quelques- 
» uns plus près , ôc d'autres plus loin du point de fufpenfion, fe- 
» roit par cette raifon des vibrations en des tems inégaux s'ils 
-û'écoient attachés les uns aux autres- ALais comme toutes les 



î,S TRAITE' 

» parties de ce Pendule compofé font joints de manière qu'elles 
»' ne font cnfemble qu'un fcul corps , dont chaque partie elt con- 
" trainte de fuivre les rems des vibrations du tout i il fe trouvera 
» par conféquenr un point entre fes parties qu'on appelle Centre 
» à'ofcUUtion , qui marque la véritable longueur du Pendule pris 
" du point de fufpenfion, &: qui en fera également éloigné comme 
" feroit le poids d'une Pendule fimple de fon point de fufpenflon , 
» fuppofant que les vibrations de l'ime & de l'autre fe faifent en 
" des Arcs de cercle & en des rems égaux. 
" Tonc Pendule efl donc compofé , mais il y en a qui le font 
» plus , & d'autre moins. Le Pendule le moins compofé a fa Verge 
» qui fert de ligne de fufpenfion & fa boule ou poids au bas de la 
« Verge l'endroit de la Verge où elle eft attachée en haut ell le point 
»> de fufpenfion , & le point d'ofcillation fe trouve un peu plus haut 
»> que le centre de la Boule , & dans l'endroit où elle feroit coupée 
» en deux parties d'égales pefanteur , y compris la Verge par un 
»' Arc de cercle, dont le centre feroit le point de fufpenfion. 
" La longueur du Pendule prife du point de fufpenfion jufqu'au 
•» point d'ofcillation détermine environ le tems de fes vibrations. 
>» Il y a d'autres conditions requifes pour que le même Pendule 
» fafle ces vibrations en des tems parfaitement égaux. , 
V Pour la première de ces conditions il eft démontré qu'elles ne 
» fçauroient fe trouver dans le Pendule fufpendu feul j car étant 
« mis en vibration par quelque force étrangère , cette première 
» vibration fe fera dans un Arc de cercle plus grand que la deu- 
»» xiéme , 6^ la deuxième plus que la troifiéme , &:c. d'où naîtra 
» néceflairemenr de l'inégalité , parce que les plus grandes vibra- 
» tions emploiront plus de tems à s'achever que ne feront ïts 
» plus petites. 

M Pour la féconde de ces conditions , qui eft la réfiftance iné- 
» gale du milieu, il eft allez évident qu'elle ne fçauroit toujours 
»• fubfifter à caufc que la preffion de l'Atmofphere change con- 
» tinuellement , ou plus ou moins > mais on s'en confole d'autant 
»9plus aifément, que la plus grande irrégularité que ce change- 
» ment puifl'e caufer ne fçauroit jamais devenir fenfible- 
» Pour la troifiéme qui eft le changement de lacaufe quelcon- 
u que de la pefanteur telle qu'elle puifle être , on auroit peut- 
M être fujet de croire que cela n'arrive qu'en tranfportant le Pen* 
» dule en des lieux fort éloignés les uns des autres 3 encore n'y a- 
«» t-il eu fur cet article que trop peu d'obfervations pour établir dans 



DE L'HORLOGERIE. ,,5 

« tonte fon étendue un principe fi nouveau &: fi important dans 
» la PhvfiqueA qui en apparence ne peut être que par cette voye. 
» Voilà ce qui en efl du Pendule feul indépendant de l'Hor- 
•' loçe j maintenant nous allons le confiderer comme étant appli- 
« que à l'Horloge , dont il ne fait alors qu une partie. 
" Le Pendule eft appliqué à l'Horloge pour en régler le mou- 
» vement , & y réiilîk très-bien , non pas cependant fans fouf- 
» frir un changement notable dans fon propre mouvement > car 
" comme le Pendule reçoit à chaque vibration une nouvelle force 
" du Rouage pour l'entretenir en mouvement , il s'enfuit que les 
»>tems de fes vibrations font accélérés par l'addition de cette 
»• force auxiliaire i de forte qu'un Pendule qui feroit feul un cer- 
»» tain nombre de vibrations dans un tems donné , en feroit 
" un plus grand nombre dans le même tems étant appliqué à 
« une Horloge. Plus cette force auxiliaire eft grande , plus 
« les vibrations du Pendule en feront accélérés , & plus un Pen- 
" dule eft court ou léger , plus fon mouvement fera accéléré par 
« la même force. 

» Plus le Pendule eft accéléré par la force motrice , plus il eft 
» fujet aux irrégularités dans fon mouvement , & cela pour plu- 
* fieurs raifons. 

» 1°. Parce que la force motrice étant fujette aux changemens, 
» plus le mouvement propre du Pendule eft accéléré parla force 
«motrice, plus les imprelîîons inégales de cette force motrice fe 
«rendent fenfibles fur le mouvement du Pendule. 2°. Comme 
» une plus grande force motrice produit néceflairement dts vi- 
» brations d'un plus grand Arc de cercle qu'en produit une force 
»- motrice plus petite , & que les différences des tems des vibra- 
» tions font plus grandes a proportion des degrés d'im grand cer- 
» cle , qu'à proportion des degrés d'un plus petit Arc du même 
» cercle, il s'enfuit que les inégahtés d'une plus grande force mo- 
» trice produifent des irrégularités plus grandes dans le mouve- 
» ment de la Pendule , que ne produiroit des inégalités qui auroienc 
" une même proportion à une force motrice qui feroit moindre. 
» 3''.Plus llArcde cercle delà vibration eft grand, plus l'inégahia 
delà réfiftance du milieu devient lenfible. 

» Etant convaincu de ces principes par l'expérience , je vais , 
» fans perdre de vûë , à l'examen des caufes de l'irrégularité de 
»> plufieurs fortes de P'^nduies qui font en ufa^e. 
»• Depuis la première invention du Pendule , on en a conftruic 



IZO 



TRAITE' 



" de pluficurs manières les uns plus parfliits ou moins fujets à de? 
V irrégularités que les autres. La perfedion du Pendule comme 
" faifant une partie de l'Horloge ^ confille principalement en deux 
« chofes j la manière de le conltruire , & celle de l'appliquer. Il a 
" fallu aux Pendules comme aux autres inventions,qui ne Ce perfecT- 
" feftionnent qu'avec le tems , une fuccelîîon d'un certain nom- 
« bre de perfonnes qui les ayent confiderés en difFérens points de 
" vues , y ont fait chacun à leur tour de nouvelles découvertes. 
» Les premiers Pendules qu'on a communément fait , étoienc 
» d'tm pied plus ou moins long avec une Lentille fort légère , & 
» avec une Verge inflexible attachée à l'Axe des Palettes , qui fe 
•" terminoient à deux Pivots fur lefquelles le Pendule frottoit con- 
»» tinuellement en faifant des vibrations , qui d'ailleurs décrivoit 
« de grands Arcs de cercle- Il eft vrai que le mouvement de ces 
■" premiers Pendules étoit infiniment plus régulier que celui des 
" Horloges à Balancier , & tout le monde en fut charmé, comme 
«.de raifon-jcar pouvoit-on rien imaginer de plus beau qu'une inven- 
» tion qui ne manquoit pas de mefurer le tems à une minute ou 
'"deux prèspar jour, lorfque l'on ne connoilToit que des Horloges 
" fujets à manquer plus de dix fois autant dans un même efpace 
»' de tems. 

« Qtioiqu'on fut furpris d'abord de la juftefle du mouvement de 
«ces premiers Pendules , on nelaifla pas dans la fuite d'en remar- 
» quer les imperfeclions 5 car étant court &i léger , faifant de 
» grand Arc de vibrations & frottemens continuels fur leurs Pi- 
»' vots , ils ne pouvoient qu'être fujets à des irrégularités confidera- 
« blés , étant de plus appliqués à des Horloges dont le Rouage 
-.' étoit groffierement fait ô: inégal , Se le tout beaucoup moins bien 
« conllruit que ce qu'on fait aujotird'hui : cependant il y a bien de 
" l'apparence qu'on en eût demeuré-là pour long-tems , fi M'^ 
« Huyghens n'eût fongé àporter une découverte déjà fi heureufe à 
«un pltis grand degré de perfedion , comme il croyoitle faire, 
» en appliquant la Cycloïde aux Pendules : Invention pourtant 
« fcavante 6i ingénieufe , &: une des plus célèbres du dernier 
» fiecle. 

« On fut bientôtprévenu en faveur delà Cycloïde 5 mais il ar- 
.. ri^a une chofe allez commune. On s'en promettoit trop j car 
» dans la croyance que le Pendule feroit par fon moyen en état 
" de corriger toutes les autres irrégularités de l'Horloge , on com- 
*> jaicnça à l'appliquer hardiment aux Horloges à K^ilbrt , dont 

on 



DE VHO RL OG E RIE. m 

» on retrancha la Fufée comme abfolumenc inutile i maison ne 
» fut pas long-tems fans s'appercevoir de fon erreur ; car on trou- 
» va que le Pendule , quoiqu'à Cycloïde ne laifloit pas d'obéir 
" aux efforts inégaux de la force motrice à peu-près comme if 
» auroit fait fans Cycloïde. Comme cette expérience eft un ar- 
« gument contre l'inutilité de la Cycloïde dont je prétend qu'on 
" s'étoit trop promis , je tâcherai d'en rendre raifon. 
- C'eft un fait indubitable , confirmé par toutes les expériences 
» qu'on en a fait , que tout Pendule appliqué aux Horloges à 
«l'ancienne manière auroient lestems de leurs vibrations accélérés 
" par l'addition de la torce motrice , 6c la raifon ell que la Roue 
» de Rencontre agit fur les Palettes qui communiquent l'effort 
»<ju'ils ont reçu à la V^rge du Pendule , de manière que le Pen- 
w dule reçoit un contre-coup vers la fin de chaque vibration de 
» toute la force de la Roue de Rencontre 3 ce qui interrompt la 
» vibration •& en abrège le tems à peu-près de la même manière 
«comme feroient deux Reflorts , qui feroient placés de façon que 
»• la Verge du Pendule heurteroit contre lune &: l'autre alterna- 
"tivement vers la fin de chaque vibration ? il s'enfuit de-là. que 
»' plus la force motrice eff grande, plus le tems des vibrations fe- 
» ront accélérées, &L par conféquent que l'inégalité de cette force 
» produira des inégalités dans le mouvement du Pendule. 
"_ Voyons maintenant en quoi confifte les avantages du Pendule 
» à Cycloïde au-deffus du Pendule inflexible , & ce qui peut faire 
« de plus ou de moins pour corriger les inégalités de l'accéléra- 
" rion des tems des vibrations caufées par l'action inégale de la 
» force motrice. 

" La démonftration de la propriété de la Cycloïde appliquée 
» au Pendule ne prouve autre chofe finon que le Pendule décri- 
" vant par fes vibrations des Arcs de Cycloïde, les tems de (es vi- 
» brations feront toujours égaitx , foit qu'il décrive des Arcs plus 
» grands ou plus petits j mais il faut bien prendre garde ici que cette 
» démonftration ne fubfifte que dans la fupofition que le Pendule 
M agit feul par fa propre pefanteur , après avoir été mis en mouve- 
" ment, comme n'étant fondé que fur la connoiffance qu'on a des 
» loix de l'accélération des vireifes des corps pefans qui tombent 
» en liberté indépendament de toute autre caufe étrangère. 
» Or un Pendule à Cycloïde étant appliqué à un Horloge reçoit 
" tout comme un autre néceffairement &c à chaque inltant une 
» nouvelle force pour entretenir fes vibrations , èi en fouftre le 
Tame L Q^ 



,12. TRAITE' 

«même contre-coup qui accélère les tems des vibrations , de forte 
» que félon que la force motrice eft plus ou moins grande , l'ac- 
». celeration des rems des vibrations de ce Pendule doivent l'être 
>' auffi dans une proportion à peu-près de même. 
.. Soit , par exemple , un Pendule a Cycloïde de longueur à faire 
» 10800 vibrations par heure , qui eft en raifon de 3 par fe- 
>' condes , 6c qu'il foit appliqué enfuite à une Horloge dont la 
» puiflance motrice le feroit accélérer feiilement de 3 6 vibrations 
»> par heure , &: pour fe reprefenter toutes les inégalités qui peu- 
" vent furvenir au Rouage , fuppofons que cette HorWe foit à 
»' R,eflort fans Fufée , qu'elle aille 14. heures , & que la force du 
" Reflort au commencement foit le double de ce qu'il eft au bas, 
« il eft évident en ce cas que fi l'Horloge accélère le Pendule de 
»• 3 6 vibrations par heure lorfque fon RefTort agit avec ùi plus 
»» grande force , elle ne le fera accélérer tout au plus que de i 8 
«vibrations par heure lorfque le Reflort n'agit qu'avec la moitié 
"de fa force 3 de force que l'Horloge avanceroit par ce moyen 
" dans la première heure de fon mouvement de i 8 vibrations de 
» plus qu'elle n'avanceroit dans la dernière heure des 24, fans 
»' que la Cycloïde y puifle apporter le moindre remède j car foie 
» que cette force accélératrice étant inégale fafle faire au Pen- 
» dule des Arcs de vibrations plus ou moins grands , ces vibra- 
" tions fe feront toujours en des tems égaux, en fuppofant qu'elles^ 
» décrivent des Arcs de Cvcloïde j l'inégalité de ces tems ne pro- 
»' viendra que de l'inégalité de la force motrice, 
n Suppofons maintenant le même Pendule appliqué à la même 
" Horloge qu'on le laifleroit dans le même état à tout égard , 
>' hormis qu'on en ôteroit la Cycloïde , laiflant faire au Pendule 
»» fes vibrations en Arc de cercle, je dis donc que ce même Pen- 
» dule fans Cycloïde ne fera pas tant accéléré comme lorfqu'il 
» étoit à Cycloïde , fçavoir de 3 6 vibrations dans la première 
» heure , ni de 18 dans la dernière des 14. mais il manquera plus 
" à proportion du premier de ces nombres qu'à proportion du 
» dernier j de forte qu'il y aura moins d'inégalité dans fon mou- 
« vement que dans le cas de la Cycloïde : en voici la raifon. i °. 
» Ce Pendule ne fera pas accéléré de 3 6 vibrations dans la pre- 
» miere heure comme il l'éroit avec la Cycloïde , parce que la 
" plus grande force accélératrice faifant faire au Pendule de plus 
>' grands Arcs de cercle , 6c que la grandeur de ces Arcs en tant 
» que circulaire tendent à ralentir les tems des vibrations, il s'en- 



DE L'HORLOGERIE. 113 

» fuit qu'il faut rabattre de l'accélération totale de 3 ^ vibrations 
»' autant que le Pendule a du être ralenti par l'excès des Arcs des 
" vibrations caufées par la plus grande force accélératrice. 
" Suppofons arbitrairement que cette foullraclion devroit être 
"du tems de 6 vibrations, il en reliera 30. 
» Secondement, la moindre force accélératrice qui attira fur le 
"Pendule pendant la dernière^ heure des 14. ne la fera pas 
»> accélérer de 18. vibrations , comme lorfqu'il étoit à Cy- 
" cloïde , dont je viens de donner la raifon i mais la fouftraclion 
•" à faire ne feroit non-feulement pas dans la proportion de 6 à 
"36, mais prefque nulle : En voici la raifon. Comme les Arcs de 
" vibrations feront plus petits dans le tems que la force accelera- 
" trice ei\ moindre, &i que de petits Arcs de cercle s'approchent 
» plus à des petits Arcs de Cycloïde que ne font de grands Arcs 
» de cercle à de.grands Arcs de Cycloïde, il s'enfuit que les tems 
» des vibrations du même Pendule avec la même force accelera- 
»' trice fe rapprocheront plus en ne décrivant que de petits Arcs 
»' de cercle ou de petits Arcs de Cycloïde , qu'ils ne feroient en 
" décrivant de grands Arcs de cercle ou de Cycloïde , Si par con- 
»> féquent qu'il faut moins rabattre à proportioii fur les tems des 
" I 8 vibrations d'accélérées fur la dernière heure que furies terni 
" des 3 6 fur la première. Or la proportion fans ce raifonnement 
» que je viens de faire feroit de rabatte 3 fur i 8 comme 6 fur 
«36) niais comme il faut moins rabatte fur les i 8 ôtons-en 2 
«reftera i 6. ainfi il n'y aura que la différence de 30 à. i 6 entre 
"les tems des vibrations accélérées caufé par l'effort inégale de Ix 
" force motrice dans la première 6i dans la dernière heure fur le 
» Pendule fans Cycloïde , an lieu qu'il y aura une différence de 
» 3 6 à 18 dans le Pendule à Cycloïde , d'où je conclus que la 
»» Cycloïde eflplus nuifible à l'égalité des tems des vibrations d'un 
» Pendule appliqué à une Horloge dont la force motrice fera 
" inégale qu'elle n'y eft avantageufe. 

» Il y a encore d'autres caufes qui diminuent l'utilité de la Cy- 
fi cloïde i en voici une. Suppofant toujours le même Pendule qui 
«étant fufpendu feul fait 10800 vibrations par heure, & qui 
» étant appliqué à l'Horloge en fliit 10836 comme la quantité 
" de l'accélération marque ici parle nombre additionnai 36. qui 
" eft pris arbitrairement &: pourroit être bien plus grandi comme 
» ce nombre , dis-je , eft toujours indéterminable du moins d'avan- 
» ce , on ne peut former la Cycloïde que fur la longueur d'un 



114 TRAIT £* 

» Pendule qui feroit 10800 vibrations par heure j mais un Pendule 
»» de cette longueur joint à l'Horloge fe trouvera en faire 10836, 
" il £iut donc l'allonger pour réduire le nombre de fes vibrations 
» à 10800, & il s'enfuivra de cet alongement que la Cycloïde 
'> déjà faite ne fera plus la Cycloïde précife de ce Pendule j mais 
" quand même ces raifons ne fubfilleroient point , il y en a d'au- 
" très , 6c que perfonne ne peut ignorer comme l'allongement ôc 
"le retreciiîement auquel ell néccffairement fujet le til Hexible 
» qui fert pour la fufpenfion de cette forte de Pendule félon le 
»» degré de la fécherefle ^u de l'humidité de l'air 5 ce qui pour- 
«' roit feul fufhre pour détruire la jullellb dont le Pendille feroit 
»' d'ailleurs fufceptible. 

» Tout ceci cependant ne conclut rien contre les démonftra- 
" tions de M' Huyghens , qui prouve que les tcms des vibrations 
" d'un Pendule décrivant des Arcs de Cycloïde feront toujours 
» égaux , foit que ces Arcs foient plus grands ou plus petits , &: ces 
» démonftrations fubfilleront toujours dans toutes leurs étendues 
»- par rapport à un Pendule dont le mouvement ayant pour feule 
" caufe la pefanteur qui ne fera point troublé par des impreiïîons 
« étrangères 5 car ce n'ell proprement qu'à ces impreffionsétran- 
» gères que j'ai tâché de donner une vraye notion. Au refte je 
" fuis pcrfuadé que l'invention de la Cycloïde a beaucoup con- 
« tribué par accident à la perfeclion des Pendules , puifque ce 
» n'etoit qu'à fon occafion qu'on s'ell trouvé obligé de fe fervir 
« d'une Fourchette dont on a toujours confervé l'ufige après , 6c 
•' la Fourchette ayant donné lieu à l'invention d'une nouvelle 
" efpece de Palette , on évite par ces deux moyens deux grands 
» inconvéniens aufquels on étoit afllijetti auparavant j fçavoir V 
" le frottement continuel d'un Pivot qui foutenoit tout le poids 
» du Pendule &; la néceffité des grandes vibrations. 
» De la manière dont on appliquoit le Pendule aux Friorloges 
» pendant plufieurs années , on s'aflTujcttifloit néceffairement à de 
"grands Arcs de vibrations j ce qui fembloit rendre la Cycloïde 
» très-nécelTaire félon l'idée qu'on conçut d'abord j mais il fetrou- 
" va dans la luite qu'on s'avifa heureufement d'appliquer le Pen- 
» dule avec une Lentille fort pefcinte , &c à lui faire battre les Se- 
» condes en ne faiflmt que de petits Arcs de vibrations. 
** Cette manière de conftruire les Pendules leur a donné une 
" perfcdion à laquelle on n'auroit dû s'attendre 5 elle a aidébeau- 
» coup à perfedionner les Obfer wioiis Albonomiques , & l'Altro- 



DE L'HORLOGERIE. ,i, 

» nomie étant perfectionnée nous a fait voir à fon tour que ces 
» Pendules font encore fujettes à des irrégularités infiniment fub- 
» riles. On s'arrête cependant à ces fubtiiités-là , on en veut fça- 
" voir les caufes , tâchons à les découvrir j mais pour le faire il 
« eft néceflaire de conliderer cette forte de Pendule dans chaque 
» partie de fa conllrudion^ 

" A Paris ce Pendule ell long de 3 pieds 8 lignes 7 Se fa Len- 
« tille pefe environ 3 livres , il efl: fufpendu ordinairement par 
" un Reiïort très-mince &c très-flexible , &: il ne peut décrire par 
>'ces vibrations qu'un Arc de 8 à i 2 degrés , lequel étant pris 
" également de côté Se d'autre de la ligne perpendiculaire de di- 
" redion fe confonde plus ou moins à un Arc de Cycloïde félon 
» que l'Arc due vibration eft plus ou moins petit j ce qui ôte en- 
« tierement la néceffité d'une Cycloïde quand même elle auroit 
»• tous les avantages que j'ai tâché de faire voir qu'elle n'a pas 
» pour régler les tems des vibrations d'un Pendule appliqué à une 
» Horloge. Ce Pendule eft fort peu fufceptible des irregularitéj 
" de la torce motrice 5 car la dernière Roue de l'Horloge n'avanc 
» qu'une force égale à un gros ou environ , en a aftez pour en- 
» tretenir les vibrations du Pendule j & comme cette force que 
" je diviferai en éoo parties n'agit que fur un bras de Levier de i 
" de pouce environ de diftance du point de fufpenfion , elle ne 
" fçauroit imprimer fur la Lentille qu'une impreilîon réciproque- 
»• ment comme la longueiu* du Pendule eft au bras du Levier qui 
» fera de la 60^ partie de la force motrice, ou de i o parties de* 
» 600 fufdites , encore toutes les irrégularités poHibles de certs 
» force motrice pourront être réduits par le moyen de l'Echa- 
» pement à ne changer jamais de la cinquième partie de fa valeur; 
"Se il faudroit des années pour que ces changemens aillent d'une 
» extrémité à l'autre de cette cinquième partie , Se il ne change- 
» roit par conféq,uent les grandeurs des Arcs des vibrations que- 
» par degrés , fi infenfibles , qu'ils échaperoient au calcul par leui» 
» extrême petitefle , de forte qu'on peut afllirer hardiment que 
«les plus fenfibles des irrégularités aufquelles ces fortes de Pen- 
» dules feront encore fujets ne viendront point alors des inégali- 
" tés de la force motrice , mais qu'il les faudroit cherclier ait- 
" leurs. 

» Il y a trois chofes principales qu'on pourroit fbupçonner com- 
» me contribuant aux irrégularités de ce Pendule 3 je les examine- 
»»rai toutes trois , Se je ferai fur chacune en particulier les re— 



jtC TRAIT £' 

»> marques qui fe préfenteront le plus naturellement ' à leur 
« fujet. 

.' La première de ces trois chofes eft la manière de fufpendre 
»> le Pendule j il y en a deux qu'on met ordinairement en ufage, 
I' un fil de fove ou une Lame de Rcflorr. Le fil s'allonge ou s'acour- 
" cit , par conféquent le Pendule , & cela à proportion de la lon- 
w gueur du fil j car fi le chano;ement qui fi.irviendroit par ce moyen 
»> a un Pendule qui feroit fuipendu par un fil long de trois pouces, 
" comme il le devroit s'il étoit à Cycloïde , alloit, par exemple, 
»' à une Seconde par jour , un Pendule qui feroit fufpendu par un 
» fil long d'une ligne n'en feroit changé que de la 3 6^ partie 
•> d'une Seconde dans le même efpace de tems , ou ce qui eft la 
»> même chofe , d'une féconde feulement en 3 6 jours , & les chan- 
« gemens qui pourroient furvenir au Pendule par cette caufe , fe- 
»> roient annoncés par l'Hygromettre- Une Lame de Reflbrt dont 
»» on fe ferviroit pour fufpendre le Pendule pourroit bien caufer 

V aulfi quelque changement aux tems de fes vibrations , & la va- 
9. leur de fes changcmens feroit plus ou moins grande félon que 
w la Lame feroit plus ou moins roide , ou félon que les Arcs de 
» vibrations feroient plus ou moins grands. 

» La féconde chofe contribue beaucoup à l'irrégularité du Pen- 
w dule. L'allongement ou racourcilTement de la Verge parla cha- 
»> leur & le froid , quelques foient ces changemens , ils doivent 
» être annoncés par le Thermomettre. 
t. La troifiéme chofe que je me fuis propofé d'examiner , eft k 

V réfiftance inégale de l'air au mouvement de la Lentille. Il eft 
» certain qu'à la rigeur cette inégale réfiftance du milieu fe doit 
M faire fentir fur un grand nombre de vibrations faites de fuite 
»> lorfque la preflron de l'Atmofphere feroit la plus grande , & fur 
« un pareil nombre de vibrations faites de fuite immédiatement 
« après lorfque la preifion fera moindre j mais comme cela n'ar- 
»» rive que très-rarement ou prefque jamais, que d'ailleurs la Len- 
« tille eft formée de manière k ne préfenter qu'une petite fur- 
« face , & la plus propre qu'il foit poflible pour fendre l'air dans 
« la direction de fon mouvement 5 on ne peut pas attribuer à cette 
M caufe réelle un effort fenfible 3 quoiqu'il en foit, les plus petits 
i> Arcs de vibrations y feront toujours les moins fujers , &: fi le 
w changement eft fenfible , il fera marqué par le Baromettre. On 
« ne peut pas douter que chacune de ces trois chofes dont je 
«viens de parler ne tendent à dé régler les vibrations du Pendule* 



D E VH ORLOGERIE. ,i^ 

"ileft très-certain qu'on s'en apperçoit peu quand la Pendule ell 
» bien conllriiire i car autrement il feroit prefque impolFible d'avoir 
»> jamais une Pendule à Seconde furie tems moyen à une féconde 
M près en 4 , 6 ou 8 jours , &c. ce qu'on peut faire avec aflez de 
>» facilité quand elle elf bien faite. 

Dans la Pièce qui a remporté le prix de l'Académie Royale des 
Sciences en 1756. M*^ BernouUi fait plufïeurs démonifrations 
analogues atix Relforts Spiraux qu'on appliquent aux Montres» 
Il confeille d'en mettre deux attachés au centre du Balancier dont 
les Spires tournent en fens contraire pour avoir, dit-il , tm cc?nre 
d'cquiUbie force 5 il prétend remédier par ce moyen au tremoulTe- 
ment &: rendre les vibrations plus égales , au lieu qu'à un feul 
Reffort on ne peut avoir qu'un centre d'éqitiiibre oifîr qui n'a pas 
allez d'action fur le Balancier pour le garantir des tremouflemens 
Se maintenir les vibrations aulFi égales. Ce qu'il entend par centre 
d'équilibre forcé , ce font les deux Reflorts qui étant bandés de- 
viennent entagonille de l'un à l'autre 5 c'eft-à-dire , que le prc-» 
mier Reflbrt qu'on placera tirera le Balancier tout d'un côté , & 
abfolumcnt hors de fon Echapement , 6c le fécond fpiral qui tirera 
d'un fens contraire ramènera le Balancier pour que les Palettes 
foient parallèles à la Roue de Rencontre , & qu'elles foient dans 
leurs Echapcmens à l'ordinaire. 

Ce qu'il entend/'^;' centre'â'cquilibre oifif^ efl: un Balancier avec 
fon Reflbrt ordinaire arrêté. Le Reflbrt n'efl: bandé ni d'un côté 
ni d'un autre , par conféquent il refl:e dans l'inaclion > ce qui eft 
la même chofe dans un centre d'équilibre oiiîf. 

EXTRAIT DU MEMOIRE. 

» Il faut remarquer , dit Monfieur Bernoulli, que l'Equilibre 
« forcé eft abfolument néceflaire pour que les tremouflemens 
» grands ou petits foient tautochrones ; car quand les petites par- 
» ties étant en repos ne font pas preflées parles deux côtés oppo- 
» fés , ou, ce qui revient au même , quand elles font fimplemenc 
"dans une équilibre oifif, alors le tautochronifme du trémoufle- 
» ment ou de petites vibrations , n'aura pas lieu , ôcc 
» On a beau ajouter au Balancier deux Reflbrrs Spiraux , ou 
» tant d'autres que l'on voudra , on n'avancera jamais à rendre 
» le tautochronifme au mouvement du Balancier , à moins qu'on 
« ne mette deux Reflorts Spiraux dans un centre d équilibre for- 



:j^% .TRAITE' 

.. ce , Sic II ne s'agit pas de fabriquer des Refforts Spiraux qui 
« prelTcnt le Balancier avec des forces félon une loi donnée pour 
- toutes leurs dilatations , on n'en viendroit peut-être jamais à 
w bout j mais il faut fçavoir feulement de quelle manière il faut 
»> appliquer au Balancier deux Refîorrs ordinaires èc dont les Spires 
» foient à contre-fens pour qu'ils produifent le tautochronifme dans 
" l'agitation du Balancier. 

p i our cette fin , il n'y a qu'à les appliquer cnforte que le point 
» où ils font attachés à l'Arbre du Balancier foir dans un équili- 
>' bre forcé lorfqu'il n'eft pas en mouvement j il faiu donc que 
» dans cet état de repos chaque RelTort foit comprimé ou rcflcré, 
" & point débandé entièrement comme on le fait dans la pratique 
» ordinaire j il faut même obferver que quand le Balancier fait 
» fes vibrations, les plus grands allongemens alternatifs de chaque 
» R effort n'a ilkiu jamais jufqu'a l'entière extinction de la force qu'il 
« auroit de s'allonger ou de s'étendre encore davantage s'il n'en 
w.éto't empêché ou retiré par fon antagonifte- 
.. Qiu-mt à la figure de ces petites Lames Elaftiques , je préfere- 
» rois à la Spirale , tant pour la commodité que pour l'exatlitude, 
»- la figure oadcyante telle que feu Monfieur de la Hire l'a ingé- 
« nieufement inventé & communiqué dans les Mémoires de i 700- 
"p^ge 166. Voyez Figure W- l'ianche 45. Selon la defcription 
»» qu'il en fait ce Reffort auroit un grand avantage fur celui en 
« Spiral s'il n'avoir pas le défaut commun avec celui-ci,qui eff qu'en 
« n'employant qu'un Reffort ondoyant comme l'Auteur le prelcrit- 
» On voit bien que dans l'état de repos du Balancier le point de la 
» Fourchette par où l'extrémité du Reffort tient au Balancier feroic 
« un centre d'équilibre oifif , par conféquent incapable de rendre 
«les vibrations tautochrones par les raifons fufdites. C'eft pour- 
» quoi, pour perfectionner cette belle invention , je confeillerois éii 
« d'appliquer au côté oppofé un autre Reffort ondoyant ent^ago- 
« niffe & femblable au premier , obfervant au reffe les mêmes 
>' conditions & les mêmes précautions que j'ai recommandé pour 
«le Reffort Spiral afin d'obtenir un centre d'équilibre forcé- Tout 



•» ce q.u Jl y auroit encore a inlinuer la-aeuus c eu uc i.uic tiilorte 
»>que les excurfions de ce centre ne foient pas trop longues, au- 
M quel cas les forces motrices des Refforts cefferoient d'être pro- 
»» portionnelles aux éloignemens du centre de repos , ni trop 
>' courtes , parce que le Balancier feroit trop fujet à s'arrêter, 
^loniieur BernoulU auvoit fait plaifir aux Horlogers de mar- 

c[uer 



DE L'HORLOGERIE. j^y 

quer en quoi le Reflbrt ondoyant ef plus commoie ^ plus exa^e 
que le Rellorc Spiral, afin de les engager dorénavanc à le prati- 
quer. On lui auroit écé pareillement obligé s'il avoit fait quelques 
expériences fur \qs deux Reflbrts applic^ués au Balancier. Pour 
moi qui en ait fait , je n'y ait rien trouve qui méritât d'être fuivi. 
Peut-être que j'ai obmis quelques circonllances réfervés à l'Auteur.. 



MEMOIRE 

Sur la Ficrure des dents des Roues & des Aîles des 
Pignons , pour rendre les Horloges plus parfaites. 

Va.r Monfieur C A M V S ^ de l' Académie Royale des 

Sciences. 

DE toutes les Figures qu'on peut donner aux dents des Roues 
& des Pignons d'une Horloge , celle qui tend à la faire mar- 
cher avec une force £c une vîtelie uniforme , &: qui fait que les 
Pièces font toujours les unes fur les autres des efforts égaux, doit 
être regardée comme la meilleure. 

Cette égalité de force eft non-feulement néceflaire pour faire 
mouvoir une Horloge imiformement , mais encore pour la faire 
mouvoir avec la même puilFince motrice qu'il ell: poffible. 

Une Machine qui ne va pas avec une force toujours uniforme, 
ou dont les Pièces agiflent les unes fur les autres avec des torces 
tantôt plus grandes & tantôt plus petites , a befoin pour aller, qu'on 
lui donne toute la puilTance motrice qui lui eft néceffaire dans la 
fituation la plus avantage ufe de ces Pièces j enforte. que la puif- 
fance motrice qui pourroit la faire marcher dans une iituation 
movenne entre la plus avantageufe &: la moins avantageufe , ne 
fuffiroit pas pour la faire toujours aller. 

Une Machine au contraire dont la force eft toujours uniforme, 
c'eft-à-dire, où les Pièces font toujours les unes fur les autres des 
impreifions également avantageuies , pourra toujours marcher 
avec la puiflance motrice moyenne qui ne pouvoit point taire 
aller la première. 

Monfieur de la Hire examinant la courbure qu'il faut donner 
aux dents des Roues pour qu 'elles mènent un Pignon avec une 
Tom e l, R. 



,30 TRAITE' 

vîtefTe toujours égale à celles qu'elles ont elles-mêmes , a dé- 
montré dans fon Traité des Epicycloïdes & de leurs ufages dans 
les Méchaniques , qu'une dent de Roue devoir avoir la figure 
d'une Epicycloïde engendrée par un point de la circonférence du 
pignon qui rouleroit fur la circonférence convexe de la Roue. 
Mais cette Epicycloïde n'a lieu que quand le Pignon ell: une Lan- 
terne dont les Fufeaux font infiniment déliés- 

QLioique l'Epicycloïde dont je viens de parler (c'eftM'' Camus 
qui parle ) ne foit point propre pour mener uniforaiement une 
Lanterne dont les Fufeaux auroient un'diamettre fini , M"" de la 
Hire s'en fcrt comme debâfe pour avoir la courbe qui doit pro- 
duire la force uniforme qu'il cherche. 

Qiiand Mr de la Hire a conftruit l'Epicvcloïde qui doit mener 
la Lanterne dont les Fufeaux fcroient infiniment déliés, il lui tire 
en dedans une parallèle à la diftance du rayon du Fufeau qu'il 
fuppofe cylindrique. Cette parallèle rognant l'Epicycloïde d'une 
quantité égale au rayon du Fufeau , comme elle doit mener le 
Fufeau cylindrique par fa circonférence , l'Epicycloïde répond 
toujours au centre du Fufeau , en forte que la parallèle à l'Epi- 
cycloïde mené la Lanterne par la circonférence de fon Fufeau , 
comme l'Epicvcloïde la meneroit par le centre du mêm.e Fufeau, 
ou par un Fufeau infiniment délié. D'où il fuit que cette Epicy- 
cloïde rognée mené toujours la Lanterne avec une force uni- 
forme. 

Mr de la Hire fe fert encore de l'Epicvcloïde propre à mener 
une Lanterne à Fufeaux infiniment déliée , pour conftruire les 
courbes propres à mener un Pignon dont les ailes ont des fices 
droites comme dans les ouvrages ordinaires d'Horlogerie j mais 
fa conftruclion eft beaucoup plus compofée que celle de la courbe 
qui doit mener une Lanterne à Fufeaux cylindriques , elle paroit 
même fujette à plufieurs inconvéniens. 

Premièrement , on ne cor^ioît point la nature de la courbe ainfî 
tracée par le moyen de l'Epicycloïde. 

z*'. On ne fçait point par quel endroit la dent de la Roue 
mené l'Aîle du Pignon , ni par conféquent le point ou la dent 
abandonne l'Aîle- 

3*>. On ne connoît pas facilement de combien la Roue engrenne 
dans fon Pignon , ni par conféquent le rapport qu'il y a entre le 
diamettrede la Roue & celui du Pignon. Du moins ces trois cho- 
fcs ne fe peuvent connoîcre que graphiquement , de même que la 



DE L'HORLOGERIE. 131 

courbe de la dent qu'il faut tracer avant toutes chofes. 

•Pour découvrir la figure delà dent cjui doit mener uniformé- 
ment l'Allé d'un Pignon, j'ai commence par examiner comment 
& par quels endroits la dent de la Roue devoit mener i'Aîle , &: 
comme je détermine toujours jufqu'où une dent doit mener le 
Pignon , je connois aulFi toujours le point de l'Aile où Li dent 
abandonne le Pignon j par-là je trouve la quantité de l'engrenage 
& le rapport des diamettres de la Kouë 6c du Pignon. 

DEFINITIONS- 

Qiiand deux Roues engrennent l'une dans l'autre , j'appelle 
Roue la plus grande , &: Pignon la plus petite. 

La dent d'un Pignon fe nomme Aile. 

La dent d'une Roue le nomme Dent. 

J'appelle ligne des centres la droite A G qui joint les centres de 
la Roue &: du Pignon. 

R E M A R ^VE. 

1°. Une Roue peut mener un Pignon, 6c le Pignon peut me- 
ner la Roue. 

2°. La dent de la Roue peut rencontrer l'Aile du Pignon avant 
d'arriver dans la ligne des centres , ou quand ils y font arrivés. 

Dans l'examen ^e ces difFérens cas , je cherche , i "• Qii'elles 
doivent être les figures de la dent &: de l'AîIe lorfque la Roue 
mené le Pignon ; ce qui fera le fujet des trois Articles- Dans le pre- 
mier je déterminerai la nature de l'Aile & de la dent quand la 
dent ne prendra I'Aîle que dans la ligne des centres ou après avoir 
pafTé cette ligne- Dans le deuxième, je donnerai la nature de l'Ane 
ôc de la dent lorfque la dent prendra I'Aîle avant d'ècre arrivé 
dans la ligne des centres , & qu'elle la quittera en arrivant dans 
cette ligne des centres. Dans la troifiéme, j'examinerai la figure 
de la dent Se de I'Aîle quand la dent rencontrera I'Aîle avant la 
ligne des centres , & qu'elle la conduira au-delà de la ligne des 
centres. 

2°. Les Méthodes pour déterminer la figure de la dent & celle 
de I'Aîle étant trouvés dans l'hypothefe que la Roue mené le 
pignon , il ne fera pas difficile de les appliquer au cas ovi le 1 1- 
gnon mené la Roue , toute la différence ne confinera même qu a 
changer le nom du Pignon en celui de Roue, Se celui de Roue 
en celui de Pignon. R U 



I3Z TRAITE' 

PREMIERE PARTIE, 

Où l'on examine la figure de l'Aîle 5c celle de la Dent 
lorfque la Roue mené le Pignon. 

■ ■ 

ARTICLE PREMIER. 

Oà l'on examine la figure de l'Aîle & celle de la Dent lorjqtte 

la Dent ne rencontre l'Aile que dans ou a^rès 

la ligne des centres. 

THEOREME i, 

PLANCHE XLVL 

F I G 'V R E I. 2. 3. 

B G étant le rayon d'une Roue &. A B le rayon d'un Pignon 
que la Roue entraîneroir par fa circonférence avec une force 
égale à la fienne & une vîtefle aufli égale à lafienne. 

Soit l'Aîle A H de figure quelconque menée par la dent C Z 
auffi de figure quelconque , fi par le point C ou la dent rencontre 
l'Aîle , l'on tire O C F perpendiculaire à l'Aîle , je dis que l'on aura : 

1°. La force avec laquelle la circonférence B Z entraîne la 
circonférence B H du Pignon. 

Et la force avec laquelle la circonférence du Pignon tournera 
quand il fera mené par le point C de fou Aîle , comme A B ^ D G 
eft à A D X B G. 

2o- La vîteiTe avec laquelle la circonférence B Z de la Roue 
entraîne la circonférence B H du Pignon , eft la vîtefle avec la- 
quelle tournera la circonférence du Pignon quand il fera mené 
par le point C de fon Aîle, comme ADxBGefl:à AB^DG- 

DEMONSTRATION. 
Du centre G de la Roue foie mené G F perpendiculairement 



DE L'HORLOGERIE. ,35 

far O F , 6c du centre A du Pignon foie mené A O perpendicu- 
laire à la même droice O F. 

Soie / la force & » la vîtelTe avec lefquelles tourne la circonfé- 
rence du Pignon , quand cette circonférence même eft entraînée 
par la circonférence B Z de la Roue , on aura aufTi /"pour la force 
& li pour la .vîtelTe avec lefquelles la circonférence 13 Z de la Kouë 
tournera- 

Soit <p la force & -y la vîtefTe avec lefquelles la circonférence 
du Pignon tournera , lorfque la dent C Z le mènera par le point 
C de fon Aîle, il faut démontrer que, 

l''./: 9 : : ABxDG : ADx B G. 

2**. «:a;::ADxBG:ABXDG. 

Pour cela foit F la force & V la vîtefle que la Roue a fuivant 
la direction F O , il eft évident que la Roue pouffera le point G 
de l'Aîle avec une force égale F Se une vîtefle =V- Tout cela 
pofé on aura , 

l"./: F: : F G: BG. 2^. » : V : : B G : F G. 

Et comme F eft la force ôc V la vîteffe avec lefquelles le point G 
de l'Aîle eft pouffé tandis que ?> eft la force & x- la vîteffe avec 
lefquelles tourne la circonférence B Z du Pignon , on aura , 

1°. F : ?:: AB:A O. z". V : 1^ : : A O : A B : mais à caufe 
des triangles femblables A D O , G D F , on aura , 

1°. GF: AO::DG: AD. 2°. A O : G F : : A D : D G. 

Et I ''. A o : G F : : A o : G F. 2°. G F : A O : : G F : A O. 

Multipliant chaque fuite d'analogie par ordre , on aura , 

1°-/:^ ::ABxDG:ADxBG. 2°.«:a^::ADxBG: 
A B « D G. Ce qu'il falloir démontrer. 

COROLAIRE. r. 

Flanche ^.6. Fig. i . Si la droite O C F coupe la ligne des cen- 
tres au dedans du Pignon B H , il eft clair que l'on aura A B » 
D G > A D X B G , "& par conféquent /> (t èc u < v. 

C'eft-à-dire , que le Pignon tournera avec plus de force & moins 
de vîteffe quand il fera mené par fa circonférence même , que 
quand il fera mené par le point C de fon Aîle par la dent CZ, 
£ la ligne O C F coupe la ligne des centres au dedans du Pignon. 



154 traite: 

COROLAlREi. 

Fig. z . Si la droite O C F coupe la ligne des centres au dedans de la 
Roue , il ell: évident que l'on aura ABxDG<;ADxBG, 
& par conféquent f< ?> &« > v. 

C'eft-à-dire , que le Pignon tournera avec moins de force Sc 
plus de vîceire quand il fera mené par fa circonférence que quand 
il fera pouiTé par le point C de fon Aile , fi la droite O C f coupe 
la ligne des centres au dedans de la Roue. 

COROLAIREi. 

Fig. 3- Enfin fi la perpendiculaire O C F coupe la ligne des centres 
au point B où la circonférence de la Roue & celle du Pignon fe tou- 
chent,il efi: vifible que l'on aura AB=3AD,&:BG=3DG,& par 
conféquent A B x D G — A D !< B G, ce qui rendra/^ ç, &cu=i'u. 
C'eit-à-dire , que le Pignon tournera avec la même force Se la 
même vîtefle , foit que la circonférence B Z l'entraîne par fi cir- 
conférence B H , foit qu'il foit poulfé par un point G de fon Aile, 
fi la droite O C F coupe la ligne des centres au point B- 

COROLAIRE 4. 

Fig. 3. Donc les courbures de la dent & de l'aîle doivent être 
telles que la droite B C tirée du point B au point d'attouchement 
de l'aîle & de la denc foit en même tems perpendiculaire à l'aîle 
& à la dent. 

COROLAIRE 5. 

Fig. 3. Comme l'Arc B H compris entre le point B 6c le bout 
de l'aîle eft égal à l'Arc B Z compris entre le point B & la naif- 
fance de la dent , &. que la droite B,C eft la même perpendicu- 
laire pour l'aîle & pour la dent j il fuit que fi de tous les points P 
de l'Arc H B on tire des perpendiculaires P M à l'aîle , & que de 
tous les points Q^de l'Arc Z B,on tire des perpendiculaires Q^R 
à la dent 5 les perpendiculaires correfpondantes a l'aîle & à la dent 
feront égales chacune à chacune jcar les points correfpondans P Q^ 
des Arcs H B , Z B , ayant pafie en mêm.e tems par le point B , les 
perpendiculaires P M , Q_R correfpondantes à l'aîle & à la dent 
le foicnt confondues en une même B C 



DE VHO KLO G E RIE, ,35 

COROLAJREC 

Tig' 3. pi 4<î- Si la face A C H de l'aîle n'eft point concave , la 
perpendiculaire tirée du point B à l'aîle tombera toujours au dedans 
du Piçnon , Sc par confequenc l'aîle A H n'aura pas hefoin d'être 
prolongée au-delà de la circonférence B H pour recevoir la per- 
pendiculaire B C , &: comme la Roue eft obligée de pouflcr le Pi- 
gnon par le point C, le rayon entier de la Roue doit furpafler 
celui de la circonférence B Z de toute la quantité de l'engraina- 
o;e , c'eft-à-dire , que le rayon du Pignon fera le même , foit qu'il 
j"oit entraîné par la circonférence , foit qu'il foit pouiïé par une 
dent C Z qu'il reçoit entre fes aîles , &: que le rayon de la Roue 
«qui engrènera pour mener le Pignon fera plus grand de tout l'en- 
grenage que le rayon G B de la Roue qui n'auroit point de dents. 

THEOREME 2. 

Tig. 3- Si l'on veut que le Pignon tourne comme la Roue avec 
une force toujours uniforme , les courbures A C H , C Z de ïxWq ëc 
de la dent doivent être engendrées comme les Epicycloïdes par 
une même courbe qui roulera au dedans du Pignon fur la circon- 
férence H B pour décrire l'aîle , ÔC fur la circonférence Z B pour 
décrire la dent. 

DEMONSTRATION. 

Puifque la courbure de l'aîle efl: telle qu'on lui peut mener des 
perpendiculaires de tous les points de l'Arc H B , & la courbure 
de la dent aullî telle qu'on lui peut mener des perpendiculaires 
de tous les points de l'Arc Z B , ces deux courbes peuvent être 
engendrées par un mouvement épicycloïdal i mais il faut démon- 
trer qu'elles auront la même courbe génératrice. 

Deux courbes A H , Z C font engendrées par ime même courbe 
par un mouvement épicycloïdal quand les parties H P , Z Q^de 
leurs bifes étant égales , les perpendiculaires P M , R Q^à ces 
courbes font aulfi égales. 

Mais nous avons vu dans le Corolaire 5. du Théorème pré- 
cédent , que H P & Z Q^ étant égales , P M & R Q^étoient auffi 
égales. 

"Donc la courbure A C H de l'aîle & celle Z R C de la dent 
ont une même courbe génératrice qui roulera fur H B au dedans 



T3(r TRAITE' 

du Pignon pour décrire l'aîle , ôc qui roulera fur Z B au dehors 
de laKouë pour décrire la deuc. C Q^:/;D. 

COROLAIRE l. 

On voit par ce Théorème que , 

1°. Toute ligne qui ne pourra point être engendrée comme les 
Epicycloïdes par le roulement d'une autre courbe fur une bâfe 
circulaire concave , ne poiu-ra point être la tigure de l'aîle d'un 
Pignon. 

2°. Toute courbe qui ne pourra point être engendrée comme 
les Epicyclokies par le roulement d'une autre courbe fur une 
bâfe circulaire convexe ne pourra point non plus être la figure- 
de la dent d'une Roue. 

COROLAIRE 2. 

Fig. 3- Comme le bout H de l'aîle êc la nailTance Z de la dent 
fe font trouvés en même tems au point B , il ell: clair que dans 
cette fituation la naiflance de la dent a mené le bout de l'aîle , 
& dans cette pofition comme la perpendiculaire au bout de l'aîle 
£c à la nailîance , la dent a paffé auliî par le même point B. Cette 
perpendiculaire a été égale à zéro jd'où il fuit que : 

La courbe génératrice qui a formé l'aîle Scia dent les a formé 
par lui point de fa circonférence 5 puifque quand cette courbe a 
formé l£ bout de l'aîle &: la nailîance de la eicnt le rayon généra- 
teur étoit égale à zéro j ainfi il n'y avoir point d'interval entre le 
point décrivant &: le point de la courbe génératrice qui rouloic 
alors fur H B & fur Z B , & par conféquent le point générateur 
de l'aîle ôc de la dent a été aulTi le premier point de la bàfe gé- 
nératrice. 

COROLAIRE 3. 

Fig- 3- Puifque le point décrivant eft le premier point de la 
bâfe génératrice, il fuit nécelTairement que le bout de l'aîle doit erre 
perpendiculaire à la circonférence H B du Pignon , 6c que la naif- 
lance des dents doit être perpendiciilaire à la circonférence Z B 
de la Roue qui engreneroit infiniment peu- 



COROLAIRE 



D E V H RLO G E RI E. 13^ 

COROLjIIRE 4. 

Piiifque la naiffance de la dent eft perpendiculaire à la circon- 
férence Z B , il fuie que : 

1°. h^ denc Z R C doit être convexe du \cotk qu'elle conduit 
l'aîle i car elle eft décrite par une courbe génératrice qui a roulé 
<le Z vers B , & que fanaifTance eft perpendiculaire à l'Arc Z B. 

2°. La dent Z R C ( qui , comme nous l'avons dit , doit être per- 
pendiculaire à l'Arc Z B ) ne peut fpoint être un Arc de cercle ; 
car un Arc de cercle ne fçauroit être un Epicycloïde engendre 
par une courbe finie. La dent ne peut point être non plus une 
Tection conique- 

COROLAIRE 5. 

Donc l'aîIe du Pignon , ne fçauroit être toute conve- 
xe du côté qu'elle eft menée , & palier par, le centre , ou 
le renfermer. Car fon extrémité H ne feroit point perpendicu- 
laire à l'Arc B H , par la même raifon cette aîle ne fçauroit être 
toute < concave du côté qu'elle eft menée, &: pafler par le centre 
ou le renfermer. 

Tout ce que je viens de dire eft dans la fuppofition que la dent 
commence à rencontrer l'aîle dans la droite des centres 

THEOREME 5. 

Fig. 4. Tlanche 46. Si la face , ou plutôt le profil de la face 
d'une aîle du Pignon , eft une ligne droite tendante au centre du 
Pignon , je dis que la figure de la dent fera une Epicycloïde qui 
aura pour génératrice i un cercle dont le diamettre fera égal au 
rayon du Pignon , Se pour bâfe la circonférence du cercle Z B« 

DEMONSTRATION. 

La figure de l'aîle S: celle de la dent doivent être engendrées 
comme les Epicycloïdes par une même courbe qui roulera fur la 
circonférence concave du Pignon pour décrire l'aîle , & fur la cir- 
conférence convexe Z B de la Roue qui engreneroit infiniment 
peu pour décrire la dent. 

Mais la courbe qui en roulant dans la circonférence concave 
d'un cercle décrit une droite tendante au centre fera auiîl un 
Tome I. S 



138 ; 7^1^ '^R A î T E' 

cercle qui aura pour diamettre le rayon du Pignon , & ce cercle 
doit rouler fur l'Arc Z B , &; par conféquenc la figure de la dent 
de la Roue fera une fimple EpicycLoïde qui aura pour courbe gé- 
nératrice un cercle dont le diamettre eft égal au rayon du Pignori^ 
& pour bâfe la circonférence du cercle Z B. ■ C : Q^: F : ^. 

C O R L A I R E. 

Donc le Pignon jdont les faces des aîles font des droites teft? 
dantes au centre, al^ même diamettre que s'iln'avoit point d''aîlé» 
èc qu'il fut entraîné par fa circonférence i car fes ailes font au 
dedans du cercle : mais il n'en effc pas de même de la Rou* ; elle 
doit fournir l'engrenage , & par conféquent fon rayon doit être 
plus grand que celui de celle qui entraîneroit le Pignon par fa 
circonférence, de toute la quantité de l'engrenage. or-cCi 

. . •:..- i ^ :.H '■■ " ""' ■ '■' 

< T-M't-©JR E M E 4. . . 

noiii^> . •. ;!•'. rti s.\ t 

Si les aîles du Pignon font des Fufeaux infiniment déliés , la 
figure de la dent fera un Epicycloïde qui aura le Pignon même 
pour courbe.géaéra,trke,-ôL la. circonférence ZB pour bâfe. 

DEMONS TR A T l Q N. 

Le Fufeau étant infiniment délié ne fera qu'un point H dans le 
profil du Pignon , &: ce point fera dans la circonférence j mais ce 
point H devant être la feule chofe décrite dans le tems que la 
courbe génératrice roulera dans l'Arc H B, il eft clair que cette 
courbe génératrice doit être entièrement appliquée fur l'Arc H B, 
6c doit être par conféquent la même courbe que H B j car fi cette 
courbe génératrice n'étoit pas conftament appliquée fur H B, le 
point générateur cTécriroit une ligne , & non un point. 

Donc le même Arc H B doit auffi être la courbe génératrice 
de la dent , &; comme cette courbe génératrice doit rouler fur 
Z B pour décrire la dent , il fuit que , 

La figure de la dent fera un Epicycloïde qui aura le Pignon 
même pour cercle générateur , & la circonférence convexe Z B 
pour bâfe. C:C^:^F:D. 



DE L'HO RLO G E RI E. 13^ 

p R. , Q. JB. L E M E I. 

La face de l'aîle écatit un plan dirigé vers l'axe du Pignon , & 
la dilUnce des Pivots de la Roue & du Pignon érant donnée 
avec le nombre des dents de la Roue & le nombre des ailes du 
PHrnon trouver lé rayon dç la Roue &; celui du Pignon. 

f/V. <. Planche 4(3- Comme nous fupofons toujours que la 
dent C Z ne prend Taîle A H que quand ils font arrivés danï 
la li<^ne A G dés centres ,k dent C Z' doit mener l'aîle A H juf- 
qu'à ce que l'aîle A B foit arrivée dans la ligne A G. 

Mais fi du point B^ l'on tire B C perpendiculaire à l'aîle A H, 
le point C fera celui par lequel l'aîle A H doit être poulie parla 
dent C Z , 8c par conféquent la Roue doit engrener jufqu'en C, 
ainfi la diftance des Pivots étant A G , G C kra le rayon de la 
Roue , 6: A B le rayon du Pignon. 

.Mais la circonférence B Z M qui pafle par les pieds àcs dents 
de la: Rôuë tournant aulPi vîte que la circonférence B H du Pi- 
çnon , ces circonférences font entre elles comme les nombres de 
leurs dents , ôc leiurs rayons G B , A B font dans le même rap- 
port } ainfi , 

,t r ^ le nombre des dents de la Roue , 
a{xpeUant ^ .^ j^ i,ombre àts aîles du Pignon , 

on aura /» : ^ : : A B : G B , 

& par conféquent^ ^ x ^ :d : : A G: G B. 

D'où l'on tire A B = ^L£JL^& G B =^£JLi- 

Les ravons A B &: G B du Pignon &: de la Roue qui entraîneroit 
le Pignon par fa circonférence étant ainfi connu , &: l'angle BAH 
étant de i^~ on connnoît-ra A C 2c par conféquent on aura un 

triangle C A G où l'on connoîtra un angle GAG avec les deux 
côtés A C , A Gqui le comprennent , 6c par conféquent le 3"^ 
côté CG.qui eft le rayon de la Roue fera connu- C: Q^: F : D. 

COROLAIRE. 

Si du rayon C G de la Roue on retranche B G que nous venons 
de trouver ^^fJLjf le refte C O fera la quantité de l'engrenage de 

la Roue dans le Pignon. S ij 



140 



r K A l T B 



ARTICLE IL 

Où l'on examine U figure de l'Atle O* celle de la dent quand 
ia dent rencontre l'Aile avant U ligne des centres , d^ 
la mime avant la ligne des centres., 

THEOREME 5. 
•PLANCHE X L V I I. 
FIGURE é. 7. 8. 

B G étant le rayon d'une Roue , & A B le rayon d'un Pignon 
que la Roue entraîneroic par Li circonférence avec la même force 
& la même vîceire qu'elle a , &c foie une dent C Z qui poulFe une 
aîle A H de Fignoii avant la ligne A G des centres , fi par le point 
C ou la dent rencontre l'aîle , ou mené une droite O C F perpen- 
diculaire à la dent & à l'aîle , je disque l'on aura, 

La force avec laquelle la circonférence B N entraîneroit la 

circonférence B M du Pignon ou elle engrené infiniment peu, 
,1°. < Eft à la force avec laquelle la même circonférence B Mdu 

Pignon tournera le Pignon étant pouflé par le point C de 

fon aîle. 

Comme ABXDGeftàADXBG. ' 

La vîcefTe avec laquelle la circonférence B M du Pignon 

feroit entraînée par la circonférence B N ,, 
z° ^ Eit à la vîcefle avec laquelle tournera la même circonférence 

du Pignon tournera , ce Pignon étant mené par un point C 

de fon aîle. 

Comme ADxBG:AB»DG. 

DEMONSTRATIO N. 

Soit /la force & « la yittÇÇe. que la Roue a au point B par le- 
quel entraîneroit la circonférence B M du Pignon où elle engrene- 
roit infiniment peu ,/fcra auifi la force , & «la vîtefle que cette 
circonférence B M recevroit du point B de la Roue. 

Soit F la force ik V la vîtefle que la Roue a fuivant.la direc- 



DE L'HORLOGERIE. 141, 

tion F C O , fi l'on tire G F ôc A O perpendiculairement fur O C F, 
on aura , 

I ^ / : F : : F G : B G. z^ « : V : : B G : F G. 

Enfin foJt c la force ôc -y la vîtefle qui réfulceroit à la circon- 
férence B M du Pignon , ce Pignon étant pouiTé F C O avec une- 
force égale F & une vîtefTe :=V , on aura , 

I <'. F : « : : A B : A O. i*». V : 1/ : : A O : A B. 

Mais à caufe des triangles femblables AD O , G D F , on a 

1**. AD:DG::AO:FG. l°. D G : A D : : F G: A o!. 

Enfin on a auffi , 

l". DG:AD: :D G: AD. 1». AD:D G:: A D:D G,. 

Multipliant par ordre ces deux fuites d'analogie j 
V I «»./:*: : A B X D G : A D X B G. 
©naura< .^ _^,.^j^^g G:ABxDG. 

C : Q^: F : D». 
COROLAIRE r. 

Fi^. C Planche 47. Donc on aura, 

1°. f> <!> ècu < 'V quand la perpendiculaire O C F coupera lit. 
ligne AG des centres en dedans du Pignon primitif B M. 

1®. Fh. j-f< f ôc « > -y quand la perpendiculaire DGF cou- 
pera la ligne A G des centres audedansdelaR^ouë primitive BN.. 

3''. fig. 8. Enfin /r= <f èc u=:v quand la ligne des centres fe- 
ra coupée par F C O au point B où fe touchenc les deux circon- 
férences. 

COROLAIRE zv 

Donc fi Ton veut que le Pignon tourne avec une force & une 
vîcefle toujours uniforme comme tourneroit la circonférence B M 
' entraînée par la circonférence B N d'une Roue ; il faut que la 
figure de la dent & celle de l'aîle foit telle que la droite B C tirée 
du point B au point d'attouchement C de l'aîle &L de la dent foie, 
perpendiculaire à l'aîle ôc à la dent. 

COROLAIRE 3.- 

Dbnc le point Q.de l'aîle pris dans la circonférence B M & iê 
point R de la dent pris dans la circonférence B N fe trouveroient 
enfemble dans la ligne A G des centres , & que les deux circon- 
férences B M ôc B N doivent tourner également vite les Arcs B Q^ 



I4X T K A 1 T E\ 

B R feront égaux , quelque foie la diftance du point B aux points 
O & R. D'où il fuit que fi de tous les points de l'Arc B Q_on 
tire des perpendiculaires <à l'aîle A Q_H, £c de tous les points de 
l'Arc B R des perpendiculaires à la dent R C Z , les perpendicu- 
laires correfpondantes feront égales- Car les points correlpondanc 
des Arcs B Q^, B R palTant enaiiême tems par la pointB, les per- 
pendiculaires tirées de ces points correfpondant à la d-ent &; ài'aîie 
£e confondront dans la perpendiculaire B C , ôc lui feront égales. 

COROLAIRE4.. 
i>. ' 

Si la dent P R C Z de la Roue n'efl: point concavée du côté 
qu'elle mené la perpendiculaire B C tirée du B fur la dent tom- 
bera toujours au dedans du cercle B N qui entraîneroit le Pi- 
enoii par fa circonférence. D'où il fuit que la dent R C Z fera 
entièrement dans le cercle B N-, au contraire y l'aîle Q_C du Pi- 
o-non fera obligée de fortir du cercle B M pour recevoir la per- 
pendiculaire B C , 6c pour être menée par la dent R C Zj ainfrle 
rayon' de la Roue" reliant toujours de même que fi elle dévoie 
entraîner, le rayon du Pignon par fa circonférence ^fans yengre-' 
ner , le rayon du Pignon qui feroit mené par fa circonférence 
doit augmenter de toute la quantité de l'engrenage quand il fera, 
mené parfes^ aiiies. . . - 

THEOREMES. " ^ .,i 

Si l'on veut que le Pignon tourne toujours avec une force Se 
itne vîtelTe égale à celle de la Roue ,les courbures R C Z , Q^C H 
de- la dent & de la Roue doivent être engendrées comme les, 
Epicycloïdes par le même point d'une même courbe génératrice 
qui roulera au dedans de la circonférence B R de la Roue pour 
décrire la dent , & fur le convexe de la circonférence B M du 
Pignon primitif pour décrire l'aîle du Pignon. 

DEMONSTRATION. 

' 1^. Puifque la courbure R C Z de la dent eft telle qu'on lui 
peut mener des perpendiculaires de tous les points de l'arc B R 
fans qu'elle fe coupe entre B R & Z R , la dent R Z peut être 
engendrée comme les Epicycloïdes-par une courbe qui roulera 
dans le concave de l'arc R B. 



D E V H RLO G E HIE. 1^3 

i". Puifque l'aîle Q^ C H du Pignon ell auflî telle qu'on lui 
peut mener des perpendiculaires de tous les points de l'arc B Q 
fans que ces perpendiculaires fe coupent entre Q^B & Q^C H , il 
ell clair que l'aile Q^C H peut aulFi être engendrée comme les 
Epicycloïdes par une courbe qui roulera fur le convexe de 
l'arc B Q. 

Mais fuivant le CoroUire 3 . du Théorème précédent , les perpen- 
diculaires tirées de tous les points de l'arc B R à la dent R C Z 
font égales chacune à chacune aux perpendiculaires tirées de tous 
les points de l'Arc B Q^à l'aîle Q^C H. 

Donc la dent R C Z & l'aîle Q^C H font engendrés comme 
les Epicycloïdes par une même courbe qui roulexa au dedans de 
l'arc B R pour décrite la dent R C Z , &: fur le convexe de l'arc 
B Q^ pour décrire l'aîle Q,C H. C : Q^ : F : D. 

COROLAIRE i. 

Fig. 8. Planche 47. Comme le bout R de la dent & lanaifTlan- 
ce Q^ de l'aîle arriveront enfemble au point B , il ell: évident qu'à 
cette arrivée ce fera le bout R de la dent qui mènera le point Q 
de l'aîle , &: qu'alors le point C fe confondra avec les points R 
& Q^dans le même point B , &: la perpendiculaire B C qui ell: le 
rayon décrivant , l'aîle Se la dent deviendra nul. D'où il fuit com- 
me dans le CoroUire 2. du Théorème z. que le point décrivant 
l'aîle oc la dent fera le premier point de la courbe génératrice. 

COROLAIRE 2. 

Donc, I 9. La dent R C Z ell: perpendiculaire fur la circon- 
férence R B N. z°. L'aîle Q^C H ell auifi perpendiculaire fur U 
circonférence B Q^M. 

COROLAIRE 3, 

, ^^' Çe"e aîle Q^C Z ne fçauroit être un arc de cercle j car 
l'aîle devant être perpendiculaire fur la circonférence B Q,M fi 
elle étoit circulaire fon centre fe trouveroit dans une tangente 
Q^X au point Q^ de la circonférence B Q_ M , & on ne pourroit 
par conféquenr pas^ tirer des perpendiculaires de tous les points 
de l'arc Q_B fur l'aîle i ce qui empêcheroit cette aîle de pouvoir 



144 TRAITE' 

ccre engendrée par un mouvement Epicycloïdal demandé pour 
limiformité. 

THEOREME 7. 

j 

Si la face R C Z de la dent de la Roue eft une droite tendante 
au centre de la Roue, la figure Q__C H de l'aîle fera une Epicy- 
cloïde qui aura pour courbe génératrice un cercle dont ie diamettrc 
fera égale au rayon G B de la Roue- 

DEMONSTRATION- 

Une droite RCZ tendante au centre d^un cercle eflune Epi- 
-cycloide qui a pour courbe génératrice un cercle dont le diame- 
;tre eft égal au rayon B G du cercle dans la circonférence duquel 
il roule. 

Mais l'aile QC H d«it avoir la même courbe génératrice que 
ia dent droite RCZ. 

Donc l'aile C^C H doit avoir pour courbe génératrice un cer- 
cle qui aura pour diamettre le rayon B G de la roue B N , & ce 
cercle générateur de l'aiJe doit rouler fur le convexe de l'arc BQ. 

Donc l'aile QCîi eft ime Epicycloide quia pour courbe gé- 
îiératrice un cercle dont le diamètre eft égal au rayon B G- de 
ia Roue. C : (^: F : D. 

THEOREME 8. 

Si la dent de la Roue eft un fufeau infiniment délié fitué en 
R dans la circonférence de la Roue , la figure Q^C H de l'aile fera 
une Epicycloide cjui aura pour cotirbe génératrice , la Roue 
îucmc RÏBN. ... 

DEMONSTRATION. 

Le point R regardé comme Epicycloide peut être conçu 
comme engendré par un cercle placé dans le cercle R B N de 
même diamettrc , dans lequel il ne peut par conféquent rouler» 
fans quoi il décriroit plus d'un point- 
Donc l'aîle Q^ C H qui feroit mené par ce point R qui repre- 
fcnre un fufeau infiniment délié , doit aulîi être engendré par 
un cercle de même diamctrre que le cercle RBNou par le 
cercle R B N lui-même. C : Q^: F : D- FROBLEME 



DE L'HORLOGERIE. ,4^ 

PROBLEME II. 

Les dents d une Roue érant droites & dirigées vers le centre , 
la diflance A G des Pivots ou centres de la Roue ôc du Pignon 
étant données avec le nombre des dents de la Roue &; le nombre 
des aîles du Pignon trouver le rayon de la Roue & celui du 
Pignon. 

solution: 

'ç . C ^ le nombre des dents de la Roue , 

C ^ le nombre des aîles du Pignon , 
Le rayon de la Roue étant le même que Ci la Roue entraîuoic fim- 
plement le Pignon par fa circonférence l'on aura , 
Le rayon B G de la Roué = ill^ 

•' a + d 

Le rayon du Pignon feroit ag".^ s'il n'étoit point aîlé ; mais 

comme il eft plus grand que A B de toute la quantité de l'engre- 
nage , il faut avoir recours au triangle A C G- 
Comme A C G ell: connu de ill:' la droite G C fuius de fon 

d 

complément fera connu 5 &i comme la diftance A G des Pivots 
ell donnée , le triangle A C G fera parfaitement connu. On con- 
noîtra donc le rayon A C du Pignon qui reftoit à trouver. 

. C : Q^: F : D. 
COROLAIRE 

Si le rayon A C du Pignon étant trouvé fi l'on en retranche 
A Q_ou A B = ^-TTI ^^ ^^^^ ^^^^ ^^ quantité de l'engrenage- 



ARTICLEIII. 

Oà l'on examine la figure de l'Aile & celle de la Dent 'dans le 
cas OH la Dent rencontre l'Aile anjant la ligne des centres , 
& la conduit par-delà la ligne des centres. 2 

Q^B H étant un Pignon que la Roue R B Z entraîneroit par fa 
circonférence. 

. .Si la dent PR O qui rencoacrje l'aîle A Q R avant la [ligne des 
Tomel. T 



,^c TRAITE' 

centres , ne conduifoit cette aîle que jufqu'à la ligne des centres, 
on trouveroit par l'Article t que la dent R O feroit prife dans 
la Roue primitive R B Z , & que l'aîle A Q^R fortiroit du Pignon 
primitif H E Q_de toute la quantité de l'engrenage qui fe fait dans 
la Roue primitive R B Z. 

Mais la dent R O doit conduire l'aîle par de-là la ligne A G des 
centres , &: pour que cette conduite fe faffe uniformément , la 
dent C Z doit fortir de la Roue primitive de toute la quantité 
de l'engrenage qui fe fait dans le Pignon primitif. 

Donc , dans le cas où la dent rencontre l'aîle avant la ligne des 
centres ôc la conduit au de-là de cette ligne , il faut que les rayons 
<i B , A B de la Roue &c du Pignon primitif qui engreneroient 
infiniment peu, augmentent l'un & l'autre d'une certaine quan- 
tité. Et ces augmentations de rayon font telles que , i°. Q^K , 
ou la partie de l'aîle qui fort du Pignon primitif, & R O, ou la 
part-e de la dent prife au dedans de la Roue primitive , feront 
tous deux engendrés comme les Epicycloïdes par une même cour* 
be qui roulera fur la partie convexe B Q^du Pignon primitif pour 
décrire la portion Q^K de l'aîle, Se qui roulera au dedans de l'arc 
B R pour décrire la portion R O de la dent , comme nous l'avons 
fait voir dans l'Article 2. 

L'autre partie Q^ A ou H A de l'aîle qui efl: dans le Pignon pri- 
mitif, ac l'autre partie R P ou Z C de la dent ( laquelle portion de 
dent fort de la Rouëprimitive ) font engendrées aulfi comme les 
Epicycloïdes par une' même courbe qui roulera dans le concave 
de l'arc H B du Pignon primitif pour décrire la portion d'aîle H A 
qui eft dans le pignon primitif , & qui roulera fur le convexe de 
la circonférence Z B de la Roue primitive pour décrire la por- 
tion de dent Z C qui faille hors la Roue primitive.^ 

Cliaque face ou côté de dent eft donc compofé de deux Epi- 
CYcloïdcs j la portion R O eft engendrée par une courbe qui a 
roulée dans la concavité de l'arc R B , S: l'autre portion R O en- 
gendrée par le point de courbe qu'on a fait rouler fur le convexe 
R Ede la Roue prinvtive:; ; _ 

» Chaoue face , comme AC^R-, des aîlcs des Pignons fera auffi 
compofée de deux Epicycloïdes 3 la partie A Q^qui eft comprife 
dans le Pignon primitif fera engendrée, comme les Epicycloïdes, 
par le point d'une courbe qu'on fera rouler dans l'arc concave 
Q_ M , &!a portion Q^R de la même aîle fera engendrée par un 
point de la même ou d'une autre ceurbe qui roulera fur l'arc con- 
vexe C^B du Pignon primitif. 



DE L' H KLOG E Kl E. i^j 

Qiilndon aura dérerminë l'angle G A Q^compris entre la liane 
des centres ôc la poficion A Qde l'aîle lorfqu'elle eft rencontrée 
par la dent avaait la ligne des centres , ou cjuand on aura déter- 
miné l'angle A G R , on trouvera par le Problême z. la quan- 
tité Q^K qu'il faut ajouter au rayon AQ_du Pignon primitif pour 
engrener. Et l'on trouvera par le Problème i . la quantité R p ou 
Z C qu'il faut ajouter au rayon G B tie la Roue primi-tive pour 
faire aullî l'engrenage. Le Problême fuivant éclaircira cette pra- 
tique- 

PROBLEME II L 

La dillance A G des centres du Pignon 6c de la Roue étanc 
donnée avec le nombre des ailes du Pignon &i le nombre des dents 
delà Roue, la partie A Q^ de la face de l'aîle & la portion RO 
de la face de la dent étant aulli droite , & H Q^ étant donnée à 
B Q^ comme /» eft à » trouver le rayon de U Roue ôc celui du 
Pignon. 

SOL'UTION. 

^ ■ ^ ^ le nombre des dents de la Roue , 

) ^ le nombre des ailes du Pignon, 

^ <; l'Angle H AO , ou l'Arc H Q=:lfl- 

On aura < '^ ^ ^ a 

l l'Angle Z G R , ou l'Arc Z R=lli 

^ „ ^ A B =: iili rayon du Pignon primitif. 

On aura auffi < a ^ a • ni 

C BG=:11!irayon de la Roue primitive. 

Puis par hypothefe H Qj B Q^: : w : «. 

On aura auffi Z R : B R : : w. ». 

Ce qui donnera B R ou l'angle A G R = UlIL = = Lf^" 

OÙ on connoît A G on connoît aulfi KG ; car c'eft le fmus du 
complément de l'angle A G R. On aura donc tout le triangle 
AGK,& par conféquent on aura A K qui eft le rayon du Pi- 
gnon. C:Q_:F 1°. trouver. 

11 faut maintenant chercher le rayon C G de la Roue , puis H Q. 
B Q,: : m. n. On auraB n — 'i?_il.!— '^° ^ " ^' rnmnie l'angle H A (^ 

m a m 

1^ on aura Tangle H A G — 'i^^JL ^'Îl2^^^^ 



^ a m 



Mais A G eft donné , &; A C eft facile à trouver , puifqu'il eft 
ie finus de l'angle C A G pour unrayon^^^ A B- 

Tij 



/ 



,48 TRAITE' 

Donc on connoîtra par la trigonométrie le refle du triangle 
C A G j Se par conséquent C G rayon de la Roue fera trouvé. 

C : Q^: F. 1°. trouver. 



BSÊM 



REMARQUES 

Sur les trois Articles de ce Adémoire. 

Quoique le Pignon 'puiffe être mené par une Roue de trois 
façons différentes, comme je l'ai expliqué dans les trois Ar- 
ticles qui compofent ce Mémoire , ces trois manières ne font pas 
également avantageufes- 

Qiiand une dent de Roue rencontre une aile de Pignon 
avant la ligne des centres pour la conduire jufqu'à cette ligne ou 
au-delà, la dent Scl'aîle engrené de plus en plus à mefure qu'elles 
approchent de la ligne des centres j ce qui a deux inconvéniens. 

Premièrement , la Machine fe falit plus vite parce que toutes 
les ordures font poullées par la Roue vers le fond du Pignon , 
ce qui n'arrive point quand la dent rencontre l'aîle après la ligne 
des centres. 

Secondement , la dent & l'aîle font un frottement rentrant qui 
les fait arbouter plus ou moins l'un contre l'autre fuivant que le 
frottement eft rude , & ce frottement doit être d'autant plus rude 
que toutes les ordures font pouflées vers le fond du Pignon, & 
qu'il ne s'en perd point. 

Ces deux inconvéniens qui fe trouvent dans la conduite de 
l'aîle par la dent avant la ligne des centres , font affez confidera- 
bles pour faire rejetter cette conduite quand on peut faire au- 
trement. 

Qiiand la dent de la Roue ne rencontre pas l'aîle du Pignon 
avant la ligne des centres , c'efb-à-dire , que la dent ne conduit 
l'aîle qu'après la ligne des centres , on a les deux avantages op- 
pofés aux inconvéniens qui accompagnent la conduite avant la 
-ligne des centres. i°. Les ordures ne relient point dans le Pignon, 
la dent les en retire. i° . Le frottement ne fe fait qu'en fortant , 
& il n'y a point par conféquent d'arboutement de la Roue contre 
le Pignon, il y a même un troifiéme avantage j c'ell que l'engre- 
nage eft plus confiderable , ôc par conféquent moins fujet à fe 



DE L'HORLOGERIE. ,49 

perdre i mais ce dernier avantage devient fouvent un inconvé- 
nient quand le Pignon a trop peu d'ailes j il en eft même tou- 
jours un dans le Pignon de 8 ou 5? , ôc au-deflbus. 

L'inconvénient du grand engrenage dans les Pignons de 8 ou p 
& au-defTous , eft que la Roue ne fçauroit engrener dans fon Pi- 
gnon , Se que la Machine ne fçauroit par coaféquent aller. 

La méthode de faire mener l'aîle par la dent en partie avant 
la ligne des centres &: en partie après cette ligne , doit avoir né- 
ceffairement les inconvéniens de la méthode où l'aîle eft menée 
avant la ligne des centres i mais ces inconvéniens n'y font pas fi 
confiderables , lorfque la dent mené l'aîle en partie avant & en 
partie après la ligne des centres, elle prend l'aîle plus près de cette 
ligne que fi elle la conduifoit entièrement avant la ligne des cen- 
tres > ce qui fait que la dent & l'aîle rentrent moins l'une dans 
l'autre, elles rentrent plus parallèlement ,^êc rendent par confé- 
quent l'arboutement moins confiderable. 

Comme de toutes les figures conftruites à la lime la plane & la 
droite eft la plus facile à exécuter & à reconnoître , il femble 
qu'on la doit préférer aux autres dans l'Horlogerie quand les Pièces 
la peuvent recevoir , Se comme l'aîle du Pignon la peut recevoir 
en partie quand elle eft menée avant & après la ligne des centres , & 
qu'elle peut être entièrement droite quand elle n'eft menée qu'après 
la ligne des centres. La méthode de faire conduire l'aîle uniquement 
après la ligne des centres a encore l'avantage de permettre à 
l'aîle d'être droite. Mais comme il arrive fouvent que la Roue ne 
fçauroit engrener dans cette conduite , 6c qu'il faut fçavoir re- 
connoître cet inconvénient , on enfeigne à le connoître dans le 
Problême fuivant. 

PROBLEME IV. 

Trouver fi la Roue peut engrener dans le Pignon quand elle 
conduit le Pignon après la ligne des centres feulement. 

S L V T I N. 

Ayant trouvé l'angle C G B par le moven du triangle A GC 
dont nous nous fommes fervi dans le Problême i , fi cet angle 
C G B eft plus petit que la moitié de l'angle B G Z qui eft de 3 60 
divifé par le nombre des dents de la Roue , l'engrenage fera im- 
poflible. 



tjo TRAITE' 

Car h deiit C Z ceilmt de mener iVile A H , l'aî'e fuivànt A D 
^ la <lent D L arriveront dans la ligne des centres , & les ailes 
A H , A K feront des angles égaux avec la ligne des centres. 

Mais ZC & B L étant des ailes égales & femblables , on aura 
Z 0^= B T , 6c par conféquent Z G B = Q^G T. 

Donc fi l'angle C G A eft plus petit que l'angle ^^-^ il fera aufîî. 

plus petit que l'angle 2±_L èc par conféquent on aura A G L > 

A GC. Et comme G C =r C L , il s'enfuit que G L oc par confé- 
quent la dent D L coupera A K j ce qui empêchera l'engrenage. 

C:Q.:F:t- 



CHAPITRE, 

Sut la figure des Dents des Roues, &c des Ailes deg 

Pignons , 



L 



Par Monjieur E ND ERLIN. 

A denture étant la partie la plus efîèntielk de l'Horlogerie , 
j'ai crû qu'après les principes que l'on vient de donner de 
M^ Camus , il ne |eroit pas inutile de rapporter ici les idées du 
S' Enderlin , qui font démontrées d'une façon à être entendues 
.de plus de perfonnes. Les variétés qu'il a reconnu parmi les Hor- 
logers pour la denture , l'a engagé à chercher le vrai j car les 
Allemands veulent des Pignons à lenterne, les François forment 
les Ailes en grain-d'orge , les Anglois font des Pignons eflanqués, 
c'eft-à-dire , des Ailes toutes plates fur les côtés , &, très-maigre 
vers le centre : enfin on n'a point eu jufqu'ici de règle furc. Le 
Miniftre Leutman a enfeigné à tracer la fornîe des dents èc des 
ailes avec leurs ouvertures , profondeur & arondiiïement j mais 
tout le monde convient que l'on ne peut guéres s'en tenir à ce 
qu'il en dit. Un fécond Traité traduit d'Anglois en Allemand , 
qui a auffi parlé fur cette matière, eft dans le même cas, on ne 
petit non plus s'y arrêter. Voici les voyes dont l'Autetir de cette 
Méthode s'eft fervi pour parvenir à ce qu'il a trouvé. 

Il faifoit d'abord des Pignons de 6 de cuivre milice d'environ 
i pouces de diamettre , ôc des portions de R.ouës qui n'avoient 



DE VHOKLOG E R I E. ,51 

que 3 ou 4 dents , & d'un diamettre proportionné à celui du 
Pignon i il attachoit l'un &c l'autre fur une planche bien unie, ôc 
autour de chaque centre il décrivoit des cercles qu'il divifoit 
en parties égales , celui du Pignon en 3 6 parties , & celui de la 
Roue qu'on iuppufoit être de 48 dents , en 188 parties aulPi é^faies 
.de manière qu'il avoir par ce moyen chaque dillance des ailes & 
des dents divifée en 6 parties, de cette nian'ere il regardoit chaque 
dent avec fon aîle de Pignon comme deux Leviers , qui dé- 
voient agir l'une fur l'autre avec forces égales , par conféquent 
chacun en fon particulier doit avoir une vicefle égale depuis le 
commencement de l'action jufqu'à la fin, qui elt le tems qu'une 
autre dent vienne à rencontrer un autre aîle , ou pour mieux 
dire ,, jufqu'à ce que le Pignon aye tV ^ la Roue -f,, chacun dans 
fon cercle. Ainlî avec beaucoup de patience il parvenoit à for- 
mer des dents qui menoient le Pignon avec une vîtelTe à peu- 
près égales i mais voyant que ces dents avoient une certaine cour- 
bure , il jugeoit que ce ne pouvoit être que le roulement d'ija 
cercle fur un autre. Voici comme il le prouve 

PLANCHEXLVIIL 

Ftg. I . Si le cercle B D que l'on fupofe le Pignon, roule fur 
Parc A C partie d'une Roue , le point O vers B décrira la lio-ne 
courbe m rE. Car fupofant la Roue de 5 pouces de diamettre 
faite comme tme Poulie ou Rouleau , & le diamettre du Pignon 
de même , de façon qu'il puilTe faire quatre tours en roulant au- 
tour de la Roue j on pourroit le faire de toute autre grandeur j- 
mais pour fe fixer on s'arrête à une Roue de 14 avec u« Pio-non. 
de 6 , on divife danc la circonférence de la Roué en 24, &. celle 
du Pignon en 6 ; chacune de ces divifions peuvent encore être 
fous-divifées , comme dans cette exemple où ik font en 4, & qui 
font 5)6 parties pour la Roue &: 24 pour le Pignon. Si le Pio-non 
fait un demi tour fur l'arc A C de la Roué , chaque divifion des 
deux circonférences fe doivent rencontrer jufqu'à ce que Je poiiu 
,1 D foit parvenu au point i F de l'arc A C 

Ainfi pour décrire cette courbe fur le papier Ion fupofe la. 
ligne o B I F auflî longtie que la ligne o B. i D , chacune conte- 
nant les I 1 divifions, l'on commence par tracer des arcs de cercle 
parallèles à l'arc A C en commençant de la divifion i 2 jufqu'en a , 
& puis 11^, 10 c, f) d di. a 3 enfuite on tire des rayons du centre 



151 TRAITE* 

de la Roue entre o B 6c i F , de 1 1 à i fur l'arc 1 1 a , Se pu's i r 
z fur l'arc 1 1 ^ , ainfi de fuite de toutes les divifions 5 ce c]ui étant 
fait on prend avec le Compas fur chaque arc ou le diamettre B D 
le coupe , 6c prend la dillance ou longueur de ce même arc juf- 
qu'au point de la divifion qui y répond fur la circonférence du 
pignon , 6c l'on tranfporte cette même diftance fur les mêmes arcs 
où les rayons les touchent , comme , par exemple , la dillance ;^ p 
■eft tranfportée depuis le rayon 4 jufqu'à «/ , ainfi de tous les au- 
tres i ces points ainfi tranfportés donneront la courbe m r E qui 
eft le chemin que feroit le point û s'il fe niouvoit avec B D en 
rolilant fur A C. 

L'on fupofe à préfent que A C 6c B D fe meuvent chacun fur 
leurs centres , que les deux circonférences foient près l'une de l'au- 
tre , 6c que la courbe m r E foit attachée fur A C , & touche le 
point fixé fur B D , il eft clair qu'en faifant tourner A C , fa 
courbe fera mouvoir 6c tourner B D avec une force 6c une vîteffe 
jégale jufqu'à ce que B D ayant fait un demi tour pour fe ren- 
contrer avec D en F , par ccnféquent cette courbe doit être la 
bâfe de la forme de la denture. 

Il eft à remarquer que cette courbe n'efl employée qu'en par- 
tie fuivant que le Pignon ell de haut nombre j car fi c'étoit un Pi- 
gnon de 2 4 ce ne feroit que depuis jufqu'à l'endroit où l'arc 1 1 a 
coupe la courbe. Pour ini Pignon de i 1 ce fera depuis jufqu'à. 
i'aî: I I ^i pour un Pignon de 8 , depuis jufqu'à 10 c,6cc. 6c pour 
un Pignon de 6 , depuis <? jufqu'à l'arc 5) d au point m, 6cc. Cela 
étant ainfi pofé , l'on peut employer des Pignons déroutes fortes 
de figures , parce que la denture aura une forme compofée de la 
figure de l'aîle du Pignon 6c de cette courbe. Il s'agit feulement 
de voir laquelle fera la plus convenable pour faire un engrenage 
confiant. 

Il faut premièrement regarder les aîlesd'un Pignon fans aucune 
étendue , c'eft- à-dire ,' qu'il faut imaginer que les ailes ne foient 
que des points infenfibles pofés fur la circonférence vraye du Pi- 
gnon de la même manière que l'on a fupofé le point du Pignon 
précédent B D , alors la forme de la denture fera une partie de la 
courbe qui fera un Epicycloïde. 

En fécond lieu , on peut fe figurer un Pignon dont les' aîles 
font compofées de points depuis la circonférence jufqu'au centre, 
Referont des lignes droites , alors la dent perdra la figure d'Epi- 
cvcloïde , 6cla courbe deviendra compofée , comme on le verra 
dans la Figure fuivante. ^'£' 



DE V HORLOGERIE. ,^3 

Ffg. 1. Planche 48. La portion de i'Epicycloïde 9 m r étant 
pofée fur l'arc A C , l'on prend la dirtance d'une dent de la Roue 
qui eft la 24' partie de la circonférence de cette diftance , l'on 
tire les rayons oc ai. a b jufqu'au centre du Pignon qui ell: l'arc c ùy 
enfuite on prend avec le Compas la diftance c qui eft le demi 
diamettre du Pignon ou la longueur de l'aîle. Avec cette ouver- 
ture on pofe une jambe au pointa pour faire avec l'autre jambe la 
petite marque m fur I'Epicycloïde , de même dans d'autre point à 
volonté comme g f/^ jufqu'au dernier c , de tous ces points l'on 
tire des lignes jufqu'aux petites marques qui coupe la portion 
d'Epicycloïde. Ces lignes droites reprefentcnt autant de fuuatioii 
différente de l'aîle du Pignon depuis le commencement de fou 
engrenage jufqu'à la fin d'une dent à l'autre. La figure de la dent 
ne peut donc plus être une Epicycloïde , parce qu'elle meneroit 
le Pignon avec trop de vîtefTe à la fin de chaque engrenage , 
mais ce fera une courbe fuivant la figure intérieure h i qui eft 
compofée de toutes ces lignes droites êc de I'Epicycloïde , & la 
différence de l'une 6v de l'autre eft k L 

Il faut remarquer dans cette forte d'engrenage que le Pignon 
conferve fon diamettre vrai , & qu'il n'y a que la Roue qui excède 
de la hauteur de la courbe ou dent a c Cet excédant fera plus 
ou moins fuivant que le Pignon fera haut ou bas de nombre , 
comme on le peut voir à la dent t s par les lignes ponduées 3^ />, sn.- 

Secondement , que l'engrenage commence lorfque le pied de 
la dent & l'aîle fe trouve jufte fur la ligne B qui eft tirée des deux 
centres de mouvement de la Roue & du Pignon , & que par rap- 
port à cela quand même on voudroit donner quelque épaifleurà 
l'aîle, la denture ne le pourroit fouffrir , parce que la pointe /qui 
eft le dernier attouchement fur l'aîle empêche de l'autre côté 
l'entrée de cet épaifleur j ce qui n'a cependant lieu que pour les 
Pignons de 6 j car quand un Pignon feroit de plus haut nombre, 
alors il employeroit un moindre efpace fur la coutbe de la dent, 
comme de / en j' ou i , & il refteroit du vuide au pied de la den- 
ture comme les courbes ponctuées q p & 5 » le font voir. 

A préfent fans cependant vouloir établir une règle générale, 
quand même on auroit un avantage égal avec le Pignon de G 
comme avec les autres de plus haut nombre , un femblable en- 
grenage feroit très-défeftueux dans la pratique , parce que la 
courbe delà dent fait un trop grand angle avec l'aile du Pignon 
au commencement de l'engrenage , 6c il feroit impolhble de pou- 
Tome L V 



,^4 TRAITE' 

■voir faire le tout avec afiez d'exaftitude & de jufttfTejcar pour 
peu ^e la pointe d'une dent foit plus courbée ou émouiïée par 
l'ufé , la Roue avanceroit trop à la fin de l'engrenage , & l'aîle 
s'oppoferoit pour l'entrée à la rencontre d'une autre dent i ce qui 
cauieroit un arrêt, ou du moins enipêcheroit la liberté néceiTaire 
à un femblable mouvement- 

Nous allons préfentement parler du pignon à Lanterne que l'on 
peut regarder comme le plus ancien qui ait été en ufage dans tou- 
tes fortes de Machines. 

F g- 5. Planche 48. Ayant pofé l'Epicycloïde r fur l'arc A C» 
on décrit des cercles égaux à la grolleur des Fufeaux du. Pignon 
dont les points de l'Epicycloïde feront les centres , enfuite on 
mènera une ligne abc qui touchera tous ces cercles vers la con- 
cavité de l'Epicycloïde j cette ligne fera la courbe de la den- 
ture. 

On peut prendre la grolîeur de ces Fufeaux à volonté , il faut 
feulement faire enforte que la denture devienne à peu-près autant 
pleine que vuide j car la pointe de la dent d ne fert à rien , puif- 
que la dent e commence fon engrenage , on peut vuider la den- 
ture davantage ; &: approcher de la ligne ponduée/^. 

Dans cet eno-rena^e le commencement de l'attouchement de la 
dent avec l'aîie doit fe faire dans le lems que le centre de l'aîle 
fe trouve julle fur la ligne B tirée des deux centres de la Roue & 
du Pignon. 

A bien confiderer , cet engrenage ne paroît pas défe<flueux 
quoique l'on puifTe dire des Pignons à Lanterne ou ceux que l'on 
fait en rofe , dont les côtés de l'aîle font fuivant la direifîion de 
la ligne k. Le plus grand inconvénient eft que la dent palTe fur 
une petite partie circulaire du Fufeau du point h au point / j ce 
que l'on évite en partie dans les Pignons eflanqués par la ligne m , 
ce qui fait que le frottement devient d'autant moindre , qu'une 
ligne droite de h en / eil plus courte qu'une ligne circulaire : cette 
différence fe réduit à bien peu de chofe : Nous allons préfente- 
ment pafler aux Pignons eflanqués que l'on préfère aux autres. 

Fig. 4. Les aî'es des Pignons eflanqués font compofés du cercle 
& de la ligne droite que l'on fait ici partir du centre du Pignon, 
faifant une tangeante avec le même cercle. Il y a des Fiorlogers 
qui ne les dirigent pas tout-à-fait au centre , ce qui donne un Pi- 
gnon moins vuide dans le fond ôC une dentuie plus courre j mais 
tout cela- ne fait rien pourvu que les dents foient bien formées 
fuivant les aîles. 



DEL' HORLOGE m E. ,55 

Pour avoir la forme de cette denture , l'on pofe comme ci- 
devant la portion d'Epicycloïde r fur l'arc A C , après cela pre-. 
nant avec le Compas la longueur de l'aîle depuis le centre du. 
Pignon jufqu'à la circonférence vraye &: avec une jambe du Com- 
pas l'on marque des points bge c , de même qu'on a dit que dans Ja 
ligure 1. de ces points. Avec i'x)uverture du Compas l'on en mar- 
que d'autre fur l'Epicycloïde , & fur lefquels , comme centre , 
l'on trace des cercles comme dans la Figure 3. Suivant l'épaif- 
feur de l'aîle 6c des cercles l'on tire des tengeantes jufqu"aux 
points b g e f c. Celle du cercle o répond à r , & celle de a répond, 
a b , ainfi des autres j de forte qu'une ligne qui toucheroit toutes 
ces tangeantes feroit la courbe delà dent qui n'eftplus par.allele 
à l'Epicycloïde , mais plus courbée vers d. 

On voit par cqs figures que plus le Pignon eft maigre , & plus la. 
denture devient forte , car fins cela le Pignon ne pourroit pas 
être menée de fa fixiéme partie fans que l'aîle ne falîe un accot- 
tementfur la dent où il doit entrer. Il s'agit prefentement de fça- 
voir lequel de ces deux Pignons ell le meilleur du plein ou du 
vuide. 

On dira peut-être que le plein a beaucoup de frottement eu 
rentrant , parce que la moitié de l'épaiffeur de fon aîle eil: trop 
éloignée de la ligne droite tirée des deux centres , & que par rap- 
port à cela la dent parcourt une plus grande partie circulaire avant 
que de venir fur la ligne droite de l'aîle s ce qui ne fe fait pas 
tant fur l'aîle vuide : aufîî convient-on de cela j mais la courbe 
de la dent du Pignon vuide eft plus longue , d'où il fuit que le 
frottement ell: compenfé , outre que dans le Pignon vuide la 
pointe de la dent agit plus que dans l'autre , par conféquent plus 
fujet à s'ufer. C'ell pourquoi le Pignon à Lenterne doit être pré- 
féré furtout pour les gros ouvrages , parce que l'engrenage elj: 
plus conilant pour ces deux raifons. i °. Parce que la pointe de 
la dent agit moins que dans le Pignon plein eflanque. 1°. La 
courbe de la dent ell plus droite fans prendre garde à ce petit 
frottement qui fe fait autour du Fufeau- 

Dans la Figure 5. on a reprefenté les difierentes courbes de 
ces dentures contre une ligne/ x qui partageroit la dent en deux 
moitiés. La ligne 1.7. elH'Epicycloïde pour agir fur un Pignon 
dont les aîles ne feroient que des points. 2. 7. fera pour le Pignon 
à lignes, 3. 6. pour le Pignon maigre , 3.5. pour le Pignon à 
Lanterne, ôc 4. 5. pour le Pignon plein eflanque. 

Vij 



,5^ TRAITE' 

Dans tous ces difFérens engrenages les courbes des dents ne 
commencent que fur la circonférence vraye de la Roue qui efl: 
toujours marquée par l'arc A C 

Ces derniers Pignons ont de l'excédent au-delà de leurs diamet- 
tres vrais comme le Pignon à Lanterne , & cela d'autant que la 
circonférence vrai de la Roue efl: éloignée de celle du Pignon à 
l'extrémité de l'épaifleur de l'aîle, ainfi que l'on le voit dans l'aîle hy 
le refte peut être ôté comme en / ou ^ , parce que ce refte de la 
partie circulaire ne fert à rien , puifqu'il n'agit pas contre la 
dent. 

Il faut remarquer que fi on augmente le nombre des dents de 
la Roue , 6c le nombre des aîles à proportion que la même portion 
d'Epicycloïde rerte toujours pour bâle de la figure de la denture, 
& de même les diamettres vrais de la Roue & du Pignon j mais fi 
l'on veut garder la grandeur & le nombre de 24 dents pour la 
Roue & y faire engrener un Pignon de 8 ou de 1 1 , alors le 
diamettre vrai du Pignon devient auffi plus grand , par conféquent 
fon roulement fur la circonférence vrai de la Roue décrira une 
autre Epicycloïde moins courbe que celle du Pignon de fix. Voyez 
la Figure luivante. 

Fig. 6. Planchers. Qiiand la circonférence d'un Pignon de «8 
«ft pofée fur l'arc A C , elle décrira en roulant delTus l'Epicy- 
cloïde r , &. la courbe pour la dent fe trouveroit en a de la même 
manière que l'on l'a expliqué ci-devant pour les Pignons de 6. 

On voit par certe Figure que la dent h ne fait pas un fi grand 
angle avec l'aîle /comme feroitun Pignon d'un plus bas nombre, 
parce que la dent / commence déjà fon aflion fur l'aîle g , cela 
fait que ces dents n'employent pas toutes leurs longueurs de cour- 
be , & que les pointes peuvent être abbatuës pour les avoir un 
peu rondeletes par les bouts , comme je l'ai marqué fur les dents 
<ih i ainfi plus un Pignon eft de haut nombre , plus la denture 
devient courte & ronde 5 mais le côté agifianc , fi petit qu'il foit , 
doit toujours être une partie de la courbe produite par l'Epi' 
cycloïde. 

Sur la Denture d'une Roué de Champ. 

Les dents d'une Roue de Champ font pofées fur un plan droit j 
c'eft pourquoi il faut les confiderer comme étant rangées l'une à 
côté de l'autre fur une ligne dro'te , èc la courbe que décrit un 
cercle en roulant fur cette ligne s'appelle Cycloidc 



DE VHORLOGERlE. i^j 

F'ig. 7. Planche 48- La manière de tracer cette Cycloïde eft la 
même que celle de l'Epicycloïde , la différence eft feulement qu'il 
faut une ligne droite A C au lieu de l'arc de cercle ci-devant. La 
forme de la denture ne diffère pas beaucoup de celle d'une Roue 
plate 5 cependant il y en a une , & la dent/» ne fait pas un fi grand 
an"-Ie en fortant de deflus le côté de l'aîle b. 

Les courbes de la denture ne produifent point ici de circon- 
férence excedente fur la vraye comme aux autres Roues , parce 
que les dents d'une Roue de Champ font pofées à angles droits 
fur fa circonférence vraye , &: le Pignon n'en a pas tant non plus 
par rapport à la ligne droite A C 

Sur les Pignons qui mènent. 

Dans le mouvement d'un Pignon qui doit mener une 
Roue , il convient que ce foit l'aîle du Pignon qui aye la figure 
courbe, & pour cela faire c'eft la Roue qui devient cercle géné- 
rateur pour l'Epicycloïde en roulant autour du Pignon j au refte 
la manière de la décrire eft femblable à l'autre. 

Planche 40. Fig. 8. Ayant donc pofé le diamettre vrai du Pi- 
gnon B fur l'arc A C , on y tracera l'Epicycloïde r fur laquelle 
on décrira les petits cercles avec les lignes comme ci-devant , mais 
ici fuivant l'épaifTeur des dents de la Roue j ce qtii étant fait on 
aura la courbe a pour la forme de l'aîle du Pignon. 

La courbe qui mené & qui forme l'engrenage augmente d'au- 
tant plus le diamettre vrai , c'cft pourquoi un Pignon qui mené 
cft toujours plus gros qu'un Pignon qui eft mené. 

Ces fortes de Pignons ne font pas toujours néceflaires fur tour 
dans des mouvemens lents pour Aqs cadratures. C'eft pourquoi 
les anciens Horlogers qui ont employés des Pignons à Lanterne n9 
font point à blâmer. La commodité de ces Pignons à Lanternes 
abrège même quelque fois de l'ouvrage , parce que l'on en peut 
faire de nombre aulîi bas que l'on veut juiqu'à i , ayant le Fufeau 
limé au bout d'un Pivot de tige un peu gros fuivant le Pignon. 

Sur une Vis-fans-Jîn qui doit mener une Roué. 

Le filet d'une Vis-fans-fin peut être regardé comme une dent 
ou comme une aile de Pignon , fuivant qu'elle eft employée pour 
mener ou pour être menée j ainfi elle doit être formée fuivant les 



ijS - T K J i T r 

mêmes loix que les Pignons. On commencera par celle qui mené, 
dont voici la Figure. 

fig. S' P^^*'^^^ 40- Sur la ligne B D parallèle à l'axe de la Vis- 
fans-fin on faic rouler l'arc A C pour décrire une Cycloïde , la- 
quelle fervira avec la figure de la dent de la Roue à décrire ou 
former la courbe que doit avoir le filet de la Vis du côté où il 

agir. 

Comme la Roue eft grande Se que la dent ne fait pas un grand 
angle avec ce côté , il arrive que cette courbe n'cll pas bien con- 
iîderable j mais il le feroit fi la Roue n'étoit que de 6 ou 8 dents 
comme un Pignon j alors elle deviendroit comme la denture d'une 
Roue de Champ qui engreneroit dans un Pignon de 6 ou de 8 
pour le mener j car au refte c'eft la même chofe , puifque la Vis 
ne fait point d'autre aciion que feroit une Cramailîere , qui étant 
pouiïée de B en D ou de D en B feroit mouvoir la Roue A C j c'eft 
pourquoi la figure de ces dents pofées fur B D peuvent auffi fer- 
vir pour une Roue de Champ qui meneroit un Pignon femblable 
à la Roue A C Ces dents pofées fur la ligne B D n'ont pas be- 
foin d'engrener fi profondement dans les dents de la Roue , parce 
qu'elles n'employent pas ime grande longueur de courbe , com- 
me on l'a déjà remarqué en parlant de l'engrenage des Pignons 
de haut nombre 3 ainfi on peut les racourcir jufqu'a la ligne ponc- 
tuée A , ou même davantage. 

Sur les Vis qui font menées, 

C'eft tout le contraire pour les Vis-fans~fin qui font menées 
par une Roue i car les courbes fe devant trouver fur les dencs de 
la Roue , la ligne B D doit fe développer ou rouler fur l'arc A C 
qui fera la bâfe pour décrire une Epicycloïde , de laquelle on for- 
mera la courbe de la dent fuivant la forme que l'on donne au 
filet de la Vis qui peut être comme une aîle de Pignon. 

Si cette Roue eft très-petite , par exemple , de 6 ou de 8 , les 
dents feront comme les aîles d'un Pignon qui ferviroit à mener 6c 
à faire mouvoir une Roue de Champ. 

De l'ufage des Vis-fans-jîn. 

Les Vis-fans-fin ne font pas en général fi propres à employer 
que dt?s Pignons j cependant il y a des cas où elles le font , & où 



- DE L'HORLOGERIE. ,55, 

elles abrègent beaucoup d ouvragc/ur-touc dans lesMachines pour 
élever ou pour attirer de grands fardeaux j c'ell précifément dans 
ces fortes de Machines ou il faut que les filets , ou pas de Vis, 
foient bien formées pour réfilter aux efforts qu'elles rencontrent 
&:pour être menée avec plus de douceur. 

Dans l'Horlogerie leurs meilleiu-s ufages eft de mener des Roues 
d'un mouvement lent pour des cadratures ou fpheres mouvan- 
tes. Dans des tournebroches pour les volans , parce qu'ils ne font 
pas tant de bruit que des Pignons , de même pour les tableaux 
mouvans i rouages de carillons, &:c. Pour produire ces fortes 
d'effets il eft néceffaire que les pas des Vis foient beaucoup in- 
clinés , fans cela elles ne marcheroient qu'avec peine par rapport 
que le frottement réilileroit d'autant plus que l'inclinaifon en fe- 
roit moindre. C'eft pourquoi on les fait ordinairement à deux 
filets en donnant aufli le double du nombre des dents à la Roue i 
ce qui ne feroit pourtant pas néceffaire fi onformoit bien la den- 
ture par une Vis fimple. 

Sur la grojfeur des Pignons. 

Voici plufieurs manières de trouver la grofTeur de fon Pignon 
par rapport à la Roue. 

PREMIERE MANIERE. 

' Fig. I o. Planche 40. L'on prend avec un Compas le diamettre 
Vrai de la Roue que l'on pofe trois fois fur une ligne droite de a 
en ^ , de ^ en c &: de f en ^ , enfuice l'on divife une de ces trois 
parties en 7 ,& l'on pofe ce feptiéme de dene pour allonger cette 
ligne j ainfi a e fera égale à la circonférence de la Roue, car le 
diamettre el\ à la circonférence à très-peu près comme 7 efl: à 2 î. 
Enfuite on divife cette ligne a e en autant de parties égales 
que le Pignon doit faire de tour pendant une révolution de la 
Roue. L'on fupofe 6 tours & af la fixiéme partie àe a e que l'on 
fous-divife en z i autres parties , dont on en prend 7 qui fera le 
diamettre vrai du Pignon exprimé par ^ g- 

SECONDE MANIERE. 

Fig. I I . Flfinche 40. L'on divife la circonférence vraye de ia 



i^ô TRAIT £• 

Roue en autant de parties que le Pignon doit faire de tours dans 
un tour de la R.ouë > ainlî la fixiéme partie donne l'arc a b 
qu'il faut réduire en ligne droite- En cette forte , on prend avec 
un Compas les deux cordes a c & f ^ de l'arc que l'on pofe fur 
une ligne droite de i en f & de r en/, enfuite l'on prend la corde 
entière a b que l'on pofe fur cette ligne de d en g , après quoi 
l'on divife la diflance/^ en trois parties , & on ajoute une de ces 
parties de ^ en /? , la ligne d h fera à peu-près égale à l'arc a b, 
on divife cette ligne en i z parties égales , 7 de ces mêmes panies 
donneront le diamettre du Pignon, 

TROISIE' ME MANIERE. 

Il faut divifer le diamettre vrai de la Roue en autant de par- 
ties égales que le Pignon doit £iire de tours, une de ces parties 
fera à peu-près le diamettre vrai du Pignon. La pratique enleigne- 
ra de combien il le faut laifTer plus gros pour fon diamettre ap- 
parant. 

Sl_^ A T K 1 E' U E MANIERE. 

Il fe trouve quelque fois des nombres qui ne font pas faire au 
Pignon des tours entiers dans lane révolution de la Roue. C'eft 
pour cela que ces divilîons du diamettre de la Roue devien- 
droient embaraflantes quand il faudroit y faire entrer les fradions 
qui relient. 

Eig. 12. Flanche ^o. Ayant donc une Roue d'un nombre 
quelconque pour laquelle on veut fçavoir le diamettre vrai d'un 
pignon audi a volonté, mais que l'on fupofe de 7 ailes, l'on trace 
fur cette Roue fendue , arrondie ou non , un cercle comme ii 
c'étoit fon diamettre vrai, &fur le milieu d'une dent l'on marque 
un point , de-là on compte autant de dent que le Pignon doit 
avoir d'ailes , c'eft-à-dire , 7 dents depuis jufqu'en 7 , l'on divife 
cet arc en trois parties égales de en ^ , de /». en ^ & de ^ en 7 5 
une de ces parties fera fort approchante le olame^ tre '•,;.»; du Pi- 
<Tnon que l'on laifle un peu plus gros , parce que l'on peut tou- 
jours le diminuer à mefure que l'on le finit , ôc que l'on l'éprouve 
avec les dents de la Roue. Si on veut divifer l'arc o 7 en fix par- 
ties , on approchera de plus près , & une de ces fix parties fera le 
demi diamettre du Pignon. 
Ces deux dernières manières font les plus utiles pour un Horloger 

s'il 



D E VH ORLQGEKXE. jct 

s'il n'a pas d'Oucils ou de Machines exprès &: plus juftes pour ces 
fortes d'opérations. L'on pourroic en imaginer un , mais ce fc- 
roit du tems perdu , fur-touc pour les ouvrages en petit j en tout 
autres cas mêmes il faudroit , pour qu'un tel Outil fut Univerfel, 
que tous Horlogers eulTent la main également fùre pour formée 
leurs dentures fur un même fiflême j ce qui ne fera jamais. 

C J N ^U I E* M E MANIERE. 

Ceft par le moyen du Compas de proportion qu'on opère 
dans cette méthode i on fe fert de la l?gnc des parties égales. Voici 
Ja figure d'un Compas de proportion qui donne en même tems 
l'ouverture de l'angle que doit avoir une Lime à eflanquer un Pi- 
gnon de tel ou de tel nombre. 

Tig. 1 3. Planche 40. On ne s'amufera point ici à décrire le 
Compas de proportion > c'efl: l'Inftrument de Mathématique le 
plus connu , on dira feulement que celui-ci diffère des autres ert 
ce que au lieu d'une Charnière pour l'ouverture des deux Lames 
de cuivre dont il eft compofé , on les joint ici par une Couliffc 
afin d'avoir une ouverture jufqu'au centre > ce qui fert à l'ufage 
que l'on en fait pour les Limes à Pignons. 

Comme il ne s'agit ici que des lignes des parties égales , on ne 
s'eft arrêté qu'à marquer celle-là fans s'embarraiïer des autres 
lignes qui font fur le Compas de proportion ordinaire- 
La longueur & le nombre des parties de divifion font arbitraires, 
pourvu qu'elles foient divifées en parties bien égales & avec tou- 
te la précifion polFible. Ce Compas ainfi conitruit on s'en fert 
de la manière luivante. Par exemple , on a une Roue de i 20 
dents d'une certaine grandeur, l'on prend avec un Compas ordi- 
naire à peu-près le diamettre vrai de cette Roue , & l'on ouvre 
le Compas de proportion jufqu'à ce que chaque jambe du Com- 
pas ordinaire le trouve dans les deux points de i 10 , cet Inltru- 
ment en cette ouverture montre en même tems les diamet^res de 
tout autre nombre pour convenir avec la Roue de i z o j car la 
ligne /ï de 10 en 10 feroit le diamettre vrai d'un Pignon de i oj 
& la ligne b feroir le diamettre d'un Pignon de i 5 , ainfi de fuite 
pour tout autre nombre. 

Il en efl de même pour prendre la grofleur du Pignon pour là 
Roue , on peut prendre auffi le diamettre de la Roue pour con- 
venir avec un diamettre donné du pignon en prenant avec le 
Tome I. X 



,6i TRAITE* 

Compas ordinaire le diametcre du Pignon , S^ en ouvrant le Com- 
pas de proportion , &c. jufqu'à ce que les deux jambes fe trou- 
vent de côté & d'autre dans ces points de divifion du nombre 
des aîles que le Pignon doit avoir , alors tous les autres nombres 
ont les dillances entre eux pour les diamettres des Roues de dif- 
ferens nombres- 

Si deux points font donnés pour la diftance des trous dans lef- 
quels les Pivots doivent rouler pour une Roue 2c un Pignon , orx 
peut également fçavoir par le Compas de proportion les diamet- 
tres de l'un & de l'autre- Par exemple,dans ces deux points donnés, 
on veut avoir une Roue de i i o avec un Pignon de 2 i J'on compte 
les I 20 &: 21 enfemble qui font 141 , ôc avec le Compas ordi- 
naire l'on prend la diftance des deux points pour ouvrir le Com- 
pas de proportion jufqu'à ce que les deux jambes du Compas 
commun fe trouvent dans les points de divifion de 141 de côté 
6c d'autre , alors laiflant le Compas de proportion dans cette ou- 
verture l'on prend avec l'autre Compas la diftance de i 20 pour 
•le diamettre de la Roue 6c celle de 2 i pour le Pignon , ainfi de 
tous les autres. 

Pour les Limes à Planons, 

Le Compas de proportion eft garni d'itne portion de cercle di- 
vifé en degrés jufqu'à 6 o qui font la fixiéme partie du cercle en- 
tier , on peut marquer à côté de ces divifions les angles d'une 6' , 
7^ & 8^ , ôcc. fuivant les nombres des Pignons , alors on eft le 
maître de fermer le Compas comme on le juge à propos fuivant 
les degrés d'épaifteur que l'on veut donner à l'aîle. Par exemple, 
l'on trouve que l'aîle d'un Pignon de 6 feroit trop foible à 7 de- 
grés , de que l'on veut lui en donner i 2 , l'on met la jambe /j fur 
60 degrés qui fait juftement l'angle d'un Pignon de 6 , 6c on ra- 
proche la jambe ^ de i 2 , les 48 reftant donneront l'angle de la 
Lime qui doit former le Pignon, de façon que l'aîle confervera 
1 2 degrés de force , mais il faut que cette Lime remplifte exac- 
tement l'angle des deux jambes fans baloter , 6c plus on veut faire 
Je Pignon petit , plus la Lime doit avancer contre le centre du 
Compas. 



V E V HO KLO G E Kl E. ic^ 

On mettra les divifions des angles fur les degrés fuivans. 

Décoré. Pignon. Degré- Pignon. Degré. Pignon. Degré. 



pignon. — £, 
6 60 

10 5<^ 

14— —Ml 
i8 lo 



7 51^ 

Il 3i.'- 

I 5 14 



i5> 



8 45 5) 40 

12 30 13 17» 

16 IZ\ 17 II.', 



J'ai rédigé cette théorie fur les Lettres du S"^ Enderlin & fur 
celles de Mr fonPere, avec lequel il correfpondoit. 



DEMONSTRATIONS 

De l'Echapement a Roue de Rencontre , 

Par Monfteur SVLLY. 

PLANCHE XLIX. 

V'^ N appelle Echapement dans le mouvement d'une Montre 
V-^ l'aclion des dents de la Roue de Rencontre fur les Palettes 
du Balancier. 

Dans tout l'ouvrage de la Montre de même que de la Pendule, 
il n'y a rien qui demande tant de jugement dans la théorie , ni 
tant de délicatelTe dans l'exécution que la partie dont on va faire 
ici l'examen. La diverfité des méthodes que fuivent même les 
plus excellens Horlogers dans cette partie de leurs ouvrages, fem- 
blent indiquer qu'il n'y a point encore de théorie immuable établie 
là-defTus , comme il feroitpourtant à fouhaiter qu'il y en eût. 

Tout l'artifice de cette opération confifte principalement en 
trois chofes qui doivent avoir de julles proportions entre elles ; 
fçavoir , le degré de la profondeur de l'engrenage de la Roue 
4e Rencontre , la figure de fa denture , &: les degrés d'ouverture 
des Palettes 5 on examinera premièrement qu'elles font ces pro- 
portions , &: l'on tâchera enfuite de réduire les règles générales 
ique l'on aura établies à la pratique particuUere- 



Xi) 



1(^4 TRAITE'. 

PREMIERE PARTIE. 

Sur le de^re de la profondeur de l'engrenage de la Roue de 
Rencontre Jur les Palettes. 

Par tout" où il y a des extrêmes, il y a un jufte milieu , qu'on 
ne peut fouvent bien connoître qu'en examinant les inconvéniens 
des extrêmes de côté 6c d'autre j on fuivra cette méthode pour 
découvrir les proportions que l'on cherche. 

Dans l'engrenage de la Roue de Rencontre fur les Palettes,' 
il peut y avoir trop ou trop peu de profondeur. 

Où l'engrenage eft trop profond , les Palettes deviennent trop 
étroites , le branle des vibrations trop grands, & par conféquenc 
les tems des vibrations trop fujets aux changemens par les moin- 
dres accidens, le Balancier trop fujet aux batremens par les moin- 
dres fecoufles & la force de l'aiîtion de la Roue de Rencontre , 
plus changeante fur les Palettes dans ces différentes fituations de 
la Montre , le jeu des Pivots du Balancier dans leurs trous ayant 
un plus grand rapport au petit Levier d'une Palette étroite qu'à 
celui d'une plus grande. 

Lorfque l'engrenage n'eft pas aflez profond fur les Palettes, 
le triangle des vibrations ei\ trop petit pour donner de la fenli- 
bilité au ReiTort Spiral. La Roue de Rencontre agilTant fur un 
plus grand bras de Levier d'une Palette trop large demande un 
Balancier plus pefant pour faire équilibre à ion RefTort , 6c cette 
plus grande pelanteur du Balancier eft accompagnée de deux in- 
convéniens 5 fçavoir , de plas grands frottemens fur les Pivots, & 
plus de rifque à être canes par des fecoufles aufquelles les Mon- 
tres font fujettes. 

Sur la figure de la denture de la Roue de Rencontre. 

La dire*ilion de la ligne que forme les faces de la denture de 
la Roue de Rencontre eft la partie la plus importante de fa figure. 
Cette ligne forme ordinairement un angle avec l'axe de la Roue, 
& c'eft ce qu'elle doit faire : maisçorfime cet angle n'eft pas dé- 
terminé , ori le fait quelquefois trop grand Se quelquefois trop 
petit. L'angle trop grand rend les dents trop foibles , & il n'y a 
nul avantage. L'angle trop petit laifle à la vérité plus de forpç 



DE L'HO RLOG E RXE. tc^ 

aux dents , mais n'eft pas moins pour cela une des plus grandes 
fautes qu'on puifTe commettre dans i'Echapement. En voici Vm- 
convénient. 

Suppofant que les Palettes forment entre elles un anc;le droit, 
que la face de la dent ne forme avec l'axe de fa Roue qu'un an- 
gle de dix degrés d'un grand cercle que l'on fupofe divifé à l'or- 
dinaire en 360 degrés , Se que le branle des vibrations ne foit 
que d'un tiers du cercle ou de i 2 o degrés , ce qui eft le moindre 
.qu'on peut fupofer j il arrivera même dans ce cas que vers la fia 
de chaque vibration, les bords des Palettes porteront contre les 
faces des dents , qui venant par ce moyen à agir fubitement fur 
un bras de Levier deux à trois fois plus grand que celui fur lequel 
les pointes des dents agiffoient l'inftant auparavant , rendent ainfi 
en même raifon le Balancier plus fufceptible des inégalités des pre- 
mieres puiflances. 

Et lorfque l'angle de vibration devient , en le diminuant , à 
peu-près égal à la fomme des angles des deux dents , oppofée de 
la Roue de Rencontre & celui des Palettes , c'eft-cà-dire , à 1 1 o 
degrés , ou ce qui ei\ la même chofe lorfqu'à la fin de chaque 
vibration ces faces des Palettes deviennent parallèles aux faces 
des dents , les changemens un peu fenfibles ou de chaleur ou de 
froid , du repos ou du mouvement dans la Montre feront que les 
bords des Palettes porteront tantôt contre les faces des dents de 
la Roue de Rencontre , & tantôt n'y porteront pas 5 ce qui doit 
rendre le mouvement de la Montre ou irré^ulier , ou incertain. 

Sur les degrés de l'ouverture des Palettes. 

Les faces des Palettes font deux plans qu'on fuppofe comme 
naiffante de l'axe delà Verge du Balancier, & qui forment ordi- 
nairement entre elles un angle droit , dont l'ouverture eft alors 
de 90 degrés. Ce degré d'ouverture eft celui qui femble fe pré- 
fenter le plus naturellement à l'efprit , & on en approche toujours 
plus ou moins. 

En fuppofant donc la profondeur de l'engrenage toujours la 
même , lorfque l'angle des Palettes eft plus petit que l'angle droit, 
les Palettes feront plus é^ê^s , l'angle de vibration plus grand, 
& le Balancier plus fujetaux battemens &: aux renverfemens. Lorf- 
que l'angle eft plus grand que le droit , les Palettes feront plus 
laogQjy l'angle de vibration plus petit , 6c le Balancier moins fujet 



xc^ :T R a I T E' 

aux battemeiis ou aux renverfemens. Mais lorfque l'ouverture^ 
des Palettes va à loo degrés ou pins , les vibrations deviennent 
trop petites d'abord,&: tombent encore fubitement dans une efpecc 
de langueur dès que le Balancier a commencé à perdre la prer 
miere vivacité de Ion mouvement. 

Sur U longueur des Palettes. 

Le degré de la longueur des Palettes devient une fuite nécef- 
faire des autres conditions deTEchapement, comme le diamettre 
de la Roue , le nombre de fa denture , le degré de profondeur 
de l'engrenage de la Roue fur les Palettes , & l'angle de leurs ou- 
vertures dont on viendra ci-après au détail. On peut feulement 
obferver ici que la longueur des deux Palettes doit être toujours 
par-tout le même , mefuré de l'axe de la verge , & que par con- 
îequent les bords extérieurs des deux Palettes doivent former par 
leurs révolutions autour de l'axe deux efpaces cylindriques par- 
faitement femblables. 

Il ell: aifé à conclure des obfervations que l'on vient de faire ,' 
qu'il y a certaines proportions déterminées à toutes les parties qui 
entrent dans l'Ecliapemenr. 

On propofera celles qui paroifTent les plus près du vrai , & dans 
l'explication qu'on en fera on expliquera les raifons qui ont dé- 
terminées à les choifîr préférablement à d'autres. 

Commençons par la Roue de Rencontre qui eft labâfede cet 
ouvrage , & donnons aux faces de fa denture une inclinaifon a. 
l'axe de la Roue de z 5 à z 7 degrés quelque nombre de dents 
qu'elle puifle avoir. 

Il faut confiderer dans la Roue de Rencontre trois cercles. 
Premièrement, celui qui termine l'extérieur de fon épaifleur. Se- 
condement , celui qui termine l'intérieur. Et le troifiéme , qui pafTe 
vers le milieu de (on épaifTeur qui eft la vraye circonférence de 
la Roue. Supofons donc maintenant un pouce divifé en 4320 
parties , ôc une ligne en 360 , par un Inlîrument propre à faire 
très-exactement cette opération , prenons le vrai diamettre de la 
Roue 3 qu'il foit , par exemple , de 4 lignes ou de 1440 de ces 
parties ou divifîons que nous appelleront minutes en fuppofant la 
circonférence au diamettre comme z 1 à 7 , multiplions 1 440 
par z z , nous auront 4 'i z 5 Jminutes pour là circonférence de la 
Roue. Qiie le nombre de fes dents foit i 5 on aura 3 o z minutes 



DE L'HORLOGERIE. jc^ 

( en négligeant les fractions ) pour la grandeur de chaque dent 
d'une face à l'autre , prenons à préfcnt environ le cinquième de 
cette quantité pour la longueur du plus petit bras de Levier des 
Palettes , ou ce qui eft la même chofe , pour la dilUnce des 
pointes des dents de la Roue depuis l'axe de la verge , cette quan- 
tité fera de 60 minutes- 

Venons préfentement aux Palettes dont l'angle d'ouverture 
fera toujours de 5) 5 degrés qu'on approchera autant qu'il eft 
poflible, mais plutôt en l'excédant de z ou 3 degrés qu'autre- 
ment. 

Prenons au hazard la longueur des Palettes de 180 minutes, 
ce qui fuppofe que l'engrenage delà Roue eft de | de la longueur 
de la Palette , ou , ce qui eft la même chofe , que le plus grand 
bras de Levier eft au plus petit , comme 3 eft à i . 

Avec ces conditions on auroit un Echapemcnt qui non-feule- 
ment ne feroit point fujet aux inconvéniens dont on a fait ci- 
defllis le dénombrement , mais qui auroit au contraire toute ia 
perfeclion qu'on y.puifte fouhaiter j ce que l'on tâchera de dé- 
montrer. .1 1 T /: \ :i (1 K p D 7. '■ 

i". L'engrenage des dents de la Roue de Rencontre furies 
Palettes poiées à la diftance de l'axe de la verge d'un cinquième 
de l'ouvercLu-e àts dents , fe trouvera un jufte milieu pour éviter 
les inconvéniens des Palettes -^Mtes, les trop grands arcs de vibra- 
tions & les accidens qui s'enfuivent d'un coté , &: les trop petits arcs 
de vibration, &:les accieiejgs qui s'enfuivent de l'autre côté.On peut 
donc établir cette proportion en règle pour tous les Echape- 
mens de Roues de Rencontre pollibles , quelques nombres de 
dents qu'elles puiftent avoir. -^r^. :;:-:,;• 

1°. L'inclinaifon de 2 5. degrés que l'on donne aux faces des 
dents , oîi l'angle de z 5 degrés qu'elle forment avec l'axe de la 
Roue eft tout ce qu'on peut choilir de plus jufte entre le trop 
&: le trop peu i car fi d'un côté cet angle laifle une force fuffi- 
fante à la denture , comme il le fait effedivement en donnant 
aux dos des' dents la courbure convenable i de l'autre cozé il eft 
certain que l'inclinaifon des faces ne fçauroit former un angle 
trop grand pour que les bords des Palettes ne heurtent contre dans 
les vibrations communes du Balancier. 

3°. L'ouverture des Palettes formant un angle de 5» 5 à 9 8 de- 
grés n'eft pas moins la plus jufte proportion qu'on y puifte don- 
ner. Car premièrement l'excédent de l'angle droit eft autant de 



,<î8 T R j4 t T E' 

fuplée à l'inclinaifon de la denture. La vibration libre du Balan-^ 
cier ne confifte que de l'angle de l'ouverture des Palettes jointes 
à la fomme des deux angles de deux dents oppofées qui agiflenc 
fucceffivement furies deux Palettes. Au refte on évite égalemenc 
par-là les trop grands arcs de vibration ,"les renverfemens & les 
battemens qui ïont des fuites d'un trop petit angle d'ouverture 
& les trop petits arcs de vibrations font les autres fuites d'un an- 
gle d'ouverture trop grande. 

4°. Pour ce qui eft de la longueur des Palettes,comme il s'enfuit 
par les règles prépofées, on a l'agrément de l'avoir déterminé tout 
d'un coup , fçavoir , que leurs bords doivent former par leurs ré- 
volutions autour de l'axe de la verge, un cylindre dont le diamec- 
tre a toujours un rapport conftant à l'ouverture des dents de la 
Roue de Rencontre , comme l'ouverture des dents en a toujours 
un au diamettre de la Roue- 

L'explication des figures fuivantes mettront tout ce que l'on 
▼Jent de dire dans un plus beau jour. 

SECONDE PARTIE. 

f /f. I . Flanche 45). Soit décrit le cercle L V M C L divifé en 
y6o foient tirées les lignes L M Se C V fe coupant à angle droit 
en A, & que le rayon A Cfoit pris pour la dillance des dents de 
la Roue de Rencontre, 6i divifé en 300 minutes- L M prolon- 
gé en N eft l'axe de la Roue de Rencontre qui paflTe par A le 
centre de vibration. A x p etï la Palette fuperieure répondante 
à 8 5 degrés ^ A y q la Palette inférieure répondante à i 80 de- 
grés qui forment entre elles un angle de 5) 5 degrés. La longueur 
des lignes A p , A q qui font les longueurs des Palettes , el\ de 
180 minutes prifes fur le rayon A C La ligne R P eft parallèle 
à C V & coupe à angle droit le rayon A M en ^ à la diliance de 
6 o minutes de A prifes fur le rayon A C que l'on appelle ici la 
ligne de rencontre^ 

F B G D eft une portion circulaire de la Roue de Rencontre 
qui porte les deux dents a. \ &i a 2 , & qui couvrent une portion 
ae la même Roue d'une pareille étendue portant ces deux dents 
i i , h 1. 

Ces portions circulaires de la Roue de Rencontre peuvent être 
confiderées ici com me des plans qui fe meuvent en fens contraire. 
Le plan fuperieur portant les dents /» i , ^ i , fe mouvant de R 

en 



DE V HORLOGERIE. ^^^ 

en P en même tems ôc avec la même vîtciTe que le plan inférieur 
portant les dents b i , b i fe meut de P en R. 

Les dents fuperieures a \ ,a i agiflent fucceflivement fur la 
Palette fuperieure x &i les dents inférieures b i , b i fur la Pa- 
lette jf- 

Le rayon H A prolongé en E forme l'angle E A M de z ^ de- 
grés qui ë(i l'angle que les faces des dents doivent former avec 
l'axe de la Roue R. 

f i ,f ^ fur la ligne R P font égales au rayon C A de 300 mi- 
nutes , dont 150 font prifes du point eenfi ,& 150 deeenfi. 

On a déjà dit que le rayon C A eft égal à l'ouverture des dents 
^i,ai,é<.bi,bi,&i que les premiers fe meuvent de R en P 
en même tems ôc avec la même vîtcfle que les derniers fe meu- 
vent de P en R , il s'enfuit de-là que lorfque a i qui eft en wfera 
en / , & /? z qui eft en» fera en e dans la direction R P. ^ i qui 
eft en d fera en/ 1 &: ^ 2 qui eft en fera en / 2 dans la direction 
P R 5 les efpaces à parcourir ml ^ ne , df i , ft étant égaux. 

PREMIERE OBSERFATION. 

Les dents de la Roue R étant toujours de nombres impaires 
pour qu'elles agiftent alternativement fur les Palettes , il arrive 
néceflairement , i °. Qii'en regardant la Roue de manière que les 
pointes des dents décrivant la ligne R P ou P R lorfqu'une dent 
quelconque du côté de la Roue , le plus près de l'œil , que l'on 
nomme côté fupericur , fe trouve en f , il fe trouvera en même 
tems deux dents du côté de la Roue le plus éloigné de l'oeil , que 
l'on appelle côté inférieur , en/ i êc en/2 , & ainfî de fon con- 
traire 3 car tout ce qui arrive aux dents d'un côté arrive aulTi al- 
ternativement à la direction près, à celle de l'autre. ( Voyez Fig- 7.) 
2°. Lorfqu'une dent du côté fuperieur qui a été en e s'en éloigne 
vers/2 fuivantla direélionR P, les deux dents correfpondantes 
du côté inférieur s éloignent également de / 1 & de / 2 fuivant 
la diredion P R , comme aux Figures 3 , 4 & 5 . 

Sur ce principe bien entendu on confervera aifément toutes les- 
fituations poffibles des dents d'un côté par rapport à celles de 
l'autre. 

SECONDE OBSERVATION. 

Il ne peut y avoir qu'une dent qui agiftc en même tems comme a 
Tome I. Y 



,70 TRAIT £* 

iur X , ou l?fnr:y. Voyez les Figures 2. 3. 4. 5. 6. -7, 

La dent agiflante peut être confiderée en quatre fituations diiFe- 
rentes fçavoir, rencontra.nte ■, reculante, a-u tançante ér fuyante. 

On l'appelle rencontrante à l'inftant qu'elle tombe fur la Palette 
qui vient a fa rencontre , comme dans la Fig. 4. la dent b qui eft 
en h eft fur le point de faire fur la Palette y en i. 

On l'appelle reculante pendant que la Palette qu'elle vient de 
rencontrer la repoufle julqu'au terme de fa vibration comme dans 
la Fig' 7- L'on fuppofe que la dent h x vient de rencontrer la 
Palette y en c qu'elle la repouffe vers P en ^ , terme de fa vibra- 
tion ordinaire , on même en/ i , extrémité de fa vibration jufqu'au 
battement. 

On nomme la même dent avançante lorfque cefîant de reculer 
elle repoufle la Palette à fon tour fuivant la diredion P R jufqu'au 
ravon A M parallèle à fon axe, &: l'on appelle fuyante depuis e en 
A M jufqu'à ce qu'elle quitte entièrement la Palette jr en 0. 

Sur U figure de la denture de la Roué de Rencontre. 

Flanche 45). L'inclinaifon des faces des dents de la Roue de 
Rencontre avec fon axe déjà pofé à 25 degrés pour le moins, 
voyons ce qui refte encore à remarquer fur la figure de la den- 
ture. 

I 5. La face doit être arrondie dans fon épaiffeur comme elle 
eft reprefentce Fig. \ tn r e q i qui eft la coupe de la dent a, i 
en qr , àc encore plus vers la moitié inférieure de fon épaiflTeur 
de r en / que vers la moitié extérieure de r en e j en voici la 
raifon. C'eft dans l'inftant fcul que la Palette eft en A M, que la 
dent s'y applique dans fon épailVeur luivant une ligne droite, ou 
un rayon delà Roue j car pendant tout le refte de fon adlion elle 
porte plus lou moins vers l'un ou l'autre côté de fon épaiffeur, 
fçavoir , de r en f du côté inférieur / pendant tout le tems qu'elle 
eft comme b 1 Fig. 7 du côté P de l'axe A M ou depuis/ 2 en f , 
&elle porte vers rcn d du côté extérieur de fon épaiffeur pendant 
tout le tems qu'elle eft à parcourir de ^ en du côté R de l'axe 
A M. Il y a donc plus de raifon que la face foit plus arrondie de r 
en e que de r en d, parce que la Palette ne touche jamais la face 
de la dent proprement dite que du côté inférieur de fon épaif- 
feur 5 ce qui n'arrive que dans l'efpace de reculement extraordi- 
ëinaire de d en f % que l'extrémité ^ de la Palette y porte en 



D E L'H R LO G E K T E. 



17-1 



2;liflant depuis/ erinty cardes que la dent eft revenue en^,c'cfl: 
la pointe qui agit , & toujours du côté intérieur de fon épaiffeur 
en avançant de ^ en f i mais lorfque la dent ell fuyante comme 
de. e en tf , elle porte fur la pointe , &: de r en ^ de' fon épaiflTeur. 
2°. C'eft la pointe de la dent qui fe préfente à notre examen. 
Ordinairement on la laiffe trop pointue à peu-près fuivant l'ano-le 
égu mixte dg z ( Fig. 6.) cq qui l'affujettit à de grands incon- 
véniens , dont le premier eft qu'elle fe détruit en peu de tems 
toute fon action étant fur l'angle même. Le fécond, c'efl qu'elle 
eft trop fujette à être courbée ou dérangée parplufieurs accidens: 
& comme il y aura toujours quelques unes des dents plus foibles 
que les autres , celles-là s'ufant plus vite s'acourcifTent , dont il 
fuit néceiîliirement une inégalité dans la diflance des dents & 
dans l'angle des vibrations , fans parler des mauvais effets que 
cette figure de dent produit fur les Palettes, pendant qu'il ne peut 
y avoir qu'un feul prétexte d'avoir les pointes des dencs fx éguës , 
qui ell: celui de conferver plus de bi'glÈur aux Palettes : mais on 
va montrer qu'on y pourvoit autant qu'il en efl befoin en lailTanc 
beaucoup plus de force aux extrémités des dents , & en leur don- 
nant en même tems une figure beaucoup plus convenable à tous 
égards. 

Voici donc comme cette figure eft exprimée par t g z. àt Yx 
dent a 2 ( Fig. 6. ) ou de d gz que l'on trouve trop éguës & ren- 
foncée de la quantité t g d dont la proportion f j; peut être pri- 
fe pour circulaire. 

On voit d'abord les avantages qu'a cette dent du cote de h 
force par-defllis celle que l'on vient de critiquer , il ne refte qu'à 
faire voir l'utilité de la proportion courbe t g ,^ que 1 la dent 
t g z admet à la même profondeur d'engrenage une Palette de 
même longueur à un rien près que peut admettre la dent i^ g ^^ 
1°. Dans la dent d g z. toute fon action ordinaire fe troitve 
raffemblée au feul point^ qui n'a pas aftez de corps pour n'en point 
perdre une partie elTentielle en peu de tems, dont on a fait voir 
ci-deflus l'inconvénient i au lieu que dans la dent t g z j'aclioa 
totale étant répandue fur toute l'étendue de l'arc t g, la figure de 
la dent ne peut jamais être fenfiblement chano-é. 

2°. La Palette même ne lailTe pas d'être tant foit peu foulagée 
par cette figure de denture. Car pendant que la pointe^ ne raie 
qu'un frottement continuel pendant toute fon aciion , la pointe 
t g roule en même tems qu'il frotte j ce qni diminue le frortemeac 



,7^ TRAITE' 

total fur la Palette de la quantité de l'étendue de l'arc ^^ , il efl 
vrai que c'eft de peu de chofe. 

3 ". Pour ne pas entrer dans un long détail de ce que la Pa- 
lette perdra de la longueur par la dent o t gz , on veut qu'elle 
perde une quantité égale à la demi diftance de d g , ao t, c'eft 
tout au plus ce qu'elle y peut perdre : mais il n'y a nulle con- 
féquence de cette perte , qui peut entrer en comparaifon avec 
les avantages de la denture qui la caufe & l'accompagne. 

Pour achever ce qui regarde la figure de la denture , il y a en- 
core quelque chofe à dire fur la courbure concave des dos g z m. 
Comme l'utilité de cette courbure n'eft que pour laifler pafTer la 
Palette fans qu'elle s'acroche furie dos de la dent échapéc , toute 
l'attention à avoir fur cette partie , c'eft de noter de la fubftance 
de la dent que ce qu'il faut pour cet effet , principalement de g 
en 2. afin de laifler à cette partie de la dent toute la figure qu'elle 
peut avoir. Voyez x fur /» i . Fig. 5. x fur a i. Fig. 3. &/ en z. 

fur h I • Fig- ^ • . 

C'eft ime bonne proportion pour la longueur des dents exprimé 
par e n fur le rayon A M Fig^ 6. qu'elle foit des j de l'ouver- 
ture gg' ^ 

Examinons préfentement ce qui refte encore à remarquer fur 
l'ordre naturel des vibrations 6c de fes incidens- 

Nous avons pris pour échelle ou mefure commune le rayon 
C A Fig. I. qui eft fupofé être divifé en trois cent parties ou 
minutes. 

Rafîemblons toutes les proportions données afin de les avoir 
préfentes à l'efprit. 

L'ouverture des dents ...... 500 mhiafcs^ 

Longueur des Palettes 180 

Diftance d'engrenage 60 

Profondetir des dents . . ., . » • 200 



Angle de Li dent avec l'axe a 5 ^< 

Ouverture des Palettes ...... 5 5 






La Montre n'étant pas montée , les deux Palettes forment des 
angles égaux avec l'axe A M , chacun de 47 degrés 3 o minutes 
chaque Palette coupant la ligne de rencontre R. P par la moitié 
de fa longitcitTj ou ea 50 minutes, comme ilfe voie Fig. 1- 



DE VHOKLOGEKî É, ,73 

L'on fupofe que la denc a i qui eft en fituation d'agir la pre- 
mière , dès que la Montre fera montée elle portera contre la Pa- 
lette X en 50 minutes fuivant là direftion R P, &; forcera la Pa- 
lette par ce moyen à décrire l'arc l m. En même tems la Palette y 
décrira l'arc z, o , mais en éloignant de plus en plus fon extrémité z. 
du dos de la dent ^ i qui fe meut en R avec un mouvement éffal 
à <ï I en P , ce qui fe voit mieux dans les Figures 3 & 4 qui don- 
neront aflez par la fimple infpedion l'intelligence de ce qui fe 
paffe dans la première vibration jufqu'à ce que la dent a i foie 
prête à quitter la Palette x qui a déjà décrit un arc de z 5 de- 
grés, comme on voit en comparant enfemble les Figures z êc 4. 

Qu'on laifle maintenant échapcr a i àc x pendant que b ira de h 
en /' furjf-, a i ira d'une quantité égale vers P, laiflant à x la li- 
berté de s'écouler derrière la ligne d z, pendant l'adion alterna- 
tive de b fur y. 

Il fe paflfera les mêmes cliofes dans cette féconde vibration 
comme dans la première. Ou. y peut feulement remarquer de plus 
le chemin que tient la Palette x en s'écoulant derrière la dent 
échapée a i qui efl: en g Fig. 5 . èc en m Fig. 3 . allant vers P pen- 
dant que la dent b repoufle vers R la Palette^ en h. 

Au bout de quelques momens le Balancier aura pris fon arc de 
vibration ordinaire , au terme duquel les Palettes paiTeront alter- 
nativement l'axe A M d'une quantité qui peut aller à z 5 degrés, 
éc chaque Palette deviendra à fon tour dans la même fituation 
par rapport à la dent agilTante , comme efl x k z Fi^. 6. ow y 
i.b 2. en d Fig. 7. 

Ce ne peut être que par des fecouiïes fubites & par des mouve- 
mens très-violens que l'arc de vibration excède de beaucoup l'ordi- 
naire 5 mais comme les Montres ue font que trop fujettes à ces 
fortes de mouvemens , il eft très-important d obvier autant qu'il 
eft pollible , les inconveniens qui pourroient s'en enfuivre j ce 
qu'on ne fçauroit mieux faire qu'en donnant un grand excès de 
la vibration au battement au-delà de l'ordinaire. 

L'excès qui réfultedes règles que l'on vient de propofereft de 
3 5 degrés de chaque côté ( Voyez Fig. -j.) y z, en 25 degrés de 
vibration ordinaires , 6c _y z, en 60 degrés de vibratiou au batte- 
ûieiit. 



174 TRAIT £' 



DESCRIPTION 

P'un Tour propre a tourner les Calottes de Montres & autre§ 

Pièces ovales. 

PLANCHE L. 

CE Tour ovale eftuneefpece de Boette tabarine. La Figure i 
reprefente la Machine toute montée avec Ton fupporc & 
vûë par fa face antérieure du côté où s'applique la Pièce qui eft 
à tourner. 

Ffg. 1. reprefente la même poupée vûë par fon autre face 
pour laiffer appercevoir la petite règle graduée marquée x qui 
fert à régler l'alongement qu'on veut donner à l'ovale. 

lig. 3 . efl: la Poupée garnie feulement de la Platine 4 à la- 
quelle eft foudée un tuyau qui traverfe la Poupée 6c qui eft fer- 
rée par derrière par l'Ecrou 5 • Cette Platine 4 dont la face eft 
reprefentée au-delTus , porte une queue marqué b refendue par 
une entaille qui entre fur la branche du Tour pour empêcher 
qu'elle ne puiffe avoir auciui mouvement à droite ni à gauche. 

Fig. j. & S. font deux Plaques qui , réunies , forment exté- 
rieurement une Poulie marqué z. Fig. 1 . l'intérieur en eft cham- 
bré & renferme la petite Platine F/g. 5?. fur laquelle eft une règle 
à Couliffe marqué 10. qu'on arrête au point que l'on veut par la 
Vis I I . Ces deux Plaques font fendues chacune d'une rénure 
I z. Fig. 7. qui lorfqu'elles font aflemblées , fe coupent à angle 
droit, ôc dans lefquelles paillent d'un côté l'Arbre i 3. Fig. 7. 
qui eft foudé au centre de la Platine <?, Fig. 7. & de l'autre le 
petit bout d'Arbre 14. qui eft foudé à la règle à coulifle marqué 
j G. & au travers duquel pafte la Vis r i . 

L'Arbre i 3. s'enfile dans le tuyau de la Platine 4. Il eft arrê- 
té par derrière par l'Ecrou i 5. & au-deftiis par la Vis i o. pour 
qu'il ne puifle avoir aucun mouvement 3 alors la Poulie z fe trou- 
ve appliquée contre la Platine 4. Fig. 3 • & roule contre elle lorf- 
qu'on a placé un A rchct fur cette Poulie. 

A la face de cette Poulie appliquée contre la Platine eft placée 
la règle graduée x qui règle par le plus ou le moins , dont elle 



lie 



DE L'HORLOGERIE. ,75 

afTe cette Platine , le grand diamettre de l'ovale. Sur la Pou- 
e z, Fig. 1. fe place encore une autre Plaque Fig. 16. tarau- 
dée dans fon centre pour recevoir le petit Arbre 17. qui d'un 
côté s'y monte à Vis & de l'autre eft taillé en Vis en bois pour 
retenir le Mandrin ip. Dans la defcription de cette Machine le 
profil de chaque Pièce eft au-deflbus de fon plan. 

Ce Tour eft dans le Cabinet de M^. De la FaudrI£RE , qui 
Vk beaucoup perfeûionné. 



Fin du premier Tomei 



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